EDITORIAL JANVIER 2006

Quel avenir pour notre ville ?

mardi 3 janvier 2006 à 11:00, par Charles-Henry Sadien

Allez, bonne année à tous pour 2006. Voilà c’est fait. Je ne sais pas s’il est utile de dire cela mais c’est la tradition. Exprimer des vœux, c’est à peu près la seule chose que nos hommes politiques soient en mesure de faire en ce moment à Bourges.

Pour souhaiter une bonne année 2006 à ses concitoyens, la municipalité de Bourges n’a rien trouvé de mieux de décliner sous plusieurs supports la photographie d’un charmant bambin affichant un large sourire et semblant nous faire don... d’une feuille morte. Quel symbole faut-il y voir ? Celui d’une ville morte dont héritent les nouvelles générations en toute insouciance et qu’ils transmettront à leur tour en l’état comme si rien ne pouvait plus changer désormais ? Le contraste entre le sourire du bambin et la feuille morte est saisissant : c’est comme si on nous disait « Bourges est en train de crever, mais tout va bien : tu as vu comme elle est belle ma ville morte ? ». Bourges est à l’agonie, mais notre maire nous souhaite une bonne année, met en avant son projet de renouvellement urbain qui n’est en fait qu’un projet d’accompagnement du déclin avec un nombre de constructions d’habitations inférieur au nombre de destructions.

Dès 1997, L’Agitateur de Bourges était le seul média à dénoncer avec autant de virulence la lente agonie de Bourges qui s’amorçait. En guise de réponse, nous n’avons eu de la part des élus de la majorité municipale, que du mépris. On nous accusait de noircir le tableau quand ce n’était pas tout simplement pour nous reprocher de « faire de la politique ». Aujourd’hui, nous sommes bien tristes de constater que nous avions raison. Et même si l’équipe du maire continue de se voiler la face, la plupart des berruyers ont bien conscience que Bourges est en train de se recroqueviller comme une feuille morte. Les études de l’INSEE montrent même que ce n’est pas terminé puisque Bourges devrait perdre à nouveau 10.000 habitants dans les dix prochaines années pour passer en dessous de la barre des 60.000 habitants.

Pourtant, rares sont les personnes à Bourges qui refusent ce que les élus de la majorité nous présentent comme une fatalité. Au cours du mois de décembre, l’ancien maire de Bourges et actuel Député communiste, Jean-Claude Sandrier a présenté une série de propositions pour tenter de mettre un frein à cette crise qui dure depuis près de dix ans. « Ce ne sont pas des mesures proposées dans le cadre d’un programme électoral mais des propositions qui peuvent s’appliquer tout de suite », a-t-il précisé. Pour qu’un homme politique sous entendent qu’il est prêt à tendre la main et travailler avec ses adversaires politiques de l’UMP - au risque des les faire réélire aux prochaines municipales - il faut croire que la situation est grave. Au cours de cette conférence, j’ai même été frappé que le bilan du déclins de la ville ne soit exposé comme une évidence en quelques minutes et que les propositions soient si nombreuses et précises, comme s’il n’était plus temps désormais de s’apitoyer sur notre sort mais qu’il fallait agir tout de suite.

A droite, si les élus qui sont au pouvoir continuent de se faire mousser sur leur trône affirmant que tout va bien, ceux qui ne sont pas au pouvoir mais qui sont de fins observateurs et des amoureux de leur ville font le même constat que Jean-Claude Sandrier. Ils ont même parfois les mêmes idées, à l’image de Philippe Bensac, pourtant libéral et Sarkozyste, dont les propositions en matière de développement des transports ferroviaires (mais ce ne sont pas les seules) rejoignent de manière troublante celles de Jean-Claude Sandrier.

C’est peut être un peu ennuyeux de lancer l’idée naïve que si toutes les personnes de bonnes volonté voulaient travailler ensemble, la ville de Bourges pourrait s’en sortir. Mais tout de même : une alliance abracadabrantesque entre le communiste Sandrier et le Sarkosyste libéral Bensac pour sauver la ville de Bourges, ça aurait quand même une autre gueule que la partie solo d’un Serge Lepeltier qui roule pour sa réélection et non pour le bien de sa ville. Le problème, c’est que les hommes politiques ont trop de certitudes. Leur programme est toujours meilleur que celui de leur adversaire. Et lorsque cela ne marche pas, ils refusent le constat d’échec et se cachent derrière une politique de propagande (enfin... de nos jours, dans nos démocraties, on parle de « communication ») pour masquer et défendre leur bilan négatif. Un maire doit être au service de sa population et pas au service de sa propre carrière ou du maintient du drapeau de son parti politique sur le toit de sa mairie. Faire un constat d’échec de sa propre politique, ce n’est pas déshonorant. C’est au contraire un acte courageux, noble et responsable qui doit permettre de rebondir. Mais il faut croire qu’à Bourges ceux qui nous dirigent ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Personnellement, j’ai toujours eu le sentiment, à tort ou à raison, que notre maire Serge Lepeltier, n’aimait pas sa ville mais n’était que l’élément d’un appareil politique qui veut conquérir des élections et accéder à des postes important (avoir été ministre de l’écologie, ce n’est pas rien) sans autre finalité, comme si la politique était un sport.

En de début 2006, je me remémore le Bourges de ma jeunesse, à une époque où dire que cette ville était le troisième pôle de la Région Centre avec Tours et Orléans avait un sens. Aujourd’hui, Bourges est au même niveau que des villes comme Châteauroux ou Blois. Ces trois villes forment ce troisième pôle. Pas parce que Châteauroux et Blois se sont hissées au niveau de Bourges mais parce que Bourges a dégringolé au niveau de ces deux villes. Ça fait mal au cœur de voir cela. Le maire de Bourges a formulé ses vœux. Est-ce tout ce qu’il est capable de faire ?

commentaires
Quel avenir pour notre ville ? - Sarvane - 27 janvier 2006 à 14:03

Si toutes les personnes de bonne volonté... Ce que vous dites de Bourges, cela vaut bien pour la France entière !!!


