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Vers la fin du monopole Microsoft ?

Ubuntu, un linux pour tous (4/5)

Partie 4 : Installer Ubuntu
vendredi 22 décembre 2006 à 08:08, par bombix
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Vous êtes convaincu de l’intérêt de linux. Vous êtes tenté par Ubuntu. Mais vous ne savez pas comment faire. Avant de reprendre des considérations plus générales sur le phénomène logiciel libre, cet article vous donne quelques indications d’ordre pratique pour envisager une migration réussie.

L’Agitateur n’étant pas une revue technique, je ne vais pas approfondir les problèmes d’une installation d’Ubuntu. L’excellent site de la communauté francophone des utilisateurs d’Ubuntu, Ubuntu-fr vous donnera toutes précisions utiles si vous décidez de vous lancer. Mon ambition ici est seulement de balayer l’ensemble des problèmes qui se posent à tout candidat à la migration vers Linux/Ubuntu, et les moyens de les résoudre. J’envisagerai également les quelques problèmes qui demeurent irrésolus.

Pour installer Ubuntu [1] sur votre machine, vous avez plusieurs solutions.

Ubuntu, un linux pour tous (4/5) La première solution consiste à acheter une machine chez un assembleur [2], et de lui demander de vous installer Linux/Ubuntu. C’est la solution que je recommande si vous n’avez aucune disposition technique et que l’informatique vous rebute.

- L’autre solution consiste à l’installer vous-même. Vous devrez accepter de perdre un peu de temps, mais vous gagnerez la satisfaction de vous en être sorti seul et d’avoir gagné votre autonomie au prix de vos efforts. De plus, les choses ne sont pas si compliquées. Voici donc les étapes à suivre.

La première étape va consister à vous procurer un cd d’installation. Vous pouvez soit le commander, soit le faire vous-même. Si vous avez une connexion adsl, vous téléchargez une image ISO sur un site miroir, par exemple ici puis à l’aide de votre logiciel de gravure, vous créez un cdrom à partir de cette image. Attention à bien choisir la bonne image ISO (pour un PC à base de processeur Intel ou Amd, configuré comme station de travail, choisir PC (Intel x86) desktop CD)

Seconde étape, vous vous assurez que votre machine est compatible avec linux. Comment ? C’est tout bête. Le CD que vous avez gravé est un live-cd, c’est à dire qu’il est capable d’initialiser votre machine pour la faire tourner sous linux. La seule condition, c’est que votre machine soit réglée de telle sorte que dans l’ordre des séquences d’initialisation (séquences boot) le lecteur de cdrom soit placé avant le disque dur. Pour accéder à ces réglages, il faut entrer dans le SETUP de la machine, au tout début de son allumage. La plupart du temps en appuyant sur la touche DEL du PC. Pour plus d’informations, reportez vous à la documentation de votre machine ou renseignez-vous auprès de l’assembleur du coin de la rue.

Si votre lecteur cdrom est correctement réglé, en rallumant la machine, le PC va s’initialiser en lançant Linux/Ubuntu. Au bout de quelques instants, vous allez vous retrouver devant le bureau d’Ubuntu. Vous pouvez d’ores et déjà tester les applications. Si tout s’affiche, si les fenêtres s’ouvrent et se ferment (essayez plusieurs logiciels pour voir) votre matériel est compatible linux.

Troisième étape : installation sur le disque dur. Vous ne pouvez pas travailler avec le live-cd. D’une part les accès sont trop lents, et vous allez vous énerver, d’autre part vous ne pouvez pas affiner votre installation, et donc vous ne pourrez pas profiter vraiment de votre linux. L’étape d’installation sur le disque est donc indispensable.

Et là, on rencontre le premier gros problème. La plupart du temps, les utilisateurs veulent conserver un accès à windows. Ce n’est pas impossible. Il faut savoir en effet qu’il est possible d’installer deux systèmes d’exploitation sur une machine. Cela s’appelle faire une installation en dual-boot. Mais, (il y a un mais) windows n’a pas prévu cette possibilité. Comment s’en sortir ?

