Archives
FESTIVAL

Un Printemps 2004 sans audace

vendredi 20 février 2004 à 23:06, par Charles-Henry Sadien

La programmation du Printemps de Bourges 2004 a été dévoilée. Au total une quarantaine de spectacles répartis sur six jours, du 20 au 25 avril prochain. A réserver à ceux qui n’ont pas beaucoup fréquenté les salles de spectacles durant ces derniers mois.

Lisez Les Inrocks, Magic et Chorus toute l’année et vous avez la programmation du Printemps de Bourges de l’année suivante. Signe des temps, le Printemps de Bourges n’a plus le caractère d’avant-garde de ses premières années, mais se contente aujourd’hui de suivre la tendance du moment. L’édition 2004 du « festival le plus subventionné de France », dixit son mentor Daniel Colling, ne déroge malheureusement pas à la règle. A défaut de grosses pointures internationales qui ne se déplacent plus à l’occasion de ce festival parmi tant d’autres, les programmateurs ont accordé la part belle aux valeurs françaises qui ont le vent en poupe : Dominique A, Jeanne Cherhal, les Têtes Raides, Benabar, Tryo, Bashung, ou encore M. Du déjà vu et entendu maintes fois un peu partout en France, certes. La tendance néo-métal (genre je sais pas faire un solo alors je fais des gros riffs avec ma guitare accordée un demi-ton au dessous) est quant à elle représentée par The Rasmus (quatrième album en Hollande mais première percée en France), Incubus (un peu plus électro-rock sur le dernier opus) auquel on peut rattacher Melissa auf der Maur pour son passé avec Hole et les Smashing. Soulignons en outre le retour de Ezekiel, Calexico, Iam des Fabulous troubadors, Sanseverino et la présence de l’humoriste de télévision Jamel… ou encore Enhancer et l’on aura fait à peu près le tour de la programmation. En fait, l’essentiel de la programmation sera constitué par les « découvertes du Printemps de Bourges » rebaptisées « Attention talent scène » à la faveur d’un sponsoring avec un revendeurs de produits culturels (enfin, c’est un bien grand mot…). Avec une moyenne d’un peu plus de six concerts par jour (découvertes comprises), le Printemps de Bourges parait quelque peu rachitique. Au contraire des tarifs de spectacles : 30 euros auxquels il faut ajouter les fais de réservation. Pour voir trois bédouins jouer quarante minutes chacun chrono en main dans un chapiteau mal sonorisé, cela peut paraître particulièrement hard par rapport aux forfaits proposés à Belfort ou ailleurs. Rassurez-vous, il reste encore les concerts dans les bars dans le cadre du Festival Off, organisé par le « In » (on n’est jamais mieux servi que par soi-même…), qui représente finalement le seul vrai intérêt de ces quelques jours durant lesquels Bourges se croit de manière illusoire au centre du monde de la musique.

Le Printemps de Bourges. Du 20 au 25 avril 2004.
Programmation complète du festival berrichon sur www.printemps-bourges.com

commentaires
> Un Printemps 2004 sans audace - tauhit - 21 février 2004 à 11:08

au printemps il y a deux choses : des spectacles qui font vendre ( benabar , m, varietoche, ... ) et il y a les concerts intelligents.
Vitalic en live, une legende de l’electro francaise avec miss kittin, Buck 65, sage francis, des legendes vivante du concient rap, la moitier de bords of canada , un groupe mytique, The vines, Franz ferdinand, le label constelation, ...
Il y en a qui viennent pour la premiere fois en France.
Renseingez vous avant de constater !!