Voir en ligne : http://monsite.wanadoo.fr/isabelle-...
#3540
Quel avenir pour notre ville ? - les métaux partent pour l’aventure - 5 janvier 2006 à 18:44

La décadence du Cher peut se lire dans un ensemble d’indicateurs qui sont tout à fait fiables et que vous avez déja présenté
.Exode de la population,vieillissement,disparition des entreprises,plan de restructuration.
Toutes ces données ne font que décrire une situation dont il n’y a aucune raison de penser qu’elle puisse ètre modifiée dans le court terme par qui que ce soit.

D’ailleurs que fait notre bon roi pendant ce temps ,il se réfugie dans l’occultisme et le délire comme l’a si bien épinglé dans le Berry patrick Martinat en présentant le fort drole DVD auquel la cour a participé.On y voit un alchimiste psychothérapeute tenir en main un peu d’or philosophique.Il suffit d’aller sur Google pour voir son site et les thérapies qu’il vise à promouvoir.
Comprenons .Quand la situation vous échappe des mains et que le principe de votre pouvoir devient inconsistant,comment convaincre les gens que vous avez quand meme vocation à les diriger.Tout simplmement en s’abritant sous l’ombre d’une tradition que celle çi soit alchimique ou maçonnique.Il y a cent ans ,on aurait donné dans l’église et le goupillon.L’ésotérisme impressionne toujours les gogos.Les dvds en question sont un acte politique qui est de meme ordre que celui qui consiste à rallumer les vieilles lunes du radicalisme
qui n’a jamais bercé que les barbus compagnons et l’orient du devois st étienne .Illuminés et autres initiés depuis un bon moment tiennent Bourges.C’est un symptome classique de décadence quand les élites ne croient meme plus au principe de leur légitimité mais le recherchent dans l’irrationnel
Tout cela ne présage que du malheur et de la souffrance


#3479
Quel avenir pour notre ville ? - le tablier - 6 janvier 2006 à  00:13

Dans l’irrationnel... C’est une façon de se dédouanner ou de ne pas avoir à justifier ses amitiés.

Ce qui est choquant, ce n’est pas tant que les hommes politiques cherchent de l’intimité d’une manière ou d’une autre. Il n’est ni idiot ni inutile, dans une société voyeuriste, et à plus forte raison quand votre gueule est connue du moindre marchand de couleurs de la ville, de vouloir simplement échapper aux regards, et pour une fois, ne pas se sentir obligé de causer dans le poste.

En revanche, ce qui est inutile, c’est quand ça ne sert même plus à ça, parce que ça ne produit rien, ni réflexion éclairée, ni proposition nouvelle, ni dynamisme. Au contraire, ça produit du ronronnement entre soi, au chaud, et ça sert à se faire valoir encore plus. C’est hypocrite.

Et ce qui est idiot, c’est quand on se donne l’air important (comprenez initié, le tout étant davantage de le faire croire) pour faire la promotion de son dernier bouquin ou de son "homme d’entreprise". Retour à la case départ. C’est pas glorieux, mais on connait le procédé, il est méprisable.

Et pour le coup, ce qui est inquiétant, c’est de voir tout ce qui est cautionné dans ce dvd par un ancien ministre. Est-ce qu’un ancien ministre croit réellement qu’on peut transformer du plomb en or sur un feu de bois ????!!! Bientôt, on nous proposera le créationnisme dans les écoles à ce compte-là. Alors ça, oui, ça pose problème.

Mais le bon peuple, il aime bien les histoires merveilleuses parce qu’à la fin, le prince épouse la bergère et que toute la famille est à l’abri du besoin pour le restant de ses jours.

Non mais oh Serge, après le boudin sécuritaire, le boudin ésotérique pour la prochaine campagne, c’est le nouveau thème de campagne UMP ???

Et en plus, il ne veut surtout pas que les princes épousent les bergères et que les pauvres aient à manger : on est roulés deux fois.

Est-ce qu’on est vraiment masos à ce point-là, dis, jeanmimi ?

#3483 | Répond au message #3479
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 6 janvier 2006 à  10:46

Moi non plus je ne comprends pas. Lepeltier a sorti un DVD ?
Qu’est ce que c’est encore ce coup de "communication" ?
Sur la crèche de la Cathédrale ?
Combien de dollars ?

#3485 | Répond au message #3483
Quel avenir pour notre ville ? - Jean-Michel Pinon - 6 janvier 2006 à  00:43

J’ai sans doute l’air has been, excusez-moi, mais je n’ai pas suivi l’histoire que vous évoquez mêllant Lepeltier, occultisme et DVD et je n’ai pas pu lire l’article de M. Martinat que vous évoquez... Pouvez-vous nous résumer de quoi il s’agit. Là je me sens un peu largué mais ce que vous dites m’intéresse évidemment.

#3484 | Répond au message #3479
Quel avenir pour notre ville ? - le tablier - 7 janvier 2006 à  00:04

C’est un DVD qui est sorti pour la modique somme de 4,90 euros vers la mi-décembre et que j’ai trouvé par le plus grand des hasards en regardant les DVD vendus pas cher dans un bureau de tabac. "Secrets d’alchimie révélés à Bourges".

Jusque là, ça aurait pu être rigolo, "pour une fois qu’il y a un dvd qui sort sur Bourges" me fait remarquer la vendeuse. Genre coup de pub bon marché sur les machins ésoto-illumino-facho-trouillo-populo au moment de Noël. On pouvait miser 4,90 ... pour voir.
Poker.

Un genre de jeune dandy, "Lancelot", que vous avez déjà vu en ville, vend la camelote en compagnie de Monsieur Serge lui-même. Au début, ça se passe devant le palais Jacques Coeur, et notre bon roi nous explique, en passionné féru d’histoire (à droite, c’est à la mode de la réécrire)que ce qui l’intéresse chez Jacques Coeur, en tant qu’auteur d’une biographie sur le bonhomme, c’est son côté homme d’entreprise (il insiste) . Il est fasciné par jacques Coeur, qu’il trouve extraordinaire, et bien sûr nous sommes invités à visiter le palais sous un jour nouveau. Musique mystérieuse...

