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SANTA BARBARA AU PS-CHER / EPISODE 6

Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement

samedi 21 mai 2005 à 11:25, par festen

La parution du dernier article de cette série consacrée au Parti Socialiste du Cher a encore une fois suscité un certain nombre de réactions et en particulier parmi les partisans du Oui. Les pauvres enfants. Si je résume un peu l’argumentation, on peut l’approcher par cette apostrophe : « il n’est pas possible que si le Oui l’emporte au niveau national, il ne se passe rien dans le Cher. »

Et si pourtant. On peut l’annoncer, le parier, l’augurer. Le rapport de force politique à l’intérieur du parti socialiste du Cher n’en serait pas d’un pouce modifié. Il ne se passera rien.

La caractéristique d’un désastre moderne est de tout détruire en laissant tout en l’état. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a rien à mettre à la place. Pourquoi ? Parce qu’une administration ou une bureaucratie est avant tout une machine à amortir les chocs ou à les différer. La question est de savoir qui la contrôle. Dès qu’on la contrôle, on peut se reposer.

Ce qui est en cause depuis le début dans le Cher c’est la prétention de l’appareil politique de la droite fabiusienne, mais aussi des Eminences à penser et à agir à la place des militants sans même leur demander leur avis, en les obligeant à suivre coûte que coûte.

Quelque soit le résultat des élections, la structure demeurera. La victoire des militants du Oui, (et il faut bien le voir, ce serait une victoire des militants contre la quasi totalité des élus) n’aurait été que conjoncturelle. Elle donnerait de fausses espérances à des militants qui en prendraient ensuite plein la gueule. Ce qui ne veut pas dire que d’autres considérations ne puissent pas l’emporter.

Le Parti Socialiste du Cher n’est plus depuis longtemps qu’une machine à fabriquer de l’oligarchie, c’est-à-dire une machine à sélectionner les possibles élus et à leur donner de ce fait une légitimité. On appelait cela au 19ème siècle, un comité électoral.
En s’emparant des commandes au dernier congrès, par une coalition avec la gauche socialiste, les fabiusiens se sont assuré d’une forteresse qui ne pourra être transformé que par le prochain congrès.

Et encore, il ne faut même pas y compter trop. Au lieu de Félix, Saulnier et Galut, on aura Galut, Saulnier et Félix. Je me demande ou est l’avantage. Dans l’entre temps, il ne se passera rien. Cela fait mal. Peut être. Mais, il vaut mieux dire la vérité.

Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité disait Pierre Mendés France.

Toute velléité pour renverser la donne un peu trop tôt (par des manoeuvres qui se croiraient autorisées par le succès) n’aboutirait alors qu’au renforcement des fabiusiens ou de la gauche socialiste à moins d’un événement fort improbable qui ressemblerait à une Nuit du Quatre Août, nuit paradoxale alors puisqu’elle serait directement dirigée contre ceux qui l’ont une première fois inspirée.

Que pourraient faire les malheureux militants du Oui ?

Comme dirait la Droite, ils vont aller se saouler la gueule, (on a entendu cette apostrophe le soir de la victoire aux dernières cantonales poussée au Conseil Général par quelqu’un qui est encore en place, ça va bien pour lui), crier dans les rues, revenir chez eux et le lendemain, se rendre compte qu’il ne s’est rien passé.

Soyons précis. Le raisonnement des fabiusiens et des Eminences concernant le fonctionnement du parti peut être ainsi rendu :

L’investiture au poing et la rose donne quoiqu’il arrive un score de vingt à vingt cinq pour cent auprès d’un électorat captif qui votera socialiste quelque soit les candidats qui sont proposés. Ensuite, selon la conjoncture et le génie propre des associations, cette investiture, ce vote captif emportera des élections. Il y a des moments ou le pire âne sera élu. Pourquoi donc se fatiguer à être un peu plus qu’un âne ? Pourquoi-vivre au dessus de ses moyens ?

L’activité militante ne déplace pas les voix de plus de deux ou trois pour cent dans une agglomération. Il en va différemment à la campagne. Mais dans une ville ou un département, la propagande se fait une fois pour toute à la télévision. Bien sûr, il faudra faire quelques réunions, histoire d’occuper le terrain, mais chacun sait que l’essentiel n’est pas là.

Il convient donc de s’emparer du parti pour assurer le monopole de la sélection des candidats et surtout empêcher toute personne qui n’aurait pas suffisamment donné de gage, (c’est à dire sur lequel on dispose d’un moyen de pression par exemple en faisant exploser sa famille (stratégie de désintégration), ou encore parce qu’il est membre d’une autre organisation qui infiltre le parti, (stratégie d’intégration) c’est à dire empêcher toute personne un peu naïve de pouvoir monter dans la hiérarchie et de pouvoir ainsi prétendre elle aussi à cette désignation.

Le gros problème des dernières cantonales, c’est que l’on a présenté des candidats de témoignage pour occuper le terrain (et l’on peut être facilement convaincu que si les Eminences du parti avaient parié sur la moindre chance d’être élus, ce n’est pas exactement les mêmes candidats qui auraient pu se présenter) et qu’à la plus grande stupéfaction de tous (non pas exactement de tous), ils ont été élus sans que le parti ne dispose sur eux d’aucun moyen de pression suffisant - disons aimablement de moyens d’intégration.

C’est une des raisons, pas la seule, qui a entraîné le hold-up que nous avons rapporté dans les deux premiers articles pour empêcher les nouveaux élus d’acquérir tout moyen de contrôle et toute éminence réelle dans le parti.

Mais de toute manière vu le temps nécessaire pour comprendre quoique ce soit au parti et au travail de Conseiller Général, il s’écoutera au moins encore quatre ans avant qu’ils ne comprennent ce qui se passe si l’on considère la naïveté classique du bon militant qui veut faire de son mieux et servir par son élection aux intérêts de la Cause. Tu parles.

Ce que ne supportent pas les Eminences, ce sont les militants.

Un militant peut croire qu’il s’attirera des mérites par son travail, par son engagement social, par la rigueur de ses contributions. Il s’apercevra bientôt que dans le parti la seule source de légitimité ce n’est pas le peuple, ce sont les Eminences. Soit il le comprend seul, soit il trouvera devant lui de ces barrières impalpables dont parlait déjà Alain, le philosophe et qui l’empêcheront de monter.

Arrêtons- nous un instant. La situation n’est pas si simple parce que justement les Eminences, Irène Félix ne les supportait pas. Elle avait un petit côté gavroche qui était sûrement la première chose en quoi l’on pouvait lui trouver un chic fou. Elle savait trop bien elle même, comment elle les avait trouvés, les Eminences, sur son chemin depuis vingt ans avec le parti communiste, pour imposer des arbitrages contre lesquels elle s’est suffisamment révoltée.

Là-dessus, il n’y avait aucune hypocrisie. C’est cela qui la rendait sympathique, une espèce de rigueur morale difficile à pleinement assumer et qui était d’une certaine manière rassurante.

Mais depuis les choses ont changé. La rigueur s’est transformée en raideur dès le moment où elle a trop donné l’impression qu’elle voulait demeurer au-dessus de la mêlée, le regard fixé droit en avant, sans même regarder de côté et ignorer ce qui se passait, parce qu’elle a commencé à ne plus savoir articuler le global et le local.

Elle a transporté à la direction du Parti Socialiste du Cher les méthodes de l’opposition où elle a été pendant si longtemps sans voir qu’il ne fallait plus du tout se comporter de la même manière. Elle a alors refusé de porter attention aux Eminences tout aussi bien qu’aux militants. Cela fait plus de deux ans que les Eminences en profitent. A travailler toute seule dans son coin, elle sert leurs intérêts.

Qui donc est en train de la détruire selon les méthodes exposées plu haut ? Qui sont ceux qui rigolent d’elle le soir ? Pas nous en tout cas.

Mais l’article précédent a suffisamment je l’espère, corrigé l’apport satirique de cet ensemble de textes pour ne pas avoir trop à y revenir

Glissez, Mortels, n’appuyez pas !

Revenons au fonctionnement de la section de Bourges ou du Conseil Fédéral.
Le travail réel ne se fait pas en section ou les décisions sont déjà prises .La section de Bourges est soit un étouffoir soit un dégueuloir et ce n’est pas cher payé qu’une réunion par mois de deux heures lorsqu’on veut s’assurer le contrôle des investitures.

La question est celle de la gouttière. Un candidat socialiste est comme un assoiffé placé sous une gouttière que rien n’indique. De temps en temps, il sait que la pluie viendra à tomber et qu’il pourra s’approvisionner. Quelquefois la coulée d’eau sera insuffisante. D’autres fois elle sera parfaitement généreuse. Mais entre temps, il ne faut pas bouger de place. Surtout rester au bon endroit.

La question est d’empêcher qui que ce soit de pouvoir se mettre à sa place. (Si l’on voulait faire un peu d’histoire en démarquant les travaux de Pennetier et d’Ostrogovsky, on dirait que ce type d’approche et d’utilisation de la structure du parti est exactement celui des Guesdistes. Guesdistes dont les méthodes ont été parfaitement mises en oeuvres dans le Parti Socialiste du Cher et prolongées jusqu’à maintenant.)

On sait très bien que les séances des sections de Bourges et de Vierzon, celle du Conseil Fédéral, ne sont que des chambres d’enregistrement pour des décisions qui ont été prises ailleurs, dans l’intervalle ouaté du Guillotin ou de la Coursillière. Et plus récemment au Sénat (les gens vieillissent) et sur lesquelles d’autres que les socialistes ont été amenés à se prononcer.

Songeons à la mémoire de Julien Rasori et à la manière dont Yann Galut a pu s’imposer dans le parti comme un candidat légitime. Songeons comment à Vierzon il a pu se faire adouber par Jospin et gagner ensuite la troisième circonscription.

Question subsidiaire. Qui est intervenu pour imposer Yann Galut ?

Avec la victoire au Conseil Général, cette tendance n’a fait que s’accentuer. Rafesthain s’est toujours tenu, comme on l’a dit, très fortement éloigné des militants. Mais quand on est éloigné des uns, c’est qu’on est proche des autres. Espérons que Philippe Goldman pourra continuer à rester au cabinet afin que la question de la désignation d’un nouvel impétrant n’ait pas à être tranchée.

Avec tout cela, qu’ont donc à espérer dans le Cher les militants du Oui ? S’ils sont bien gentils et qu’ils disent bien poliment bonjour au Monsieur on leur accordera un os à ronger. Sinon, ce sera d’abord un silence poli, des mines renfrognées, puis toute la logique de l’appareil se mettra en marche contre eux, récupérant les uns après les autres toutes les personnes qui s’étaient coalisées jusqu’à ce que le dernier tout nu se découvre un peu tard être un dernier tout seul.

