Demain la gauche

vendredi 1er juin 2007 à 09:42, par bombix

« Connais ton adversaire, connais-toi, et tu ne mettras pas ta victoire en danger. »

Sun Tzu, L’art de la guerre

En comparaison avec l’effervescence qui a marqué la campagne présidentielle, rien de plus frappant que l’atonie qui caractérise la préparation des élections législatives. La guerre serait-elle finie avant même que la bataille n’ait eu lieu ?
La situation est, il faut le dire, extrêmement préoccupante pour la gauche française : un parti socialiste déchiré en voie d’implosion, après sa défaite historique du 6 mai ; un parti communiste moribond ; une extrême gauche minoritaire dispersée en sectes multiples mais dont chacune de ses composantes se réclame de l’unité ... Jamais le paysage n’a été aussi sombre, l’atmosphère aussi délétère, pour les « forces de progrès ». De sorte que l’on est fondé à se demander si cette gauche française pourra un jour renaître de ses cendres, ou si les temps sont venus de tourner la page une fois pour toutes.

Dans ce cas, faut-il enterrer aussi les espoirs qu’elle a portés historiquement ? Espoirs d’un monde qui n’est pas uniquement celui de la compétition et de la concurrence, mais qui défend la solidarité et les valeurs sociales créées collectivement. Espoirs d’un monde qui défend l’idée de justice avant l’idée d’ordre. Espoirs d’un monde qui défend la liberté de tous contre les empiétements des groupes et lobbies de toutes sortes soutenus par l’argent des puissants. Bref, espoirs d’un monde qui défend les intérêts d’une écrasante majorité, c’est à dire de vous, de moi, de plus de quatre-vingts pour cent de nos concitoyens : ceux qui n’ont ni rentes, ni « stock options », et qui ne seront jamais assujettis à l’impôt sur la fortune...

Car c’est bien le paradoxe de la situation politique du moment. La gauche a perdu alors qu’elle n’aurait pas dû perdre, après le non au TCE, après les émeutes de novembre 2005, après le recul du gouvernement Villepin sur le CPE ... Et pourtant ! Nicolas Sarkozy attend maintenant sereinement le raz de marée électoral qui va porter une majorité UMP écrasante à l’assemblée nationale, pour pouvoir mener son train de réformes et adapter le pays. Enfin, les maîtres pour qui il travaille vont pouvoir mener dans des conditions qui leur sont encore plus favorables les batailles de la mondialisation capitaliste. Ne nous y trompons pas, c’est tout le modèle social à la française – les droits sociaux, les services publics, l’école républicaine ... – , déjà bien attaqué par les deux mandats de Chirac, qui est remis en cause. L’habileté particulière du nouveau Président de la République est d’avoir réussi à faire croire qu’il proposait une rupture alors que sa politique poursuit, mais avec moins de scrupules, ce que Chirac avec Raffarin puis De Villepin ont entrepris. Avec moins de complexes pour plus d’efficacité.

Pour comprendre ce tour de passe-passe, il faut dépasser les fausses oppositions et rechercher les vraies convergences. Il faut essayer de repérer, au-delà des différences feintes et revendiquées, l’identité cachée des protagonistes. Affirmons-le tout de suite : c’est la proximité mortelle de Royal et de Sarkozy qui est la cause de la chute de Royal. Cette proximité, il fallait bien tenter de la dissimuler. On a donc forcé sur l’altérité de Sarkozy. N’était-il pas le diable en personne, Hitler pourquoi pas ? Peine perdue, et au-delà, contre-productive, car cette diabolisation renforçait incidemment la stratégie du chef de la droite qui disait incarner la rupture. Rappelons-nous le débat du 2 mai : la courtoisie de Sarkozy, son insistance à indiquer qu’au fond, son programme n’était pas si différent de celui de sa compétitrice : à propos des questions internationales, à propos de la loi Fillon sur les retraites, à propos de l’Europe surtout. On a même vu cette chose absolument extraordinaire : la candidate de la gauche renchérir sur son adversaire dans l’hystérie identitaire nationaliste et sur le thème la sécurité. Il apparut clairement que la diabolisation de Sarkozy ne pouvait être qu’artificielle devant tant de ressemblances. Diabolisation qui relève de la mauvaise foi, et qui, comme telle est « métastable » : autorisant des oscillations, des jugements contradictoires. Au final, ne faisant pas vraiment peur, mais suffisante pour faire oublier l’essentiel, à savoir que Sarkozy n’était pas un homme neuf, mais qu’il était comptable de la situation du pays, et d’abord parce qu’il avait participé (en occupant les plus hautes responsabilités) à plusieurs des gouvernements de la France dans les années qui viennent de s’écouler.