Ensuite, on ne le revoit plus. Il a fait sa promo, c’est un peu comme chez Drucker. Sauf qu’en principe, quand on fait de la politique, ce qu’on cautionne par sa présence, c’est qu’on est d’accord avec.

Et ce que quoi qu’il est d’accord avec, le roi Serge, c’est une jolie visite du palais Jacques Coeur, avec une insistance drôlement lourde et l’air entendu, sur les multiples symboles qui l’ornent, ainsi qu’une visite des souterrains. Bon, ça, ça justifie un dvd, puisque c’est normalement fermé au public. Allez, on se marre.

Après c’est encore mieux, c’est une visite de l’hôtel Lallemand, avec Monsieur Narboux soi-même. A ce moment-là, ça commence à devenir édifiant.
Allez, allez, il se trouvera bien du monde pour vous le faire voir le dvd...

Encore plus fort, et là on tombe en plein délire, rencontre avec un authentique alchimiste de notre temps, qui vous explique sans rire tout un tas de trucs et notamment qu’on peut obtenir des mélanges rigolos rien qu’avec la chaleur du feu de bois, etc, etc... et d’ailleurs vous voyez des bouts de cailloux à l’écran pour faire preuve. Des trucs énormes. Même un mauvais élève de terminale S se marrerait.
Voilà, c’est étonnant, hein ?

Et après vous allez sur le site web de ce sorcier, dont le nom figure sur la cassette, et c’est beaucoup moins laïc qu’à l’agitateur tout à coup. Mais rassurez-vous, jeanmimi, si vous êtes malade, ou si vous avez seulement peur de l’être, il existe des remèdes tout-à-fait extraordinaires pour vous guérir, et même (je suppose) si vous êtes un jour en phase terminale. On ne dit pas combien ça coûte, mais si vous allez sur le forum du monsieur, vous vous apercevrez vite qu’il faut allonger pas mal de pépettes.

C’est porteur l’alchimie, c’est une piste à laquelle on aurait dû penser pour redonner de l’espoir à Bourges.

Remarquez, si c’est une boulette (nul n’est à l’abri, hein...) Serge, il s’excusera, et il dira que c’était un piège, et qu’on ne lui avait pas du tout dit qu’il y avait tout ça dans la cassette. Il aura l’air bête, mais on ne meurt pas d’avoir été ridicule. S’il dit rien, ou s’il s’enfonce, en essayant de diminuer l’importance de la chose, là, ça deviendra nettement plus rigolo. Mais dans le sens froid dans le dos.

C’est pas grave, on a le remède ! Chut.

#3486 | Répond au message #3484
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 9 janvier 2006 à  14:49

Ah oui. OK. On a notre Paolo Coelho local alors ... Dans l’Alchimiste, (totalement con...) le roman qui a fait fureur je ne sais plus quelle année, la morale ésotérique de l’histoire où le héros voyage par monts et par vaux et trouve trois ou cinq petits cailloux qu’il doit tripoter pour faire des choix, c’est que rien ne sert de chercher plus loin géographiquement sa raison d’être , qu’il faut la trouver là d’où on vient donc qu’on retourne toujours là d’où on vient. C’est exactement ce qui est arrivé à notre Esoterix- écolo : il est allé au Ministère et puis après avoir touché quelques caillasses surement transformables en or il est revenu de là où il venait. C’est dingue le destin ésotérique. Et les gens i z’y croyent en plus !

#3495 | Répond au message #3486
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 9 janvier 2006 à  15:22

euh pardon... easy croivent (les gens)

#3497 | Répond au message #3495
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  22:35

Y zauraient tort de se priver

ça marche !!!!!

#3507 | Répond au message #3497
Quel avenir pour notre ville ? - les métaux partent pour l’aventure - 10 janvier 2006 à  13:52

Cher tablier
patience.Tu as bien expliqué la première surface de l’évènement.Mais comme toujours tu est conciliant.Reste encore beaucoup de chose à dire.Patience donc .Encore deux ou trois jours pour ce cher jean mimi de tes rèves .

#3498 | Répond au message #3486
Quel avenir pour notre ville ? - les métaux partent pour l’aventure - 11 janvier 2006 à  09:37

Cher tablier,cher jean mimi.Ces prochains jours j’aimerai développer la thèse selon laquelle d’un certain point de vue,tout à fait arbitraire et minoritaire,et qui bien sur ne fera pas le tout du sujet,si serge lepletier n’a pas été élu sénateur,il le doit pour une part à la naiveté dont il a fait preuve qui est exactement la meme naiveté dont a fait preuve jean claude sandrier lors des élections municipales dans le meme domaine et vis à vis des memes personnes.Quel est le rapport avec le DVD.Aucun bien sur.Janus bifrons

#3502 | Répond au message #3498
Quel avenir pour notre ville ? - jean mimi - 11 janvier 2006 à  10:47

Vos contributions dans ce forum sont intéressantes aussi je suis très volontiers preneur et curieux de lire votre prochain sujet que je vous propose de mettre en ligne sous forme d’article. Vous pouvez me l’envoyer par mail ou le mettre en ligne directement en vous inscrivant dans la liste des rédacteur (page d’accueil, colonne de gauche sous le menu). Merci d’avance !

jmp@agitateur.org

#3503 | Répond au message #3502
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  22:43

Les métaux, t’es vachement gonflé, mais t’as pas tort.
Il n’y a pas que des postures dans tout ça : ce ne serait pas très grave. Ce ne serait qu’une affaire de style.
Il y a des connivences : c’est très embêtant. Et puis ça veut surtout dire qu’ils sont mauvais, s’ils n’arrivent pas à s’en sortir avec toutes leurs affectations.
Bon, les métaux, c’est pas la peine de prendre des gants, allez !