Quatrième étape : il vous faut donc réinstaller windows. Cela implique que vous fassiez une sauvegarde de vos données. Il faut ensuite relancer une installation de windows à partir du cd d’origine (si vous l’avez, car il n’est pas rare qu’il ne soit plus fourni désormais). La procédure d’installation est automatique, mais il faut que vous interveniez au début pour effacer les partitions existantes sur le disque. Vous devrez ensuite en recréer une de taille suffisante pour que windows puisse s’installer et fonctionner, mais pas trop importante non plus pour que linux puisse s’installer lui aussi. Pour un disque de 80 Go, 40 Go affecté à windows et 40 Go affecté à linux sont des valeurs acceptables. Ne descendez pas en dessous de 10 Go ni pour windows, ni pour linux, car vous risquez d’avoir des problèmes de fonctionnement.
Terminez l’installation de windows. N’oubliez pas les patchs, les antivirus, les pilotes de périphériques etc. Si vous inspectez les propriétés de votre disque dur, il doit vous annoncer la valeur que vous avez affectée à la partition windows. Le reste du disque est libre pour accueillir linux.

Cinquième étape : En placant le live-cd de Linux/Ubuntu, initialisez votre machine jusqu’à l’apparition du bureau. Une petite icône d’installation y est visible. Cliquez dessus pour lancer l’installation définitive de votre nouveau système d’exploitation sur votre PC. Répondez aux quelques questions de bon sens (clavier français etc.) Ubuntu va détecter un autre système d’exploitation sur la machine et vous proposer de le conserver. Répondez oui. Il va installer un utilitaire qui vous permettra de choisir au démarrage de la machine Ubuntu ou windows. Acceptez les valeurs qu’on vous propose lors du partitionnement du disque.
Quelques instants plus tard, vous serez sous Linux/Ubuntu. Quittez linux (Système —> Quitter)
La machine se relance et vous propose un menu avec comme option windows ou linux/Ubuntu.

Naturellement, si vous souhaitez quittez windows définitivement, passez à la cinquième étape directement, en négligeant la réinstallation de windows (quatrième étape).

Quels sont les problèmes à régler après cette installation de base ?

Vous pourrez le constater, l’installation d’Ubuntu est plus rapide que celle de windows. La détection des périphériques est plus efficace. Les vieux matériels (écrans, scanners, imprimantes) en particulier sont très bien reconnus.

Les problèmes que vous allez rencontrer maintenant ne sont pas dûs à linux, mais à la cohabitation des logiciels libres et des logiciels propriétaires.

Explications : pour des raisons légales, Ubuntu ne peut pas diffuser des logiciels qui sont sous copyright. Or, mis à part le système d’exploitation lui-même, et tel applicatif particulier (traitement de textes etc.) il y une quantité de petits programmes ou petits bouts de programmes qui font tourner correctement votre machine.
Souvent, vous aurez le choix entre le même programme en version libre et en version propriétaire. Les ayatollahs du libre vous conseilleront de n’installer que des logiciels libres. Ce n’est pas toujours possible, et pas toujours souhaitable.
Il faut juger au cas par cas.
- Dans le cas du pilote d’un périphérique ou d’un matériel (une carte graphique par exemple) on peut supposer que le fabricant a écrit un logiciel performant et adapté à son matériel, bien qu’il demeure sous copyright. De plus, s’il a fait l’effort de proposer une version linux, il me semble qu’il faut encourager cette démarche.
- Parfois, c’est le format lui-même qui est protégé. C’est le cas du mp3. Il existe d’excellents formats de compression du son en libre (ogg par exemple) mais pour lire les mp3 des autres, ou pour partager des fichiers, comment faire autrement ? De même, comment lire les animations flash sur le web sans le lecteur de Macromedia ? Dans des cas comme ceux-là, on est bien obligé d’en passer par des solutions propriétaires.
- Parfois en revanche, les produits libres existants ne nécessitent pas l’installation de leurs concurrents propriétaires. Pour lire ou transformer des documents au format PDF par exemple, inutile d’installer la version propriétaire d’Acrobat Reader. Les outils libres fonctionnent parfaitement.
- Enfin, cela dépendra parfois des goûts de chacun. Par exemple, on peut lire les fichiers Real Audio à partir du lecteur propriétaire écrit pour linux, ou à partir de logiciels comme mplayer ou vlc qui sont étudiés pour lire quantités de formats audio et vidéo. A chacun de voir.