Celui là sera le bouc émissaire d’on ne sait quoi. Les bonnes Eminences n’auront pas de cesse de l’avoir éliminé. Comment ? Par des fractures touchant sa vie privée ? Par des problèmes dans son travail ? On peut tout imaginer.

Il ne verra pas les coups venir parce qu’il ne s’y attend pas. Pas là et pas de manière aussi dégueulasse. Pour pouvoir être un rebelle au parti socialiste, il faudrait s’être assuré de protections sur toute sa surface sociale, cloisonner de manière durable, avoir de quoi mordre et durement. Et cela servirait à quoi ? A rien. Tout est toujours à recommencer.

Déjà l’accord entre Galut, Saulnier et Félix est, on peut le parier, finalisé et nous en sommes encore à un mois avant l’élection. Le papier de Félix déjà cité contient déjà une stratégie donc des moyens, donc une coalition.

Jusqu’au prochain congrès tout est verrouillé. Seuls les imbéciles n’y reconnaîtraient pas un avertissement. Tout est déjà plié que le Oui l’emporte ou le Non. Mais après tout personne n’a cru à autre chose.
Quand à Rafesthain, il suivra comme d’habitude. En cas de problèmes, ils viendront bien suffisamment vite les uns au secours des autres. Pendant ce temps là les communistes rigolent. Ils aident à la manoeuvre. Tout ceci les sert. Il n’y a même plus besoin de les provoquer. Les socialistes font leur cirque tout seul. Cela les dérangent quand même de temps en temps.

Un désastre moderne, disais-je plus haut, tout est effondré et tout reste en l’état.

commentaires
Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - l’exilé (rire) - 23 décembre 2005 à 13:31

bonjour à tous, à la lecture des différents articles concernant le parti socialiste du cher, je crois qu’il vous manque quelques détails. Malheureusement, les choses sont beaucoup plus simples que les grandes analyses que j’ai pu lire. Toutefois, c’est tout un forum qu’il faudrait consacrer pour discuter de l’une des plus petites fédération socialiste de france mais aussi l’une des fédérations qui a connu la plus grande ouverture mais pour obtenir des miettes a décidé de retomber dans la nuit.
j’espère que le débat se poursuivra. Bravo a votre espace de liberté et bonne chance, ayant un peu plus de temps, je viendrai apporter les éléments qui manquent parfois dans ce que je peux lire.


#3454
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 3 juin 2005 à 14:49

Procès de Festen

"Ne me demandez pas qui je suis et ne me demandez pas
de rester le même. C’est une morale d’état civil. Elle régit
nos papiers .
Qu’elle nous laisse libre lorsqu’il s’agit d’écrire."
Maurice Florence

A) permanence du capitalisme d’état

Puisqu’il paraît tout à fait inutile de vouloir recourir à l’indulgence d’un jury qui n’a pas été réuni pour l’excellente raison qu’il n’y a pas eu de crime ni de délit, et encore moins de coupable, mais par contre beaucoup d’accusateurs, et plusieurs personnes stupidement accusées, nous ne voudrions laisser à personne le soin d’établir les pièces au nom desquelles la condamnation de Festen ne pourrait manquer d’ être prononcée puisqu’elle suivra ces lignes sans plus de raison..
Considérons la première charge : les textes cités paraissent beaucoup trop allusifs et ne permettent presque jamais de saisir jusqu’au bout la pensée de l’auteur et selon l’expression "de voir où il veut en venir".

Comme ces lignes ne feront que témoigner à charge ,nous ne croirons pas en avoir assez fait si nous n’étions pas capable d’ajouter encore à la confusion puisque après tout dissiper cette dernière voudrait exactement dire être capable d’indiquer un avenir politique souhaitable pour le beau département du Cher et encore pour cette riante ville de Bourges, ce qui est non seulement tout à fait impossible mais le devient d’autant plus que le temps passe et que les méchants triomphent tandis que les imbéciles se rengorgent.

Depuis plus de trente ans, des choix c’est à dire des investissements et des engagements ont été effectués et continués pour ce département par un ensemble de personnes cooptées, certaines déjà mortes, d’autres encore vivantes, choix qui se sont révélés être les plus désastreux possibles, les moins adaptés qui soient parce qu’ils ont interdit qu’à coté d’eux ,d’autres expérimentations puissent été tentées alors que l’avenir qui s’est mis en place est totalement différent de celui que l’on croyait pouvoir préserver et qu’il appelait d’autres activités qui, lorsqu’elles ont commencées à s’établir dans le Cher, ont été refusées ,découragées puis liquidées par tout ce qui avait un peu de pouvoir.
En un mot ,le Cher doit régler l’addition.
Le département non seulement ne commence même pas encore à vraiment payer les erreurs de ces décideurs mais n’a toujours pas fini de s’engager dans une partie des voies qui avaient été promues ,(même si certaines sont maintenant presque définitivement fermées) parce qu’il bénéficie (pour continuer à se voiler les yeux et ne pas prendre conscience de la réalité du désastre) à la fois de dotations qui rendent la chute un peu moins brutale mais aussi de la complicité de la quasi totalité des décideurs qui ont maintenant collectivement intérêt à ce que soit dissimulé combien ils ont été responsable d’une faillite collective en terme de prévision et d’intelligence stratégique ,ce qui montre bien que ce qui est bon pour les canons n’est jamais bon pour les hommes comme le disait déjà Brecht.
On mesure encore mal ici jusqu’à quel point la mono industrie de l’armement n’a pas été qu’un choix de stratégie industrielle mais aussi le choix d’un certain type de relations de pouvoir et de collaboration tout à fait particulières, d’autant plus scandaleuses ,entre tous les agents économiques et politiques du département, et jusqu’à de tous autres domaines que ceux des armes, mais aussi en y embrigadant l’Etat et au plus haut niveau.
Disons le provisoirement,(il faudrait développer massivement) la réserve que devaient observer les dirigeants , ingénieurs et surveillants d’une industrie liée d’aussi prêt à l’Etat et à ses intérêts stratégiques, c’est à dire aux militaires ,n’a pas empêché ceux çi d’exercer leur domination sur la vie politique mais sans qu’il aient à apparaître eux même (et sans qu’ils aient un intérêt particulier à défendre dans le département autre chose que le hasard d’une affectation) et bien plutôt en favorisant la création de réseaux et de courroies de transmission, ce que l’on pourrait appeler exactement des officines qui ont exercé leurs pratiques exactement de la même manière quelque soit la couleur politique dominante des élus du département et ce avec une force ou une intensité qui n’est en rien comparable à celle qui peut s’exercer dans d’autres départements..
Les plus mauvais défenseurs de ces industries n’auront certainement pas été les communistes, accordons-leur.
Au delà même de la mort de ces industries, il s’est préservé ici un style qui date de la troisième république( et même du second empire) où la totalité de ces circuits de pouvoir ont déjà été mis en place au moins dans leur principe. Inutile de préciser que ceux çi ne sont rien d’autre que l’expression des intérêts non d’une classe mais d’une oligarchie.
Hélas la partie de la classe ouvrière qui payait ses petits avantages d’une subordination bien comprise aux intérêts des marchands de canon n’est plus capable par sa seule présence d’imposer un taux élevé des salaires dans le département et cette déchéance si elle n’a été que dans une certaine mesure ressentie par les pères, atteint de plein fouet leurs enfants qui ne peuvent absolument plus compter ,selon le vieux principe de l’ascenseur républicain, avoir comme premier salaire à leur entrée dans le monde du travail celui que touche leur père au même moment et à la fin de sa carrière. et ont pour seul palliatif de devoir quitter le département pour y chercher au moins un emploi ce dont les chiffres comparés des recensements successifs portent suffisamment témoignage.
A toute occasion et dans tous les domaines, des structures de monopole se sont mises en place dans le Cher qui expriment et servent non le bien commun ,mais celui des petites camarillas auto-cooptés qui se servent à la louche en subventions et en privilèges sans même plus se donner la peine de faire croire qu’elle visent à autre chose qu’à se reproduire et à durer .
Un cynisme total s’est mis en place où tous admettent sans plus de réserve la nécessité de faire partie ,selon son ordre, d’une clientèle particulière et d’une courtisanerie qui effectivement réussit à conserver à ses affiliés quelques privilèges qui ne sont pas grand chose mais qui sont ressentis par tous ceux qui n’en bénéficient pas comme des scandales beaucoup plus injustes que l’avènement de la mondialisation du Capital.
Ainsi en Ukraine, si l’on tente l’analogie qui a bien sur ses limites, l’élan révolutionnaire est apparu en même temps que sont devenus insupportables pour la plus grande partie de la population les micro privilèges que conservaient les anciens petits prébendiers ,salariés protégés et participants de l’ancienne structure communiste et surtout parce que ceux çi ne cherchaient même plus à les justifier mais les défendaient en utilisant les méthodes les moins recommandables, les plus arbitraires qui soient.
Ce qui est peut être ,de part et d’autre ,stupide et qui consiste ,accordons le ,à se tromper d’ennemi.
On voit que les conditions pour commencer à parler d’Europe ne sont pas exactement réunies dans le département. Ce qu’ont pleinement compris les dirigeants de droite qui ont fait le service minimum sachant qu’il ne servait à rien de perdre ses efforts pour une population qui n’en est ,majoritairement même pas encore à pouvoir se projeter au delà du monde des années 80 si ce n’est dans la peur ou la rancœur parce que ses représentants font tout pour qu’il continue à dormir. Le réveil sera brutal .
On pourrait montrer très simplement comment une école d’ingénieurs comme celle que Yann Galut a réussi à faire installer à Bourges et qui était un facteur d’avenir, de nouveauté est en train d’être sucé et assimilé par les vieux lobby de l’armement et ses valets qui n’auront de cesse qu’au moment ou ils auront pu raccorder ou infuser leurs vieux intérêts dans cette structure nouvelle qui aura eu ce tort simplement d’indiquer un futur ou ils ne joueraient aucun rôle ,ce qu’ils ne peuvent laisser faire sous aucun prétexte.
Faire rentrer de force l’avenir dans leur présent qui n’est que la préservation de leurs faillites est de toute manière voué à l’échec. Ce que tous savent bien, mais puisqu’il semble que rien ne puisse plus être tenté, ils préfèrent encore danser sur un volcan en espérant être assez intelligents pour trouver en temps utile ,un moyen de durer.
Aucun choix d’investissement collectif structurant n’a été fait dans le Cher où l’on ne puisse reconnaître vite la marque des pesanteurs dont nous parlons, aucun qui n’ait été rapidement vidé de son caractère constructeur et ne nous étonnons pas alors si en dernier lieu ,après avoir longtemps dissimulé les échecs ,c’est le seul couperet en terme de rentabilité qui semble tomber sur ces projets et être rendu public. C’est pour une grande part une imposture.
Si on laisse au Grand Capital et à la loi d’airain du profit, la tâche d’être pris pour les mauvais responsables de tout ce qui va mal ,c’est bien souvent qu’aucune autre évaluation préalable ou alerte n’a été prise en compte suffisamment ,aucun travail réel de correction ou d’accommodation et qu’il y a un moment où même l’argent de l’Etat peut être mieux employé qu’à défendre des coques vides. La catastrophe était déjà là avant que les termes financiers viennent simplement la traduire en chiffres.

