Le Cher perd des classes
Nouveau signe inquiétant de déclin du département : la nouvelle carte scolaire, qui devrait être déficitaire pour l’année scolaire 2006-2007, prévoit la fermeture de 23 classes et la suppression de 17 postes d’enseignants alors que seulement 9 classes pourraient être ouvertes.
Après les prévisions de l’INSEE selon lesquelles la ville de Bourges devrait perdre à nouveau 10.000 habitants dans les dix prochaines années - après en avoir déjà perdu 10.000 lors des dix dernières années écoulées - l’annonce d’un plan quasi définitif de l’inspecteur d’académie planifiant la disparition de 23 classes et 17 enseignants dans le département du Cher amplifie un climat de désolation et de fatalisme. Dans un article de La Nouvelle République, François Bourguignon, inspecteur d’académie, explique cette baisse par la réalisation du plan de renouvellement urbain à Bourges qui devrait induire la perte « d’un très grand nombre d’élèves. Mais on ne retrouve pas ces familles dans les communes voisines ». A l’inverse, de fortes hausses d’effectifs dans le Loiret (+554) et dans l’Indre-et-Loire (+594), justifieraient ce redéploiement régional. Ce plan - encore non officiel mais justifié et commenté par l’inspecteur d’académie lui-même - a été dévoilé par les parents d’élèves de la FCPE. La ville de Bourges serait, d’après Le Berry Républicain, particulièrement touchée avec sept suppressions dont quatre dans la zone d’éducation prioritaire ». Le quotidien berruyer qui traverse lui aussi une crise sans précédent annonce également la suppression de 16 postes dans les collèges, autant dans les lycées et deux postes dans les lycées professionnels. A Saint-Amand, l’annonce de la suppression d’une section hôtellerie jugée « saine », a réuni Serge Vinçon (sénateur-maire de Saint-Amand), Yann Galut (ancien député PS), Jean-Claude Coffin et Joël Bignone (PCF) pour soutenir les enseignants et les élèves opposés à cette fermeture.
Sources : Le Berry Républicain, La Nouvelle République.