Bref, une gauche qui n’était plus à gauche ne pouvait qu’être tentée « d’extrême-droitiser » maladroitement son adversaire pour revendiquer une différence qui lui faisait intrinsèquement défaut. Ce faisant, elle ne renforçait pas son ancrage à gauche, mais elle envoyait des signes contradictoires à son électorat naturel, tandis qu’elle renforçait la cohérence de son adversaire, et sa congruence. Elle lui permettait en outre de récolter les fruits de la démagogie national-populiste de Le Pen qui avait fait chuter Jospin en 2002.

Voilà vingt-cinq ans qu’on nous rabâche qu’il n’y a plus d’alternative possible au modèle de développement capitaliste dans les sociétés avancées. Les classes populaires ont désormais intégré le message : dès lors pourquoi choisir la duplicité contre l’intégrité ? Pourquoi ne pas choisir celui qui reconnaît avec « honnêteté » les données du problème, qui aide par exemple les entreprises à réussir en proposant la baisse des charges sociales et l’assouplissement du droit du travail ? Le succès de Sarkozy auprès des travailleurs repose sans doute sur une mystification (en réalité, dans un monde dominé par des conflits de classes, en aucun cas les intérêts du patronat et des travailleurs ne peuvent être les mêmes), mais en tous cas, cette mystification est habile et a pour elle la cohérence ; ce dont ne pouvait certes pas se prévaloir le discours de la candidate socialiste.

Si cette analyse est juste, elle permet également de comprendre les premières semaines de la Présidence Sarkozy. Une fois encore, délaissons l’accessoire (les illusionnistes ont cet art d’attirer l’attention vers l’inessentiel) et concentrons-nous sur ce qui est vraiment significatif.
L’accessoire, c’est bien sûr les gesticulations des premiers jours : Fouquet’s, Paloma, Cécilia et petite famille, émotions à quat’sous et larmes écrasées. Tandis que le bon peuple s’émeut de son escapade et de son côté nouveau riche (Finkielkraut qui n’en manque pas une s’écrie « Nous avons eu honte ») Sarkozy pense déjà à la suite. Il n’en a pas fini. Le petit homme hargneux et déterminé tend l’arc de sa volonté et vise rien moins que la victoire totale. Pas de merci. Il ne veut pas simplement vaincre son adversaire. Il veut le pulvériser et le terrasser. Il vise la victoire par K.O.

On ne s’appesantira donc pas davantage sur le thème de l’éternelle trahison. Encore une fois, si l’on veut y comprendre quelque chose, ce n’est pas vers le mythe, fut-il celui de Judas, qu’il convient de se tourner, mais vers la logique politique. S’il fallait un seul argument pour dire combien il est insuffisant d’accuser les faiblesses personnelles de tel ou tel dans une débandade aussi énorme, il suffirait de dresser la longue liste des pressentis. Sarkozy non seulement n’a pas fait d’efforts pour débaucher à gauche, mais il s’est payé le luxe de choisir. Citons pêle-mêle dès avant le premier tour les Roger Hanin, Georges Benamou et autres Max Gallo, puis avant le 6 mai les encouragements de Charasse, les consultations de Védrine, Allègre, Lauvergeon, et j’en passe (Lang ?). Le débauchage ne fut si aisé que parce que les différences politiques se situaient à la marge.