On voit que tout ceci tourne à l’entière confusion de Festen qui ne réussit pas à se dégager vers des lendemains d’espérance. Ce qui le condamne .
Mais après tout peut être ne serait-il pas impossible ,en laissant planer un atome de bienveillance (qui est tout de même préférable à une fuite d’uranium appauvri) de considérer que s’il avait pu indiquer ne serait ce que l’espérance raisonnée d’une transformation positive du Cher c’est à dire d’une expansion économique, il en aurait été le premier heureux.
Quand on voit trop ,autour de soi , gérer la pénurie en ne se le dissimulant même pas (mais en le dissimulant toujours aux autres pour leur faire croire qu’ils sont aussi bien lotis que partout ailleurs),cela n’incline guère à la joie.
Si l’on ne voit guère le rapport qui peut exister entre l’ analyse qui précède et celles qui ont été menées sur la campagne politique du référendum du Cher, en ce qui concerne le PS ( et qui auraient pu l’être pour d’autres partis) peut être doit-on d’abord indiquer que dans une société qui ne connaît plus les voies dans lesquelles son avenir peut s’annoncer et sur lesquelles se porter, montent vite le cynisme et la démagogie ,le clientélisme et la domination des forts sur les faibles pour le contrôle de la distribution des biens qui ne seront pas accordés à tout le monde.
Cynisme qui apparaît peut être plus vite dans un parti politique mais qui n’est pas chez les représentants d’une espèce différente de l’état d’esprit qui peut exister chez les représentés même s’il se donne sous une forme qui est celle du désespoir et du renoncement ou encore de l’impuissance .
Sur ce point Sloterdijk Critique de la raison cynique a dit l’essentiel.
Combattre le premier, celui des chefs, certes, ce n’est pas encore se donner le moyen de secouer l’état d’esprit des seconds.
On peut combattre les cyniques en n’ayant aucune illusion.
Comme le disait Foucault, il n’y a aucune raison de choisir entre se coucher ou se mentir :

"Après tout, on peut être en face et debout"

Croit-on vraiment que cela puisse être plaisant d’en venir ,après bien des méprises, pour comprendre un peu ce qui se passe , à recourir au genre d’analyses que nous avons proposé ?


#2271
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Cardinal Fistfucking - 3 juin 2005 à 14:26

BB julien,
Je suis en mesure de t’affirmer que ce n’est pas M.T. qui se cache derrière Festen ! M.T. est trop occupé en ce moment. Il travaille sur deux projets :

- un documentaire animalier commandé par France 5 : Le brame des anciens cerfs maoistes (bruitages de Anne-Marie Guillonneau).

- un roman érotique :La vie de H.B. ; sous-titre : Moustache et socialisme dans le lignièrois ; Sujet : Délaissée par tous ses anciens clients, une vieille prostituée va se réfugier auprès de H.B., le conseiller général de Lignières, un âne illétré, dernier représentant de cette race appelée "grand noir du Berry", qui l’initie aux joies érotiques de la moustache. L’imberbe Yann Galut resistera-t-il à la force de leur amour ???

Au fait, BB Julien, tu m’expliqueras comment on peut devenir fabiusien après avoir tant gerbé sur Fabius et Félix au dernier congrès du P.S. (je pense qu’ils ont fini par te trouver une place à Sancoins:en haut du clocher de l’église !) ???

Amen
Le Cardinal Fistfucking

P.S. : Festen, j’ai proposé ta béatification à Benoit XVI ce matin en lui changeant ses couches, c’est OK !
P.S.U. : Festen, continue, ça les agace !


#2270
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 3 juin 2005 à  14:55

ciel mon cardinal
le bruit de la moustache ,Galut quétant comme une hostie un remugle de foutre,les gidouilles qui montent,tu t’appelles mon ami ,père Ubu et je t’ai attendu si longtemps
donne moi ta robe comme dans un tableau de Bacon en long et large motif de chairs violettes.
J’écrirai pour toi l’éloge de ta main droite .

#2272 | Répond au message #2270
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Cardinal Fistfucking - 3 juin 2005 à  16:04

Mon enfant,

Ma main gauche est jalouse d’une si belle prose !

Dieu bénisse tous tes membres et toutes tes parties (et tous les membres de tes partis)

Amen

Cardinal Fistfucking

#2273 | Répond au message #2272
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 2 juin 2005 à 12:40

Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas replongé dans l’ambiance tragi comique du PS18. Que les non initiés se rassurent, tout le PS n’est pas comme ça...c’est sans doute pour cette raison que le Cher est un département si particulier, le PS y tient une place de taille pour mettre un peu d’ambiance.
Festen, tu y vas quand même un peu fort, cela me rappelle d’ailleurs quelques discussions avec un ex camarade du PS18. Il manque néanmoins quelques informations que tu aurais pu donner en introduction de ta série d’articles, notamment les évênements de 1994 et 1995 puis la campagne des legislatives de 1997...je te laisse chercher lesquels.

En tout cas, bon courage chers amis berrichons progressistes.

Un ex membre du PS18


#2262
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 3 juin 2005 à  09:46

Entremet que l’on peut passer :

a)dédicace

Avant de reprendre le cadre de ces articles ,il faudrait remercier d’une manière générale toutes les personnes qui ont manifesté quelque intérêt à ces articles, en se connectant sur le site, en faisant part de leurs remarques et même lorsqu’elles sont injurieuses.
Certains ne manquent pas de poser des questions qui mériteraient d’être développées .
D’autres donnent au moins matière à penser et font deviner tous les développements qu’il faudrait écrire pour essayer au moins de s’expliquer même si on peut sérieusement se demander comment convaincre des gens qui ne cherchent pas simplement à approfondir ,à changer leurs pensées ,mais à convaincre les autres.

b) un problème de référence

La perception que le grand public a du phénomène politique, parce qu’il attend de lui beaucoup trop a quelque chose de totalement irrationnel et ne correspond absolument pas à l’état de la recherche scientifique.
Un certain nombre de nos honorables correspondants seraient extrêmement surpris s’il pouvaient avoir ne serait ce qu’une idée des orientations de la recherche en sociologie sur les partis envisagés comme organisations et ils s’apercevraient que les lignes que nous décrivons ,même si elles sont volontairement accentuées ne sont pas dénuées de toute pertinence théorique.
Des travaux d’Ostrogorski en 1902 en passant par Max Weber jusqu’à toute l’école de Bourdieu dont les ouvrages figurent toujours dans le bureau de madame Buffet (et Offerlé et Pudal ont déjà parlé du Cher et en particulier du parti communiste dans la revue Actes de la recherche en sciences sociales avec des termes qui feraient peut être de la peine à mes contradicteurs) ,l’idée qu’un parti politique peut être décrit comme une association

"dans laquelle des agents intéressés par l’appropriation des profits garantis par une marque collective entrent en concurrence pour la production de biens à offrir sur les marchés politiques"

est devenue un lieu commun de la recherche.
La citation précédente est extraite d’un Que sais je ? de Michel Offerlé les partis politiques.
Dans cet ouvrage de base ,on pourra trouver au moins l’amorce d’une orientation dans les problématiques contemporaines. On peut le conseiller.

c) passe-moi le sel, Cow boy

Un contradicteur ,croyant détruire des idées en visant et en blessant des personnes, chose que même Staline n’a pas réussi à faire même s’il l’a tenté, dit qu’il ne s’agit pas là de philosophie, ce dont il faut laisser évidemment juge cet éminent docteur, en lui faisant remarquer que personne ne l’a jamais prétendu, mais qu’il devrait un petit peu lire Karl Kraus, et ne pas demander à la politique plus de profondeur qu’elle n’en mérite (un ensemble de données pouvant parfaitement ne relever de la théorisation qu’à la condition de limiter le degré de précision du travail ,ce que le marxiste Althusser a passé son temps à dire ).
Peut-on émettre l’hypothèse avec le premier Sloterdijk que le ton de la satire est ,peut être, la seule manière de toucher la singulière faiblesse des données de notre temps ?.
Notre contradicteur continue et montre pourtant sa particulière faiblesse en parlant , au sujet des textes qu’il vient de lire ,de presse anglo-saxonne ou britannique.
Il croit prononcer un réquisitoire, et l’on pourrait lui mettre entre les mains un florilège des dégueulasseries parues dans l’Humanité depuis un siècle qui serait très édifiant, pour ne pas parler de la Pravda bonne époque et des comptes rendus pornographiques, sadiques et pervers des procès soviétiques ou j’imagine que toute une génération de communiste a du apprendre à s’exciter, mais après tout, il y a mieux à dire et il faut s’empresser de reprendre cette apostrophe qui est très lucide et très juste même si elle voulait n’être pas trop amicale..
Comme c’est bien vu ,combien c’est exact. Combien il faut remercier pour la remarque. C’est exactement ce qu’il fallait dire.
Si par là ,il croit pouvoir parler de l’empirisme anglo-saxon ,il faut souscrire particulièrement à cette idée. Qu’il lise les lettres de Junius !Qu’il lise Swift au moins ou Disraeli et il verra bien si nous sommes très au delà de la mesure de tous ces auteurs et s’ils disent autre chose du politique que ce que nous en affirmons.

d)la dialectique peut-elle casser des briques ?

