Éditorial Janvier 2018

Dessine-nous un avenir...

lundi 8 janvier 2018 à 18:00, par Mister K

Nous ne sommes que de pauvres citoyens. Guidés, dirigés, informés par ceux qui savent. À moins que ce soit par ceux qui ont le pouvoir, le vrai : l’argent. Caricature ? Oui, un peu sûrement. Mais pas tant que cela...

Au final, vis-à-vis du pouvoir, nous sommes souvent en position de demandeurs. "Dis Pascalou, toi qui est notre maire de Bourges vénéré, qui sait ce qui est bon pour nous, dessine-nous un avenir à Bourges et dans le Cher !". En ce début d’année 2018, l’espoir d’un avenir meilleur doit être partagé par tous les habitants de la planète. Et cet espoir, dans une démocratie, ce sont nos élus qui doivent le porter. Ce sont eux qui doivent dessiner puis construire concrètement cet avenir.

Encore faut-il qu’ils en aient les capacités. Oui, un élu n’est pas magiquement compétent parce qu’il est élu. Et les citoyens ne sont pas infaillibles. Ils peuvent se tromper. Et ils se trompent souvent. Ils le disent à l’élection suivante. Malheureusement, ils sont souvent dégoûtés, du coup, ils ne se déplacent plus...ce qui aide les incompétents à être réélus. Prenez Bourges comme exemple, que nous a t-on dessiné comme avenir ces 30 dernières années ? Pas grand-chose en réalité. Bourges et le Cher cherchent avant tout à survivre, à conserver ce qui existe. Finalement, l’imagination et l’ambition, ce n’est pas ce qui caractérise le mieux la région, ses élus et disons le, ses habitants. On sent plutôt une résignation, on se contente de peu.

Alors quand un élu, ancien député, en l’occurrence Yann Galut, fait une proposition un peu ambitieuse pour Bourges comme être ville candidate pour être capitale européenne de la culture, c’est avant tout la médiocrité qui lui répond. Manœuvre pour se faire remarquer et revenir sur le devant de la scène ? Possible, Yann Galut est un politique qui sait se vendre. Et après ? Sur le fond de l’idée, est-ce qu’elle est bonne ? Oui, répond Pascal Blanc, c’est moi qui l’ai eu avant Yann Galut ! Ben alors, yaka ? Ben non, la médiocrité prend le pas sur tout et on s’écharpe sur la paternité du projet plutôt que sur le projet. Oui, on pourrait se poser les vrais questions du coût, de l’intérêt, de la chance d’aboutir avec succès. Mais non, nos élus, plutôt que nous dessiner notre avenir à tous semblent plutôt préoccupés par le leur... pitoyable. 2018 laisse une chance à tous ces braves gens de se reprendre. D’imaginer et d’être ambitieux pour l’avenir en commun des habitants de Bourges et du Cher. L’espoir fait vivre.

À l’Agitateur, ce sont des mots qui décrivent le plus souvent l’observation du grenouillage des notables locaux. Depuis vingt ans, on essaie de faire réagir, on essaie de mettre le doigt là où cela fait mal, avec un regard toujours un peu amusé et moqueur puisque c’est notre marque de fabrique. Mais depuis dix ans, ce sont aussi les dessins de Mercure Galant qui jouent à merveille ce rôle. Le regard acéré de Mercure et sa touche illustre à la fois nos désarrois, nos amusements, nos moqueries, nos colères, nos dénonciations, nos joies et nos peines, tous les sentiments qui nous assaillent comme observateurs de la vie publique de Bourges, du Cher et d’ailleurs. Sans ce regard précieux, l’Agitateur ne serait pas ce qu’il est. Dix ans de dessins de Mercure, ça se fête ! Et c’est au travers d’une exposition des ses dessins qui aura lieu du 7 février au 24 mars 2018 à la Galerie du Phare à Bourges [1] que nous fêterons ces dix ans et que vous pourrez ainsi admirer les dessins originaux de Mercure qui montrent si bien le passé, le présent... et l’avenir de Bourges et du Cher.

Dessine-nous un avenir...

[16 rue Henri Ducrot 18000 Bourges


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