Sarkozy dans les premiers jours de son quinquennat avait tout intérêt à réunir un gouvernement « d’union nationale ». D’abord parce qu’il en retirait un bénéfice politique immédiat, en mettant une belle pagaille dans le camp d’en face, ensuite parce qu’il faudra rien de moins que « l’union nationale » en effet pour faire avaler ce qu’il nous prépare. Cette « union nationale » était un objectif d’autant plus facile qu’il aura suffi pour l’atteindre de faire taire les fausses oppositions et de s’entendre sur l’essentiel. Examinons le cas Kouchner : au-delà de la popularité du french doctor, ce qui rapproche Kouchner de Sarkozy c’est la question européenne, l’Europe de « la concurrence libre et non faussée ». Voilà le point de jonction. Kouchner, déçu que l’on n’ait pas reconnu ses mérites, a changé de patron, certainement pas de politique. Les notables du parti socialiste qui ont dit oui au T.C.E. disent logiquement oui à Sarkozy. Faut-il encore des arguments ? On citera alors le cas Jouyet : Jean-Pierre Jouyet devient, aux côtés de Kouchner, Secrétaire d’État aux affaires européennes. Jouyet - ex passerelle potentielle du côté de Bayrou - ami intime du couple Hollande Royal, va tout naturellement appliquer pour Sarkozy la politique que le PS, contre le peuple, majoritaire le 29 mai 2005, a continué à faire sienne...

Que dire en conclusion, sinon que Sarkozy n’ouvre rien du tout mais se contente d’enfermer le parti socialiste dans ces propres contradictions, et de pousser son avantage. Il aurait bien tort de ne pas le faire. Il a tout intérêt à garder cette ligne jusqu’aux législatives. Il appuiera sur les points de consensus, l’Europe, l’écologie (encore un tour d’illusionniste : pas de recul sur les centrales nucléaires EPR, ni sur la culture en plein champ des OGM, ni sur la poursuite du programme autoroutier), et il tergiversera momentanément sur « les sujets qui fâchent », le service minimum en cas de grève, et l’autonomie des universités par exemple.

Mais il a tout annoncé, et il est probable qu’il ne renoncera pas.

Rien n’est donc plus indispensable qu’une mobilisation générale pour contrer la droite la plus réactionnaire que la France ait connue depuis longtemps, et pourtant jamais les conditions de cette mobilisation n’ont été plus défavorables, tant le dernier parti de la gauche de gouvernement est contradictoire et illisible.

Pour en sortir, il faudra un jour ou l’autre en passer par une clarification franche. Le Parti Socialiste d’Epinay risque de ne pas y survivre. Qui le pleurera ? Il aura contribué par sa négligence, sa duplicité et son aveuglement à placer sur le trône de France l’un des soldats les plus valeureux du capitalisme désormais mondialisé, sans âme ni visage, qui promet l’opulence aux uns et organise le servage des autres, en négligeant de surcroît l’environnement et les ressources naturelles qui l’ont porté et le font vivre, comme un parasite aveugle épuise son hôte.

« Le socialisme est viable, écrit Marcel Conche, qui n’est pourtant pas un révolutionnaire, mais un paisible historien de la philosophie. Il est possible et représente une alternative au capitalisme, mais pas la seule – [...] L’autre alternative (l’autre terme de l’alternative) est le chaos [...] Rosa Luxembourg sut voir, mieux que d’autres, que le socialisme n’est pas fatal, que l’avenir du capitalisme peut être le chaos – allant jusqu’à l’auto destruction de l’humanité. »

À nous de faire mentir ces Cassandres.

commentaires
Demain la gauche - Pascal Goudy - 28 juin 2007 à 09:55

Fabius à fait de la politique et relancé la TVA sociale... et la guerre est repartie. Ce qui est frappant, c’est qu’il n’en n’aura pas fallu davantage au PS pour essayer de s’affranchir d’un débat, d’une refondation qui semblait faire l’unanimité avant les législatives. Méfions nous donc de ce qu’il convient aujourd’hui d’appeller une "semi défaite à la Pirus". La gauche dans toute sa diversité ne peux faire l’économie d’un débat de fond. Le corpus dont certain parle n’est rien d’autre que la ligne de démarcation entre une politique de droite et une politique de gauche. Les capacités d’une gauche refondée à apprécier les impératifs sociaux de notre époque est me semble t’il au coeur du débat. Il ne suffit pas à la gauche d’être le rempart des acquis ( ce qui serait déjà bien), il lui faut aussi définir les termes d’une nouvelle "égalité". Le rapport entre les hommes oblige la gauche, ce n’est pas le cas pour la droite. Redéfinissons donc notre corpus autour de notre matière première : l’être humain. les solutions économiques existent à partir du moment ou les partis pris sont clairement énnoncés.


