Web 2.007
Comme nous sommes à la fin de l’année 2006, que l’Agitateur est dans sa dixième année et que je suis bien luné, je vais faire une chose que je ne fais jamais : expliquer le titre de cet éditorial. Il faut lire web deux-point-zéro-zéro-sept. Il y a un jeu de mot avec le fumeux web 2.0, un clin d’oeil à 007 dont un énième épisode est sorti récemment [1] et un effet d’optique avec la nouvelle année qui approche, la fameuse année 2007, année des miracles, tout le monde vous le dira.
Alors après cette explication, vous allez peut-être vous dire que décidemment sur ce site, nous sommes tordus, vous remettre à lire les titres des centaines d’anciens articles de l’Agitateur [2], vous dire que l’Agitateur comporte plusieurs niveaux de lecture ou vous demander à quoi je veux en venir.
Ben voilà, c’est là que commence vraiment cet édito. Enfin presque. Pour vraiment tout vous dire, ce que j’ai écrit avant était juste une accroche. Le titre et le chapeau d’un article ont pour objectif d’ammener le lecteur à lire la suite de l’article. Si vous lisez ces lignes, c’est que j’ai réussi mon accroche. Ou bien que vous êtes patient et indulgent. Alors, vous allez me dire, que là, décidemment, je me fais plaisir. Et oui, c’est cela. Je me fais plaisir. On n’écrit pas dans l’Agitateur pour s’emmerder. On y écrit, pour le plaisir. Et cela va bientôt faire 10 ans que cela dure.
Revenons à nos choux. Web 2.007 donc.
Il ne vous a pas échappé que l’année 2006 a été l’année du web 2.0 [3], surtout au niveau politique. Mais nous, à l’Agitateur, il ne nous a pas échappé qu’au niveau politique et au niveau du web, 2006 a été l’année de la préparation à 2007. Les choses ont coïncidé merveilleusement.
Il faut dire que le Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe de 2005 en a fait réfléchir beaucoup. A l’Agitateur, nous avions pris de l’avance, nous avions réfléchi en 1997. Et oui, les gens brillants réfléchissent [4]. Quelques part, nous avions inventé le web 2.0 bien avant qu’il existe. En fait, nous n’avons rien inventé du tout, mais juste essayé d’utiliser le web, internet, de la meilleure façon possible, en essayant de faire réagir les internautes, de les faire participer à ce site. D’où son titre, l’Agitateur. Et ce n’est qu’à partir de 2001 que nous sommes vraiment parvenus à nos fins via l’utilisation du logiciel libre SPIP [5]. Donc autant vous dire que les promoteurs du Web 2.0 n’ont rien inventé du tout ; ils sont juste doués en marketing : faire quelquechose à partir de rien ou pas grand-chose. Indissociable du web 2.0, il y a le blog. Le blog peut servir à tout. Il sert donc aussi à faire du marketing politique. Les blogs ont dû exploser (comme on dit) à partir de 2004. Les premiers étaient apparus à la fin des années 1990 en France. A moins que ce soit avant. Et oui, l’Agitateur pourrait bien avoir été un blog sans le savoir et ce dès 1997. Mais en réalité, non. L’Agitateur n’a jamais été, et ne sera jamais un blog. D’abord, parce qu’il a toujours été question d’un "travail" collectif, organisé comme un journal. Et ensuite parce que l’on a pas envie d’être mêlé à la blogosphère avec qui on a finalement beaucoup de points communs, mais aussi beaucoup de différences [6].
Donc, dans la préparation à 2007, web 2.0 et blogs ont fait bon ménage. Et Bourges n’a pas échappé à la règle. L’avalanche de création de blogs qu’a connu l’année 2006 est bien dans la mouvance Web 2.007, voir web 2.008 pour certains. Toutefois, si pour les élus locaux ou militants, les motivations sont évidentes, les motivations d’autres sites sont plus sombres. Dans son édito du mois de Novembre 2006, JMP affirmait que "la profusion de sites d’information berruyère rend moins indispensable l’Agitateur". Malicieusement, il ajoutait "entre le site para municipal Bourges.infos, celui plus pragmatique de Bourges 2008.info, ou encore le mystérieux Bourges 2008.com, sans oublier les versions webs de notre presse quotidienne régionale, le choix est vaste". Quand on vous disait que l’Agitateur a plusieurs niveaux de lecture. Alors, la question est, quelles sont les motivations d’un site tel que, au hasard, Bourges-info.com ? Et bien, on a trouvé !
