Éditorial juin 2020

Vrais masques, faux nez

dimanche 14 juin 2020 à 09:15, par Mister K

Dans le "jeu" COVID-19, nous venons de passer le niveau 2 du déconfinement. Cela signifie que les berruyers et berrichons, comme le reste des français, peuvent de nouveau fréquenter les bars et les restaurants et réaliser de nouveaux plein d’activités à condition de respecter les fameux gestes barrière. Ils peuvent désormais aussi parcourir plus de 100 kilomètres à l’intérieur de l’hexagone. Mais les gestes barrière, ce n’est pas la vraie vie, le port du masque chirurgical ou "grand public" sur la bouche et le nez qui n’est certes pas obligatoire en dehors des transports en commun, ce n’est pas le pied.

Pourtant, ce masque que beaucoup portent dans les zones à forte densité de population, on s’y est habitué. Au départ, il était bien sûr très anxiogène. Mais à force de croiser des porteurs de ces fameux masques, on s’y est habitué. Comme on s’est habitué aux militaires en arme dans les rues, aux vigiles à chaque entrée de magasin, aux caméras dans tous les coins et à plein d’autres choses pas forcément très positives pour l’évolution de notre société. Mais pour l’instant, on a l’espoir que tout cela soit provisoire et que ces masques disparaissent d’ici quelques mois, bref, que la situation se normalise...même si ce terme de normalisation peut prêter à débat.

De tout ça, il restera forcément quelque chose. Du positif certainement avec, on l’espère, quelques prises de conscience au niveau des politiques publiques de santé notamment. Les comptables feront peut-être un peu moins la loi. Mais il n’y aura certainement pas que du positif. Les lois d’exception liées à l’urgence sanitaire que l’on passe en deux coups de cuillères à pot, pour un gouvernement, ça peut donner des idées. Et d’autant plus quand le Conseil Constitutionnel indique "qu’une ordonnance qui n’a pas été ratifiée par le Parlement pourrait avoir rétroactivement force de loi une fois passé le délai d’habilitation, à la seule condition que le projet de loi de ratification de l’ordonnance ait été déposé dans le temps imparti". Voilà qui n’augure rien de bon pour notre démocratie et qui, une fois de plus, transforme les parlementaires en gentils "discutailleurs" pour la forme, pour que tout ait l’air dé-mo-cra-tique. Alors, beaucoup de ballons d’essais pendant cette période d’exception ? Télétravail, enseignement à distance, application StopCovid et autres feront certainement parler d’eux à l’avenir. Sûrement pas qu’en bien. Et pour certains, il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Il vaudrait mieux que les citoyens restent vigilants.

Alors oui, on retrouve peu à peu nos libertés depuis le 11 mai et le 2 juin, libertés dont nous avons été privés depuis le 13 mars 2020, complètement ou partiellement. Une liberté avec de vrais masques mais un faux nez. Si vous souhaitez manifester actuellement, le préfet peu assez facilement interdire la manifestation pour des raisons sanitaires. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dernièrement avec des manifestations contre les violences policières, interdites à Paris, Toulouse ou Nantes. Finalement, elles ont eu lieu, plus ou moins dans le calme et c’est tant mieux. Dénoncer le racisme, pouvoir dire que tous les citoyens doivent être traités à égalité et que la justice doit œuvrer quand des fautes sont commises par sa police comme par quiconque est bien normal dans une République dont la devise est "Liberté, Égalité, Fraternité". Et puis il va certainement y avoir quelques motifs pour manifester dans les semaines et les mois qui viennent. Car si l’épidémie de COVID-19 semble actuellement sous contrôle, la crise économique, elle, est pour l’instant hors contrôle. Le chômage explose et il faut s’attendre à ce que des entreprises peu scrupuleuses en profitent pour "restructurer" à peu de frais...si ce n’est à ceux de ses salariés.

Au niveau local, le mois de juin va d’un point de vue politique être très centré sur les élections municipales. Et oui, pas de chance pour Pascal Blanc, le premier tour des élections municipales n’était pas un gros sondage et le second tour aura lieu le 28 juin. Le week-end de la pentecôte a vu les différents candidats qualifiés négocier. Tout était possible. Si à gauche, les choses se sont passées finalement tranquillement (au moins en apparence) entre Yann Galut et Irène Félix, cela n’a pas été la même chose à droite où il a fallu l’intervention jusqu’au dernier moment de poids lourds extérieurs pour que Philippe Mousny et Pascal Blanc trouvent un accord. Et de cet accord, on peut déduire que Bourges va changer de maire car en cas de victoire de la liste de droite, c’est Philippe Mousny qui sera maire de Bourges et potentiellement Pascal Blanc à la tête de l’agglomération Bourges Plus. Tout cela était très intéressant. Cela a permis de débusquer les faux nez. Puisqu’à Bourges, nous aurons finalement un bon vieil affrontement droite/gauche. Et que dans ce contexte, LREM roule désormais officiellement pour la droite. Personne n’a jamais été dupe. Mais derrière les masques, les faux nez se révèlent aussi.


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commentaires
Vrais masques, faux nez - epujsv - 15 août 2020 à 13:21

Une vingtaine de professeurs et docteurs en médecine lancent un appel pour rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux clos collectifs. Libération, 14 août 2020.

Et dire qu’il faille encore des appels....Vrais masques, faux nez, petites têtes et gros con


Vrais masques, faux nez - epujsv - 15 août 2020 à  14:12

Des têtes creuses en berry...

Répondre à ce message #43852 | Répond au message #43851
Vrais masques, faux nez - epujsv - 16 août 2020 à  12:22

Pourquoi ne sait-on pas précisément où sont situés les nouveaux clusters ? Checknews Libé du 12 août.

"Les clusters en cours d’investigation sont surtout situés dans les entreprises privées et publiques hors établissement de santé (29%), et dans les événements publics ou privés (15%)."

Répondre à ce message #43853 | Répond au message #43851
Vrais masques, faux nez - epujsv - 16 août 2020 à  13:50

Le Haut Conseil français de la santé publique (HCSP) prône le port "systématique" d’un masque, "de préférence en tissu réutilisable", dans "tous les lieux clos publics et privés collectifs" pour lutter contre le Covid-19. AFP 15 aout 2020

De préférence en tissu réutilisable...Ah ? une nouvelle pénurie de masques jetables en perspective ?

Une carte de clusters de licenciements : CGT Info’Com

Répondre à ce message #43854 | Répond au message #43851
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 août 2020 à  10:54

Ah, ça aurait été dommage que d’autres scientifiques ne soient pas d’accord. Le 16 août Libération publie un article pour les abonnés (mais accessible tout de même ? " Entreprises : les masques bientôt aux avant-postes") où on peut lire par exemple :

"C’est que la communauté scientifique est divisée sur la façon dont le coronavirus se transmet."

"Reste qu’une transmission par aérosol du coronavirus n’est toujours pas scientifiquement prouvée. Une étude publiée le 13 juillet dans le Journal of the American Medical Association doute même ouvertement que ce soit un mode dominant de transmission du Sars-CoV-2. Selon ses auteurs, le taux de reproduction du virus est peu compatible avec cette hypothèse. Compris entre 2 et 3 (une personne infectée en contamine deux ou trois autres), il est en effet très inférieur à celui des virus connus pour se propager par aérosols, tels la rougeole, dont le taux de reproduction est plus proche de 18."

Et, forcément : "Contacté par Libération, le professeur Didier Pittet, chef du service de prévention de l’infection des hôpitaux universitaires de Genève, précise : « Les deux piliers de la prévention sont la distance sociale et le lavage des mains. » Pour cet épidémiologiste réputé, à qui Emmanuel Macron a confié la présidence de la mission d’évaluation sur la gestion de la crise sanitaire en France, le port du masque est « recommandé voire obligatoire, quel que soit le lieu, quand la distance sociale ne peut être respectée ».

Le doute m’assaille : ce dernier argument concorderait-il à nouveau avec une incapacité (ou un refus )du gouvernement à fournir suffisamment en masques sanitaires entreprises , services publics, citoyens ? Le masque n’étant pas considéré par ce scientifique comme un 3e pilier de protection. Ou, puisqu’il a présidé la commission d’évaluation de gestion de la crise ( !!!) il continue à justifier la gestion catastrophique passée. Et toujours actuelle ?

Répondre à ce message #43855 | Répond au message #43851
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 août 2020 à  12:05

Ou, et ce qui revient au même, vient-il en aide au gouvernement alors qu’un inspecteur du travail- qui demandait en avril la protection par masques FFP2 des salarié-es d’une association d’aides à domicile, est sanctionné par le Ministère du Travail Pénicaud-Borne ?

Mardi 18, c’est donc une Ministre qui sanctionne un inspecteur du travail qui faisait son travail de protection des salariés, qui va négocier avec les organisations syndicales la....protection des salariés....Aïe.

Répondre à ce message #43856 | Répond au message #43855
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 août 2020 à  13:38

Un autre éminent scientifique, Eric Caumes, qui plaide pour le masque en entreprise, déclarait cependant pendant les vacances qu’il n’était pas nécessaire que "les jeunes" respectent les gestes barrière et se munissent d’un masque. Qu’il suffisait qu’ils ne rentrent pas en contact avec "les vieux". Et que les vieux n’avaient qu’à attendre un vaccin en se protégeant en attendant. Tout en jugeant " qu’on va droit dans le mur avec la mauvaise gestion de la crise par le gouvernement".

C’est décidément très intéressant.