Raymond Aron a tout dit sur la sacralisation du politique qui se produit quand on croit pouvoir l’appréhender par les causes finales et donc par ses espérances.
Avec lui ,et avec plus de tolérance que n’en manifestent nos contradicteurs, nous acceptons parfaitement que l’on puisse décider une fois pour toute de refuser ce monde et de ne pas vouloir consacrer beaucoup de temps et pas plus de peine à son étude qu’il n’en est besoin.
Mais ce point de départ parfaitement légitime laisse le champ du politique parfaitement en l’état et inconnu même s’il est totalement dévalué.
Combien en avons-nous vu de ces révoltés et souvent très sincères, qui lorsqu’ ils avaient dans leur vie de militants à analyser des décisions administratives, des comptabilités ou des travaux d’assemblées étaient incapables de comprendre ce qui se passait, d’intervenir à bon escient et d’emporter la décision, faute d’avoir suffisamment réfléchi sur la pratique d’institutions qu’il se croyaient suffisamment autorisés à mépriser pour ne pas avoir besoin de les comprendre. On dira qu’il s’agit d’une caricature. Qu’on y réfléchisse bien. Il est sûrement valorisant de hurler dans la rue, au moins cela soulage, mais cela ne l’est pas moins que de se consacrer à l’étude de la comptabilité publique. L’étude de l’économie et de la sociologie politique est le premier devoir du militant disait Lénine.
Nous avions donné toutes ces précisions et celles qui suivent dans un article qui devait s’intercaler entre Festen 4 et 5 mais qui pour des raisons indépendantes de notre volonté n’est pas paru.(nous le joignons en annexe)

e) une histoire de thermomètre

Il est parfaitement possible de concevoir tout ce qui peut sembler scandaleux dans les remarques qui sont mises en œuvre avec les articles précédents en ce qu’elles regardent le fonctionnement d’un parti politique dans le Cher ,au moins du point de vue des gens qui souffrent (les autres n’en parlons pas , ils sont négligeables) et qui ne comprennent pas ( et qui ont bien raison de ne pas vouloir comprendre ) qu’au lieu de se consacrer à leurs problèmes, les politiques passent leur temps dans des jeux aussi stupides et insultent ainsi le malheur qui doit attendre que ces messieurs aient fini de jouer ce qui n’arrive jamais.
Parce qu’ils ont voté pour tel ou tel sans jamais s’être vraiment renseigné sur la manière dont s’effectuait une activité politique ni comment fonctionnait un parti, ils se sentent trahis.
Mais est il normal d’attaquer ainsi qui dénonce un scandale ?
Oui le parti socialiste du Cher est un parti autophage selon l’expression de Jacques Bouveresse .
Mais il y a aussi des gens qui n’acceptent pas cette situation et qui veulent la transformer sachant qu’il ne s’agit ni d’une affaire de motion ,ni d’une affaire de oui ou de Non comme nous l’avons suffisamment montré. Nous avons la faiblesse de penser que les quelques analyses proposées leur fourniront des armes pour leur permettre de lutter contre des pratiques qui les déchirent et les empêchent de transformer le parti. Quelques uns ont écrit ici et ne se sont pas trompés sur le sens de ces articles. Qu’ils soient remerciés.

Oui donc beaucoup d’ élus socialistes ,s’ils se consacrent à leurs petits jeux ,c’est qu’ils ne rêvent que de pouvoir ,d’élections ,de maroquins et qu’ils ont oublié la responsabilité que le peuple leur a confié.
D’autres , tout à leur souci de travailler, considèrent ces phénomènes comme négligeables et n’éliminent pas la gangrène en croyant qu’ils ont autre chose à faire et qu’ils seront assez fort pour la gagner de vitesse .Ils ont toujours été jusqu’à maintenant détruits.
Si c’est cela que l’on voulait entendre eh bien c’est fait.
Mais comment peut on en venir à reprocher à un auteur ce qu’il met tant de temps à dénoncer.
Magie. C’est celui qui le dit qui y est répond l’enfant. Idée courte.
Il y a quand même bien de l’impudence à lire ici des militants communistes dont les semblables disaient entre eux, s’amusant bien, au dernier meeting du Non que les socialistes ne sont jamais que des traîtres et des collabos (mais il est vrai que d’autres les reprenaient immédiatement),des militants communistes donc en venir à défendre ici la vertu du parti socialiste en accusant l’auteur de partialité alors qu’ils sont eux intimement convaincus du contraire. .
Est ce le thermomètre qui a la fièvre ou le corps qu’il pénètre ?
L’insistance avec laquelle un certain nombre de personnes essaient de percer l’identité de Festen n’a pas d’autres causes.
Les descriptions qui y sont rapportées ont quand même eu ce rare bonheur de prévoir exactement d’un mois à une bonne semaine à l’avance ce qui s’est passé dans le parti socialiste du Cher. La mesure de vérité d’un article politique est sa capacité de prédiction .Les choses se passent-elles comme elles ont été annoncées et rationnellement déduites les unes des autres ?Alors il s’en faut de beaucoup que l’on puisse aisément réfuter la théorie en la ramenant à une pure lubie de son auteur.
Un des membres du PS ,au dernier conseil fédéral, ayant apporté avec lui Festen 7 suivait le déroulement de la séance avec l’article et s’étonnait que l’on n’aille pas assez vite pour rejoindre la conclusion indiquée, ce qui fut fait d’ailleurs sans que personne n’en paraisse plus étonné.
Mais pour arriver à cette conclusion ,nous avons le malheur de croire qu’il fallait d’abord en avoir exposé les prémices fut ce dans le désordre ou ces articles trouvaient à paraître.
Le nombre des gens qui dans le parti socialiste du Cher brasse du vent et des déclarations à l’emporte pièce ne doit pourtant pas être plus considérable qu’ailleurs. Les gens sincères et dévoués, les gens désintéressés s’y trouvent.

f)rencontre imaginaire d’un militant communiste et d’un fabiusien

Frère FauKon et Frère YaKa sont ressortis depuis deux mois de la naphtaline mais ils puent toujours autant et nous ne les croyons pas plus sur les tréteaux du NON que lorsqu’ils expulsaient avec Fabius les communistes du gouvernement au nom de la rigueur libérale en disant qu’être à gauche c’était être adroit..
Mais à l’heure ou le secrétaire de la section de Bourges, ancien maire adjoint de Rousseau et exclu à cette époque du PS pour dérive droitière , déclare qu’il est maintenant un Révolutionnaire , (et c’est tellement énorme que l’on a même plus envie de hurler ) pour cela il a voté NON et veut maintenant casser la baraque et faire du social, il y aurait quelque honte pour nous à crier avec les loups.

J’imagine ,oh camarade communiste Q….. ,travailleur des impôts, combien tu as du être ému de découvrir dans le camarade secrétaire ton frère de classe, revenu maintenant à la nécessité du grand Soir, heureux de se mettre au service du grand parti de la classe ouvrière. Une vie de travail militant pour en venir à servir de nourrice à un socialiste.
Dis toi bien qu’il n’y a personne au monde avec qui un fabiusien ne puisse se réconcilier. Embrassez-vous. Aimez-vous mes camarades. Vous allez maintenant avoir tant de choses à vous dire , les meilleurs amis du monde. Vous irez boire le coup ensemble.
J’imagine avec bonheur vos retrouvailles, vos premiers dialogues un peu gauche, mais plein de bonne volonté.
Lui hésitant un peu sur la lutte des classes et le sens des luttes toi expliquant maintenant, avec patience, la nouvelle ligne du parti.
Lui déçu de ne plus y trouver les mots d’ordre qui l’ont bercé dans sa jeunesse lorsqu’il désirait secrètement entrer au PC et qu’il se contentait avec grande honte de manier sa carte des jeunesses socialistes, voulant maintenant aller casser du patron et pendre le dernier curé avec les tripes du dernier bureaucrate, te trouvant un peu tiède, un peu embourgeoisé.
J’imagine tes cauchemars. Lui chantant l’Internationale, puis te contraignant à une autocritique au nom du parti place du colonel Fabius.
Là tu te réveilles. C’était bien sur un rêve. Mais demain quand vous vous rencontrerez et qu’il lèvera le bras poing serré en criant Front Rouge, ne t’évanouis pas, c’est juste un mauvais moment à passer.
Tu pourrais faire pire, devenir le beau père de Jean pierre Saulnier.

Signalons aux camarades qui ne s’en souviendraient plus ou qui ne l’ont jamais appris que ce sont les militants du Oui à Bourges, Rocardiens et Jospiniens et quelques uns de Festen qui ont imposé à Bourges au parti socialiste la candidature de Jean Claude Sandrier et l’on comprendra alors combien les choses sont plus compliquées que ce que des esprits simples voulaient faire croire

#2267 | Répond au message #2262
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 5 juin 2005 à  15:11

C’est vrai, festen, tu as oublié de parler d’Olivier. mais bon, nevers, c’est un peu loin. Et puis, on peut toujours s’y noyer.
Bien à toi.

#2278 | Répond au message #2262
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 9 juin 2005 à  09:54

nous l’avons déja salué dans un des articles
nous ne voudrions pas entrer dans le détail de la manière dont Galut s’est imposé sur le Cher

#2316 | Répond au message #2278
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 1er juin 2005 à 13:19

Existe-il encore quelqu’un qui soit acceptable par tous comme leader où sont-il réduits à s’entretuer ?


#2247
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - prostate - 3 juin 2005 à  17:18

le ps du cher ne demande ni Jeanne d’arc ni saint jean bouche d’or,il demande un dirigeant honnète et tolérant,ce serait déja beaucoup

#2274 | Répond au message #2247
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 5 juin 2005 à  15:14

Ca c’est vrai et ça vaut pour tout le monde d’ailleurs ; c’est pour cela qu’il y a des purges acceptables par tous, en attendant un leader tolérant... et tolérable... Avis à candidatures (mais ne vous précipitez pas tous, on a déjà prévu).

#2279 | Répond au message #2274
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 26 mai 2005 à 10:30

vvvDerniers croquis de campagne

L’arrivée à la Félix partie

Puisque l’un des termes de cette chronique consiste à rendre compte des mouvements de la campagne électorale, le seul événement notable de la semaine,(avant dernière semaine de la campagne),est la participation des Socialistes du comité du Non aux meetings communistes et surtout la présence d’Irène Félix au meeting communiste du mercredi à Bourges, ce que pas un journal sur Bourges n’a rapporté.
La droite arrive mollement à ne pas faire de biens beaux meetings .Beaucoup d’hommes politiques de Droite spéculent sur la tendance de leur électorat à voter pour le Non ,ce qui leur permet de dissimuler leur propre engagement et de traîner des pieds lorsqu’il s’agit d’aller un peu loin dans la propagande. Mais il est vrai que la droite a un chef ,un vrai, Serge et que puisqu’il a voulu être le chef ,il n’a qu’à se démerder.

Donc Félix est allé ce mercredi soir au meeting du NON à Bourges
Inutile de vous dire qu’une première fédérale tenante du Non devrait rester neutre et ne pas s’engager contre le parti. Elle peut avoir des opinions privées ,mais au delà on tombe dans l’inconnu.
Pour beaucoup la ligne rouge c’était la participation à un meeting du NON.
La ligne rouge a été franchie.
Il faut dire que Félix est arrivée à sept heures lorsque le meeting a commencé à 18 h 3O à un moment où les journalistes étaient déjà partis que ce soient ceux de la NR ou ceux du Berry ?

