PdB 2004 : fréquentation en légère baisse
Lors de la traditionnelle conférence de presse de clôture du Printemps de Bourges, Daniel Colling, directeur du festival, a annoncé une fréquentation de 50.800 entrées payantes en six jours pour 43 spectacles répartis dans onze salles. Par ailleurs, environ 8100 invitations ont été attribuées, notamment aux professionnels. Le taux de remplissage des salles a été évalué à 99,4% par les organisateurs. L’an dernier, le festival avait enregistré une fréquentation plus importante avec 61.100 places délivrées. Au total, 194.000 personnes auraient fréquenté le site du festival de Bourges pour cette 28ème édition. Avant l’ouverture du festival, Daniel Colling avait établi à 53.000 entrées payantes, le seuil d’équilibre de la manifestation. Malgré une fréquentation inférieure aux chiffres escomptés, Daniel Colling estime que le Printemps de Bourges devrait finalement enregistrer un léger bénéfice. Cette année le festival berruyer a englouti 3,7 millions d’euros dont 39% proviennent du financement par les pouvoirs publics. La cuvée 2004 a été marquée par le dossier des intermittents du spectacle, toujours en friche depuis de nombreux mois. De passage à Bourges samedi 24 avril 2004, Renaud Donnedieu de Vabres s’est montré très discret et n’a pas apporté de réponse au conflit, bottant en touche pour demander « davantage de temps ». D’autres conflits sociaux ont été au coeur du festival où les problèmes des chômeurs, des sans papiers, de l’hôpital public, de la recherche et du nucléaire civil ont été évoqués dans le cadre de « L’Avis de K-O social », lancé par Les Têtes Raides, invités permanents du festival. Vendredi 23 avril 2004, une manifestation s’est déroulée dans les rues de Bourges, suivie d’un concert « militant et citoyen ». Une fréquentation de 2300 personnes a été annoncée. Au cours de la conférence de presse, Daniel Colling qui avait pris position l’année dernière en faveur des entrepreneurs de spectacles, s’est défendu cette année d’avoir voulu « acheter la paix sociale » pour assurer le bon déroulement de son festival. « Si je n’avais rien fait, on me l’aurait reproché », s’est-il justifié, selon des propos rapportés par l’AFP.
Sources : Le Berry Républicain, La Nouvelle République, AFP.