Répondre à ce message #43857 | Répond au message #43856
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 août 2020 à  14:37

Rectificatif : ce professeur Pitett (manifestement l’inventeur du gel hydroalcoolique) préside toujours cette mission d’évaluation sur la gestion de la crise sanitaire puisqu’elle devrait rendre en décembre le résultat de ses évaluations....Et récapitulatif : il y a également une commission d’enquête au niveau du sénat, et une autre au niveau de l’assemblée nationale. Qui devraient également rendre leurs rapports en décembre. Que de monde politique et scientifique mobilisé pour 3 conclusions que personne n’attend ; pour une raison principale : c’est ainsi organisé afin que personne ne les attende. Mais ce serait organisé autrement, ce serait pareil.

En décembre, il s’agira certainement de se demander "Faut-il porter le masque aux sports d’hiver ? " et si le covid accélère plutôt sa circulation en présence de personnes qui auront bu du champagne plutôt qu’en présence de celles qui auront bu du sauterne, et de quelles années.

Répondre à ce message #43858 | Répond au message #43855
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 août 2020 à  11:22

Extraits d’un entretien (Mediapart,18 août) avec un docteur généraliste des Côtes d’Armor, Yvon le Flohic, faisant partie de l’appel des docteurs et scientifiques paru dans le Libération du 14 août :

S’étant basé sur une observation de ce qui s’est déroulé en Floride (en résumant, les New yorkais, bien contaminés, sont allés en vacances en Floride) :

"Au bout d’un moment, ils ont eu une exponentielle de cas, passée d’environ 300 à plus 10 000 nouveaux cas par jour, en une dizaine de jours seulement. Ça pose question. "

"Il y avait donc, pour moi, un risque de nouvelle expansion à partir du moment où on avait un brassage de population sur les côtes, avec des personnes venant de zones contaminées

En France :
" On a eu cette phase de plateau jusqu’au 15 juillet. Depuis, on a vraiment une expansion d’abord linéaire des cas et, depuis une quinzaine de jours, il me semble qu’on part sur une exponentielle. Comme en Floride, elle concerne une population jeune, avec un risque de formes graves et d’hospitalisations qui est nettement moindre."
....

"Il y a aussi une réouverture des services Covid, avec des gens d’une cinquantaine d’années, contaminés dans des événements familiaux, qui sont plus stables, d’une moindre gravité que ce qu’on voyait en mars. Il y a moins d’hospitalisations, mais, comme aux États-Unis, on a un début de contagion aux classes d’âges supérieures de 40-50 ans, c’est aussi ce qu’il s’est passé en février-mars."

.....

"Il y a d’abord un premier cercle d’infusion, majoritairement chez des jeunes, asymptomatiques, sans événement de lieu clos. Dans un deuxième temps, on a des événements de lieu clos, avec des charges aérosol, des inoculum qui vont se répéter, c’est le deuxième cercle de propagation. Le troisième concerne les personnes avec des facteurs de risques aggravés, à domicile ou en Ehpad, qui vont être contaminées en bout de chaîne. C’est un peu schématique, mais le fait de segmenter la vision permet de mieux appréhender les choses."
.....

"Dès la mi-mars, il était visible que ce n’était pas une grippe, avec cette capacité du SARS-CoV-2 à se diffuser à l’ensemble d’un territoire en quinze jours, trois semaines, en Italie par exemple, où c’était vraiment concentré sur la Lombardie. Et puis, il y a eu cet événement dans une église américaine, où, malgré le respect des gestes barrières, 1,50 mètre les uns des autres, pas d’échange de partition, du gel hydroalcoolique, 53 des 61 choristes ont été contaminés, 2 en sont morts. Il n’était plus envisageable de ne pas voir le rapport avec l’aérosolisation.

Au fur et à mesure que l’infusion se fait, quand vous entrez dans une pièce, la probabilité que l’une des personnes soit vectrice augmente. En extérieur, le virus est peu contagieux, mais en lieu clos vont se produire les phénomènes aérosols.

Les hôpitaux et lieux de soins ont aussi été des lieux de diffusion, avec une contamination massive, des soignants notamment. L’idéal pour ce virus, c’est d’entrer dans une communauté avec un nombre de personnes assez important, la probabilité d’avoir un vecteur va alors augmenter."
....

"L’été a été un bon shaker, plein de gens se sont contaminés sur les lieux de tourisme, beaucoup sur les côtes. Ils sont ou vont rentrer dans leur territoire. Dans cette deuxième phase, il y a des risques qu’on ait immédiatement une diffusion avec des événements qui concernent l’ensemble du territoire.

On risque d’avoir une diffusion beaucoup plus large, notamment avec la fin des congés et la reprise du travail.

Les gens contaminés dans les zones balnéaires, à partir du moment où ils entrent dans des lieux de travail, des amphis, des écoles, ça peut vraiment créer de la dynamique."

.....

"Pouvez-vous revenir sur l’idée reçue que le nombre de cas augmente parce qu’on fait plus de tests ?

À la suite du confinement, on était sur un plateau bas de 400 cas par jour pour les 94 départements français. Le nombre de tests a été multiplié par trois depuis, on devrait donc avoir 1 200 cas par jour. Or on en a 3 000, c’est assez clair."

....

"Notre discours n’est pas de dire qu’on va être confronté à une deuxième vague, c’est un discours de prévention, pour éviter les ennuis de type confinements territoriaux"

Répondre à ce message #43859 | Répond au message #43855
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 août 2020 à  11:54

Et oup’s pardon : ce docteur précise en début d’entretien que les scientifiques qui penchent plus vers une contamination par aérosols n’étaient pas écoutés. " On est sur le sujet depuis début mars. Pendant une bonne période, on n’était pas audibles, les gens se référaient à des études qui concernent la grippe. Le problème, c’est aérosols. SARS-CoV [coronavirus à l’origine de l’épidémie de Sras en 2002 – ndlr] et SARS-CoV-2 partagent le même génome à 85 %. Il a été prouvé que le premier a une capacité aérosol, donc c’était vraiment une inquiétude.."

Et il préconise de porter le masque partout où c’est interdit de fumer en milieux clos, pour faire simple. (pas d’abcd.... :-)) Et il ne voit pas ce qu’il y aurait à négocier en entreprises....

Répondre à ce message #43860 | Répond au message #43859
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 août 2020 à  13:06

Le departement du Cher (à l’intiative de l’ARS-CVL) organise donc des dépistages PCR gratuits dans plusieurs communes. Leurs horaires correspondent aux horaires de travail. Bien vu. Et je ne comprends pas si ce sera répété, mais par exemple pour Bourges, il s’agit d’un apres-midi et à peine une matinée seulement. C’est peu pour l’ensemble de la population.

Ceci dit, j’imagine que faire des dépistages massifs réclame un nombre important de professionnels de la santé du prélevement aux analyses des résultats. Moyens humains que n’ont certainement pas l’ARS et les labos. Et peut-être même pas autant de tests disponibles.

Et j’avais lu un article récent où un professionnel parisien des tests (quelqu’un qui travaille en laboratoire si ma mémoire est bonne) n’adherait pas du tout aux dépistages massifs hasardeux dans la population. Pour la principale raison que vu le nombre de personnes testées cela augmente de fait le temps qu’il faut pour obtenir les résultats : donc les personnes qui présentent les symptômes sont ralenties dans l’obtention de leur résultat, retard dans l’isolement, soins etc.... Et que ça ralentit les professionnels dans leur possibilité de déterminer des clusters.... Et déjà bien débordés en région parisienne. Il en appelait à une doctrine des dépistages.

A Bourges, en allant visiter la Cathédrale, il sera donc possible de se faire tester un apres-midi. Et, en allant au marché de la Chancellerie. Et alors que les vacanciers ne sont certainement pas tous revenus. Est-ce vraiment efficace ? Pas dit. (Pour voir les horaires, lieux, lire le Berry d’hier). Pourquoi ne pas plutôt tester dans les lieux de travail ( et d’autres lieux collectifs à risques ) puisque ce sont les principaux clusters ? A négocier ?

Le docteur généraliste des Côtes d’Armor regrettait que le Puy de Fou ne soit pas l’occasion de faire des dépistages.

Répondre à ce message #43861 | Répond au message #43859
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 août 2020 à  17:04

Je ne sais pas si c’est un effet d’annonce du Ministre de la Santé et qui ne peut pas pas être réellement réalisé : mais en fait, depuis le 24 juillet il est tout à fait possible de se faire tester PCR sur rendez-vous. Symptômatique ou pas. Sans ordonnance et pris en charge par la sécu. Je l’ignorais totalement. J’ai dû rater un épisode.

Répondre à ce message #43862 | Répond au message #43861
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 août 2020 à  18:04

Et pour cause que j’ai râté un épisode : l’ARS CVL n’indique pas du tout que les tests PCR sont possibles pour tous sur RV. Aujourd’hui encore, il est indiqué sur son site :

"Dépistages en dehors des opérations de dépistage ponctuelles organisées ci-dessus (c’est à dire les dépistages ponctuels sur les places des villes et villages du Cher)

Pour qui ?

Des tests systématiques pour les personnes malades et leurs contacts

La sortie du confinement s’accompagne d’une augmentation massive des tests de dépistage pour toutes les personnes qui présenteraient des symptômes et toutes celles qui auraient été en contact avec des personnes malades.
Ces tests diagnostiques virologiques (RT-PCR) permettent de détecter la présence du virus via un prélèvement par voie nasale.
Où se faire tester ?

Ces tests pourront être faits dans les laboratoires publics et privés, y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires et seront pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Une cartographie interactive ci-dessous permet de trouver le lieu de prélèvement le plus proche de son domicile."

Il n’y est pas du tout question que " Tout assuré peut en bénéficier, à sa demande et sans prescription médicale, sans même présenter de symptômes. Il est intégralement pris en charge par l’assurance maladie. Ces dispositions sont également applicables aux personnes qui ne sont pas assurés sociaux. " Voir : Services publics/ particuliers/actualités du 30 juillet 2020 Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Quelque chose m’échappe.