#3508 | Répond au message #3502
Quel avenir pour notre ville ? - les métaux partent pour l’aventure - 27 janvier 2006 à  10:36

excusez moi de vous faire attendre un petit peu.d’autres choses ont été plus pressantes

#3537 | Répond au message #3502
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  22:34

Rien ne sert de courir
J’ai souvent attendu, et j’ai rarement regretté d’avoir attendu !
Salut, salut à toi, etc, etc...

#3506 | Répond au message #3498
Quel avenir pour notre ville ? - Loup Gris - 4 janvier 2006 à 13:19

Au moins c’est clair, JMP roule pour JC Sandrier, peut-être espère-t-il
figurer en bonne place sur la liste que ne manquera pas de constituer le député communiste.
Les vraies causes du déclin de Bourges il faut les chercher sous les 3 mandats de vos amis.
Déclin industriel, Michelin, GIAT, aéorospaciale etc...

Aucun industriel ne créera des emplois sur un territoire tenu par ces
ennemis

A l’assemnlée Rimbault votait les réductions de budget militaire puis de retour à Bourges il accussait le "grand capital", chercher l’erreur.

Bien à vous


#3468
Quel avenir pour notre ville ? - Jean-Michel Pinon - 4 janvier 2006 à  13:23

Bonjour, je ne roule pas pour JC Sandrier, je crois que vous avez mal lu ou interprété l’édito.

#3469 | Répond au message #3468
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 5 janvier 2006 à  13:23

Oui, rien à foutre des voeux à Lepeltier.
Une alliance Bensac-Sandrier me ferait mal au cul m^me pour sauver une ligne de chemin de fer.
A tort ou à raison ( monsieur JMP, quand on a tort c’est avec un t et quand on a raison aussi )

#3477 | Répond au message #3469
Quel avenir pour notre ville ? - Jean-Michel Pinon - 5 janvier 2006 à  14:51

oui, il y en a peut-être d’autres des comme ça ! Allez, on va dire que c’est à cause de mon clavier...

#3478 | Répond au message #3477
Quel avenir pour notre ville ? - le tablier - 5 janvier 2006 à  23:22

On est bien d’accord, mais il est quand même un peu naïf d’avoir l’air de croire que le PC et l’ex-RPR à Bourges sont des ennemis viscéraux.
C’est juste ça.
Mais quand on vous le dit, vous n’êtes pas content.
Y’a que la vérité qui blesse, c’est ce que me disait ma maman.

#3480 | Répond au message #3469
Quel avenir pour notre ville ? - 4 janvier 2006 à  17:24

Il me semble que la droite à Bourges n’a rien à envier à la gauche à propos du déclin ou de la stagnation.

N’est pas la droite qui s’est opposée à l’implantation à Bourges d’un plateau SNCF fort important de peur de voir arriver des masses d’ouvriers. A cette époque on a tout misé sur le « militaire » bien plus docile et respectueux du bourgeois.

Auriez vous la mémoire courte Loup Gris !

#3470 | Répond au message #3468
Quel avenir pour notre ville ? - Mister K - 4 janvier 2006 à  21:42

Ce qui est regretable, c’est de sombrer dans de vaines querelles partisannes, du style droite-gauche, quand une ville comme Bourges aurait besoin de réunir toutes les bonnes volontés. De 77 à 95 il y a eu la gauche. Depuis 95 (donc 10 ans quand même...), il y a la droite. Bon, en admettant qu’il y ait un bilan de gauche catastrophique, 10 ans, ça laisse quand même du temps de redresser la situation, non ? Il faut bien constater que Bourges n’est pas mieux en 2006 qu’en 1995. Match nul. Balle au centre.

Et si on réunissait des personnes ambitieuses pour leur ville, et qu’on ne se préoccupait plus (ou un peu moins...) des étiquettes ; si les ambitions locales étaient centrées sur l’intérêt local et ne louchaient pas sur des intérêts personnels nationaux, ce ne serait pas mieux ? Oui, je sais, je rêve...

#3473 | Répond au message #3468
Quel avenir pour notre ville ? - le tablier - 5 janvier 2006 à  23:37

Mais non, vous ne rêvez pas, c’est ce que chacun essaie de faire ... de son côté !
Vous n’empêcherez jamais qu’il y ait des conceptions totalement irréconciliables de la chose publique (plus ou moins d’impôt, plus ou moins d’ouverture à l’international, tout ou partie des activités humaines au secteur public, tout ou partie, et lesquelles, au secteur marchand,etc...), mais je suis d’accord avec vous sur le fait que les cons soient également répartis de part et d’autre ; cela ne suffit pas à faire un projet.
Par ailleurs, même si ce prétendu idéal de l’union sacrée des partis suffisait à régler le déficit de démocratie que vous semblez regretter, d’abord ça se saurait (je vous rappelle que ça a déjà été essayé, et ça n’a pas apporté que du bon) ; et deuxièmement, ça ne réglerait pas les conflits locaux, ça ne ferait que les exacerber, c’est comme ça qu’on a placé des baronnets dans les cnseils généraux par exemple, dont De Gaulle avait prédit qu’ils ne risqueraient pas, ainsi de tomber à gauche. Il avait raison, il les a gardés (ou ses héritiers) pendant plus de 50 ans ; Et il a fallu deux réformes institutionnelles de la gauche (86 et 92) pour arriver péniblement, 15 ans après ces mêmes réformes, à faire légèrement contrebalancer les choses. Parce que la répartition des sièges se fait pratiquement dans la cooptation réciproque.
Bon, cela ne veut pas dire que les gens (qui y sont élus) ne valent rien par principe ; ne tombons pas d’un excès dans l’autre.
Nul n’est parfait et heureusement, je me méfie toujours des puristes, ils finissent toujours par faire des dvd.

