Beat Matazz au Festi’Val Do

lundi 15 octobre 2018 à 07:20, par Mercure Galant

Mercredi dernier avait lieu la première édition du Festi’Val Do, un événement organisé par les habitants du Val d’Auron, en partenariat avec des structures du territoire et Emmetrop. Pour l’occasion le musicien Beat Matazz était venu animer l’après-midi en se produisant et en faisant participer activement le public constitué principalement d’enfants et d’adolescents à la découverte des samplers et autres loopers qui lui permettent de composer. Un moment convivial pour réunir la population de ce secteur classé en quartier prioritaire dans le contrat de ville. Et une opportunité pour l’Agitateur de poser quelques questions au musicien ...

Beat Matazz au Festi'Val Do
L’Agitateur : Beat Matazz d’où êtes-vous originaire ?
Beat Matazz : Je suis né à Tours.
L’Agitateur : Depuis combien de temps faites-vous de la musique ?
Beat Matazz : J’ai commencé la batterie à l’âge de 6 ans et professionnellement je suis musicien depuis 8 ans.
L’Agitateur : Pour quelle raison avez-vous choisi d’étudier cet instrument ?
Beat Matazz : À vrai dire, je ne sais même plus pourquoi. Quand mes parents m’ont inscrit à école de musique je crois que je voulais faire de la guitare, du piano ou de la batterie ! Et par chance, j’ai choisi la batterie. (sourire)
L’Agitateur : Et comment est arrivée la musique électronique ?
Beat Matazz : En fait j’ai toujours écouté de la musique électronique et j’ai assez rapidement acheté des machines, des samplers, qui me permettaient de créer mes parties instrumentales chez moi, dans ma chambre. Je n’avais pas de grandes notions d’harmonie, je ne sais pas composer sur partitions. Cela me permettait donc de travailler ma musique à l’oreille et de composer des choses personnelles.
L’Agitateur : Avez-vous toujours travaillé seul ?
Beat Matazz : Non, j’ai participé à de nombreux groupes. Des groupes de musique du monde, d’électro-funk, des fanfares de rue, de jazz-funk, dans lesquels j’étais batteur. J’ai joué un peu de tous les styles musicaux, sauf du rock. Ensuite j’en ai eu marre des projets collectifs et j’ai lancé mon projet solo. Cela a duré environ trois ans, puis j’ai repris récemment des projets collectifs dans lesquels je suis batteur et rappeur. C’est vraiment une identité hip-hop que je viens apporter à ces projets. Auparavant j’étais un batteur pluridisciplinaire mais ça ne m’intéresse plus.

L’Agitateur : C’est donc sous le nom de Beat Matazz que vous poursuivez vos créations plus personnelles.
Beat Matazz : Oui, mes compositions n’apparaissent que dans le cadre de mon projet solo.
L’Agitateur : Récemment, votre travail a été reconnu par vos pairs à Berlin.

Beat Matazz : Oui, il existe à Berlin des championnats de musiciens jouant du sampler à la main. Habituellement, les touches des samplers servent surtout à déclencher les sons pour les enregistrer. Il y a donc une petite communauté mondiale qui commence à organiser des concours et j’ai eu la chance de gagner cette finale. (sourire)
L’Agitateur : Vous connaissez Bourges ?
Beat Matazz : J’ai fait mes études aux Beaux Arts de Bourges. J’ai notamment suivi la classe de musique électro-acoustique où j’ai appris les théories sur le son dans les années 50. J’ai donc une culture qui me permet de comprendre un peu mieux les machines et leur utilisation.

L’Agitateur : Avez-vous d’autres perspectives de concerts sur Bourges ?
Beat Matazz : J’ai déjà fait quelques concerts à Bourges, au carré d’Auron ou dans des café-concerts. Comme je suis auto-produit je n’ai pas un réseau important me permettant de diffuser ma musique. La qualité musicale et les contacts, ça joue énormément bien sûr. Je ne sais pas si j’y ai ma place mais si les Inouïs me sélectionnent… Je testerai les sélections dans un mois !

Pour en savoir plus :

Le site de Beat Matazz
La Chaîne YouTube


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