Voir en ligne : http://www.goudy.fr
#8000
Demain la gauche - xuedob - 1er juin 2007 à 17:01

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#7669
Demain la gauche - très bon article - 1er juin 2007 à 12:01

c’est le meilleur article favoable à nicolas sarkozy que j’ailu sur Bourges depuis longtemps
Bien sur la gauche est morte et la droite la remplace.Bien sur les idéaux archaiques ont disparu et l’intelligence du nouveau président est suffisante pour enfin redresser le pays.
Evidemment,il n’y a plus maintenant d’autre solution envisageable qu’au niveau des songes et des rèves et non au nom de l’action.
POur toutes ces raisons que nous apporte Bombyx ,votons donc sans état d’ame pour le candidat qui fera profession de soutnir nicolas sarkozy.
une gtauche qui se veut intelligente est la meilleure alliée d’une droite décidée


#7659
Demain la gauche - Jean-Michel Pinon - 1er juin 2007 à  12:10

Alors un coup on reproche à bombix d’être une sorte de staliniste, et un coup on lui reproche d’être à droite !! Faudrait savoir ! Je reconnais bien là les procédés de procès d’intentions dont j’ai été moi-même l’objet.

#7660 | Répond au message #7659
Demain la gauche - bombix - 1er juin 2007 à  12:37

Comme un coup on fustige l’Agitateur de ne pas appeler à la mobilisation contre la venue de Le Pen, et un coup on ratiocine pour disculper Lepeltier de ces accointances avec le Front National ... Donc le mieux est, pour l’instant, de ne pas répondre à un contributeur qui triche, qui ne cherche pas à défendre un point de vue, mais s’ingénie, de façon pathétique, à vouloir semer la zizanie dans un espace de paroles libres mais non sans règles. Peut-être espère t-il y retrouver la confusion qui règne dans son esprit ? C’est très dommage pour lui. Qu’il en revienne à de sains et simples principes de la communication intersubjective, comme par exemple l’adoption d’un pseudo fixe, qui permet de repérer une identité assignable, ou le respect du principe de contradiction qui assure un minimum de cohérence à son discours. Alors, à nouveau, on pourra prendre sa parole au sérieux. En l’absence, la réponse la plus sage à la vésanie de notre interlocuteur me semble être un silence charitable...

#7661 | Répond au message #7660
Demain la gauche - Serge - 2 juin 2007 à  07:59

Moi qui ne ratiocine pas souvent et qui ne suit pas atteint de vésanie, je vote Nadia Essayan aux législatives, tout comme j’ai voté Bayrou aux présidentielles.

PS : Je ne sais pas qui est Bombix, mais vu son vocabulaire, il ne doit pas etre plombier-zingueur ni caissier à Carrefour. Pendant que certains se masturbent l’esprit, Sarkozy avance.
Quand la "gauche" atterira, elle aura peut-etre une chance de s’imposer.

#7682 | Répond au message #7661
Demain la gauche - Mister K - 2 juin 2007 à  08:37

Je ne sais pas qui est Serge, mais ce qui est sûr, c’est qu’il maîtrise le web, maîtrise pas trop mal SPIP et connaît un excellent site nommé Wikipédia. C’est plutôt un bon principe de mettre des liens qui documentent son propos. Mais est-ce que Serge est plombier-zingueur ou autre ? On s’en fout ! Ce qui compte, ce n’est pas son statut, ce n’est pas ce que l’on est mais ce que l’on fait. A l’Agitateur, tout le monde est bienvenu pour peu que l’on soit constructif, que l’on cherche à améliorer ce site qui est loin d’être parfait et que l’on cherche à faire des choses de qualité. Je crois que c’est le cas de Bombix.

Maintenant Serge, que vous ayez des avis différents de Bombix est tout à fait légitime. Mais je trouve dommage de dire "Je vote X aux legislatives comme j’ai voté Y aux présidentielles" sans vous expliquer un peu plus. Cela ressemble juste à de la propagande militante et c’est dommage. Je vous invite donc à rédiger un article (pas un message !) qui présente votre position sur les legislatives et qui pourra peut-être ouvrir un débat sur le centre.

Maintenant, je n’ai pas d’avis sur Nadia Essayan que je ne connaît pas vraiment. Tout comme j’ai vraiment du mal à me faire un avis sur Bayrou puisque je ne sais pas ce qu’il pense vraiment. J’apprécie l’indépendance d’esprit affichée par le MoDem...mais il faut quand même dire qu’au centre, ce sont les rois des retournements de veste. Il suffit de prendre les exemples très récents des députés Leroy et Morin pour être consterné... qui dit ce que feront les futurs députés MoDem demain afin de conserver leur poste ? Personne n’est capable de le dire.