Les journalistes n’ont pas rendu compte de la présence de Bibanow portant un pin’s du parti communiste à la boutonnière, ni vu la présence de Saulnier .
Ils n’ont pas vu le MDC à la tribune. Ils n’ont rien vu. Comme d’habitude
Ils n’ont d’ailleurs pas rendu compte du contenu du discours de Sandrier, un peu plus tard, discours tout à fait réfléchi ,manifeste politique pour les années à venir qui devait être pesé très attentivement.
Ils n’ont pas vu les élus de gauche debout pendant son discours, tous au garde à vous pendant trois quart d’heures sans qu’un seul d’entre eux ose s’asseoir.
Scène de genre. Jean Claude arrive au micro.
15 personnes sur la tribune ,des chefs des éminences, des socialistes, des communistes et là Jean Claude est génial.
Il les fait tous lever et il commence son discours lui appuyé à la tribune tandis que tous les élus restent au piquet ,trois quart d’heure à l’écouter. Pas un n’a osé s’asseoir.
C’est énorme. Ils essayaient de prendre une pose, se baladaient d’une jambe à l’autre tous à écouter Sandrier, sans bouger. On se s’assied pas lorsque le chef parle. Tout le discours au garde à vous et à la fin ,ils ont applaudi à tout rompre.
Là c’est beau comme de l’antique. Du Kolkhoze 1937,le meilleur juste ,avant les purges. Plus besoin de poésie, d’idéologie. La force à l’état pur.
Tu as raison Jean Claude .
Va y à fond. quoi.
Bien vu ,tu les as bluffé. Tu es le chef maintenant.A toi le pompon.
Et ça aucun journaliste ne l’a vu. Nous sommes les premiers à le raconter. Pourquoi ?

Revenons maintenant à notre point de départ.
Félix était en retard. Pourquoi Félix était elle donc en en retard. ? Pourquoi, oh journalistes, fallait-il attendre avant d’aller vous rincer la tronche ?
Parce qu’il lui a fallu du temps comme à toute jeune fille qui débute pour se maquiller et trouver la tenue adéquate. Le premier vrai bal avec les cocos. C’était tout simple. Les journalistes ne se souviennent pas de leur premier rencart ?Félix a réagi pour une fois parfaitement humainement Elle était en retard comme on l’est toujours à la première surprise partie lorsqu’on a un peu peur et une envie pourtant impérieuse de danser.
Tant qu’à se compromettre à aller au meeting communiste, Félix aurait pu aller à la tribune .Heureusement qu’elle n’y est pas allé. Elle serait resté au garde à vous devant Sandrier.. Une partie de l’assistance se serait effondré de rire.
Qu’ a t’elle gagnée ?. Toute seulette et comme intimidée par la grande salle, restant à sa bordure sur le bord de la piste. Fallait-il que les micros beuglent :
.
" Nous arrêtons ce discours pour vous signaler parmi nous l’arrivée d’Irène Félix première secrétaire fédérale du parti socialiste du Cher membre du bureau politique du parti socialiste de France, vice présidente du conseil général du Cher ,conseillère municipale de Bourges qui vient maintenant nous rejoindre.
On applaudit maintenant Irène Félix. Rejoins nous Irène avec ton terrible cortège . "
Cela n’arrangeait pas Sandrier. Il était tout à son coup de force. Il aurait très bien pu le faire ,coinçant Félix qui n’aurait pas pu refuser, mais il jouait plus gros.
Il était en train d’isoler Irène au profit de Fournier et de Galut, il était en train de faire reconnaître par tous son leadership.
Et pendant ce temps dans la salle Félix jouait des talons, faisait semblant de s’amuser. Qui croyait-elle tromper ?
Elle s’est compromise pour pas grand chose , une midinette va au concert sans avouer qu’elle s’est assise tout au fond lorsqu’elle rêvait d’être au devant des grilles, au premier rang, à hurler. Tout prêt de la porte, Irène, j’y vais , j’y vais pas,tout comme si elle n’osait pas se lancer sur la piste pour aller danser le coco rock zone, claquant des mains en écoutant Sandrier mais sortant trop vite pour manger des merguez
C’était un peu trop quand même pour une première soirée.
Qu’allait elle faire dans cette galère ?
Ecouter Galut ? Sandrier. Montrer aux yeux de tous qu’elle faisait campagne pour le Non sans la faire tout en la faisant. Signalons que Fabius a, quand à lui , refusé d’aller dans tous les meetings présidés par le comité du Non communiste. Comme en octobre dernier Félix se retrouve donc à l’avant garde ,plus radicale même que Fabius.
Encensée comme lui pour son action par l’Humanité. Avec le printemps de Bourges, l’Humanité a commencé à se bien conduire avec les Fabiusiens. Pourquoi ? C’est bien curieux. N’y aurait-il pas une raison ?

Après avoir participé au meeting communiste, il faudrait pouvoir saisir les yeux d’Irène Félix lorsqu’elle a pu découvrir le Berry du lendemain avec ces superbes portraits de Lepeltier et de Sandrier. Ce dialogue fleuve.
Nous sommes quelques uns à avoir explosé de rire.
Voilà que Sandrier avec le meeting, avec ce numéro du Berry était ré-imposé dans son rôle historique ,celui de leader de la gauche sur Bourges. Que le non gagne ou perde, il est maintenant la tête de file des socialistes du Non et de toute la gauche qui l’a reconnu comme leader naturel .
Ce numéro du Berry, il faut l’encadrer. Il va servir un bon moment.
Il a plus de valeur symbolique que vingt meetings ou deux interventions d’Hollande. Il scelle la ligne de force de la gauche pour cinq ans

La Honte

Donnons une nouvelle raison aux militants socialistes de désespérer .

Si Chevènement l’emporte, avec le Non ,il se dit qu’il pourrait vouloir rentrer au parti socialiste avec ses militants..
Imaginons l’entrée triomphale du MDC du Cher au PS, rue du Prinal.

Patrick Madehors ,secrétaire de la section devant l’entrée .
Irène Félix avec un bouquet de pétunias et un affreux tic qui lui prend le coté droit de la joue.
Et voilà qu’arrive ,suivi de la presse, l’ancien professeur de Jacques Cœur porté par le mérite et la classique carrière ,Jean François Babouin, qui rentre au PS ,la République en sautoir ,le verbe conquérant.

Jean Pierre Saulnier se précipite pour l’embrasser, promène un regard humide sur l’assistance.
Les portraits de P.M.Couteaux et de René Henry ,amenés sur des tréteaux, sont affichés dans la fédération.
On pousse Rafesthain qui fait un discours de dix minutes ou se mêlent Jaures, Michelet, Jean Macé et Fajardie. Tout le monde se fige.
Dans un coin de vieux militants sont en train de pleurer puis d’étouffer. Ils crèvent. On les écarte.
Sonne la Marseillaise que Denis Durand chante au micro dans tous ses couplets.
A l’Ordre. La Messe est dite.
Bernard Gourdon devient tout rouge et s’effondre.
Philippe Goldmann se précipite pour lui faire du bouche à bouche aux pieds de René Robert.
Quelques rebelles prennent le maquis en emportant avec eux le vieux drapeau de 1920
Le parti socialiste quelque soit ses erreurs et malgré Félix ou Galut ne mérite quand même pas ça.

Retour aux affaires sérieuses.

Après cette scène de genre qui n’a d’intérêt que de rougir un peu plus les yeux des militants du Oui ,nous allons leur infliger une épreuve un peu plus sérieuse et leur expliquer ce qui risque de se dérouler si le Non l’emporte au niveau national.

Il n’y a guère de chance que le Non soit majoritaire sur le Cher.
La vraie énigme consiste à savoir si le Non sera majoritaire sur Bourges.
Si c’est le Oui alors l’argument d’Irène disant qu’il faut voter Non parce que c’est le choix de son électorat s’effondre.
Lepeltier est encore là pour vingt ans.
Les communistes se retrouvent laminés comme aux dernières municipales avec les militants du Non socialiste.
Ce n’est pas impossible. Si le comportement des électeurs de Bourges est celui d’un vote à la personne réitérant celui des dernières municipales ,le Oui peut parfaitement l’emporter sur Bourges..

Supposons donc connues les différentes parties du tableau que nous avons essayé de brosser dans les six premiers articles et voyons ce que donne le vote Non majoritaire sur la France ,le Cher et Bourges en ce qui regarde le parti socialiste du Cher..
Suivons bien.

1)Tous les militants d’Utopia et de Nouveau Monde ,motions représentées par Yann Galut et Philippe Fournié ont reçu une convocation impérative pour se réunir dimanche soir de 20 heures à Minuit, c’est à dire au moment de la proclamation des résultats. Ils ne se réuniront pas à la fédération et l’on se demande s’ils s’y déplaceront tous ensemble après minuit ou si Félix comme pour le meeting communiste sera convié à les rejoindre.
La convocation est rédigée pour une assemblée générale. Il s’agit de déterminer une ligne politique qui n’attend pas .Laquelle ?

2)Les militants du Oui attendront chez eux de savoir comment ils seront mangés. Comme ils ont déjà perdu l’élection municipale l’élection présidentielle, l’élection législative, ils ont une certain habitude des catastrophes

3)Les militants autour d’Irène se réuniront dans son bureau où ils tiendront tous à l’aise.

4) Ou seront les militants du MDC ?

5) le lendemain est convoqué un conseil fédéral pour faire le point après les élections.
Dans le conseil fédéral les militants du Oui sont sur-représentés au titre de la motion A qui groupe aussi les partisans d’Irène.

Que présagent toutes ces convocations ?
Il y a là un ordre de bataille. Laquelle ?
.
Les trois chiffres importants sont 85-30-125
85 les militants du Oui (exprimés au référendum interne)
30 les militants du Non fabiusien (dans le compte desquels nous avons rajoutés divers ajustements faits par Irène depuis deux mois)
125 les militants de Nouveau Monde et d’Utopia.

On voit que dès maintenant l’alliance d’Utopia autour de Galut disposerait de la majorité absolue à la fédération .
Bien évidemment sans la motion représentée dans la convocation par Fournier, Galut n’a pas la majorité ,mais quand bien même Irène continuerait son alliance avec Fournier ,elle ne l’aurait déjà plus.

On sait que Fournier a été embauché au Conseil général au titre du groupe socialiste et apparentés après la victoire de la Gauche.
Sans le soutien de la section de Vierzon qu’il représente ,jamais Félix n’aurait eu la majorité à la fédération. Elle doit à l’accord passé avec Fournier son poste de première fédérale.

Est ce que cela veut dire que l’on assiste sur le Cher à la mise en œuvre d’un nouvel accord entre les deux motions Utopia et Nouveau Monde contre les Fabiusiens.
C’est un contresens majeur. Galut et Fournier ont tout intérêt à l’alliance des Non
Il n’y a pas du tout l’annonce d’un putsch contre Irène qui de toute manière est statutairement impossible..
Si le Oui l’emporte comme nous l’avons dit ,il ne se passe rien.