#3481 | Répond au message #3473
Quel avenir pour notre ville ? - elsa ! regarde le petit garçon qui vient jouer avec toi.! prète lui tes jouets - 17 janvier 2006 à  13:49

j’aime quand quelqu’un se disant au dessus des partis parle d’ambition.l’express avait déja fait cela en 1964 et c’était la campagne de mister X.
De mister X à mystère K qu’est ce qui reste ?L’ambition comme moteur.On dira que misteur K n’en a pas d’ambition et nous l’accordons.Nous l’accordons tout à fait.
la question n’est pas d’ambition ni dé dévouement au bien commun car après tout il faut ne pas connaitre les hommes politiques de droite ou de gauche pour ne pas les croire d’abord sincèrement obsédés de bien faire et le mieux possible,la question est de décrire pourquoi il n’y a à peu plus rien à faire dans le Cher qui soit un peu structurant dans les prochaines années.
or centrer une analyse sur les hommes politiques c’est se comporter en magicien et ne pas voir que ce sont d’autres facteurs qui priment parcequ’ils résistent.

#3519 | Répond au message #3473
Quel avenir pour notre ville ? - 17 janvier 2006 à  18:20

moi je résiste pas à dire que je ne comprends rien à ton discours !

#3520 | Répond au message #3519
Quel avenir pour notre ville ? - elsa et les français parlent aux français - 17 janvier 2006 à  23:54

Lu. Déjà débattu dans ces colonnes l’été dernier par d’autres rédacteurs.

Vous noterez toutefois que les facteurs de résistance sont également liés aux hommes politiques locaux (où sont les femmes ? A l’heure de Michelle Bachelet, la question se pose) dans la mesure où ils n’ont quasiment pas changé depuis trente ans, dans toutes les acceptions du terme.

Salutations amicales

#3521 | Répond au message #3519
Quel avenir pour notre ville ? - La diane française n’a plus que ses yeux (d’elsa) pour pleurer - 18 janvier 2006 à  09:44

vous posez une très interessante question qui demanderait à ce que l’on fasse un peu d’histoire électorale.IL n’est pas vrai que dans tous les partis de droite comme de gauche dans le Cher n’aient pas surgi ,ces trente dernières années,de nouvelles personnalités qui au hasard des élections ont essayé de s’imposer. A reprendre les listes de candidats,on s’apercevrait qu’il y a eu dans le Cher un considérable vivier de gens prèt à donner un peu de leur temps en politique.Et qu’effectivement un certain nombre a percé et que tout aussi effectivement un bien plus grand nombre s’est effacé qui n’était pas nécessairement composé d’abrutis et de margoulins..
Mais après tout on n’a jamais que les politiques que l’on mérite.
Il n’y a pas de sauveur suprème,ni Dieu ni César ni tribun et penser qu’il nous faudrait dans le Cher un ou des grands hommes pour que la situation change me semble une pensée parfaitement magique.
IL me semble que l’hypothèse inverse ,celle qui consiste à dire que les hommes politiques neufs surgiront lorsque les éléments objectifs de la situation auront changé peut tout autant se défendre.
Bien sur il ne semble pas totalement faux de considérer
que les caciques,mandarins et autres partis auront tout fait pour ne pas permettre l’envolée de talents qui leur nuiraient .Mais cette pensée consisterait là encore à survaloriser le role des copains,coquins et autres coteries dans l’organisation de la vie politique française qui n’est certes pas nul et sur lequel on nous a annoncé dans ces pages d’interessantes précisions qui ne pourront ,j’en suis sur ,mener qu’à montrer la profonde stupidite ét la bètise de tous ces gens,c’est à dire à expliquer comment ils échouent et non comment ils réussissent.
Mais pour le reste,je n’ai plus pour le Cher et pour Bourges absolument aucun espoir d’amélioration de la situation.

#3522 | Répond au message #3521
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 19 janvier 2006 à  14:12

Avez vous remarqué au niveau national ce que ça fait quand des mecs/meufs de gauche ne sont plus de gauche ?
Et quand des mecs/meufs de droite se disent à gauche ?
Et bien en faits ça donne la droite. Et la droite d’aujourd’hui, d’hier, de demain c’est "marche ou crève."
Je n’aime pas votre rêve, c’est un caucheMARD réel.

#3523 | Répond au message #3473
Quel avenir pour notre ville ? - les yeux d’elsa - 24 janvier 2006 à  23:24

Je suis d’accord sur l’analyse avec la diane française, c’est exactement cela. Maintenant, il est un peu tard pour se dire que la gauche est à droite et la droite vire à gauche ; on peut simplement constater la crise idéologique et réfléchir à ce qui a évolué. Ce n’est pas par des propos indignés ou des fureurs incantatoires qu’on change la réalité.
La réalité du Cher, c’est moins d’élèves que partout ailleurs dans la région Centre à la rentrée prochaine (voir l’article d’à côté, par exemple) et moins de richesses, et une véritable panne de projets.
Une grande lassitude ne vous étreint-elle pas tout-à-coup ?
Bien le bonsoir

#3527 | Répond au message #3523
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 25 janvier 2006 à  13:01

Non aucune lassitude.
Et je n’ai pas dit et ne me dis pas que la droite virait à gauche.
"incantatoires" : qui parle de magie à part visiblement le DVD d’un certain Lancelot auquel a participé Lepeltier.
Parce que vous savez comment on change la réalité vous ?
Vous avez bien de la chance. Et vous sous-estimez le rôle de l’indignation et de la fureur dans ce que l’humain a pu créer de respect et de droit de l’humain . Dites plut^t que vous n’aimez pas. Comme moi je n’aime pas qu’on ne s’indigne plus et qu’on n’ai plus de colère : pour moi c’est le signe qu’on se voile la face. C’est tellement plus confortable.

Y’a de moins en moins d’élèves que "partout ailleurs dans la Région Centre". ? Réjouissons nous : ça veut dire qu’il y aura moins de chômeurs et de situations précaires. Et que les élèves actuels, à condition de ne pas fermer leur classe, de ne pas supprimer des postes à tout va, ils auront la chance d’être instruit dans de bonnes conditions.
Mais forcément, ce n’est pas comme ça que les politiques actuelles qui n’aiment pas que la majorité des élèves aillent à l’école et poursuivent des études pensent l’enseignement. Ils le pensent en flux tendus. Et ça c’est contre l’avenir, c’est arriéré.
Il n’y a pas de panne de projet. Des projets il y en a des tas. Comme celui de rendre l’humain non indigné et non furieux : ça fait bon genre, ça fait personnages de télévision.