Répondre à ce message #43863 | Répond au message #43862
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 août 2020 à  12:34

le site internet "solidarité santé gouv fr" présente tous les avis du conseil scientifique. Le dernier en date du 27 juillet annonce bel et bien une deuxieme vague à partir de l’automne : ou disons une tres haute probabilité. Ces avis sont très intéressants à lire. Je copie colle ses conclusions du 27 juillet mais le reste est instructif. Il permet une synthèse de tout ce qu’on entend, lit, dans un brouhaha médiatique brouillé.

"Conclusions

1.La circulation du virus est redevenue plus importante, depuis quelques semaines, sur l’ensemble du territoire, avec une remontée du R0 autour de 1,3 au niveau national. Ceci correspond àdes mouvements de populations liés aux vacances, mais surtout à une perte progressive des mesures barrières, du port du masque mais aussi de distanciation physique,en particulier dans la population la plus jeune. L’obligation du port du masque dans les lieux publics clos est une mesure qui pourrait être étendue à l’ensemble des lieux publics. Des campagnes d’information et de sensibilisation, répétées en particulier en ciblant la population jeune, doivent être menées pour leur expliquer qu’en se protégeant, ils protègent les autres mais aussi leur projet professionnel et personnel à moyen terme. Durant cette période de l’été, l’accès au tests doit être simplifié ;il faut insister sur l’importance des tests dans cette population mais aussi en général. Les conditions d’isolement et de traçage des contacts doivent être optimisées en particulier sur la condition des délais encore trop long.

2.Le Conseil scientifique juge fortement probable la survenue d’un retour du virus en novembre ou plus tard dans l’hiver (venant de l’hémisphère Sud et quand nous allons passer plus de temps dans les espaces confinés que dehors). Cette deuxième vague doit être anticipée et préparée pour éviter de se trouver dans la situation de mars 2020. C’est une responsabilité majeure pour les pouvoirs publics. Les protocoles du plan de prévention et de préparation doivent être finalisés avant septembre en particulier ceux concernant les 20 grandes agglomérations.

3. Le Conseil scientifique invite fortement les autorités de santé à améliorer les points suivants :

(i) La gouvernance opérationnelle, tant au niveau central que dans les territoires. Comment se fait le lien entre l’autorité centrale et les différents acteurs des territoires (préfets, ARS, municipalités...) ? qui aura un rôle accru au cours des mois qui viennent ? qui prend la décision d’activer telle ou telle mesure au niveau régional ? sur quels critères ?

(ii) La communication qui doit être repensée et actualisée début septembre. Cette communication devra clarifier la doctrine des autorités sur les tests, et sur les décisions à envisager en cas de deuxième vague. Elle devra également s’appuyer sur de nouveaux acteurs porteurs de message, différents des politiques et des scientifiques. La lutte contre l’épidémie n’implique pas seulement des enjeux et des professionnels de santé. L’ensemble de nos concitoyens est concerné dans l’ensemble des dimensions de la vie sociale. Il importe dans ce contexte que la lutte contre l’épidémie soit l’objet d’une large appropriation des enjeux et des modalités de protection et de lutte contre le virus. Les outils de communication jusqu’alors mobilisés ont surtout privilégié des stratégies de communication descendantes et à dominante sanitaire. Il importe qu’ils soient dorénavant complétés par de nouvelles formes d’implication de nos concitoyens, à travers des dispositifs et des outils de communication plus ouverts, plus participatifs et moins spécifiquement médicaux ou sanitaire, favorisant la formation d’une large « alliance » pluraliste autour de la lutte contre l’épidémie. Cette alliance pourrait associer des acteurs collectifs ou individuels décidant de s’impliquer de manière volontariste dans la lutte contre l’épidémie.

(iii)La participation citoyenne.Depuis le début de l’épidémie, les stratégies mises en œuvre à l’échelle nationale et locale ont nécessité l’adhésion et l’implication, parfois éprouvante, de tous nos concitoyens. Cette adhésion a porté sur des mesures fondées sur les connaissances scientifiques et médicales disponibles, souvent évolutives. La reprise de l’épidémie sollicitera de nouveau l’ensemble de nos concitoyens, dans un contexte de meilleure connaissance de l’épidémie et des difficultés qu’elle entraîne d’un point de vue sanitaire et sociétal. Le Conseil scientifique a réclamé à plusieurs reprises depuis début avril, sans aucun succès, la mise en place d’un « comité de liaison citoyenne COVID-19 ». Le Conseil scientifique renouvelle cette demande. Le mois de septembre permettrait de mettre en place un dialogue avec la société civile sur les décisions à prendre en cas de seconde vague. Ces décisions seront politiques et sociétales, bien plus que sanitaires.

« La pandémie COVID-19 n’est pas terminée... »"

Répondre à ce message #43864 | Répond au message #43863
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 août 2020 à  19:43

Le Puy du Fou semble avoir conquis les professionnels de la Culture finalement : Roselyne Bachelot va défendre (sic) l’idée de la fin de la distanciation sociale dans les salles de spectacle. Le Parisien 19/08/20

Des décisions politiques, sociétales et sanitaires décidément très cohérentes.

Répondre à ce message #43866 | Répond au message #43864
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 août 2020 à  20:37

La distanciation physique n’est pas rentable pour l’industrie du spectacle, de la culture, etc... Comme pour les commerces tels que les restaurants, bars, etc... Un choix économique est fait : santé ou économie ? économie.

La deuxième vague commence comme la premiere.

Répondre à ce message #43867 | Répond au message #43866
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 août 2020 à  20:55

Et finalement il n’y a peut-être pas deux vagues : mais une seule qui continue et reprend en vigueur. Pour plusieurs raisons. La liste serait certainement très longue.

Répondre à ce message #43868 | Répond au message #43867
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 août 2020 à  13:49

Le site de l’ARS CVL a aujourd’hui modifié sa communication sur les tests PCR. Il y est écrit :

"Dépistages en dehors des opérations de dépistage ponctuelles organisées ci-dessus
Pour qui ?

Des tests systématiques pour les personnes malades et leurs contacts

Depuis le 25 juillet, toutes personnes peut bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes.
Ces tests diagnostiques virologiques (RT-PCR) permettent de détecter la présence du virus via un prélèvement par voie nasale
.

Où se faire tester ?

Ces tests pourront être faits dans les laboratoires publics et privés, y compris les laboratoires de recherche et vétérinaires et seront pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Une cartographie interactive ci-dessous permet de trouver le lieu de prélèvement le plus proche de son domicile."

Ce qui prête à confusion : en fait, on doit surtout comprendre qu’on peut se faire tester sur RV à condition qu’on soit soit symptomatique soit cas contact de personne malade. Or, il semblerait selon la communication du gouvernement, du Ministere de la Santé, qu’on puisse bénéficier d’un test PCR sur RV même si on n’est pas dans ces deux cas de figures.

Quant à la Prefecture du Cher, ses informations sur les tests PCR sont en retard. Elle en est encore à indiquer qu’il faut une ordonnance de son médecin.... Sa derniere mise à jour date du 17/07/20

"Vigilance : le parcours de soin pendant l’été

Au moindre signe qui pourrait évoquer la maladie (fièvre, toux, nez qui coule, diarrhée, mal de tête, perte de goût ou d’odorat, courbatures), même pendant les vacances, il est important de se faire tester, autant pour se protéger soi-même que les autres, en particulier les personnes les plus à risque. Pendant la période estivale, deux moments clés peuvent être sources de difficultés dans l’accès au parcours de soins :

Prendre rendez-vous avec un professionnel de santé est nécessaire afin de bénéficier d’une ordonnance pour réaliser un test : etc..."

C’est manifestement compliqué les tests PCR. Tout le monde ne parait pas sur la même longueur d’ondes.

Répondre à ce message #43865 | Répond au message #43863
Vrais masques, faux nez - epujsv - 21 août 2020 à  14:47

Et autre chose que je ne saisis pas très bien : le Ministere du Travail interdit aux entreprises de faire faire des tests PCR de depistages : décret du 12 mai . Ce qui parait completement dingue.

Mais on voit depuis cet été de plus en plus d’articles de journaux régionaux qui relatent que telle ou telle entreprise a fait tester les salariés. Tant mieux. Mais comment ont-elles pu y parvenir alors que c’est tout bonnement interdit par le gouvernement. Par dérogation ? Ou parce qu’en fait c’est l’ARS régionale qui déclenche les dépistages dans une entreprise et seulement à partir du moment où elle a identifié une personne contaminée sur test PCR en tant que particulier. Et ducoup, ses collegues, sont donc cas contacts ce qui déclenche un depistage sur le lieux de travail de la personne contaminée : et je suppose symptomatique..

Mais en fait : que souhaitent donc les autorités sanitaires et pouvoirs publics ? une fois qu’une personne est testée positive, ses cas contacts de son lieux de travail doivent-ils aller en tant que particulier se faire tester ? ou inversement, c’est en effet l’ars qui déclenche automatiquement le depistage collectif sur l’entreprise ? ou est-ce : " ça dépend desfois, il n’y pas de politique sanitaire particuliement définie dans ce contexte. Ce n’est pas tres important. "

Répondre à ce message #43869 | Répond au message #43865
Vrais masques, faux nez - epujsv - 21 août 2020 à  22:05

Le point épidémiologique national du 20 août de Santé Publique France précise concernant les foyers de contaminations professionnels :

"Focus : les clusters en milieu professionnel

Cette première analyse des clusters en milieu professionnel ne prend pas en compte les clusters en établissements de santé, établissements médico-sociaux de personnes handicapées, établissements pénitentiaires, et milieu scolaire et universitaire, qui répondent à d’autres collectivités. L’analyse porte sur les clusters signalés entre le 09 mai et le 12 août 2020. Le secteur d’activité a pu être codé, sur la base des données disponibles, pour 94% (N=178), selon la nomenclature d’activités française (NAF rév. 2, 2008).