#1288
> Un Printemps 2004 sans audace - JMP - 21 février 2004 à  17:16

Je pense que vous ne m’avez pas bien compris : il fut un temps où le printemps de Bourges ne se contentait pas d’inviter les "légendes" que vous évoquez. Elle les "fabriquait". Je ne suis pas d’accord du tout lorsque vous citez des exemples de spectacles de "variétoche" qui font vendre. M fait "vendre" et c’est un artiste hors pair par exemple. Vous semblez dénigrer ce que vous appelez la variétoche pour encenser ce que j’appelle la pop aséptisée ou l’électro fait par des personnes qui sont des techniciens avant d’être des musiciens.
Quant au hip hop, je pense être suffisamment bien placé pour regreter le peu de place fait aux vrais talents qui évoluent dans ce pays et à qui on ne laisse pas de place dans les vraies salles de spectacles et qui sont obligés de se produire dans des salles pourraves indignes. C’est bien beau de faire du clinquant en invitant des pointures US ou autre. Mais le rap français ne doit pas se résumer aux escroqueries musicales que l’on entend sur Skyrock.

#1289 | Répond au message #1288
> Un Printemps 2004 sans audace - JMP - 21 février 2004 à  17:20

ah oui, j’oubliais : the vines, groupe mythique ? Ben voyons !!! Permettez-moi de trouver cela très exagéré. Hendrix ou les Beattles son mythiques parce qu’ils ont redéfini plein de chose dans la musique. The vines, non.

#1290 | Répond au message #1289
> Un Printemps 2004 sans audace - 25 février 2004 à  00:16

On va parler de rap. "C’est bien beau les Pointures US ....". En france , la scene rap est bouffé par la radio. Et les meilleurs francais partent a l’etranger (TTC). Buck 65, sage francis, ce ne sont pas des musiciens ?? et l’electro, une bande de techniciens minables qui touche a 2 notes d’un clavier ??
Bravo la mentalité berrichonne. Nostalgie des anciens printemps qui soit disant fabriquait des legendes ( Lequels ??? revelateur, oui) et aucune ouverture musicale ( comparer les vines a Hendrix, c’est ridicule et pitoyable, ils ne viennent pas pour reinventer le rock en se servant de ce qui a deja etait fait . C’est comme comparer la varietoche à Jacques brel. Ils peuvent arreter d’ecrire tout de suite ! et pourtant non)
"Il font chier ces nostalgique" (citation : P.E. )

#1297 | Répond au message #1289
> Un Printemps 2004 sans audace - JMP - 25 février 2004 à  01:22

 sur le hip-hop : il n’y a pas de contradiction dans vos propos avec les miens
 sur l’électro : Etre technicien ne signifie pas être "minable", il ne s’agit pas d’un jugement de valeur.
 the vine : vous dites que the vines est un groupe mythique. je ne compare pas ce groupe à hendrix, mais j’évalue le qualificatif de "mythique", que vous employez qui est selon moi exagéré pour le groupe que vous évoquez. Moi je dis simplement "ben non, c’est un groupe", c’est tout. Leur venue en France n’est pas un évenement, seulement une opportunité interessante, mais ça ne va pas plus loin. Un évenement, par exemple, c’est lorsqu’il y a plusieurs années le PdB était parvenu à faire venir en France des groupes russes de rock non officiels et qu’il a fallu l’intervention de Jack lang auprès de Gorbachev pour les faire sortir de leur pays. Un évenement, c’est Ima Sumac au pdb1992.
 je ne suis pas nostalgique. Bcp de professionnels pleurent simplement de rire en voyant la programmation du PdP et en la comparant à celle d’autres festivals. C’est un fait - et non une opinion ou de la "nostalgie" - de constater que le poids du Printemps de Bourges a considérablement baissé ces dernières années. Daniel Colling lui-même, directeur du Festival, à présenté l’édition 2004 pudiquement comme une année "de transition". Il s’agit bien entendu d’un language de communication qu’il faut traduire de manière explicite.
Rapellons que le PdB est un festival ultra subventionné et qu’il a le devoir de ne pas proposer aux spectateurs que des choses évidentes comme les noms d’artistes et de groupes que vous mentionnez dans votre premier message de ce forum.