#3530 | Répond au message #3527
Quel avenir pour notre ville ? - 27 janvier 2006 à  10:27

les mots fureur et respect s’opposent.Il semble un peu compliqué de les faire venir l’un de l’autre.Un certain Lénine toutefois.Mais il est mort et dans peu de temps enterré.

#3535 | Répond au message #3530
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 27 janvier 2006 à  14:00

Oui vous avez raison sur ce coup là : Lénine est mort.
Mais dans ces forums de commentaires (et y’a pas que là) , on ne peut pas évoquer 2 secondes l’humanité et ses pensées-sentiments sans qu’on se fasse traiter de communiste. Enfin bon, ça va pas m’empêcher de vivre, d’en respecter certains et d’en mépriser avec fureur d’autres à la hauteur de leur mépris haineux pour certains. Faites comme vous voulez avec votre fureur et votre respect, mettez les en opposition si vous voulez.
Bon et puis il y a aussi la fureur de vivre dans le respect. Ca existe.
Bon, mais quel avenir pour notre ville au fait ? y’a personne qu’a un jeu de tarot sur ce forum ?

#3539 | Répond au message #3535
Quel avenir pour notre ville ? - la diane au visage d’actéon porte en trophée le coeur impossible - 27 janvier 2006 à  10:33

évidemment ,nous sommes d’accord sur l’essentiel.Sur la crise idéologique,il va falloir reprendre.J’ai toujours eutendance à penser qu’à gauche les idées ou projets ,c’était le trop plein ,mais il me semble que je n’arrive pas bien à constater ou à comprendre quels sont les projets de gauche dans le Cher ,mais comme je sui strès bète je voudrais simplement qu’un brave "columniste" ou un sauce " y a liste au premier tour" me les explique

#3536 | Répond au message #3527
Quel avenir pour notre ville ? - Naïnaï - 5 janvier 2006 à  09:44

C’est quoi ces bêtises ? C’a y’est des que l’on cite le nom d’un homme poltique dans un texte on est forcement de son parti ?Ba ca alors , yaurais beaucoup de lepeniste alors !

Moi aussi j’etais a la réunion à laquelle JMP a assisté tenu par JC Sandrier et avant d’arriver je ne savais pas du tout qu’elle etait majoritairement de gauche (comme je debarque sur bourges et ne connait pas les acteurs politiques et leurs partis), tout ce que jai vu dans cette reunion ce sont des personnes qui ont envie de faire bouger les choses pour que Bourges ne meurent pas et croyais moi, il n’ y avait pas vraiment de verve politique dans le discours de JC Sandrier.Et je suis tous sauf du PC mais qd je lis de telles choses, ca donne envie de tout sauf voter a droite !De plus c’est la gauche qui a organisé cette reunion sur le constat du declin de Bourges, la droite en a t-elle fait de même ?

"Aucun industriel ne créera des emplois sur un territoire tenu par ces ennemis"
C’est quoi ce langage ? On se croirait pendant la seconde guerre mondiale ! Oui patriote formons la resistance contre le fléau rouge !N’importe quoi !
Effectivement si les industriels pensent comme vous ils ne se sont pas prêts de s’installer pour pouvoir creer de l’emploi et Bourges continura son déclinc !Vous avez raison continuer votre gueguerre entre fideles de grands partis (comme si on etais au debut du siecle). Et comme dirais Mister K , ca fait 10 ans que la droite est là, resultat ?Pas mieux que la gauche.Alors....

ps : contrairement aux apparences je suis restée calme

#3475 | Répond au message #3468
Quel avenir pour notre ville ? - Naïnaï - 5 janvier 2006 à  09:49

Ce qui me fait marrer dans tout ca c’est qu’il n’y a pas si longtemps on accusait JMP de rouler pour Philippe Bensac qui est plutot à droite si je ne m’abuse ? Maintenant c’est pour JC Sandrier ? Messieurs, mettez vous d’accord !

Ce qui prouve bien une chose l’agitateur regarde partout et informe sur tout quelque soit le parti politique !

Bon allez moi je vais aller reconforter JMP, vous êtes trop méchant avec lui (rires) !

#3476 | Répond au message #3475
Quel avenir pour notre ville ? - le tablier - 5 janvier 2006 à  23:49

Pardonnez-moi, mais c’est une erreur grossière de croire que des investisseurs peuvent envisager de s’installer quelque part sans tenir compte du contexte socio-culturel.
Et... oui, bien sûr,ils répugnent à s’installer dans des villes au passé coco, pour des raisons extrêmement précises :poids des négociations syndicales, cherté de la paix sociale, isolement politique, lourdeur des traditions, nostalgie de l’ère industrielle pour ne citer que celles-là, c’est pas drôle, mais c’est comme ça, ça ne sert à rien de faire semblant. Tous ceux qui ont joué les pucelles effarouchées en les recevant, se sont faits rembarrer, même des sénateurs et même des préfets.
Et pourtant, y’avait pas que des imbéciles autour des projets qui étaient portés il y a quelques années déjà (pôles de loisirs, fabrication hi tech, cosmétique, etc...)

#3482 | Répond au message #3475
Quel avenir pour notre ville ? - 9 janvier 2006 à  14:56

Ah bon alors il faudrait que l’on vote à 99 % pour la droite pour que les choses changent ?

Heu le d’vantiau tu nous prends pour des beurdins.

Bourges devient un désert parce que nos hommes politiques de droite ne portent aucun intérêt à leur commune POINT.... FATAL !

Et puis franchement ça fait un peu (beaucoup) république bananière de dire qu’il faut des élus de la couleur du gouvernement en place, non ?