189 clusters en milieu professionnel ont été signalés entre le 09 mai et le 12 août 2020. Le nombre de clusters a augmenté à partir de juillet (73% signalés entre le 01 juillet et le 12 août). Les clusters en milieu professionnel représentaient 20% des clusters sur la période mai-juin contre 43% entre le 01 juillet et le 12 août. 41% (n=77) comptabilisaient moins de 5 cas, 36% (n=68) entre 5 et 9 cas, 23% (n=44) plus de 10 cas.

A l’exception de la Réunion et de la Guadeloupe, toutes les régions ont déclaré au moins un cluster en milieu professionnel.Les régions qui recensent le plus de clusters sont l’Ile-de-France (23%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (13%), les Hauts-de-France (12%) et les Pays de la Loire (11%).

Les secteurs d’activité les plus représentés étaient les sections de l’administration publique (29%), l’industrie manufacturière (16%), l’hébergement et la restauration (9%), et le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (8%). Dans l’administration publique, 39% concernaient les activités d’ordre public et de sécurité, 22% les administrations publiques générales, 16% les services du feu et de secours, et 14% la défense. Dans l’industrie manufacturière, 71% concernaient la transformation et conservation de viande"

Répondre à ce message #43870 | Répond au message #43869
Vrais masques, faux nez - epujsv - 22 août 2020 à  00:09

Correction : non, ce n’est pas par un décret du 12 mai 2020 relatif aux entreprises que les tests pcr (et sérologiques)sont interdits dans les entreprises. C’est par le protocole de déconfinement du Ministere du travail : du 3 mai à l’origine, mis à jour le 24 juin et le 3 août. Où c’est toujours interdit.

Le 20 août, la Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) annonce de prochaines modifications de ce protocole. Mais il n’y est toujours pas question d’autoriser les tests en entreprises.

Et on comprend mieux pourquoi les entreprises sont les principaux clusters quand on lit les préconisations du protocole sanitaire du Ministere du travail quant à ses préconisations en matiere de depistage des salariés :

"Les entreprises ont un rôle à jouer dans la stratégie nationale de dépistage :

1. En relayant les messages des autorités sanitaires : toute personne présentant des symptômes doit être invitée par son employeur à ne pas se rendre sur son lieu de travail et à consulter un médecin sans délai, se faire dépister sur prescription de celui-ci et s’isoler. Il en va de même pour les personnes ayant été en contact rapproché avec une personne présentant une Covid-19 (moins d’un mètre pendant plus de 15 min sans masque) ;

2. En incitant les agents symptomatiques sur leur lieu de travail à le quitter immédiatement et à consulter sans délai, si possible par téléconsultation, un médecin afin d’obtenir un avis médical ;

3. En évaluant précisément les risques de contamination encourus sur les lieux de travail qui ne peuvent être évités et en mettant en place en conséquence des mesures de protection qui limiteront le nombre de personnes pouvant être en contact à risque avec un porteur du virus, symptomatique ou non ;

4. En collaborant avec les autorités sanitaires si elles venaient à être contactées dans le cadre du « contact tracing » (traçage des contacts).

En revanche, il n’est pas du rôle des entreprises d’organiser des campagnes de dépistage virologique pour leurs salariés.Par ailleurs, s’agissant des tests sérologiques, les indications définies par les autorités sanitaires à ce stade ne permettant pas d’envisager des campagnes de tests sérologiques par les entreprises. Des campagnes de dépistage peuvent être menées auprès des salariés sur décision des autorités sanitaires."

C’est vraiment l’idée persistante du "au travail, contaminez-vous" et non l’inverse.

Répondre à ce message #43871 | Répond au message #43869
Vrais masques, faux nez - epujsv - 22 août 2020 à  00:29

"A bas bruit...."

Répondre à ce message #43872 | Répond au message #43871
Vrais masques, faux nez - epujsv - 26 août 2020 à  10:41

La chronique de Christian Lehmann dans Libération que je trouve à chaque article très appropriée.

Répondre à ce message #43873 | Répond au message #43872
Vrais masques, faux nez - epujsv - 28 août 2020 à  15:59

De l’épidémiologiste Catherine Hill

France Info 27.08 : Port du masque obligatoire à Paris : "Ça ne suffit absolument pas", pour l’épidémiologiste Catherine Hill qui dénonce l’absence de stratégie nationale

".........L’épidémiologiste, considère également que l’anticipation doit être la règle. "Il faut tester de façon plus organisée, pas juste ceux qui veulent se faire tester, n’importe qui et n’importe quand. Il faut trouver l’endroit où le virus circule le plus, et tester massivement dans cette région. On pourrait faire énormément plus de tests. Surtout on peut faire des tests groupés. C’est cela qu’il faut faire."......"Tester tout le monde dans les zones rouges"

Numerama du 22 juillet 2020
Coronavirus : « Les foyers de propagation ne sont que la partie émergée de l’iceberg »

Répondre à ce message #43874 | Répond au message #43871
Vrais masques, faux nez - epujsv - 29 août 2020 à  19:31

Ce matin, le Berry republicain annonce donc que le Cher a je cite "dépassé le seuil de vigilance". Son article est basé sur le dernier bulletin d’information bi-hebdomadaire de l’ARS CVL d’hier soir ( vendredi 28/08). C’en est en fait un simple copié collé. Le Berry ne se foule pas.

Ah. " a dépassé le seuil de vigilance". Qu’est ce que c’est que cett indicateur ? Je ne saisis pas.

Je téléphone donc à l’ARS CVL pour qu’on m’explique : c’est samedi, personne. Un répondeur qui me donne des informations d’avant le confinement. OK. Je passe mon tour.

Je regarde le site de la Prefecture. Son facebook ou twitter. Pas de seuil de vigilance dépassé. Nada. Et evidemment c’est fermé.

Je regarde le site de la Mairie. Pas mieux. Nada. Et c’est fermé.

Je pense à l’hôpital. Le conseil départemental. Et je me ressaisis.

OK. Je vais donc essayer seule, par internet, de m’y retrouver dans tous les indicateurs émanant des sites officiels nationaux et locaux pour essayer de comprendre ce que signifie "dépassement du seuil de vigilance".

Alors OK. Comme le dit le bulletin d’information de l’ARS CVL c’est que le taux d’incidence minimum fixé à 10 est dépassé. Le taux d’incidence c’est un nombre estimé à partir du nombre de tests positifs pour 100 000 habitants. Et c’est hebdomadaire. OK. Alors là, le Berry et l’ARS, ils disent que le taux d’incidence est de 10.5 pour la semaine du 18 au 24 aoûtt. En chiffres ça donne : sur 1191 personnes testées du 18 au 24 aout 31 sont positives.

Je vais donc sur le site deSanté Publique France, tableau de bord et chiffres clés :
bon ben déjà, la carte présentant les taux d’incidence par département va elle du 18/08 au 25/08. Et pour le Cher elle indique un taux d’incidence de 13,8. + 3.3 par rapport à celui de l’ARS CVL. Qui qu’a raison ?

Ah et je m’aperçois que plus haut, il y a une carte qui dit quels départements sont en niveau de vulnérabilité : limité, modéré, élevé (mais il faut dérouler la carte à partir du titre. C’est pour ça que je ne l’avais pas vu). Le Cher est en niveau de vulnérabilité limité. Ah ben ça rassure. Pourquoi le Berry il le dit pas ? Ca tempère le truc pourtant.

Et puis tiens, je me dis aussi : " le Berry et l’ARS CVL ne disent pas s’il y a des hospitalisations dans le Cher. Alors je retourne surla carte dont les données viennent de Santé Publique France (mais c’est pas Geodes). Cette carte donne pour chaque jour, chaque département, le nombre de personnes hospitalisées, en réanimation, les capacités en réanimations, les déces cumulés. Et à J-3 elle indique le nombre de tests effectués, le nombre de personnes positives, le taux de positivité, le taux d’incidence quotidiens. Depuis le 27/08 il n’y a plus d’hospitalisation. Il y avait une personne hospitalisée depuis le 20/08. (et comme le dit le bulletin de l’ars il n’y a personne en réanimation).

Bon alors, seuil de vigilance dépassé. OK. Mais tout de même, en niveau de vulnérabilité limité, 0 hospitalisation, et 0 réanimation. Pourquoi le Berry ne fait pas des articles plus.... disons...un peu plus...disons... hum....un peu plus disons....Précis ?

Sur le site de Santé Publique France, je vois que je peux avoir des points épidémiologiques hebdomadaires nationaux et régionaux. Alors oui, effectivement, les points épidémiologiques hebdo nationaux sont assez fournis en informations. Pas de doutes là dessus. Par contre, quand on clique sur les points épidémiologiques régionaux, y’a rien. Un bulletin d’information bi-hebdomadaire d’une ARS n’est pas un point épidémiologique. Ce n’est pas la même chose. Un point épidémiologique ne se contente pas de donner le nombre de personnes testées, le nombre de positifs, le nombre de réanimations.

Par exemple, où en est le R0 en région CVL ? par département ? quelles tranches d’âges sont positives ? pourcentage de symptomatiques et d’asymptomatiques ? Et comparaison des données avec les semaines qui précèdent. Nombre de cas contacts, degré de risques des cas contacts etc.... Et clusters.

A ce propos, dans lespoints épidémiologiques heddos nationaux, SPF indique dans sa carte des clusters depuis plusieurs points hebdos, un cluster dans le Cher (sans indiquer de quoi il s’agit) . Celui de Belleville qui serait toujours d’actualité ? La carte des clusters demeure une énigme. Il s’agit d’une carte qui s’appelle "Monic" et il faut toujours attendre les points épidémiologiques nationaux pour la trouver dans la rubrique correspondante. Ce n’est pas une carte accessible directement sur le site de SPF "tableau de bord et données etc....". Et l’ARS CVL ne fait un point (bi) hebdo sur les clusters en région CVL.