Si le Non l’emporte ,il va y avoir du sport.

Quelle motion pourrait passer un accord avec Fabius ?Celle d’Emmanuelli qui l’a déjà fait dans d’autres circonstances. Pourquoi pas .Mais Galut a t’il intérêt à passer un accord avec les fabiusiens ?

Réponse Oui .C’est déjà fait et le maître de l’accord c’est Fournier.
Nous l’avons déjà annoncé.

Le Non à Gauche sera indivisible .
Voilà ce à quoi va ressembler le message.
Mais il y aura de la résistance.
Depuis des années les troupes de l’ex-gauche socialiste abominent Irène Félix, qu’ils considèrent comme la sorcière du libéralisme échevelée. Elle ne les a pas épargnée au cours des dernières élections. Lui refaire donc une virginité à la mode Louise Michel va donc être un sacré exercice de style. Mais Galut va y arriver. On peut lui faire confiance. Il va vendre Irène comme un paquet de lessive.
Il va laisser parler les militants célébrer leur victoire puis ensuite leur vendre cette alliance improbable ,soutenu par Fournier et les militants d’Utopia qui sont déjà les alliés d’Irène
La réunion n’est pas destinée à lutter contre Irène ,elle est destinée à convaincre les militants du Non du nouveau tour que présente la politique à venir et contre qui ?
Eh bien contre les militants du Oui et en particulier contre Sapin ,mais aussi contre Rafesthain. Galut doit donc maintenant leur faire passer cette idée que le vote Non installe une nouvelle cohabitation cordiale. Parce que la lutte continue. C’est pour cela qu’il a besoin d’une réunion ,une messe solennelle ou il a intérêt à se montrer persuasif parce qu’il a laissé un peu à l’abandon ses troupes depuis un moment. Cela va renâcler, renifler, rafuter, tout ça pour se rabibocher en dernier lieu..
Cela s’appelle faire passer la pilule.
On glissera peut être mollement sur nos amis du MDC
Avoir une attitude ouverte et accueillante à l’égard du Non fabiusien ou avoir une attitude des fabiusiens ouverte à l’égard de Galut ce sera donner le comble à cette comédie des trahisons que nous annonçons depuis deux mois. ce sera ulcérer encore un peu plus les militants du Oui et sceller définitivement leur séparation d’avec la droite fabiusienne.
Ils n’accepteront jamais un tel accord fut-il seulement implicite qui leur semblerait être de la part de Félix la pire des compromissions Félix dépendra donc un peu plus de Fournier , c’est à dire un peu plus des communistes.
C’est compliqué .Expliquons donc autrement.
Fournier avec les militants d’Utopia tient la clef de la fédération et il devient dès maintenant candidat potentiel au poste de premier fédéral au congrès de décembre. Il est soutenu d’une part par Galut d’autre part par Irène. Tous ont intérêt à surfer sur le Non .
Mais Irène sait qu’en surfant sur le Non ,elle abandonne l’investiture sur la ville de Bourges aux communistes ce dont elle n’a rien à foutre puisque tous les candidats qu’elle aurait pu présenter l’ont lâché en allant vers le camp du Oui et qu’elle ne leur pardonnera pas.
Si Fabius devient président ,elle sera au moins ministre alors que déraciner Lepeltier de la ville de Bourges demanderait des efforts sur Félixiens.
Donc dès maintenant l’alliance Fournier Galut Félix est nécessaire. Bien sur il faudra de part et d’autre ne pas la rendre trop visible, crier un peu sur des broutilles mais dans les faits tout est en ordre. On peut passer aux choses sérieuses.
Note de prononciation
Connaissez-vous Victor Klemperer C’est un linguiste allemand qui a consacré un ouvrage aux modifications de la langue sous le fascisme.
Or pendant cette campagne ou des thèmes racistes sont apparus, il y a un bon moyen d’estimer les sous-entendus de la personne qui vous parle. Un certain nombre de personnes ont commencés à parler de la directive Bolkenstein. Alors qu’il s’agit de Bolkestein
"Bolke-n-stein "tout étant dans le N qui s’ajoute au nom (certainement pas par hasard) . On sait de quelle origine sont affublés les Karkuflenstein (vieille injure antisémite sur Blum)et les Einstein.
Toute personne qui parle de Bolkenstein fait sien dans son discours un référent antisémite ,celui métonymique de l’argent, du traitre, du complot et en dit plus sur elle même et son héritage politique qu’elle ne le croit .Faites donc un catalogue des prononciations au cours des dernières semaines.


#2196
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 26 mai 2005 à  23:04

C’est tout-à-fait ça. On est dans l’opposition pour longtemps. Pour le Cher, c’est cuit, avec la bénédiction de maman Irène. Comme dirait Camuzat (Max) maintenant elle est dépucelée.
Mais bon, le problème, comme d’habitude, c’est qu’elle n’a rien senti. Métaphore, bien sûr.
Allez, je vais me saouler la gueule. C’est vraiment pas juste. Non, c’est vraiment pas juste. Les poules préférent donc les renards aux fermiers.
Salut, tiens bon.

#2200 | Répond au message #2196
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - faut pas pousser pépéère - 27 mai 2005 à  17:51

je n’ai pas lu tous les articles juste les deux derniers .mais c’était déja la même chose au PS dans le Cher il y a dix ans.Cela n’a pas changé.je reconnais les méthodes a l’époque ,on ne disait rien.Continue Festen.

#2204 | Répond au message #2196
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 31 mai 2005 à  01:33

«  Il n’y a guère de chance que le Non soit majoritaire sur le Cher.  » Tu disais FESTEN ? J’ai mal entendu !

Généralement, on fait de la politique avec un espoir d’améliorer la vie du plus grand nombre : En 6 articles, jamais un mot sur la vie, les problèmes que nous citoyens nous rencontrons, sur le partage des richesses .... etc.

A quoi servent ces réglements de compte ? Problème perso ?

#2225 | Répond au message #2196
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 31 mai 2005 à  08:54

c’est une faute due à une relecture insuffisante de ma part.il suffit de lire le contexte.Je suis à ce moment de l’article en train d’expliquer ce qui se passe en cas de victoire du non.
il faut bien sur lire :non ne soit pas majoritaire,ce que j’ai déja affirmé dans les articles précédents auxquels il suffit de se reporter.
quand au reste de la réponse ,il souffre d’une contradiction ,tu me reproches de ne pas parler des problèmes que moi aussi ,citoyen je pourrais rencontrer parmi tous les autres citoyens dont je te remercie de ne pas m’exclure à moins que tu ai décidé tout seul de rouvrir un goulag dans le cher et ensuite tu me reproches de ne viser qu’à rendre compte de problèmes perso.Il faut choisir et si tu ne vois pas la contradiction ,relis Lénine
Je n’ai pas l’outrecuidance de vouloir me faire l’interprète de la misère.D’autres n’ont pas de ces graces.La posture victimaire surtout lorsqu’il s’agit des souffrances des autres est infecte.Les gens ne demandent pas de la compassion,ils ne demandent pas à faire pleurer Margot ,ils demandent des droits.

#2228 | Répond au message #2225
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 5 juin 2005 à  15:30

fais pas ta fausse naïve mon chou
tu sais bien que ce n’est pas de cela qu’on parle ici...
mais cela fait plaisir de voir que le PC s’intéresse à festen ;
au fait, qui t’a demandé de répondre, max ou jean-claude ?
si tu l’as fait tout seul, condoléances
bye

#2280 | Répond au message #2225
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - rigoberta - 24 mai 2005 à 22:23

Les « brillantes analyses » de Festen n’ont qu’un objectif : faire croire aux responsables berruyers du PS favorables au Oui, et en délicatesse avec l’équipe Félix,, que leur heure est venue pour faire le ménage (pardon « couper des têtes » comme on dit chez eux) dans la section et la fédération du PS, et en prendre le contrôle. Et ces quelques naïfs (qui pourtant connaissent le bonhomme pour eux mêmes avoir fait parfois les frais de ses manoeuvres ravageuses par le passé)se voient déjà, qui récupérer un canton, qui diriger la mairie de Bourges (en partant seuls sans le PCF bien sûr aux prochaines municipales ou aux suivantes). Y a que ça qui semble faire « bander » Festen. Triste à pleurer !


#2192
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 26 mai 2005 à  22:58

Si tu sais lire, Bébé, écoute le monsieur, et surtout tais-toi, tais-toi, tais-toi.Chuuuut. Si tes couches te grattent, change de marque, mais chuuuuut.

#2199 | Répond au message #2192
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - faut pas pousser pépéère - 27 mai 2005 à  16:46

pauvre tanche ,tu ne vois donc pas que de toute manière la direction du ps a la situation bien en main ,qu’elle l’a toujours eu et que ce n’est pas la malheureuese tentative,bien retracée par Festezn d’un bon nombre de militants pour essayer de faire quand même campagne qui les a conduit a essayer de peser dans ce bordel.
double tanche.Ce sont les militants du Oui aujourd’hui qui ont toujours été pour l’union de la gauche à Bourges.
ça t’étonne.renseigne toi.
Tu as vu saulnier faire campagne pour sandrier ?Il était absentsur place.
c’est luiqui soutenait rousseau quand ilafait sa liste y a sa photo dans le livre de rousseau
alorsdispasn’importe quoi
a bourges il y a les non non .
non au référendum non à la liste conduite par sandrier
et les ouis ouis
oui au référendum oui à l’union de la gauche,

#2203 | Répond au message #2192
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 31 mai 2005 à  09:51

mon cher ,comment croire que ,au vu du rapport de force existant entre les gens du oui et ceux du non,il puisse y avoir quelque chance pour les militants du oui de faire quoi que ce soit.il faudrait apprendre à lire

#2230 | Répond au message #2192
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 5 juin 2005 à  15:44

bien renvoyé festen
Recomposer la direction du ps18 n’est pas une question de mausvaise gestion, c’est l’étape indispensable par laquelle il faut passer si l’on veut avoir une chance quelconque de construire un projet social dans ce département ;
De toutes façons, on le sait, le vote NON en france n’est pas un non de gauche (sans quoi il n’y aurait pas de logique avec le OUI de bourges d’ailleurs). Et ça tout le monde le sait ; c’est un non de droite, donc extrême, il suffit de voir le peu d’empressement qu’ont mis les représentants de lUMP ou de l’UDF à faire campagne. Eux d’ailleurs, n’ont pas liquidé leurs moutons noirs, ils les arrangent.
Au fond cela reste à l’honneur du PS français d’avoir été les seuls à se battre au sein d’une campagne impossible.
Que les oui PS dans le Cher se relâchent maintenant, ne serait pas très glorieux, mais ce ne serait pas très grave, ce ne serait que de la faiblesse...
Hélàs...
on vous a déjà expliqué que rien ne changerait avant longtemps dans cette fédé.
nous avons encore quelques étapes à franchir. on ne peut pas tout faire à la fois, c’est comme ça.
C’est comme ça.
la différence, c’est que nous, on n’a pas de poste à prendre ou à sauver , donc on a le temmps et la liberté nécessaires pour le faire.
fais confiance au monsieur, dis bonjour à la dame, et répands la bonne parole autour de toi
allez ciao

#2281 | Répond au message #2230
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 24 mai 2005 à 16:06

Vous pourriez également l’employer dans les rubriques "arts plastiques", "vivre en société" (quoique ?), ... mais svp, plus jamais au service "politique" ! Il est encore un peu jeune.

