Bonne réaction du FCB
C’est un FC Bourges à deux visages qu’ont pu voir les quelques spectateurs berruyers qui s’étaient déplacés au Stade Jacques Rimbault. Volontaires mais inorganisés, techniquement et tactiquement déficients en première mi-temps. Brillants voire irrésistibles en seconde période. Avec au final une victoire 4-2 face à Brive - une équipe de haut de classement - qui en appelle d’autres. La fin d’une mauvaise passe ?
On aimerait croire que le FCB en a fini avec la poisse. Qu’il en a fini de ronronner doucement dans son très cossu Stade Jacques Rimbault. On aimerait aussi être prudent car ici, à Bourges, on a l’habitude de s’enflammer à la moindre victoire (et pour cause, il n’y en a pas eu beaucoup ces derniers temps) et croire que l’on a la meilleure équipe du monde. Ce qui nous a été donné de voir nous donne un sentiment assez partagé : entre l’amertume d’un début de saison totalement raté qui empêchera à coup sûr le FCB de monter en National à la fin de la saison, et la satisfaction de voir une équipe qui s’être battue avec beaucoup de courage et, souvent, de talent.
Les berruyers entamaient la rencontre de manière très accrocheuse avec une évidente volonté de bien faire. Dès la troisième minute l’équipe de Brive craquait sur un ballon récupéré par Brunel suite à un tir raté de César Da Costa. Fort de cet avantage, le FCB aurait dû évoluer sereinement. Hélas, c’est l’effet inverse qui s’est produit. Peu à peu, l’équipe berruyère s’est endormie et son jeu s’est liquéfié. Brunel et Da Costa étaient seuls en attaque tandis que le reste de l’équipe bidouillait en défense. Résultat ? Un trou béant au milieu de terrain faisant supporter la pression du match par l’unique secteur défensif dont profitait allègrement l’équipe visiteuse. C’est presque avec surprise que l’égalisation puis le second but briviste ne survenaient que dans les tout derniers instants de la première mi-temps. Une fois de plus, le FCB s’était laissé endormir malgré les erreurs d’arbitrage assez évidentes qui auraient dû l’inciter à la révolte.
A ce moment, le maigre public local pouvait se dire que les matchs se suivent et se ressemblent au Stade Jacques Rimbault, tant les berruyers gâchent leur talent cette saison. La reprise voyait l’équipe de Pavlé Vostanic repartir avec une curieuse sérénité tandis que les brivistes, qui ne fermaient pas le jeu semblaient assez statiques. Cédric Guillaumin, Fabrice Brunel, César Da Costa et Selim Bengriba multipliaient les appels de balles pour déstabiliser l’équipe hôte. Ce stratagème portait rapidement ses fruits grâce a l’abnégation de Brunel qui égalisait rageusement. La suite de la rencontre sera à sens unique. Le FCB se mettait alors à jouer très brillamment sur certaines phases de jeu, à l’image de Cédric Guillaumin qui, dans une débauche d’énergie quasi lubrique, s’arrachait sur le moindre ballon. C’est donc logiquement que César Da Costa qui a pas mal ramé durant la rencontre, était récompensé par un but crucial qui faisait passer le FCB devant au tableau d’affichage, et que Brunel faisait le break. L’adition aurait d’ailleurs pu être plus lourde pour une équipe de Brive parfois totalement à la rue. Signe de l’engagement berruyer sur ce match : Julien Sassier était obligé de sortir quelques minutes avant la fin de la rencontre, victime de crampes, alors qu’il a pourtant l’habitude de disputer des matchs dans leur intégralité.
Place à présent à la Coupe de France samedi prochain face à Yzeure (CFA2). Il s’agira pour le FCB de continuer à se refaire une santé.