Le chemin est long et tortueux pour obtenir si peu d’informations sur la circulation du virus dans son département et sa région.

Répondre à ce message #43875 | Répond au message #43874
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  09:52

Un exemple de point épidémiologique régional : celui de l’Auvergne Rhône Alpes publié sur le site de l’ARS de cette région.

Or, en Région Centre Val de Loire, rien de ce type. Pourquoi donc ? Qu’est-ce qui se passe ou ne se passe pas, plutôt ? Pour quelles raisons ?

Répondre à ce message #43876 | Répond au message #43875
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  11:23

Un seulpour la Région CVL qui date du 4 juin 2020 : il n’est pas sur le site de l’ARS CVL, mais sur le site de Santé Publique France. Comprenne qui pourra comment SPF et l’ARS-CVL fonctionnent ensemble ou pas dans la Région Centre Val de Loire

Ca a l’air d’être un sacré bordel. Et visiblement pensé, en plus. Un bordel organisé quoi.

Répondre à ce message #43877 | Répond au message #43876
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  12:18

Grande découverte du jour ! Il existe une délégation départementale de l’ARS CVL. Dingue.... Je croyais que tout était à Orleans. Ou disons rien. Je me suis toujours demandée s’il y avait des gens derrière le site internet de l’ARS-CVL. Ils sortent donc le bout de leurs masques au moment des dépistages mobiles.

Répondre à ce message #43878 | Répond au message #43877
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  14:43

Dépistages mobiles qui se sont faits sur 2 jours dans le Cher, les 25 et 26 août. (Sur Bourges, St Martin d’Auxigny et Mennetou).

La carte des taux d’incidence par département de SPF (mise à jour chaque jour) indique pour la période du 20/08/20 au 26/08/20, pour le Cher, un taux d’incidence de 17,9. (Vite !!!!! Un article sensationnel Monsieur le Berry Republicain. Qu’on ait les j’tons !)

Ce taux d’incidence est l’addition pour chaque jour du 20.08 au 26.08 de chaque taux d’incidence journalier : vérifications faites sur la carte " Synthèse patient covid en France" (dont les données viennent de SPF) qui publie chaque jour à J-3, par département, le nombre de tests effectués, le nombre de positifs, le taux de positivité et celui de l’incidence. (notamment).

Ainsi les résultats par jour depuis le 20/08 sont :

20/08 : 362 tests effectués, 5 cas positifs, 1,4 taux de positivité, 1,7 taux d’incidence
21/08 : 427 tests effectués, 11 positifs, 2.6 taux de positivité, 3.7 taux d’incidence.
22/08 : 129 tests effectués, 1 positif, 0.8 taux de positivité, 0.3 taux d’incidence.
23/08 : 32 tests effectués, 0 positif, 0 taux de positivité, 0 taux d’incidence
24/08 : 378 tests effectués, 11 positifs, 2.9 taux de positivité, 3,7 de taux d’incidence
25/08 : 1er jour de dépistage dit "massif" dans le Cher ; 611 tests effectués, 11 positifs, 1,8 taux de positivité, 3,7 taux d’incidence.
26/08 : 2e et dernier jour de dépistage dit "massif" dans le Cher ; 620 tests effectués, 14 positifs, 2.3 taux de positivité et 4.7 de taux d’incidence.

Ce qui fait un nombre total pour cette période de 6 jours de :
- 2559 tests effectués
- 53 cas positifs
- 11.8 de taux de positivité
- et donc 17.8 de taux d’incidence.

Et comme il n’y a plus de tests dits "massifs" dans le Cher depuis le 26/08, de fait, les indicateurs vont bien redescendre pour le Cher. De suite, on se sentira beaucoup mieux. Mais qu’est-ce que ça aura apporté pour une population totale de 311 456 personnes (dernier recensement de population au 1er janvier 2020). Et en analyses de la circulation réelle du virus au sein du Cher , en informations épidémiologiques. Rien. On teste au petit bonheur la chance un nombre réduit de personnes, on met dans un tableau pour chaque jour de tests, on additionne, on publie un bulletin dit d’information, bi-hebdomadaire, et puis on va se coucher. La journée a été dure.

Répondre à ce message #43879 | Répond au message #43878
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  15:33

Et bien sûr, on remercie les laboratoires Bioexcel. Peut-être leurs tests allaient-ils atteindre leur date de péremption ?

Répondre à ce message #43880 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  20:37

Je ne sais pas comment, je viens de tomber sur l’une des auditions à l’Assemblée Nationale sur la gestion de la crise : Audition de M. François BOURDILLON, ancien directeur général de Santé publique France de 2016 à 2019

Page 17 il dit :

" Santé publique France possède des représentations régionales, les cellules d’intervention en région (CIRE), installées dans les ARS. C’est un outil fondamental ; les CIRE sont la colonne vertébrale de l’agence. On y trouve des épidémiologistes, des scientifiques qui tiennent à jour le système d’information et font remonter les alertes à Santé publique France en toute indépendance. Même si l’ARS fait remonter au ministère de la santé un certain nombre d’alertes, le fait de disposer d’un système national rassemblant, dans toutes les régions, les données des urgences et de SOS Médecins et les indicateurs de mortalité, est un gage d’indépendance et permet de donner l’alerte. C’est également grâce à ce système qu’on est capable, par exemple, à travers les centres nationaux de référence, d’identifier les cas de salmonellose chez des bébés ayant ingéré du lait contaminé. Ce sont donc des mécanismes fondamentaux. Du reste, dans les ARS, on trouve davantage de professionnels de la gestion de la santé que de scientifiques. Les cellules scientifiques permettent donc de donner des éclairages pour comprendre certains signaux complexes, notamment en matière d’épidémiologie ; il est crucial que le système perdure. Bien sûr, il y a des tensions : la possession des données est un enjeu sensible, de même que la communication – il s’agit de savoir qui parle, ou qui ne doit pas parler –, mais ces difficultés sont naturelles en période de crise. Je pense qu’il ne faut surtout pas toucher à ce système de délégations régionale"

Est-il vraiment certain qu’il y ait des épidémiologistes, scientifiques de SPF dans l’ARS-CVL ?

Répondre à ce message #43881 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 30 août 2020 à  20:51

Ou suffisamment ?

Répondre à ce message #43882 | Répond au message #43881
Vrais masques, faux nez - epujsv - 31 août 2020 à  14:41

L’hôpital de Bourges met en place des dépistages sur RV via Doctolib. (On notera au passage le point d’exclamation qui change tout. L’hôpital s’exclame. On croirait une invitation à une teuf. ) A suivre si les habitants du Cher ( et nouveaux) vont se précipiter d’eux-mêmes pour se faire tester. Et si cela augmente les possibilités d’avoir une vue éclairée de la réelle circulation du virus dans le département. Et ce que ça entraîne.

Répondre à ce message #43883 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 8 septembre 2020 à  20:49

euh... ben du coup, c’est peut-être mieux de pas aller se faire tester à l’hôpital de Bourges. Des coups à l’attraper.

Répondre à ce message #43890 | Répond au message #43883
Vrais masques, faux nez - epujsv - 13 septembre 2020 à  12:24

Le facebook communication de l’hôpital indique au 11 septembre que suite aux tests il y a donc 18 patients positifs et 5 agents hospitaliers. La carte "Suivi des patients covid", indique pour le 12/09 1 personne en réanimation (sur 12 lits) et 20 personnes hospitalisées. La même carte calcule désormais le taux d’incidence sur 7 jours (toujours à J-3 ) : le taux d’incidence au 9/09 (publié le 12/09) sur une semaine glissante était de 20.6

+ un cluster à Bellevue dont résidents et personnel. (voir Berry du 12/09) ;

Et toute la circulation du virus non identifiée. Pfffouuuu....

Répondre à ce message #43896 | Répond au message #43890
Vrais masques, faux nez - epujsv - 13 septembre 2020 à  13:53

Coronavirus : une carte pour retrouver les écoles et les classes fermées en France
réalisée par un collectif de journalistes
Republique du Centre : 10/09/20

Répondre à ce message #43897 | Répond au message #43896
Vrais masques, faux nez - epujsv - 16 septembre 2020 à  19:27

Le Berry du 14/09/ informait d’un nouveau décès d’un homme de 77 ans à l’hôpital (depuis le 15 juillet) qui serait survenu en fin de semaine dernière. Ce qui portait à 86 le nombre total de décès à l’hôpital depuis la prise en compte de l’épidémie en France. La carte "suivi des patients covid" indique à la date du 15/09 88 décès à l’hôpital (19 personnes hospitalisées, une en réanimation) . Les bulletins bi-hebdomadaires de l’ARS CVL n’indiquent plus que les décès cumulés dans la Région depuis la prise en compte de l’épidémie en France.

Et pendant ce temps-là, les Inouidiots.....

Répondre à ce message #43907 | Répond au message #43896
Vrais masques, faux nez - epujsv - 16 septembre 2020 à  22:59

Et bien sûr le gouvernement revient sur ce qu’il avait annoncé durant l’été : "Toute personne peut se faire tester etc...". Dans l’ordre énoncé par priorité, il faut : 1) avoir une prescription médicale, 2) être symptomatique, 3) être cas contact à risques, 4) professionnel de santé

En somme on revient donc à la case départ.

Répondre à ce message #43908 | Répond au message #43907
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 septembre 2020 à  17:58

O. Véran, lors de sa conférence d’aujourd’hui : " Nous devons apprendre à vivre avec le virus pour quelques mois encore en conservant notre vie sociale, économique, éducative, culturelle et citoyenne."