Installation du réseau et accès à internet.

Si vous avez une liaison adsl à travers une « box » (freebox, livebox, neufbox et autre machinbox) qui est fonctionnelle sous windows, le passage à linux est on ne peut plus simple. Utilisez la prise réseau de votre box (prise Ethernet) et reliez-là à la carte réseau de votre pc. Si votre « box » est en DHCP (affectation automatique de l’adresse IP du PC, le réglage le plus courant) votre accès à internet est immédiat après le redémarrage de la machine. Magique non ?

Installation des logiciels.

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Gestionnaire de paquets synaptic

On attaque vraiment les choses sérieuses qui justifient une migration vers Linux et vers cette merveilleuse distribution qu’est Ubuntu. Ubuntu est un fork [3] de Debian. Parmi les nombreuses distributions Linux, Debian est l’une des plus respectée, pour le sérieux de sa mise en oeuvre, et pour sa très grande exigence en terme de qualité et de stabilité des logiciels proposés. De plus Debian propose un gestionnaire de paquets [4] , soit un logiciel qui vous permet de télécharger à distance des logiciels, et de procéder à leur installation automatique. Que rêver de mieux ?
Ubuntu reprend ce principe. Vous avez téléchargé un petit cdrom pour installer linux sur votre machine. Maintenant, grâce à internet et au gestionnaire de paquets synaptic, vous aller pouvoir télécharger sur le net les applications dont vous avez besoin.
A noter que pour ce faire, vous avez trois méthodes. Soit utiliser l’option Ajouter/Enlever du menu Applications : c’est la méthode la plus simple et la plus limitée, le nombre de logiciels étant restreint. Soit utiliser le gestionnaire Synaptic, via son moteur de recherches intégré, soit enfin utiliser en ligne de commandes l’instruction apt-get. Comme toujours sous Linux, vous avez plusieurs méthodes concurrentes pour obtenir un même résultat. L’usage de ces méthodes dépend de votre niveau technique et de vos besoins. Vous pouvez ainsi évoluer dans votre appréhension du système, depuis le niveau néophyte complet, jusqu’à celui d’utilisateur averti voire chevronné.

Les logiciels sous Ubuntu.

Sous Ubuntu, même le néophyte peut commencer à travailler presque immédiatement. Immense avantage de linux : pour une même tâche, vous aurez souvent le choix entre plusieurs logiciels. Je vous conseille d’utiliser le logiciel qui correspond à vos besoins. Personnellement, en bureautique, je ne suis pas un fan de la suite OpenOffice.Org. Je trouve ce genre de logiciel « usine à gaz » lourd et peu pratique. Il existe pour l’environnement Gnome un « petit » traitement de texte (Abiword) et un « petit » tableur (Gnuméric) qui couvrent 99% des besoins des utilisateurs courants (dont je fais partie)

Gnome ou KDE ?

Ça dépend des goûts, et donc c’est éminemment subjectif. Personnellement, je préfère Gnome dont j’aime la « philosophie » : simplicité, sobriété, robustesse. KDE à l’évidence s’inspire des derniers windows. C’est un choix. A noter le très grand effort de KDE pour intégrer les logiciels dans un environnement unifié. On propose sous KDE des outils clés en main et puissants. L’esthétique est plus tape à l’oeil. C’est à chacun de voir selon ses goûts, je le répète. Il s’agit de toutes façons de deux environnements de très bonne qualité.