#1299 | Répond au message #1297
> Un Printemps 2004 sans audace - 25 février 2004 à  13:06

apès "un groupe mythique" dans le premier message il ya une virgule et pas 2 points. Comme ça au moins vous le savez. Le jugement de valeur il est fait quand on met la pop asceptisé et l’electro dans le meme sac ça veut tout dire.
The Vines ne trouvent pas une opportunité en venant en france sinon ils seraient venus avant.
La programmation du printemps de bourges est efficace. Elle fait venir la variétoche "foulquier" qui remplit à 30 euros mais c’est aussi pour faire venir tout ces groupes éléctro presques invisibles il y a 2 ou 3 ans.
Et les groupes importants qui commencent une tournée en avril je ne suis pas surs qu’ils veuillent passer par Bourges pour se roder, les eurockeenes ou la route du rock ont une meilleur programmation aussi parceque ça se passe l’été et qu’il n’ont pas pour but de satistaire tout le monde. La transistion s’effectue sans doute dans la mutation d’un printemps moins pop et où la place du hip-hop et de l’electro est plus grande, c’est tout. L’avenir est là .
Vous vous attendiez a qui ?? la pluspart des albums sortent au printemps.

#1301 | Répond au message #1299
> Un Printemps 2004 sans audace - JMP - 25 février 2004 à  13:54

 l’opportunité, elle est pour le public pas pour the Vines, bien sûr.
 A qui je m’attendais ? Ben a des truc que je ne connaisse pas et qui puissent me surprendre. On en revient à la critique principale de ma chronique : la programmation n’est pas mauvaise, mais elle est sans surprise. Le PdB se fait le reflet des différents courants musicaux à un moment donné. C’est ainsi que le PdB a eu sa période house music, sa période rock alternatif etc et aujourd’hui sa tendance légèrement marquée électro. Ce n’est pas cela qui est critiquable. Seulement le fait que ce festival n’anticipe pas et ne prenne pas de risques. Rien à voir avec les transmusicales de Rennes.
 Je préfère être un peu critique à l’égard de ce festival plutôt qu’abusivement éllogieux pour ne pas paraitre chauvin, comme la presse locale qui en fait des tonnes et qui croit toujours que le Printemps de Bourges est le plus grand et important festival de France. Ce n’est pas vrai.

#1302 | Répond au message #1301
de la partialité - antoine - 5 mars 2004 à  12:37

bonjour,

votre présentation de la programation du printemps est particulièrement partielle et partiale. j’ai suivi toutes les trans pour un webzine, je suivrais le printemps de bourges pour le même webzine.
a priori, jamais nous n’aurions imaginé faire le déplacement en terre bérrichone ; sans prétendre à l’élitisme, la "variétoche", ce n’est vraiment pas notre truc, et les têtes raides encore moins.

qu’il est injuste de ne pas regarder un peu plus en profondeur cette programmation ! mais, peut-être par méconnaissance de ce qui se fait actuellement en musique (je n’ose pas trop y croire), peut-être également (c’est plus certainement cette hypothèse qui doit être retenue) pour "se farcir" à moindre frais l’organisation du festival, vous développez des arguments particulièrement incohérents.

explosions in the sky,

i:monster,

sharko,

calexico,

miss kittin ? (on y revient...)

laetitia sheriff,

shannon wright,

et surtout la soirée constellation...

non, pour moi, difficile de critiquer la programmation, qui mêle tête d’affiches grands publics et groupes issus d’une scène moins connue, moins médiatisée.

vous tentez la comparaison avec les Trans ; à Rennes, les Trans également peuvent être critiquées, et pour beaucoup de raisons. Celle que je retiendrais ici sera surtout l’importance accordée aux vip et autres journalistes. près de 700 journalistes, un nombre indéterminé de vip, des pros à gogo : le spectateur "normal" en viendrait presque à se demander si il n’est pas l’exception, lui qui paye entre 15 et 30 euros ses places de concerts, qui n’a pas d’accès au bar presse/vip, et qui se ballade sans badge autour du cou.