Pour quelques mois encore. Mais d’où sort-il ça ? O. Véran sait donc quand la pandémie va s’arrêter ? Il semble que ce soit une phrase gouvernementale qui a du succès depuis quelques temps déjà car je l’entends autour de moi de par des gens ordinaires. Mais qui a prouvé, qui a affirmé de sources sûres que la pandémie n’allait durer encore que quelques mois ? Personne. L’illusion, c’est le vaccin promis très prochainement. Encore un mensonge.

Répondre à ce message #43909 | Répond au message #43908
Vrais masques, faux nez - Mister K - 17 septembre 2020 à  19:22

Ce qui est important dans cette phrase, c’est "mois". L’espoir c’est important dans notre culture. Parce que si on remplace "mois" par "année(s)", là, les réactions seront imprévisibles.

Toute la communication mondiale autour du virus, d’un côté minimise la durée potentielle (à coup de vaccin qui arriverait vite) tout en maximisant le risque et les mesures contre ce risque qui vont avec. "Ayez confiance, faites de gros efforts et ça ne durera pas" semblent dire les politiques. Bon, c’est à la fin.de la foire qu’on compte les bouses. Mais la foire, on est en plein dedans et elle n’est pas prête de se terminer.

Répondre à ce message #43910 | Répond au message #43909
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 septembre 2020 à  19:45

L’espoir de pouvoir continuer aller au restau et dans les bars ? bof.... Limité, l’espoir de la culture française.

Répondre à ce message #43911 | Répond au message #43910
Vrais masques, faux nez - epujsv - 17 septembre 2020 à  20:15

Et non, le gouvernement ne maximise pas les mesures contre le virus. Il fait semblant. Il parle, il parle. Il fait certes quelques "trucs", mais ce n’est pas suffisant. Ou c’est visé à côté. Et il mise sur l’immunité collective. Mais dont on ne sait rien. Et dans certains endroits forcément contaminés il ne fait rien. Rien de rien.

Non, ce n’est pas une bonne chose que d’entretenir les gens dans l’illusion. Ce n’est pas de rêve dont on a besoin lors d’une épidémie. Mais de réalisme.

Répondre à ce message #43912 | Répond au message #43910
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 septembre 2020 à  13:42

Et tiens, je l’avais loupé celle-ci : au cours de sa conférence de presse O. Veran a donc annoncé qu’un enseignant muni d’un masque ne serait pas testé s’il a été en contact avec un enfant atteint du covid. Idem pour les petits camarades de l’enfant. Ben voyons.....

Allez, écoles, collèges, lycées, universités, même politique dite sanitaire : démerdez-vous ainsi que les familles des enfants, collégiens, lycéens, étudiants. Ce n’est que du service public. Qu’en a t-on à cirer après tout ? Oui, ce sont des clusters en puissance, et alors ? pas besoin de s’y interesser. Faut qu’ça s’contamine là-dedans. Et puis les familles avec. Et puis ça nous évitera de les déclarer en clusters (et donc de les fermer). Des tas de malades, et alors ? Qu’est-ce qu’on s’en tape, si vous saviez, qu’est-ce-qu’on s’en tape....

Les masques des enseignants, quand ils en ont reçus, sont des masques chirurgicaux dans le meilleur des cas : ils ne protègent pas celui qui le porte, mais il protège les autres. Ils ont des masques en tissu en général qui sont donc censés avoir la même fonction que le chirurgical. Voilà voilà.

Répondre à ce message #43913 | Répond au message #43912
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 septembre 2020 à  19:10

Enfin ce n’est pas dit comme ça : c’est dit " l’enseignant devra continuer à travailler". Ce qui sous-entend, pas pas isolé, pas testé, pas considéré cas contact. Et ni les enfants. Et ni les autres professionnels qui travaillent avec les enfants.

Répondre à ce message #43914 | Répond au message #43913
Vrais masques, faux nez - epujsv - 18 septembre 2020 à  20:01
Répondre à ce message #43915 | Répond au message #43914
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 septembre 2020 à  10:55

Les tests salivaires attendus par les médecins permis. Mais toujours uniquement en cas de symptômes. Et Lemaire qui n’a aucun symptôme a lui eu droit à son test (PCR), isolement, etc....

Je ne sors pas du HCSP mais comprendre que partout là où il y a des enfants, des ados, des jeunes entassés les uns sur les autres en milieu clos, non aérés, (qui respectent plus ou moins le port du masque), non testés , ce sont des foyers de contaminations énormes que le gouvernement ne veut pas déclarer. Qu’il laisse pourrir.
Et qui vont contaminer d’autres personnes en dehors de ces foyers, en dessous de l’iceberg que sont les salles de classes, de cours, amphis, etc..... Et finir par atteindre encore des personnes vulnérables dont les personnes âgées.

Ce serait incroyable si nous n’avions pas l’habitude de ce gouvernement. Mais que font donc les autres responsables de l’Education nationale et l’Enseignement supérieur , Recherche ? les ARS ? les Préfets, les Maires ? Le Prefet du Cher a interdit comme ses confrères les soirées dites "illégales" de jeunes personnes genre rave, etc....C’est vraiment taper à côté du cluster. Ces jeunes font leurs soirées dehors. Oui, bien sûr qu’ils se transmettent le virus puisqu’ils se touchent etc... Mais ce n’est que dehors. Et ça a un train de retard. Cet été on en a suffisamment parlé de ces fêtes de jeunes au grand air. C’est bon, on a compris. Maintenant, le bon sens, juste le bon sens, voudrait que les foyers de contamination bien plus immenses que ces fêtes, soient mis en évidence et que la chaîne de contamination soit arrêtée. Mais non, ça, c’est du rêve, en France.
C’est vrai que c’est un pays de merde. Vraiment.

Répondre à ce message #43916 | Répond au message #43915
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 septembre 2020 à  13:55

Et ce n’est certainement pas avec des flics qu’on arrête les chaînes de contamination. Mais avec des moyens donnés à la santé publique. Et avec une politique de santé publique. Et en expliquant comment le virus fonctionne. Pas en restant flou, contradictoire et malheureusement dangereux. "Fais pas ci, fais pas ça", là dessus, ils sont forts. Mais ils n’expliquent rien. Veran, qui est tout de même docteur je crois, est un triste ministre de la santé. Il ne fait aucune pédagogie lors de ses "conférences de presse". Où personne ne peut lui poser de questions. Un pître à Macron. Et malheureusement tout ce qui se passe en haut de l’Etat redescend de fait tout en bas. Localement par exemple, on ne voit guère les nouveaux élus s’exprimer contre la "politique" du gouvernement face à l’épidémie. Elu-e-s, représentants des pouvoirs publics, représentants de milieux professionnels particulièrement touchés et concernés par le covid, pourtant malmenés par la politique actuelle et passée. On dirait qu’en fait, ça ne les intéresse pas. Qu’ils suivent uniquement la ligne martelée comme des robots " savoir vivre avec le covid" : mais c’est mourir (à tous points de vue et physiquement) avec le covid qu’on laisse vivre là où il pourrait tout de même être largement étouffé. C’est différent.

Répondre à ce message #43917 | Répond au message #43916
Vrais masques, faux nez - Mister K - 19 septembre 2020 à  14:58

Le préfet du Cher qui interdit des fêtes illégales, elle est bien bonne celle-là ! :-)

Répondre à ce message #43918 | Répond au message #43916
Vrais masques, faux nez - epujsv - 19 septembre 2020 à  20:06

Il fait la teuf le préf ?

Répondre à ce message #43919 | Répond au message #43918
Vrais masques, faux nez - Mister K - 20 septembre 2020 à  06:22

Non, mais interdire quelque chose qui est déjà illégale (donc interdit), c’est bizarre, non...? ;-)

Répondre à ce message #43920 | Répond au message #43919
Vrais masques, faux nez - epujsv - 20 septembre 2020 à  13:26

Sur les personnes contacts : dans la Méthodologie d’investigation des cas et personnes contacts (version du 7 mai) il y a des définitions des cas contacts selon plusieurs situations. Sont notamment considérés comme cas contacts à risques ) :

"Définition d’un contact :

En l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact :
- hygiaphone ou autre séparation physique (vitre) ;
- masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas ou le contact ;
- masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent porté par le cas et le contact,

"Contact à risque = Personne
- Ayant partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- Ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades).
En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
- Ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- Ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;
- Etant élève ou enseignant de la même classe scolaire (maternelle, primaire, secondaire, groupe de travaux dirigés à l’université).

Donc, si je comprends bien (?), concernant les enseignants, cette méthodologie datant de la sortie du confinement prévoyait l’absence de masques, quels qu’ils soient, en milieux scolaire, universitaire (et ailleurs). Mais c’est curieux que le masque chirurgical et le masque FFP2 soient mis sur le même pied d’égalité puisqu’il est dit : " en l’absence de masques chirurgical, FFP2, porté par le cas ou la personne contact".
C’est-à-dire que dans ces définitions, ne serait pas contact à risque une personne qui porte un masque chirurgical alors que le cas n’en porte pas. Bizarre, bizarre, puisque le masque chirurgical ne protège pas celui qui le porte (ou légèrement). Le masque chirurgical doit être portés à deux. (tandis que le FFP2 protège le porteur et son environnement). Tout comme le masque dit "grand public", en tissu. Et c’est bien d’ailleurs comme ça qu’on nous a vendus les tissus, en nous disant qu’ils avaient les mêmes fonctions qu’un chirurgical. Alors, faudrait savoir....

Donc, dans les dernières annonces du gouvernements pour les enseignants, ce serait donc en fait, si je comprends bien (?) de les enlever définitivement de la définition des cas contacts à risques. Considérant qu’à partir du moment où ils ont un masque chirurgical ou tissu, ils n’encourent aucun risque, ou négligeable. Alors que le dernier bulletin épidémiologique nationaldu 17 septembre dit dans ses analyses par classe d’âges ( page 6) : " En semaine 37, par rapport à la S36, le taux d’incidence a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation était plus importante chez les 75 ans et plus (+45%) et les 0-14 ans (+40%), que chez les 65-74 ans (+17%), chez les 45-64 ans (+16%) et chez les 15-44 ans (+1%) (Figure 6a).