Si vous voulez utiliser KDE, il vous faut télécharger Kubuntu. La version Ubuntu classique propose un environnement Gnome.

Quels sont les problèmes non résolus ?

Il y en a de moins en moins. La plupart des formats courants windows sont lus directement, en particulier ceux de la suite bureautique Microsoft Office. Vous pourrez donc lire et échanger vos fichiers sans problème. Idem pour les images, les fichiers sons, les vidéos etc. (sauf bien sûr les formats propriétaires exclusifs, du genre Quicktime ou WMA : là il faut quelques acrobaties d’installation pour s’en sortir). En bonne logique, créateurs de documents, diffusez un standard universel : par exemple, pour les traitements de textes, le format rtf.

Vous aurez des problèmes qui viendront non pas de linux mais de windows, quand vous essaierez de visiter des sites internet qui ne sont pas aux normes. C’est aux utilisateurs de faire pression pour que les webmasters s’adaptent aux standards et non pas aux diktats imposés par microsoft dans sa volonté monopolistique. Par exemple, il est scandaleux que le webmaster de Radio-France propose pour le portail de France-Culture une interface en flash (format propriétaire) qui utilise des polices de caractères sous copyright Microsoft ! Il y a du travail à cet égard, et déjà dans la prise de conscience des décideurs et responsables de la diffusion de contenus.

Vous ne pourrez pas beaucoup jouer. Désolé. Ne vous consolez pas en achetant une console microsoft quand même !

Vous ne pourrez pas utiliser des logiciels particuliers qui n’existent que sous windows. Par exemple l’Encyclopédie Universalis. Essayez de vous en passer, ou lorgnez du côté de la concurrence. A noter par exemple la très louable initiative des éditions Garnier qui proposent une version du dictionnaire Littré sous windows et sous linux.
Vu la richesse du net, le recours à des cdroms de documentation est de moins en moins indispensable. On peut aussi imaginer que le succès de linux aidant, les éditeurs proposeront de plus en plus de versions linux de leurs produits.

Certaines rares applications sous linux demeurent de mauvaise qualité. Par exemple, je n’ai pas encore pu trouver un logiciel d’OCR (reconnaissance automatique de caractères) qui fonctionne correctement et qui concurrence l’équivalent sous windows. Je ne désespère pas.

Je voulais signaler honnêtement ces problèmes, qui me semblent minimes et en rien insurmontables. Car si l’on compare maintenant les qualités des deux systèmes en terme de coûts, de transparence, de fiabilité et de sécurité (très très peu de virus sous linux, moins d’une centaine, et très peu répandus), les atouts de linux sont écrasants.

Quelques liens pour finir.

Sur Unbuntu-fr

Après l’installation d’Ubuntu, principales interventions.

Comment se débrouiller avec les formats propriétaires. Adapter son système pour lire des mp3, des DVD protégés, regarder les annonces de films sur AlloCiné, écouter Radio-France etc.

Un petit utilitaire bien sympathique : Easy Ubuntu qui fait l’essentiel de toutes ces manoeuvres pour vous.

Equivalence des logiciels sous windows et sous linux (quoi fait quoi ?)

Documentation complète à l’usage des débutants, au format PDF.


A lire également, dans la série Ubuntu, un linux pour tous  :

  1. Ubuntu dans le monde du logiciel libre
  2. Ubuntu, une distribution GNU/Linux
  3. Ubuntu, simplicité et liberté d’utilisation
  4. Installer Ubuntu
  5. La génèse et l’avenir d’Ubuntu

