Bourges : les transports en crise
Il y a seulement quelques mois, la presse locale se faisait le relais docile des services de communication du SIVOTU (transports en commun de Bourges) qui dressaient un bilan très positif de la situation. Aujourd’hui, cette même presse a été « autorisée » à écrire ce que beaucoup d’initiés savaient depuis longtemps : « la situation risque d’être dramatique pour la rentrée prochaine », selon l’aveu du maire de Bourges par intérim, Roland Chamiot.
Aucun chiffre sur l’ampleur des difficultés financières du réseau SIVOTU n’a été révélé. La presse locale se contente d’expliquer que « les recettes ne couvrent plus les dépenses » et que « les bus du SIVOTU doivent couvrir plus de territoire tout en transportant moins de passagers ».Les raisons de l’agonie latente du SIVOTU sont attribués à plusieurs facteurs : d’abord, le vieillissement de la population, et « le changement de majorité au sein du Conseil Général ». Celui-ci a en effet annoncé son « souhait » d’instaurer la gratuité des transports pour les jeunes domiciliés dans le département. Cette mesure n’étant pas encore effective, on observera qu’elle ne puisse actuellement expliquer le déficit (d’un montant qui n’a pas été dévoilé officiellement). Le maire par intérim de Bourges, Roland Chamiot, pointe également du doigt la suppression d’une subvention de 550.000 euros. Le vice-président du Conseil Général, Maxime Camuzat, rétorque que cette subvention avait été supprimée par l’ancienne majorité départementale (UMP), en raison de son caractère illégal. Le SIVOTU étudierait actuellement des solutions pour « éviter le pire ». Cela pourrait passer par une « augmentation minime » de la taxe de transport versée par les entreprises.
Sources : Le Berry Républicain, La Nouvelle République.