Et j’ai lu sur les twitters de plusieurs médecins non médiatiques qu’il n’y a bien qu’en France qu’on considère que les enfants sont peu contagieux (ou en tous cas il n’y a pas consensus) : par la Société Française de Pédiatrie et le Haut Conseil à la Santé Publique. Celui-là même qui a réduit la liste des personnes vulnérables avec le gouvernement sans émettre d’avis.
Enfin, toujours est-il que quand on lit son dernier avis sur les milieux scolaires etc.... on comprend bien que c’est le masque en tissu (norme afnor) qui sera généralisé et non le masque chirurgical pour tous les professionnels de l’enseignement, péri scolaire etc.... Ben oui, faut bien écouler tout ce que les entreprises du tissu, de la mode, etc... ont fabriqué à fond lors de la pénurie de masques chirurgicaux (et FFP2). Et continuent certainement à fabriquer. Ca rapporte et ça les empêche de couler dans le cadre de la crise économique actuelle. L’Etat, collectivités, administrations, les achètent. Un bon marché. Il n’achète pas les masques chirurgicaux, ou s’il en a acheté, il ne compte plus le faire. Je suppose que ce qui arrive aux enseignants sur les masques est ce qui arrive l’ensemble de la fonction publique. Alors que tous les élus, hauts représentants des pouvoirs publics, quels qu’ils soient, portent des masques chirurgicaux. Pas des masques grand public Afnor.

Enfin, au delà des cas particuliers des enseignants qui sont en fait complètement évacués de la liste des cas contacts (à risques ou pas) , sauf erreur de ma part, non seulement il y a un gros problème bien reconnu dans les tests en France (les délais, le manque en moyens humains et en structures d’analyses des résultats) mais il me semble qu’il y a aussi des problèmes dans les définitions, méthodologie protocolaires nationales dans la recherche et l’évaluation des cas contacts et contacts à risques. D’où certainement de gros problèmes, des différences, dans le traçage (et donc de l’isolement, du test) d’une région à l’autre. D’une ARS à l’autre, d’une Sécu à l’autre, d’un médecin à l’autre. (sans parler aussi des moyens humains qu’ils manquent pour les enquêtes).

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Vrais masques, faux nez - epujsv - 20 septembre 2020 à  13:45

Et d’un département à l’autre.

Répondre à ce message #43922 | Répond au message #43921
Vrais masques, faux nez - epujsv - 20 septembre 2020 à  14:52

Ici le résumé d’une étude canadienne sur le retour des étudiants en ville : aïe aïe aïe.

Traduction Google :

"Objectif : Les étudiants de niveau postsecondaire ont des contacts plus élevés que la moyenne avec la population générale en raison de la vie en communauté, de l’utilisation du transport en commun, des activités universitaires et sociales à forte densité et de l’emploi dans le secteur des services. Nous avons évalué l’impact d’une importante population étudiante retournant dans une ville de taille moyenne connaissant actuellement un faible taux de COVID-19 sur les résultats en matière de santé communautaire. Nous examinons si le dépistage systématique ou ponctuel ciblé dans cette population peut atténuer les impacts communautaires du COVID-19. Méthodes : Nous avons développé un modèle de transmission dynamique du COVID-19 subdivisé en trois populations en interaction : population générale, étudiants universitaires et résidents de soins de longue durée. Nous avons paramétré le modèle en utilisant la littérature médicale et l’opinion d’experts. Nous avons calibré le modèle en fonction des résultats observés dans une ville canadienne de taille moyenne entre le 1er mars et le 15 août 2020 avant l’arrivée d’une population étudiante postsecondaire relativement importante. Nous avons évalué l’impact de la population étudiante (20000 personnes arrivant le 1er septembre) sur les infections cumulées au COVID-19 au cours du semestre d’automne, le moment du pic d’infection, le moment et le niveau maximal d’occupation des soins intensifs, et le moment du réengagement. restrictions sociales et économiques. Nous considérons plusieurs scénarios avec différents comportements de prévention du COVID-19 chez les élèves et la population générale, ainsi que différentes stratégies de dépistage du COVID-19 chez les étudiants. Résultats : Dans une ville où l’activité COVID-19 est faible, le retour d’une population étudiante relativement importante augmente considérablement le nombre total d’infections COVID-19 dans la communauté. Dans un scénario dans lequel les étudiants s’engagent immédiatement dans une réduction des contacts de 24% par rapport aux niveaux pré-COVID, le nombre total d’infections dans la communauté augmente de 87% (de 3900 sans les étudiants à 7299 infections avec les étudiants), avec 71% des infections incrémentielles survenant dans la population générale, entraînant le réengagement des restrictions sociales et économiques 3 semaines plus tôt et 17 décès supplémentaires dus au COVID-19. Les scénarios dans lesquels les élèves ont une augmentation initiale et à court terme des contacts avec d’autres élèves avant de s’engager dans des comportements de réduction des contacts peuvent augmenter les infections dans la communauté de 150% ou plus. Dans de tels scénarios, le dépistage des étudiants asymptomatiques tous les 5 jours réduit le nombre d’infections attribuables à l’introduction de la population étudiante universitaire de 42% et retarde le réengagement des restrictions sociales et économiques d’une semaine. Par rapport au dépistage tous les 5 jours, le dépistage de masse ponctuel des étudiants évite moins d’infections, mais est très efficace en termes d’infections évitées par test de dépistage effectué. Discussion : Les étudiants universitaires sont fortement interconnectés avec les communautés de la ville dans lesquelles ils vivent et vont à l’école, et ils ont un plus grand nombre de contacts que la population générale. Des environnements de vie à haute densité, l’enthousiasme pour la nouvelle année scolaire et des taux relativement élevés de présentation asymptomatique peuvent diminuer leurs comportements d’autoprotection et contribuer à une transmission communautaire accrue du COVID-19 affectant les membres à risque de la communauté urbaine. Le dépistage ciblé sur cette population offre des avantages de santé publique importants à la communauté grâce à des infections évitées, des admissions en soins intensifs et des décès dus au COVID-19."

Mais les étudiants ne peuvent pas s’engager tout seul : encore faudrait-il que les universités leur permettent de s’engager. Donc le gouvernement. Mais actuellement le gouvernement, le ministère de l’enseignement supérieur, fait tout le contraire puisqu’il est justement en train de réduire encore les moyens des universités. Par une loi dont l’acronyme est fait de L de P et de R. Plutôt que de lancer des campagnes de tests massifs dans ces communautés où les conditions pour tenir toutes les mesures barrières sont rendues impossibles. (voir le twitter balance ta fac). Quant aux restaurants universitaires, ça coupe l’appétit. Autant se frotter le visage et manger son masque au bout de quatre heures. Ca revient au même. C’est Covid plateau.

Répondre à ce message #43923 | Répond au message #43921
Vrais masques, faux nez - epujsv - 21 septembre 2020 à  11:56

J’essaie de remettre en lien cette étude scientifique canadienne, qui n’est pas (encore ?) validée par les paires. C’est une pré-publication sur le site MedRvix.

Impact of university re-opening on total community covid 19 burden - 18 septembre 2020

Ensuite concernant les études sur la contagiosité des enfants, il est bien évident que le gouvernement...ment, le HSCP et la société française de pédiatrie avec. Si on cherche on trouve des études qui prouvent bien que les enfants sont autant contagieux que les adultes.

je ne regarde pas la télé, bfm et compagnie. J’écoute peu la radio : ou si, quand je l’écoute, j’entends ces inlassables voix off qui nous répètent les mêmes consignes depuis des mois. Or, malgré tout ce qu’on peut entendre, les recherches sur le corona ont évolué. Il s’avère de plus en plus qu’il se transmet bien principalement par les aérosols. Entendons-nous, lisons-nous, des consignes et explications gouvernementales sur ces aérosols ? Non. Demander à toute une population de s’impliquer nécessite des explications. Il insiste toujours sur le gel hydroalcoolique, les surfaces, mais ce sont des vecteurs minimes.

En dehors des communautés, des groupes évidents de contamination que le gouvernement nie, abandonne, sacrifie, et qui contaminent d’autres groupes, individus, que le gouvernement sacrifie, parce qu’il n’a rien préparé depuis la sortie du confinement (et si des choses ont évolué dans le bon sens, ce n’est pas grâce à lui)
des tas de personnes se contaminent (et contamineront les autres), non seulement parce qu’elles sont individualistes, égoïstes, terrifiantes pour moi, rassurées par le peu de mortalité et complications de leurs groupes d’âges (donc pas seulement que les ados, étudiants, mais 30 aires, 40 aires, 50 aires. Ceci dit, c’est comme ça que la société française les formate depuis des lustres pour aboutir à l’heure actuelle à une sorte de montée libertarienne ), mais aussi parce que le gouvernement maintient ces personnes dans l’ignorance ou le doute. Trop empressé à vouloir maintenir l’économie à flot en continuant à enrichir les riches, il s’aveugle et aveugle en racontant des bobards à longueur de temps. D’une certaine façon, c’est le virus qui le rappelle à l’ordre. Mais malheureusement, il maintient son cap et nous fait couler tous ensemble.

Et sinon, des soignants asymptomatiques testés positifs sont rappelés sur leurs lieux de travail.