#3496 | Répond au message #3482
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  22:52

Cela vous arrange peut-être de ne comprendre qu’à moitié, mais ce n’est pas tout-à-fait ce que j’ai écrit.
La méfiance de bon nombre de financiers à l’égard d’élus réputés très à gauche, c’est une réalité économique qu’il faut prendre en compte pour diriger quand on est élu... à gauche justement, c’est tout.
De même, c’est une réalité sociale à prendre en compte lorsqu’on est élu de droite qu’un certain tissu associatif et culturel se méfiera systématiquement de vous.
Par exemple.
C’est tout.
Vouloir entendre cela autrement, c’est de la mauvaise foi, reconnaissez-le. Mais bon.
Ceci dit, la société évolue, ça ne durera pas forcément toujours, et d’abord, ça se module en fonction des types de gouvernance.
Pas la peine de s’énerver pour si peu !

#3509 | Répond au message #3496
Quel avenir pour notre ville ? - rosa - 10 janvier 2006 à  18:28

Pauvre loup gris (curieux de prendre pour pseudo le nom d’un des plus violents groupes d’extrême droite turc).

Les groupes industriels que vous citez ont bien d’autres stratégies que de regarder la couleur politique des municipalités qui abritent leurs usines ! Que d’inculture économique.

Rimbault était plutôt accusé, comme Sandrier, par la droite, de voter contre les hausses du budget de la défense et de se plaindre localement de la disparition des industries d’armement. Ce serait long d’expliquer ce qui peut aparaître comme un paradoxe. Ce que je sais, c’est que Sandrier, et les communistes des établissements militaires, dès les années 1990 ont travaillé d’arrache pied pour la reconversion des ces industries (projet Piste), qu’il a créé Secure, abandonné par Lepeltier sitôt arrivé aux commandes de la ville en 1995... Que ce travail sur la prévention des risques naturels et industriels, le coeur du projet Piste, a tout le même débouché sur la création du Pôle national sur les risques industriels (PNRI), et qu’on doit aux batailles menées par les communistes berruyers, la création de l’ENSI, dont la spécialité est la lutte contre les risques.

Enfin la proximité avec le pouvoir en place, ne signifie pas obtenir pour sa ville des avantages. Lepeltier a été ministre de l’environnement plus d’un an : il n’a même pas défendu l’idée que Bourges puisse accueillir la force d’intervention pour les catastrophes proposée par Chirac au lendemain du tsunami en Asie du Sud. Bourges est pourtant bien placé, avec le PNRI, pour ça. Encore une fois, ce sont les élus communistes qui sont à l’offensive sur cette question. La seule chose que Lepeltier a obtenu pour Bourges, c’est le festival du film écologique, très bien par ailleurs, dont on ne sait pas s’il sera reconduit l’an prochain. Cette manifestation lui permet tout de même de se faire mousser : Lepeltier se sert, avant de servir Bourges.

Enfin, depuis dix ans, la ville décline : tous les indicateurs le montrent. La droite locale n’a que le tourisme à offrir comme projet. Une ville sous cloche, de retraités plutôt aisés, un petit Vichy quoi, de 50 000 habitants. Un fief électoral pour servir les ambitions ministérielles de notre bon roi. Pathétique.

#3499 | Répond au message #3468
Quel avenir pour notre ville ? - brou de noix - 11 janvier 2006 à  08:43

Ah ben voyez, j’aurais cru que Loup Gris n’avait pas tort : qu’effectivement des entreprises rechignaient à s’installer sur un terrain au passé communiste qui peut laisser des traces qui les arrangent pas. Je suis inculte économiquement faut dire, mais je trouvais ça logique.

#3500 | Répond au message #3499
Quel avenir pour notre ville ? - 11 janvier 2006 à  12:15

Les chefs d’entreprises trouvent leur bonheur des deux côtés :
 avec les communistes, ils profitent des aides à l’embauche et des emplois subventionnés
 avec l’ump, ils profitent de la baisse des charges sociales, des cadeaux fiscaux ux entreprises
 avec le PS, ils profitent d’un panachage des deux types d’aides du PC et de l’UMP !

Conclusion : les chefs d’entreprise ne sont pas si manichéens ni trop regardant sur la politique lorsqu’il s’agit de leur porte-monnaie.

#3504 | Répond au message #3500
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  23:21

Ouais, ouais, ouais, sur le court terme. Ficelles connues, vous demandez à votre comptable de vous faire l’état des rapports. Bon, c’est de la soupe. On a parlé de choses graves, pas des sous !
Mais si c’est le court terme qui vous intéresse, n’allez pas faire le reproche aux politiciens d’être électoralement calculateurs, c’est somme si vous leur demandiez de l’être !!!
Parfois, quand on croit qu’ils sont idiots, c’est fait pour.

#3512 | Répond au message #3504
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  23:16

Merci bien.

Pourquoi loup gris au fait ?

Pour la Bête du Gévaudan ?

#3511 | Répond au message #3500
Quel avenir pour notre ville ? - la fille d’elsa se met louis dans l’oeil - 11 janvier 2006 à  09:27

est ce que nous avons vraiment besoin d’autant de propagande pour nous opposer à Lepeltier ?Il ne me semble pas avoir besoin de délirer sur le pole des risques pour m’opposer à la droite locale.
je n’ai jamais attendu de la gauche une particulière clairvoyance en matière de stratégie industrielle et si je vote pour elle c’est d’abord pour de toutes autres raisons.
cela m’agace toujours lorsque quelqu’un qui se donne pour progressiste joue à ètre adroit c’est à dire à gauche comme le dit Fabius.
Moi mes attentes c’est d’abord la capacité des forces de gauche à se constituer dès maintenant non pas en un pole d’expert coupé de la population mais en un foyer vivant de démocratie.On en est encore loin.

#3501 | Répond au message #3499
Quel avenir pour notre ville ? - rosa - 11 janvier 2006 à  16:01

D’accord avec vous sur l’aspect techno de mon propos. Cela dit, il s’agissait de répondre à Loup gris et sur les clichés qu’il véhicule sur la gauche et notamment sur les communistes. La gauche a su anticiper le déclin industriel dans notre ville et pas la droite (je vous l’accorde, dit comme ça, ça fait propagande) mais ce n’est pas de la propagande que de rappeler quelques éléments des dossiers économiques que la municipalité de gauche à direction communiste a eu à gérer.

