Daniel Arnaison à la galerie du Phare

samedi 27 février 2016 à 09:50, par Mercure Galant

La galerie du Phare, tenue par Geneviève Colas, située 6 bis rue Ducrot, face à l’hôtel de Panette, accueille actuellement une exposition intitulée « Quelques dessins et quelques toiles » signés par Daniel Arnaison. L’artiste n’est pas inconnu dans « cette bonne petite ville de Bourges » où il a notamment enseigné un temps à l’école des Beaux Arts puis au CFA. [1] Aujourd’hui, sollicité par ses fils, le loup ressort enfin du bois !

Daniel Arnaison à la galerie du Phare
Daniel Arnaison est un touche-à-tout ! Dessinateur, auteur de textes poétiques, amateur éclairé du jeu d’échecs qu’il pratique en club, il tient aussi des chroniques et anime une émission sur Radio Résonance. Lui qui refuse d’être cantonné dans un style, lui qui considère la technique comme du « folklore », et se défend d’être peintre, s’essaie donc aujourd’hui à des techniques mixtes sur toiles. Mais il aime avant tout les rencontres. De celles qui créent des passerelles entres les gens.


Dans la conversation qu’il engage avec un visiteur, Daniel Arnaison avoue avoir déjà essayé de dessiner des arbres, mais à chaque fois, il faut qu’apparaissent des gens sur la toile ! Ce sont des images captées dans le quotidien des « gens ordinaires » qui nourrissent son inspiration. Son œuvre pourrait être qualifiée d’intimiste. Ses personnages colorés évoluent dans un univers parfois figé et terne. Ils semblent isolés, prisonniers de leur rêverie. Comme cette représentation de jeune fille assise à l’entrée d’une grande surface. Entourée de sacs verts, elle attend probablement le retour de sa mère. À proximité un passant la dépasse sans la voir. Cette scène anodine ayant fait initialement l’objet d’une esquisse, l’artiste éprouve ensuite le besoin de la retranscrire sur la toile. C’est là que réside la force de son travail, qui questionne le spectateur en plaçant dans des situations « banales » des personnages qui conservent une part de mystère.

En conclusion, il faut bien reconnaître que derrière l’apparence trompeuse d’une facture simple et sobre et un style plutôt « naïf », les toiles de Daniel Arnaison, transpirent de talent. Nous vous recommandons d’aller vous en rendre compte par vous-même à la galerie du Phare, dans cette exposition gratuite et accessible jusqu’au 19 mars. Qu’on se le dise !

Pour en savoir plus :
- Sur la rencontre entre la galeriste Geneviève Colas et l’artiste Daniel Arnaison :
L’émission de Gil Soulat « Et si l’on parlait d’art » sur Radio Résonance.

-Sur l’ Agitateur :
Les articles suivants :
Arnaison, petit soldat de l’art
Daniel Arnaison au Brivot

-Sur la galerie du Phare :
Le blog de la galerie

[1Ce n’est pas non plus un inconnu à l’Agitateur qui lui a déjà consacré quelques articles et où il a même écrit quelques billets.


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