Répondre à ce message #43925 | Répond au message #43923
Vrais masques, faux nez - epujsv - 21 septembre 2020 à  14:24

Chez les jeunes, ça ne marche pas à tous les coups : France Bleue Gironde, du 21/09/20 - 3 mineurs en réanimation

Répondre à ce message #43926 | Répond au message #43925
Vrais masques, faux nez - epujsv - 21 septembre 2020 à  20:02

Mais le CDC a semble t-il changé d’avis ?
"« Une version provisoire des modifications proposées à ces recommandations a été publiée par erreur sur le site officiel de l’agence », a déclaré lundi le CDC. « Le CDC met actuellement à jour ses recommandations concernant la transmission aérienne du SARS-CoV-2 (le virus qui cause le COVID-19). Une fois ce processus terminé, la langue de mise à jour sera publiée. »

Répondre à ce message #43928 | Répond au message #43927
Vrais masques, faux nez - epujsv - 22 septembre 2020 à  21:11

Rien de nouveau sur la question des aérosols ( l’OMS ayant demandé au CDC de revoir sa copie) mais du nouveau sur les masques chirurgicaux : selon un enseignant-chercheur en laboratoire à Roubaix, même lavés ils resteront toujours plus efficaces que les masques en tissu "grand public". C’est dire. France Bleu Nord du 21 septembre 2020.

Répondre à ce message #43929 | Répond au message #43928
Vrais masques, faux nez - epujsv - 22 septembre 2020 à  21:52

Macron prend ses responsabilités face à la monté de l’épidémie.

Répondre à ce message #43930 | Répond au message #43929
Vrais masques, faux nez - epujsv - 23 septembre 2020 à  20:11

"40000 étudiants et enseignants testés 2 fois par semaine sur un campus....de lIlinois : Depuis le 6 juillet, l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) teste ses 40 000 étudiants et professeurs pour le Covid-19 deux fois par semaine. Un dépistage massif rendu possible grâce à des tests RT-PCR sur prélèvements salivaires. Un dépistage que la France vient d’écarter par la voix de la Haute Autorité de santé."
Industrie et Technologie du 23.09.20

Répondre à ce message #43931 | Répond au message #43930
Vrais masques, faux nez - epujsv - 24 septembre 2020 à  16:37
Répondre à ce message #43932 | Répond au message #43931
Vrais masques, faux nez - epujsv - 25 septembre 2020 à  11:58

Le dernier bulletin épidémiologique de Santé Publique France, du 24/09/20, mentionne que les principaux clusters sont donc toujours en entreprises, puis viennent les établissements scolaires et universitaires. Page 15.

Puis les évènements privés et publics, puis les établissements de santé.

Répondre à ce message #43935 | Répond au message #43931
Vrais masques, faux nez - epujsv - 25 septembre 2020 à  19:23

Non, erreur de ma part : il s’agit des 4 premiers principaux clusters en cours d’investigation. (hors Ehpad et milieu familial restreint).
Dont les entreprises privées et publiques (hors établissements de santé et ets scolaires et universitaires) , le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les évènements publics/privés sont les plus représentés.

Toutefois, l’introduction à la rubrique Clusters dit mot pour mot : " Face à l’augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire, le nombre de clusters identifié est probablement largement sous-estimé. La forte activité observée ces dernières semaines entraine un délai dans la validation et la notification des clusters. La dynamique du nombre de signalement hebdomadaire ne constitue donc plus un indicateur pertinent dans le suivi de l’épidémie. "

Au 14 septembre, les clusters à criticité élevée étaient par ordre décroissant :
- les Ehpad
- les communautés vulnérables (gens du voyage, situations précaires...)
- les établissements de santé
- EMS des personnes handicapées
- les etabl. pénitentiaires
- unité géographique de petite taille
- évènement public, privé
- milieu familial élargi
- les entrepr. privées et publiques (non classées ailleurs)
- les milieux scolaires et universitaires
- structures de l’aide à l’enfance
- creches
- autre

Et dans les entreprises :
- les industries alimentaires
- les transports terrestres et par conduites
- la restauration
- activités sportives et récréatives, loisirs
- Administration publique et défense ; sécurité sociale obligatoire
- Activités des services financiers, hors assurance et caisses de retraite
- Commerce de détail, à l’exception des automobiles et des motocycles
- Entreposage et services auxiliaires des transports

Enfin bon, il s’agit seulement d’un focus sur les clusters, pas simple à comprendre, dans la mesure où les dates, périodes sont différentes selon les collectivités "étudiées", et la nomenclature des milieux "étudiés", est complexe.

Répondre à ce message #43936 | Répond au message #43935
Vrais masques, faux nez - epujsv - 6 octobre 2020 à  20:44

CDC, OMS et aérosols suite : le journal du coronavirus 6/10/20

Répondre à ce message #43937 | Répond au message #43929
Vrais masques, faux nez - epujsv - 7 octobre 2020 à  21:20

De l’incompétence dans l’air : Christian Lehmann, Journal d’épidémie, Libération 7/10/20

Répondre à ce message #43938 | Répond au message #43937
Vrais masques, faux nez - epujsv - 20 septembre 2020 à  19:28

Le 19 septembre la carte indique 90 décès à l’hôpital. 5 personnes sont donc décédées en 1 semaine environ dans le cadre du cluster de l’hôpital. Je ne comprends pas si ce sont ces décès du covid que dénombre le facebook de l’hôpital qui différencie les causes de tous les décès survenus dans le Service gériatrique de Rééducation ( dans son point de situation du 18 septembre).

Quant à Bellevue....au 18 septembre 54 résidents positifs (sur 205 résidents) asymptomatiques et un décès dont l’ehpad n’a pas toujours pas le résultat du test.

Répondre à ce message #43924 | Répond au message #43907
Vrais masques, faux nez - epujsv - 31 août 2020 à  15:26

Et le laboratoire BioeExcel, sur RV, dépisteégalement à la Chancellerie.

Répondre à ce message #43884 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 6 septembre 2020 à  13:09

En fait les chiffres changent sur la carte "Synthese patent covid 19" (donc supposément pour SPF également, et l’ARS CVL) . Certainement au fur et à mesure que les résultats des tests tombent (donc bien plus de 3 jours apres les tests) : par exemple le 30 août la carte disait que pour les 25 et 26 août ( les 2 jours de dépistages mobiles sur les places du département) il y avait eu respectivement 611 tests effectués, 11 postifs ; 620 tests effectués, 14 positifs.

Aujourd’hui la même carte pour les même jours dit :
618 tests effectués, 11 positifs ; 720 tests et 16 positifs.

Et cela se reproduit pour chaque jour de tests. Les données changent à rebours.

Répondre à ce message #43889 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 13 septembre 2020 à  15:59

Pour la semaine du mardi 1/09 (c’est-à-dire quand l’hôpital et le labo bioexcel ont commencé à faire des tests sur RV) au lundi 7/09 (dont le samedi 5/09 où selon le BR les premiers cas de covid ont été détectés à l’hôpital) il ya eu :

2498 tests effectués et 62 cas positifs (additions faites maison toujours en regardant jour par jour la carte "synthese patients covid")

La semaine d’avant, du 20/08 au 26/08, il y avait eu 2559 tests effectués et 53 cas positifs. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on teste plus, qu’il y a plus de positifs.

A rappeler que ces chiffres sont susceptibles de changer à rebours puisque les résultats des tests arrivent pour un nombre inconnu de personnes bien plus tard que 48h ou 3 jours.

Répondre à ce message #43898 | Répond au message #43879
Vrais masques, faux nez - epujsv - 5 septembre 2020 à  15:35

Autre questionnement sur la Région Centre Val de Loire : dans le dernier point épidémiologique hebdomadaire national du 3/09c’est la seule Région où il n’y a aucun chiffre de remontés sur l’activité de recherche des cas contacts (page 11) : et ce depuis le 13/05.

Répondre à ce message #43888 | Répond au message #43876
Vrais masques, faux nez - epujsv - 13 septembre 2020 à  19:32

Le dernier bulletin épidémiologique hebdo national du 10 septembre page 11 fait bien figurer cette fois le nombre de cas contacts...contactés pour la région Centre-Val de Loire . Pour 1035 personnes positives ça représente 3111 cas contacts à risques contactés. Je présume surtout dans le Loiret.

Répondre à ce message #43899 | Répond au message #43888
Vrais masques, faux nez - epujsv - 14 septembre 2020 à  10:36

Messieurs Sansu et Galut vont-ils incarner localement le protocole d’isolement (et d’information ) préconisé par le Conseil Scientifique ? Avis du 3 septembre.

Le Figaro du 9/09/ résume bien le contenu de l’avis. Qui n’est pas bien long à lire malgré tout. Et à comprendre. Par contre, à part la réduction de 14 à à 7 jours d’isolement, je n’ai pas compris ce qu’a dit Castex vendredi 11/09. J’ai l’impression qu’il n’a rien dit de plus. Or l’avis du conseil scientifique est beaucoup plus développé. Et compréhensible.

Répondre à ce message #43900 | Répond au message #43899
Vrais masques, faux nez - epujsv - 31 août 2020 à  23:04

Et badaboum, paf, ping, dans la tête :comment le Ministere du travail tient absolument à la contamination et à la circulation active du virus partout. "Des clusters ! des clusters ! en-core des clusters ! On en veut encore plus ! et puis des malades, on ’en veut aussi encore plus.! Et puis des saturations de services hospitaliers, on ’en veut plein ! et des vieux morts, on ’en veut encore plus aussi ! et des moins vieux. On a tellement aimé ça, qu’on veut recommencer."

Répondre à ce message #43885 | Répond au message #43871
Vrais masques, faux nez - epujsv - 31 août 2020 à  23:28

Le nouveau protocole en question.... : "PROTOCOLE NATIONAL POUR ASSURER LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES SALARIÉS EN ENTREPRISE FACE À L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19 31août 2020"

Santé et sécurité des salariés, de leurs familles, de leurs amis, de leurs cas contacts, de leurs cercueils....

Répondre à ce message #43886 | Répond au message #43885
Vrais masques, faux nez - epujsv - 2 septembre 2020 à  08:19
Répondre à ce message #43887 | Répond au message #43886