La SEMIARC en sursis
La SEMIARC, société de restauration collective dont la ville de Bourges détient la majorité des parts, s’est vu accorder un sursis de un mois par le Tribunal de Commerce de Bourges, après le dépôt de bilan présenté par la maire adjointe chargée de l’enseignement, Mme Csorgei, le mardi 19 août. La société accuse un déficit évalué entre 350.000 et 500.000 euros.
Société d’économie mixte détenue à la majorité des parts par la ville de Bourges, la SEMIARC, assurant une mission de restauration collective à destination des écoles, centres de loisirs et maisons de retraite à Bourges et dans sa région devra attendre le 26 septembre prochain pour que le Tribunal de Commerce de Bourges ne statue sur son sort. Après un déficit constaté d’environ 300.000 euros en 2002, le Directeur de la SEMIARC avait été licencié et remplacé - après appel d’offre, par la société Avenance pour assurer une « assistance technique ». Or, d’après les informations de Yannick Bedin, conseiller municipal d’opposition (PCF) et membre du conseil d’administration de la SEMIARC, le coût de cette assistance s’élevait à 142.000 euros alors que le coût du directeur n’était que de 65.000 euros, aggravant ainsi les charges de l’entreprise. Sous l’assistance de Avenance, le trou financier se serait creusé davantage, aboutissant, le 19 août dernier au dépôt de bilan de la SEMIARC par la maire adjointe et présidente de la SEMIARC, Mme Csorgei. Ce dépôt de bilan a suscité tout d’abord le désarroi des salariés, puis, leur colère en apprenant que la ville de Bourges avait lancé discrètement un nouvel appel d’offre, sans obligation de reprendre le personnel en place. Une mesure en contradiction avec les propos rassurants tenus par Mme Csorgei, concernant l’avenir des salariés de l’entreprise. Sur son site internet, l’opposition municipale communiste affirme sa volonté de « défendre le service public de restauration collective » et s’interroge : « S’agit-il d’un naufrage organisé, pour mieux confier ce marché à un grand groupe de restauration privé ? Pourquoi avoir choisi une assistance technique piloté par un groupe de restauration privé susceptible de concourir au prochain appel d’offre au même titre que la SEMIARC, lui conférant ainsi un avantage certain ?
Sources : Le Berry Républicain, La Nouvelle République, site internet de la section du Cher du Parti Communiste Français.