Serge Vinçon : un Paponniste à la vice-présidence du Sénat
Le sénateur-maire de Saint-Amand (Cher), Serge Vinçon (RPR), fraîchement nommé vice-président du Sénat, est monté pour la première fois le jeudi 18 octobre 2001 au perchoir de la Haute Assemblée. Serge Vinçon percevra une indemnité de 43.000 francs, soit 6000 francs de plus qu’un sénateur ordinaire. Rappelant ses origines modestes, il a fait état de plus de cinquante ans d’un parcours politique, le conduisant à ses nouvelles fonctions. Dans les colonnes de La Nouvelle République, Serge Vinçon a réaffirmé son attachement et sa reconnaissance éternelle envers Maurice Papon, ancien maire de Saint-Amand, qu’il considère comme « un maître » et qui l’a initié à la chose publique : « dans tous ceux dans ma carrière qui m’ont aidé, je vais prononcer le nom de Maurice Papon. La situation d’aujourd’hui fait que nous ne pouvons pas être ensemble. » Très critique à l’égard du procès Papon, Serge Vinçon a toujours refusé de reconnaître la légitimité de ce procès, prenant sans cesse la défense de l’ultra collaborationniste haut responsable de l’Etat français, y compris face aux preuves les plus criantes et douloureuses pour les familles des victimes, et refusant la pose d’une plaque devant un lycée professionnel qui visait à rappeler sa responsabilité avérée par voie de justice, dans les crimes perpétrés durant la Seconde Guerre Mondiale.