Lepeltier en arrivant en 1995 a déclaré "vouloir gérer la ville comme une entreprise" sous entendu, la gauche n’y comprend rien et a tout faux en matière économique. Résultat : il privatise des équipements municipaux, des services à la population, l’emploi industriel se barre.

Moi je veux bien que l’on fasse rêver, qu’on parle de la démocratie, c’est important. D’ailleurs, comme je le rappelais dans ma première intervention, la question de la reconversion des industries d’armement a été traitée en son temps, avec les salariés et les syndicats de ces entreprises. Mais dans une ville où les forces vives, les salariés les industries auront disparu totalement, bref, quand Bourges ne sera plus animée que par les enfants de notables qui traînent jusqu’à point d’heures place Etienne Dolet et dans le square du cardinal Dupont (mais que fait Sarkozy ?), alors on pourra dire que Bourges échappera pour longtemps à la gauche. La gauche, je pense, ne doit délaisser aucune question pour être crédible et espérer regagner cette ville.

#3505 | Répond au message #3501
Quel avenir pour notre ville ? - la fille d’elsa fait pénitence - 11 janvier 2006 à  23:34

La gauche sur cette ville ne sera pas crédible avant longtemps : elle ne fera pas de miracles parce qu’elle n’en a pas les moyens.

C’est vrai que ça ne sert pas à grand-chose de montrer ce qu’on sait entre technos, mais bon, des fois, ça agace, ça agace.

Effectivement, la seule stratégie à avoir pour regagner la confiance des citoyens, c’est de se placer sur des questions de démocratie, vu le contexte actuel. Dans ce cas, l’idée "culture" est la meilleure, même Lepeltier l’a compris, attention à ne pas se faire couper l’herbe sous le pied.

Et se fédérer, pour la gauche berruyère, c’est aussi accepter des ruptures dans les pratiques politiques, des nouveautés dans le style, et un certain renouvellement des leaders. Au jour d’aujourd’hui, vous continuerez de revoir les mêmes, plus ou moins dans le même ordre, sur les prochaines liste. Est-elle prête ? En a t’elle le courage ?

Bon, demain soir, on se remet au sérieux, OK.

#3513 | Répond au message #3505
Quel avenir pour notre ville ? - la première fille d’elsa - 13 janvier 2006 à  12:09

ciel je ne savais pas que j’avais une petite soeur et en plus qu’elle était sado-masochiste.Il faut dire qu’avec la maman qu’on a eu...Dis toi,soeur fille d’elsa que te viens le temps d’avoir demain l’amour en tète ?

#3516 | Répond au message #3513
Quel avenir pour notre ville ? - La véritable fille d’Elsa ! - 15 janvier 2006 à  11:08

L’amour, toujours l’amour !
Maman ne va pas être contente !
Et de toutes façons, on a autre chose à faire pour le moment, non ?
Concentre-toi et ne me fais rire, mon frère !

#3518 | Répond au message #3516
Quel avenir pour notre ville ? - la tablier - 11 janvier 2006 à  23:14

Même si ça ne vous plait pas , ça existe encore, sauf s’ils sont tous d’accord de toutes façons et c’est sans doute ce qu’un autre contributeur va expliquer, et vous en avez peut-être été témoin. Mais il est vrai que les modes de gestion des affaires, publiqes ou privées, ont tendance à se lisser de plus en plus, d’accord. Il faudrait voir un peu pourquoi.

L’histoire des industries d’armement nous a déjà été racontée ici l’an dernier au travers d’articles particulièrement explicités et détaillés par un rédacteur avertI. Nous les avons lus. Et je veux bien rendre à chacun ce qui lui appartient.

Quant à la définition du pôle "risques" au milieu et à la fin des années 90, même si c’est une excellente chose, je vous l’accorde, ce n’est pas une chose nouvelle, c’est ça qu’il faut bien comprendre, et ce n’est donc plus un axe de développement. C’est une clause de sauvegarde.

Que Lepeltier se soit positionné sur le domaine culturel, vous n’allez pas le lui reprocher, il suit en cela un grand prédécesseur qui a fait de Bourges la ville du printemps de la chanson. Mauvaise querelle. On peut discuter les choix et les manières de faire, mais pas le fond sur ce point. Franchement !!!

Quant au tourisme, si c’est une idée pauvre, c’est parce qu’il n’y a pas d’autres idées actuellement à portée de main pour essayer de maintenir 3 ou 4 emplois. Droite et gauche y tiennent beaucoup, même si elles ne le voient pas de la même façon, au CG18, par exemple, et elles ont raison d’y tenir. Mais on pourrait leur demander pourquoi on garde 25 personnes au CDT à Bourges, tandis que les OTSI détachés crèvent avec des emplois sous contrats aidés.

Certains sociologues ont émis, au cours des mêmes années 90, l’idée d’un repeuplement des zones rurales (ça aurait au moins le mérite de croiser les gênes de nos berrichons un peu consanguins sur les bords...) à partir des zones suburbaines surpeuplées. Aujourd’hui, à part les retraités, les déménagements de la région parisienne ou du nord vers le Centre sont des déménagements du désespoir, ce qui évidemment ne peut pas marcher ; mais s’ils étaient accompagnés ou préparés, ça changerait peut-être la donne.
Et encore, faut pas rêver... pas là-dessus.

#3510 | Répond au message #3499
Quel avenir pour notre ville ? - 3 janvier 2006 à 20:29

Je me souviens que Sénateur il souhaitait ses vœux avec une image d’un pont de ..... Paris, ça en dit long sur son intérêt pour Bourges.

Des idées il y en a, mais le problème c’est que la clé pour construire elle est dans les mains de racornis du bulbe, c’est ça que j’ai vu moi dans l’affiche.


#3466