Murat ou l’obsédé textuel
Ces jours-ci Jean-Louis Murat sort son nouvel album. Pour l’occasion il nous gratifie même d’un double prénommé Lilith. Si on résume sauvagement, ce disque se décompose en une partie plutôt rock emmenée par l’infernal trio guitare basse batterie et une partie acoustique tout en douceur.
Du point de vue écriture Murat poursuit la veine qu’il explore depuis plusieurs albums : des textes complètement barrés où surgissent quelques images délicatement ciselées. A part ça, il ressasse toujours les mêmes sujets : l’amour ou la difficulté d’aimer, les femmes, le sexe. Et la mort qui rode dans tout ça... Vous avez dit romantique ?
Seulement, la musique est là et elle fait tout passer. Les choses tristes dans des airs primesautiers et les choses plus légères dans des airs capiteux... La musique reste en tête, entêtante. Impossible de résister aux ryhtmes disco dans ’Le cri du papillon’ ou l’énergie binaire de ’Les jours du jaguar’, à l’envoutement des cordes et des cuivres dans ’Le mou du chat’, aux cordes somptueuses de ’Se mettre aux anges’, à la douce guitare du ’Voleur de rhubarbe’, aux airs gentiment pop de ’Elle pleure’ !
Bref, dans une étonnante richesse musicale, Murat nous étonne, nous émeut, nous ballade, au gré de ses humeurs, grâce à sa voix, toujours magnifique. Il nous offre le portrait d’un homme avec ses rêves, ses déceptions, ses envies, ses contradictions.
Une seule conclusion s’impose après l’écoute de ce double album : Murat est grand !
PS : quelques liens pour en savoir plus
le site officiel : www.jlmurat.com
et surtout le site non officiel : www.bangbang.fr.fm