Pascal Blanc, le maire gris
« Une nouvelle Maison de la Culture vous semble-t-elle indispensable à Bourges ? ». Oui, Non, ne se prononce pas. C’est le "sondage" qui se trouve actuellement en une du site officiel de la ville de Bourges. Ce sondage succède à un autre presque tout aussi "hi-level", « Souhaitez-vous que la ville organise une cérémonie des vœux en janvier 2017 ? ». Difficile avec ces questions de faire passer des messages plus négatifs. Et c’est Pascal Blanc qui fait la promo de ce sondage sur un site privé [1]. Oui, vous vous en doutez, cet article ne va pas être élogieux pour notre Pascalou local. Mais il ne faut pas croire, on l’aime bien, c’est un très très bon client.
On se souvient avoir trouvé le projet municipal de Pascal Blanc bien creux au moment de l’élection municipale 2014. Presque deux ans plus tard, nous avons changé d’avis. En effet, par rapport à ce qu’il réalise ou plutôt détruit actuellement, le projet initial de Pascal Blanc était extrêmement dynamique et plein d’idées. Oui, notre changement d’avis, on doit ça à la relativité. Parce que depuis l’élection, ben oui, Pascal Blanc est devenu maire. Et il semble découvrir le boulot de maire, la situation économique de la ville. Il a peut-être même découvert que la pluie ça mouille. Une ch’tite question Pascal : qu’est-ce que tu foutais en tant que maire-adjoint à Bourges dans l’équipe Lepeltier ? Tu comptais les trous dans la ville ? Tu n’avais aucune notion d’argent, tu dépensais sans compter ? Non, non, Pascal, ne répond pas : tu n’es pas crédible. Tu dis toi-même que tu avais annoncé des mesures impopulaires les deux premières années de ton mandat. Ben alors là, on ne comprend plus. Déjà, on ne s’en souviens pas mais ça doit être lié à notre mémoire défaillante. Mais surtout, un peu de logique, pourquoi as-tu annoncé des mesures impopulaires si tu ne connaissais pas déjà la mauvaise situation financière de la ville ? On a comme idée qu’il y a au minimum un mensonge dans tes propos. Nous on dit ça, on dit rien.
Le problème, c’est que cet élément de découverte de la situation financière très fragile de la ville de Bourges, au point de laisser planer une mise sous tutelle, c’est devenu l’alibi de la politique du maire de Bourges. Son seul véritable objectif désormais, c’est de faire qu’à la fin de son mandat, en 2020, la situation financière de la ville soit "à peu près correcte". D’abord, nous on est un peu con, on ne sait pas ce que c’est une situation financière à peu près correcte. C’est un peu trop relatif, un peu trop subjectif. Et puis surtout, la situation financière de la ville, on ne la connaît pas vraiment. Bon, il semblerait que le maire ne la connaisse pas vraiment (on a compris, il fait semblant, fait l’innocent) puisqu’il a fait réaliser un audit dont les résultats devraient être rendus publics début février...au bout de presque deux ans de mandat : vous noterez l’efficacité ! Mais enfin, à part annoncer des serrages de ceintures dans tous les sens et peut-être des augmentations d’impôts, as-tu prévu de faire des choses positives pour Bourges et ses habitants ?
Nous, on a la réponse. Pascal Blanc est un gestionnaire. Le nez sur le tableur, il est du genre à croire que les chiffres sont l’alpha et l’oméga de tout. Un gestionnaire, un épicier à la petite semaine. Un homme gris, triste qui va forcément déteindre sur sa ville. Et oui, à Bourges, le Blanc peu déteindre, comme quoi tout est possible. Et on a la preuve que le Blanc déteint : ce sont les questions que les berruyers lui posent sur le tchat, toutes très très orientées budget. Alors certes, avec Pascal Blanc, on ne s’attendait pas à un maire bâtisseur, on ne s’attendait pas à de la flamboyance. On ne s’attendait à pas grand-chose. Mais on ne pensait pas qu’il allait créer de la morosité. Son grand œuvre jusqu’à présent ? Deux pauvres manifestations (qui coûtent presque rien à la ville, ouf !) au mois de juin 2015. Maigre bilan en presque deux ans, non ?
Alors, évidemment, Pascal Blanc ne veut pas entrer dans les polémiques. Il est au-dessus de cela. Il faut dire qu’il aura beaucoup de mal à se défendre sur les polémiques. Mais en ce mois de Janvier 2016, son bilan est très négatif, autant dans les faits que dans les têtes. Et quelque-chose nous dit que ce n’est qu’un début [2]. Berruyers, vous pensiez tourner au Blanc, en fait, vous êtes au verre de gris. Le réveil sera difficile. En attendant, santé !