Serge Lepeltier adroitement plus à gauche
Le maire de Bourges Serge Lepeltier a annoncé qu’il quittait l’UMP pour rejoindre le Parti Républicain Radical et Parti Radical-socialiste dit « Parti Radical », membre associé de l’UMP. Une décision surprenante pour le microcosme politique berruyer qui avait vu Serge Lepeltier être très proche du Front National par un passé récent.
Devant l’ascension fulgurante de la frange libérale de l’UMP dans le Cher, Serge Lepeltier, marginalisé dans la cellule départementale du parti dirigé par Nicolas Sarkozy, a décidé de rejoindre les rangs du Parti Radical, dirigé par André Rossinot. Présenté comme ayant une plus forte sensibilité sociale, le Parti Radical reste une composante de la majorité parlementaire et gouvernementale avec comme représentant le plus connu, Jean-Louis Borloo. Lors de sa première élection à la mairie de Bourges en 1995, le Président du Front National Jean-Marie Le Pen, avait pourtant appelé publiquement ses sympathisants à voter en faveur de Serge Lepeltier en raison de ses affinités particulières avec les responsables du Cher du parti d’extrême droite. Lors de sa réélection en 2001, le responsable départemental du Front National Jean d’Ogny avait créé un véritable coup de théâtre en annonçant au dernier moment qu’il ne présenterait pas de liste, permettant à Serge Lepeltier de l’emporter dès le premier tour alors que son bilan, jugé négatif, y compris dans son camp, ne lui permettait pas de se présenter avec un statut de favoris. Puis, Serge Lepeltier qui s’est découvert une sensibilité écologique est parvenu a obtenir une certaine sympathie de la part des mouvements de gauche au point de se retrouver face à des « amis » politiques de l’UMP qui ont réclamé sa tête lorsqu’il a été remercié après moins d’un an passé au poste de Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable. Les observateurs locaux s’interrogent : s’agit-il d’une stratégie purement politique ou d’une évolution de sa conscience politique ?
Sources : Le Berry Républicain, La Nouvelle République.