[1Installer Ubuntu ? Est-ce qu’on installe Windows quand on est un utilisateur de Windows ? Non. Pas à l’achat du moins. Voici donc le premier problème repéré : lorsque vous achetez une machine, elle vous est livrée d’office avec Windows pré-installé. C’est ce qu’on appelle le phénomène des ventes liées. Pourtant, selon la loi, personne ne peut vous contraindre à acheter un produit qui accompagne un autre produit. Un ordinateur et son système d’exploitation étant deux produits distincts, on devrait vous proposer un ordinateur, avec ou sans système d’exploitation, avec ou sans Windows, avec ou sans linux. Mais on vous vend le PC, et on vous vend Windows avec, en laissant entendre que c’est obligatoire. Vous pouvez essayer - certains y sont parvenus - de faire désinstaller le windows préinstallé, et demander une réduction du prix de la machine au vendeur. Il vous faudra du courage et de la ténacité.

[2Commercant spécialisé dans l’assemblage et la vente de PC montés pièces à pièces. Un quartier de Paris, vers la rue Montgallet, est spécialisé dans ce genre de commerce. Dans les villes de province, ils sont presque aussi courants que les quincaillers autrefois. En faisant appel à eux, vous encouragerez le commerce de proximité, vous choisirez du matériel fiable et adapté à vos besoins, votre système d’exploitation, et vous bénéficierez de conseils éclairés.

[3Un fork est la reprise d’un projet ou d’un programme en en reprenant ce qui est intéressant, et en corrigeant les défauts qui peuvent être l’esthétique, la simplicité de prise en main, etc. Le fork est possible dans le monde du logiciel libre car la licence d’un programme autorise sa reprise pour amélioration. La supériorité d’Ubuntu sur Debian est sa simplicité de prise en main. Mais la supériorité de Debian demeure : d’abord parce que Debian est la source, et ensuite parce que Debian est beaucoup plus complet. A cet égard, on emploie le terme fork pour Ubuntu d’une manière un peu abusive. Exemple de vrai fork : le lecteur mp3 Beep Media Player est un fork de Xmms dont l’interface est désormais dépassée et les possibilités d’évolution limitées

[4Les programmes sous linux sont appelés paquets, car ils fonctionnent la plupart du temps en séries imbriquées et sous dépendance logique les uns des autres. Des informaticiens éclairés façonnent ses paquets, pour qu’ils soient installables par les utilisateurs au cours d’une procédure automatisée.

commentaires
Ubuntu, un linux pour tous (4/5) - Hervé - 1er janvier 2007 à 20:29

Bombix,

j’apprécie cette rubrique et cet article. Par contre je m’inquiète quant aux buts poursuivis par le fondateur d’Ubuntu. Les prochaines versions de ce système performant et facile à installer pourrait nous en dévoiler les grandes lignes (drivers proprios en particulier).
Le grand mérite d’Ubuntu est de s’appuyer sur ce qui se fait de mieux dans l’esprit GNU, j’ai nommé la Debian, mais aussi de parfois très sectaire.
En tout il faut trouver le juste mesure.
Bien que j’y sois parfois tenté, la stratégie de la rupture n’a pas prouvé son efficacité.
Donc Ok pour Ubuntu mais en surveillant de près.
Merci à toi, et même si c’est consensuel et très trad’s bonne année à tous. Quelle soit le témoin du réveil citoyen.


#6142
Ubuntu, un linux pour tous (4/5) - 2 janvier 2007 à  09:51

J’essaie d’apporter quelques pistes de réflexion dans le prochain et dernier article. A priori, je ne vois pas de raisons précises de s’inquiéter.
Aujourd’hui, la seule bataille décisive à mener pour la percée de linux et du logiciel libre auprès du grand public est juridique : elle concerne les ventes liées. Il s’agit simplement de faire appliquer une loi ... qui existe déjà !

Cela signifie que les consommateurs doivent s’organiser. À partir du moment où l’on aura atteint un certain nombre d’utilisateurs de linux et des logiciels libres, un effet de seuil se produira et les pouvoirs publics et la grande distribution seront bien obligés de réagir.

Puisqu’on rentre en campagne électorale, on pourrait en profiter pour poser la question aux candidats ;-)

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