Si, il s’agit de la première vraie information de cet édito. Non, Bourges-info.com n’a pas pour objectif de nous faire éclater de rire à chaque lecture. Cela, ils ne le font pas exprès. La motivation de bourges-info, c’est de faire de "l’audimat", et de faire aussi bien que l’Agitateur. Et on a des preuves. Je cite "Bourges - info va bien, 200 visites chaque jour environ, pour un début ce n’est pas mal, sachant que l’objectif est d’atteindre les 400 visites par jour, comme l’Agitateur le fit en son temps
". Maintenant, on en est sûr, bourges-info est bien un site de droite qui ne dit pas son nom. Le mot clé, c’est "objectif". Qui, à part quelqu’un de droite, peut avoir un objectif chiffré pour quelque chose qui ne rapporte pas un rond ? A part un psychopathe ou un gars de l’UMP, je ne vois pas [7]. Donc, bourges-info, c’est bien le web avec plein de zéros.
A l’Agitateur, on aimerait remettre les pendules à l’heure. D’abord parce qu’au début, en 1997, on avait 3 visiteurs pas jour. Et qu’on était super heureux avec nos trois visiteurs. Dans nos objectifs, on a jamais eu "augmenter le nombre de visiteurs". Par contre, on a toujours cherché à avoir plus d’acteurs. Et c’est bien ce qui nous différencie avec beaucoup d’autres. On vous dit tout depuis longtemps, on vous en dit peut-être même trop [8], on est peut-être trop long. Mais si il y a une chose que l’on n’a jamais publié et qu’on ne vous a jamais dite, c’est le nombre de visiteurs de ce site. Si jamais on vous demande, vous direz que vous ne savez pas. Le moteur à l’Agitateur, c’est le plaisir, ce n’est pas le calcul, arithmétique ou politique. A bon entendeur.
Bon, sinon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a un truc vraiment pénible dans cet édito. Cet article est d’un nombrilisme et d’une prétention incroyable. Oui l’Agitateur est cité 21 fois [9]. Mais Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale ne sont pas cités une seule fois, ce n’est pas juste. Ah si ! Maintenant c’est fait. Tout revient dans l’ordre. Le web 2.007 peut dormir tranquille, l’Agitateur issue du web 1.997, veille [10]
Dernière minute, le Berry Républicain, par l’intermédiaire de Bernard Stéphan vient de consacrer un article aux blogs. Il y parle de l’Agitateur comme d’une référence... C’est gentil. Promis, ce n’est pas pour cela qu’on a la grosse tête ; contrairement aux apparences, on sait que l’Agitateur cela pourrait être bien mieux encore. Tout comme le Berry Républicain. Et oui, c’est ça la marque de fabrique de l’Agitateur : incapable d’être sympa deux minutes, même pour de faux. Quel sâle gosse !
[1] Il s’agit de Casino Royale sorti le 22 Novembre 2006 en France, dernier épisode en date de la saga James Bond. Je ne l’ai pas vu, je ne suis pas fan des James Bond, je n’en fais donc pas spécialement la publicité. Il s’agit là, simplement, d’une référence populaire à défaut d’être une référence culturelle.
[2] Ne vous fatiguez quand même pas trop, tous les titres de l’Agitateur ne sont pas comme celui-là
[3] L’année de l’internet diront ceux qui s’en battent du marketing creux et qui ne sont pas des spécialistes de la chose.
[4] Je vous laisse réfléchir à cela car je sais que vous aussi, lecteurs, vous êtes brillants
[5] Nous ne remercierons jamais assez les auteurs et contributeurs de SPIP. Alors encore une fois, merci !
[6] Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a des blogs très bien. Bon, d’accord, ils sont rares.
[7] Que celui qui a dit que c’est pareil le retire tout de suite. Ce n’est pas gentil pour les psychopathes. Eux, ils sont malades.
[8] Ceci est une auto-référence, puisque on vous dévoile de nombreuses ficelles dans cet article. Décidément, aujourd’hui, je vous explique vraiment tout.
[9] Cet article est aussi un jeu : retrouvez le nombre de fois ou ce webzine est cité
[10] Lecteur, si tu as lu cet article en entier, bravo. J’apprécie ton sens de l’humour. Personnellement, je l’ai écrit entièrement.