Julien Martin


#2188
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 26 mai 2005 à  22:54

A l’intention de julien
Tais-toi, Bébé, écoute le monsieur, il a des choses à dire, lui.
Et tu as tout juste l’âge de connaître un tout petit peu du début.

#2198 | Répond au message #2188
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 1er juin 2005 à  22:43

Bien jouer julien, tu le fais craquer, il va avouer que c’est lui. Il a peu de courage mais il ne se maîtrise pas.

#2258 | Répond au message #2198
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - pépéère - 2 juin 2005 à  09:08

je ne sais pas si vous vous rendez compte mais vous ètes en train d’avouer crument que vous avez entamé une chasse à l’homme.oh vous les chiens répondeurs anonymes.Si vous n’aimez pas festen répopndez avec des arguments.Vous manifestez des tendances absominablesèt Ce sont des méthodes absolument staliniennes
l’insulte,l’imprécation,je préfère écouter ce que disent les verts ;il y a dans cette campagne une atmosphère stalinienne
chiens de garde serrez les rangs

#2261 | Répond au message #2258
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Jean-Michel Pinon - 2 juin 2005 à  15:35

Je suis assez d’accord avec cette observation. Il faut respecter l’anonymat de la personne (ou des personnes) auteur(s) de ces articles, ce qui permet de proposer des articles uniques sur la vie d’un parti politique vu de l’intérieur. Peu importe qui est (qui sont ?) le(s) auteur(s) de ces articles. Il me semble qu’ils sont très bien informés et montrent au grand public les salades des partis politiques (en l’ocurence le PS), chose qui est totalement inconnue du citoyen lambda. Rien n’empêche d’autres membres du PS d’aporter un nouvel angle de vue qui pourrait leur sembler plus juste, en proposant des articles dans l’agitateur.

#2264 | Répond au message #2261
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 6 juin 2005 à  15:17

Appel à la tendresse

Personne ne nous a fait remarqué que nous avons été dur pour Irène Félix qui ne s’est pas plainte ,enfin de nous.
.
Mais au moins elle laisse parler.

Par contre dès que nous avons commencé à employer le mot communiste dans une déclinaison un peu accentuée, nous n’avons pas été surpris de constater qu’il n’y a pas que chez Poutine que la liberté de parole pose encore problème.

Quel prolétaire avons-nous assassiné ?Quelle mère courage violée au berceau ?

Signalons aimablement que le terme d’anticommuniste a cessé depuis longtemps d’être une injure et qu’il suffit de faire quelque pas dans les anciens pays de l’Est pour l’entendre suffisamment prononcé par des gens qui l’ont payé de leur liberté, par la répression et l’emprisonnement.

Et que c’est à celui qui affirme être communiste de faire la preuve qu’il n’a plus rien de commun avec toutes ces brutes et tant qu’il ne l’a pas prouvé ( il ne lui suffira pas de l’affirmer), il n’y a rien à lui accorder mais à lui réserver la possibilité encore une fois de s’expliquer, ce qui est son droit ,mais aussi de répondre à nos interrogations puisqu’il ne peut vouloir recourir au Droit pour lui sans l’accepter pour nous.

Il s’agit plus que d’une remarque .Il s’agit d’un principe de méthode.

S’il s’agit de dialoguer ,nous y sommes prêts. Nous l’engageons.
Pour le reste ,nous nous attendons naturellement à la suite du texte que vous allez lire à la marée habituelle des imprécations(si cela les soulage) qui ne témoigneraient que de la difficulté de tout dialogue des communistes avec qui que ce soit ,système que Philippe ROBRIEUX a longuement expliqué dans son ouvrage La Secte.
On en a déjà eu un exemple avec les articles précédents où la haine est montée et dans des proportions inquiétantes, amorcée à gauche, continuée ensuite avec des méthodes que l’on espère n’être que celles de l’extrême droite.
Remercions Messieurs PINON et PEPEERE de l’avoir épinglée.

Nous allons une nouvelle fois parler des communistes.. Puisque c’est là que visiblement cela produit quelques sons..
Nous allons rappeler quelques évidences qui doivent être continuellement posées. Parce que justement les communistes du Cher font comme si elles étaient si connues que l’on n’aurait plus à les évoquer. Insistons donc.

Le communisme est un mouvement politique qui avait déterminé comme ce terrain qui devait lui servir à prouver la vérité de sa doctrine aux yeux de tous , l’histoire et le mouvement des sociétés industrielles - en particulier celui des sociétés soviétiques.
Le mouvement historique devait amener la victoire du prolétariat et le développement des sociétés communistes de l’Est.
C’est sur le terrain que le communisme avait lui même choisi ,sans que personne ne lui ait rien demandé, pour étayer sa doctrine que ses analyses se sont révélées être absolument mensongères, totalement démenties par les faits..

Il n’est pas si courant en politique où le maniement du discours autorise , la plupart du temps, le maintien d’interprétations absolument contradictoires d’une même situation , que les faits apportent un démenti absolument total à une doctrine.
L’URSS et ses pays satellites ont totalement changé de régime politique. De l’analyse marxiste, il ne reste rien qui ait pu servir à prévoir quoique ce soit aux mouvement des sociétés modernes.
Mieux, l’émancipation révolutionnaire des pays de l’Est qui aspirent à rejoindre l’Europe s’est faite contre le communisme et les Etats communistes.

Les Russes, les Allemands, les Polonais, les Géorgiens, les Roumains, les Polonais, les Tchèques, les Slovaques, les Bulgares, les Slovènes et j’en passe ,tous ces pays ont expérimenté les régimes communistes.
Tous les ont rejetées.
Leurs citoyens, opprimés, massacrés, exploités, emprisonnés, surveillés, ont du se battre pour se libérer.
Ils ont rejeté et continuent à rejeter tout ce qui ressemble de près ou de loin au cauchemar communiste.

Rappelons donc maintenant et que c’est l’Armée rouge qui a vaincu les nazis, et que les communistes ont à partir de l’invasion de L’ URSS tous résisté

Les communistes ,en mentant aussi longtemps sur la réalité des sociétés soviétiques et satellites ont été les complices de l’oppression ,de l’asservissement qu’ont subi les citoyens de tous ces pays.
Ils ont été ,selon leur propre expression, les valets des bourreaux.
Du point de vue du Droit, tout ceux qui contribuent à dissimuler des crimes, quelque soient leurs raisons, sont les complices ou les dupes de ces criminels.

Nous n’avons jamais entendu les communistes du Cher demander publiquement pardon à leurs électeurs parce qu’ils leur avait continuellement menti.
Nous ne les avons jamais entendu demander l’installation d’une plaque commémorative à Bourges pour les millions de victimes du Goulag.
je ne les ai jamais entendu demander à instituer sur ce sujet un jour du souvenir.
Je n’ai d’ailleurs pas vu non plus les hommes politiques de droite ni du parti socialiste le demander.
Y a t’il eu une exposition ou une série de conférences contradictoires sur le goulag et les camps soviétiques faite par le parti communiste dans le département du Cher ?
A t’elle été organisée depuis la chute du mur de Berlin par les Socialistes ou par la Droite ? Non plus. Pourquoi ?

La droite craint tout autant que la gauche ce que peuvent avoir à lui dire sur la société moderne les dissidents et les théoriciens de la résistance au communisme parce que leurs analyses pourraient, peut être, parfaitement être prolongées pour analyser les sociétés actuelles et que de cette perspective ni les uns ni les autres ne veulent.
Il faut affirmer que sur ce point précis ,l’analyse des sociétés communistes, les théoriciens libéraux avaient raison et que leurs analyses ,au contraire des analyses faites par les théoriciens communistes , ont été confirmées par les faits

Cela ne veut pas dire que l’on puisse en déduire que les analyses politiques concernant la société française faites par ces mêmes libéraux doivent être crues
Cela ne veut pas dire du tout que ,sur cet autre terrain : la société française et son évolution , les libéraux aient ,à la limite, quoique ce soit d’intelligent à dire. Ce n’est pas ici l’objet.

Mais dans la limite que nous venons de rappeler et sur ce point précis, sur l’analyse des expériences communistes dans les pays de l’Est, les libéraux avaient raison, les communistes ont eu tort alors qu’il s’agissait d’un point fondamental de leur doctrine.
Je n’ai jamais entendu les communistes du Cher demander pardon (ce qui serait peut-être parfaitement comique alors que Willy Brandt à Auschwitz ne l’était pas) aux anciens déportés, aux zeks ,aux refuzniks mais aussi aux militants de la SFIO, de la démocratie chrétienne, aux gaullistes, pour leur avouer publiquement qu’ils ont eu tort et qu’ils n’en finiront jamais de méditer ces horreurs là ,acceptant qu’elles leur soit toujours rappelées, comme un service demandé et non comme une attaque politique.

Il n’y a donc plus aucune confiance à avoir dans la prétention des communistes à continuer à nous dire quoique ce soit d’intelligent sur la société moderne parce qu’ils n’ont justement eu rien de vrai et de vérifié à dire sur la société du passé.