je n’ai jamais encore eu l’occasion de fréquenter le PdB, mais je pense que le ratio professionnels de la musique/spectateurs y est certainement beaucoup plus raisonnable. et cela en grande partie grâce aux "grandes" têtes d’affiches.

tant qu’à faire, focalisez-vous plutôt sur les prix des concerts du festival, qui, eux, sont pour le coup plus que prohibitifs.
ce serait, à mon avis, un combat beaucoup plus noble et justifié.

bien à vous,

antoine

Voir en ligne : http://www.lecargo.org
#1329 | Répond au message #1302
> de la partialité - JMP - 5 mars 2004 à  16:41

Je ne crois pas dvper des arguments incohérents en écrivant que la programmation du PdB ne sort pas du lot de ce que l’on peut voir dans les autres festivals. C’est quand même dommage pour un festival qui a longtemps eu une longeur d’avance sur les autres. Heureusement il reste les "talents-scène" et les concerts dans les bars.

Mais qu’est-ce que vous avez contre les têtes raides et compagnie ? Je ne pense d’ailleurs pas qu’il y ait un seul groupe ou artiste qui fasse tache dans la programmation du PdB cette année. Daniel Colling, est très malin : il réserve les daubes qui rapportent de l’argent pour la programmation annuelle du Palais des Congrès (Lorie, Kyo etc...). Il y a quelques années ils auraient été programmés pour le festival. Alors...
Alors je me re-répète : j’ai du mal à me dire que le Printemps dépasse aujourd’hui une audience régionale. Le Printemps c’est bien pour les berruyers qui ne se déplacent pas pour voir des concerts ou pour ceux qui veulent en voir un max en un minimum de temps. Pour les autres, eh bien je suis désolé mais ils n’ont pas beaucoup de raisons d’aller voir ce qui se passe à Bourges. Les groupes que vous évoquez (et que je trouve personnellement quelconques - question de goût - mais, effectivement "à la mode" actuellement), je pense qu’il vaut mieux alleer les entendre dans un vrai concert. Là, vous n’aurez droit qu’à un échantillon de concert. Et, effectivement, vu le prix des places (relisez, j’y fais allusion dans l’article), ça ne vaut pas le coup.
Quant aux "vip" et "cartes pro", je pense que vous aurez l’occasion de constater que ce n’est pas mieux à Bourges. Un conseil : continuez à dire du bien du PdB si vous voulez revenir accrédité l’année prochaine.

PS : il y a tjrs des trucs bien à voir quand même : l’année dernière, il y avait Scissor Sisters, un groupe originaire de New York qui avait fait une belle percée en Angleterre mais qui était quasi inconnu en France. Leur 1er album est sorti il y a peu de temps et il est vraiment excellent pour ceux qui aiment les choses un peu inclassables.

#1330 | Répond au message #1329
> de la partialité - 12 mars 2004 à  16:23

dialogue de sourds. je reviens.
La longueur d’avance sur les autres, c’est koi ? un nouveau benabar, une palette des chanteurs a texte mieleux, des groupes de rock meme pas rock dans l’ame ! la longeur d’avances se trouve dans toutes la scene eletro/hip-hop, la plus riche. les decouvertes, il y a des tres bon , mais les bars, faut pas deconner, c’est de la musique de fond !
Le prix des places est carrement accesibles. Les artistes ont besoin de vivres ! une places a 15 euros pour 5h, ca vaut mieux que 3 vers dans un bars du centre.

PS : Super scissor Sisters, NY gay attitude, JD beauvalet des inrocks les a sublimé ! je ne vois vraiement pas pourkoi mais comme ils ont de la pub, on en parle.

#1337 | Répond au message #1330
> Un Printemps 2004 sans audace - 31 mai 2005 à  14:43

bien vu l’aveugle

#2236 | Répond au message #1288