Tout ceci est parfaitement connu et explique suffisamment la chute des scores électoraux du parti communiste en France et leur effondrement total dans les nouveaux pays de cette Union Européenne ... Passons donc sur le traité constitutionnel.
Les Polonais, les Tchèques ,les Roumains, les Allemands (etc..) ont à nous apprendre.
Depuis vingt ans, nous dormons, ils bougent.
Ils ont risqué leurs vies pour leurs idées. Pour leur libération. Pour la première fois depuis trois siècles, un grand mouvement révolutionnaire a agité l’Europe sans que la France ne bouge le moins du monde ,elle qui croyait toujours devoir en être à l’initiative et le pays ou se berce le printemps des peuples. Et voilà que nous nous posons en donneurs de leçon d’une histoire que nous n’avons pas faite et à laquelle nous refusons toujours de comprendre quoique ce soit.
Et les communistes en France continuent à pérorer tandis qu’il suffit d’aller dans un ex pays de l’Est pour rencontrer partout des gens qui ne trouvent pas drôle du tout le respect que nous accordons spontanément au parti français et ils ne se gênent pas pour raconter comment ils ont risqué leur vie et leur liberté ne serait ce que pour écouter Pink Floyd.
Les marques du KGB, ils les portent sur eux.
Les énerve beaucoup que l’on puisse balancer leurs souffrances des mérites supposés du communisme français.
N’essayez pas de faire l’intéressant, le réaliste ,le compétent en expliquant la subtilité des coalitions ou compromissions électorales. Ils ne vous écoutent plus.
L’Europe devrait servir d’abord à faire bouger dans leurs têtes les citoyens français qui ont arrêté de penser vers 1985 et ne comprennent plus rien à ce qui se passe depuis mais tout simplement ont la trouille, la sainte trouille sur quoi joue cette campagne..
L’Europe qui se présente, c’est une Europe polonaise, une Europe tchèque, allemande, slovène etc.. ou l’on ne balance pas sur le souvenir du communisme ,où l’on sait ce que résistance veut dire et où l’on demande des institutions qui soient le meilleur rempart contre le retour du communisme.
Une Europe dont les citoyens ont à nous apprendre en matière de résistance et de libération.
Celle là ,justement ,personne ne veut l’écouter.
La seule garantie d’un régime politique c’est la vertu et le courage des citoyens, et non la lettre d’un contrat. Otez ce facteur, vous pourriez avoir les meilleures institutions du monde ,elles ne préserveraient rien. On se bat ici sur des virgules parce que l’on ne croit même plus au courage civique et aux résultats de l’engagement. Forcément .
Ce qui est une évidence à l’Est ne l’est plus pour nous. Nous ne savons plus que l’on peut se battre ,vraiment pour défendre ses idées.
Quand on le vit, quand tout autour de vous le rappelle, un texte de loi n’est que la traduction de cette force., de cette liberté . Quand la liberté manque , le texte constitutionnel ne peut être et ne sera jamais plus qu’une coquille vide. On pourra bien alors voter Oui ou Non ,et c’est ce qui se passe en France sur la base d’un accord profond entre les deux coté : l’oubli de la liberté.
Tout ceci est absolument désolant mais au moins nous savons au moins quelle réflexions nous manquent. Quelle place avons-nous fait dans notre culture politique à la critique du totalitarisme et à l’exemple des dissidents. Aucune. Nous nous sommes coupés des autres pays d’Europe sur un plan beaucoup plus profond que celui de la défense des intérêts céréaliers.

On nous dira que le mouvement du Non réalise justement cette insurrection citoyenne que nous semblons appeler de nos vœux .
Entre Crotté , Madehors, Durand, je passe Galut et Saulnier ,dans le comité du Non elle est belle la révolution. De qui se moque t’on ?
Nous sommes tout prêt à accorder ,et nous l’avons déjà écrit ,que le parti communiste avait remporté une belle victoire politique d’abord dans le Cher et dans la France entière, qu’il va avoir remonté son implantation électorale.
Mais a quel prix ?
Nous avons aussi déjà expliqué aux ignares qui croyaient déjà ramasser la galette et pariaient sur le dépérissement du PC dans le Cher qu’ils prenaient leurs fèves pour la féodalité

Mais ceci accordé, le problème demeure.

A quel prix disions- nous ?Regardez la haine qui a suinté dans ces pages. Sur les marchés les militants du Oui se sont fait insultés et ont été traités de fascistes .Lorsque Karim explique dans les journaux locaux qu’il s’est fait insulter, il n’en rajoute pas. Certains élus ont été se plaindre directement à Sandrier. Cela n’a rien changé.
Certains d’entre vous ,les communistes diront que ce n’est rien ,que c’est l’éternelle omelette de la politique. Vous n’avez pas changé. Malheureusement ici ,il y a des traces écrites.
L’appel à la délation ,l’appel aux procès.
Voila ce que vous avez montré du communisme dans ces pages. Nous le reconnaissons. C’est celui que nous ne voulons pas vouloir revenir. Mais heureusement, vous n’êtes mêmes plus un danger à part dans ce département du Cher qui est un conservatoire des espèces mortes .La déesse immonde du stalinisme est là sous la surface. il suffit de gratter. Elle monte toute seule
S’il suffisait de dire, nous sommes du coté des pauvres, des miséreux, de la plèbe ,nous faisons entendre leurs voix, pour faire une politique ,cela se saurait.
Oui il y a des marges de progression des salaires et sur ce point il faut lutter parce que depuis cinq ans l’augmentation du PIB ne s’est pas traduite en augmentation salariale.
La droite toujours aussi bête n’a rien voulu savoir pour ne pas déplaire au MEDEF, c’est tout à fait juste.
Mais vu l’augmentation faramineuse de la dette nationale et pas seulement depuis que la droite est au pouvoir, quelles marges de manœuvre budgétaires reste-il ?Quelqu’un demande t’il a sortir du système monétaire de l’Euro ?
Existe-il encore un modèle économique qui soit cohérent avec l’ensemble des échanges internationaux et qui puisse se mettre en œuvre rapidement ?
C’est à ces questions que nous ne trouvons pas quand à nous de réponse. Mais nous le disons. Nous ne faisons pas semblant de savoir.

Donnons un exemple pour finir. Entre les gens du Oui et du Non dans le PS pour les prochaines présidentielles, il y a un problème de méthode.
Les gens du Non les Fabiusiens, veulent faire des états généraux ,recueillir les souhaits des gens et offrir ensuite en programme ce qui est demandé.
C’est le sens des interventions du dernier conseil fédéral.
Ils se proposent exactement de collecter par des enquêtes toutes les doléances puis de les inscrire sur un programme et avec celui-ci de se présenter.

Les gens du Oui considèrent eux qu’il faut déjà déterminer à partir de l’état de la société française ce qu’il est possible non pas simplement de promettre mais de tenir. Et ce n’est pas grand chose, on s’en doute bien.

La visée est ici clairement réformiste et social-démocrate. Mais il faut savoir ce que l’on veut. Si le parti communiste a rompu avec ses errements staliniens, et l’on a dit plus haut toutes les raisons que nous avions d’en douter, s’il ne se propose plus de faire la révolution ,que l’on explique en quoi il n’est pas devenu un parti réformiste ?

#2288 | Répond au message #2258
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 6 juin 2005 à  15:30

ps il y a trois je cachés au milieu des nous.petit pivert,fais ton boulot de petti flic,trouve les.bisous

#2289 | Répond au message #2288
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 24 mai 2005 à 15:59

Pourquoi n’enployez-vous pas marc thibault dans la rubrique "sports" ?? Julien Martin


#2187
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Jean-Michel Pinon - 24 mai 2005 à  23:00

Bonjour, j’ai lu l’article qui vous est consacré aujourd’hui dans le "BR", très interessant d’ailleurs. Ceci dit, Festen n’est pas, semble-t-il la personne que vous évoquez car celle-ci nous a fait savoir, suite à votre premier message, qu’elle était agacée de voir son nom associé à cette série d’articles qu’elle ne revendique apparemment pas du tout. Bref, pour le moment, personne ne sait vraiment qui est Festen. Avis aux chasseurs de têtes !

#2194 | Répond au message #2187
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 1er juin 2005 à  13:21

C’est qui Marc Thibault ?

#2248 | Répond au message #2187
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Jean-Michel Pinon - 1er juin 2005 à  15:27

Apparemment, ce serait un prof de philo. Je ne le connais pas personnellement.

#2254 | Répond au message #2248
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 1er juin 2005 à  18:41

Ce que dit Festen, ce n’est pas de la philosophie, c’est peut-être pas faux, mais cela ressemble plus à du journalisme d’outre Manche qu’à de la métaphysique. Qu’est-ce qu’il a de si particulier ce prof pour que tous les militants du PS pensent que c’est lui qui rédige ces articles ?

#2256 | Répond au message #2254
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 1er juin 2005 à  22:38

Vous dites que vous ne le connaissez pas personnellement et pourtant deux messages plus haut vous avez expliqué qu’il vous avait contacté pour vous dire que ce n’était pas lui l’auteur de ces torchons ...
Vous protégez vos sources ?

#2257 | Répond au message #2254
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Jean-Michel Pinon - 2 juin 2005 à  15:41

Il m’a contacté par courrier envoyé à mon adresse postale. Mais si je le connaissais, oui, je protégerais mes sources, comme vous dites. Je vois dans les "torchons" que vous évoquez un contenu très intéressant sur les pratiques politiques courantes dans cette ville, même si je ne comprend pas tout car je n’appartiens pas à ce parti.

#2265 | Répond au message #2257
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - 22 mai 2005 à 15:29

Tous ensemble, tous ensemble,tous... Tous ensemble, tous ensemble, tous...

Mon cher Festen, tu connais bien ton sujet, y’a pas à dire.
Plus tard je te dirai comment je sais que tu ne te trompes pas, et comment certains apparatchiks qui ne savent pas lire (au sens propre... pour le sens figuré, je serais bien cuistre de me prononcer...)au sein du PS du Cher s’y prennent pour affaiblir les meilleurs, ceux qui auraient la faveur du peuple, le courage qu’il faut quand il faut, même quand c’est pas drôle, les mains propres et la sagesse de ne pas être démagogue.

Tiens bon, on attend la suite, même si tu es obligé d’attendre un peu pour le moment, on est avec toi. Personnellement je suis capable d’attendre très longtemps, même pas sous une gouttière (j’ai rarement soif).

Il y a des choses qui changent doucement, mais elles changent quand même. Merci à toi d’y contribuer.

La seule question que je me pose parfois... Les poules préfèrent-elles le renard au fermier ? Crise d’amertume quand on voit au 21ème siècle qu’il est possible de berner si facilement les électeurs après deux siècles d’évolution républicaine, 120 ans d’école publique et 100 ans de laïcité.

Allez, continue, tu tombes de plus en plus près.
Est-ce que Raf va enfin s’occuper d’en envoyer promener quelques-uns ? Le faut-il ? Le peut-il ?

Je te laisse cogiter. Bon dimanche.


#2179
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - Prostate - 21 mai 2005 à 20:00

21 mai
Bravo !!
C’est la réalité...et j’ai expérimenté...


#2178
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - pivert - 21 mai 2005 à 15:50

« Si je résume un peu l’argumentation, on peut l’approcher par cette apostrophe : « il n’est pas possible que... »

Festen...un collectif qui parle à la première personne du singulier. Etonnant non ?


#2175
> Comment gagner lorsqu’on a perdu et réciproquement - festen - 31 mai 2005 à  09:53

je t’aime,petit pivert d’amour et j’embrasse ton crane rose

#2231 | Répond au message #2175