#7686 | Répond au message #7682
Demain la gauche - bombix - 2 juin 2007 à  12:02

Je n’engagerai pas d’échange avec vous pour deux raisons :

 La première, c’est l’agressivité de votre intervention. Cette agressivité témoigne que votre objectif n’est pas d’engager un dialogue constructif, mais de blesser votre interlocuteur ; c’est votre droit. Le mien, de ne pas perdre de temps à discuter avec vous.

 Le seconde, c’est qu’une critique appartient à celui qui la formule. Il en est responsable. Aux lecteurs de juger. Je ferai simplement remarquer à ceux-ci qu’il y a une faute logique assez grossière dans votre propos. Vous prétendez donner des conseils à la gauche pour s’imposer ; ce message et un autre que vous avez posté ce matin (dans lequel vous évoquez les positions d’Alain Tanton) attestent suffisamment que vous êtes clairement à droite. Laissez-donc la gauche (d’ailleurs je ne suis pas « la gauche » mais un simple citoyen, de gauche effectivement) se débrouiller et gardez vos bons conseils pour vous. Je ne vois pas, vues vos convictions politiques affichées, et vu votre ton, quels conseils avisés et utiles nous pourrions attendre d’interlocuteurs tels que vous. En clair, occupez-vous de vos petites affaires, et laissez-nous nous occuper des nôtres.

Cependant, je m’exprimerai peut-être un jour sur un problème que pose votre intervention, à savoir certains types de textes que je propose ici et les objectifs que peut s’assigner un webzine comme l’Agitateur. Merci de m’avoir donné l’occasion d’y réfléchir. En attendant, je profite de l’occasion pour rappeler les deux grands principes de l’élaboration de l’intelligence collective, celle dont les nouveaux réseaux de communication peuvent laisser espérer l’émergence : chacun sait quelque chose (ce qui ne veut pas dire que tous savent la même chose ; d’ailleurs si c’était le cas, ce serait sans intérêt d’échanger) et personne ne sait tout. À vous d’en faire votre miel ; ce vous sera toujours plus profitable que de répandre votre fiel.

PS : Les lecteurs de l’Agitateur auront au moins eu l’occasion d’apprendre ce que pense vraiment une bonne partie de l’électorat de Bayrou. C’est toujours ça. Mais le roi sera bientôt nu.

#7689 | Répond au message #7682
Demain la gauche - Serge - 2 juin 2007 à  13:34

Voila comme je les aime les électeurs du PS :
 Ouverts : vous êtes pas d’accord avec moi, donc vous êtes de droite ("attestent suffisamment que vous êtes clairement à droite")
 Hautains : Ce que vous pensez ne nous intéresse pas, nous autres socialistes intelligents ("occupez-vous de vos petites affaires")
 Pretentieux : De quel droit vous permettez-vous de nous donner des conseils a nous autres socialistes intelligents ("je m’exprimerai peut-être un jour sur un problème que pose votre intervention")
 Vindicatifs : ("Mais le roi sera bientôt nu.")

Allez, Sarko a un boulevard devant lui !

#7690 | Répond au message #7689
MoDem ouvert et Serge binaire ? - Mister K - 3 juin 2007 à  12:38

Voila comme je les aime les électeurs du PS :

Serge, sur quoi vous vous basez pour affirmer de telles choses ? Je ne crois pas que Bombix se soit défini comme électeur de qui que ce soit... contrairement à vous qui appelez à voter MoDem. Donc, bon, les affirmations gratuites, merci d’éviter.

Ensuite, se définir ou considérer quelqu’un par rapport à sa façon de voter, c’est quand même très réducteur. Vous qui vous revendiquez électeur du MoDem, on pourrait s’attendre de votre part à plus d’ouverture. Visiblement, ce n’est pas forcément le cas, votre message d’origine comportant des relents de compartimentation sociale caricaturale, opposant le plombier-zingueur à une supposé élite. Cette vision étriquée des choses est insultante pour l’intelligence des hommes.

#7696 | Répond au message #7690
Demain la gauche - les frères de witt ont été tués par l’arrière arrière grand père de Trotsky - 8 juin 2007 à  10:52

ou l’on voit bien la tendance légèrement bipolaire de bombyx qui depuis un sacré moment ,à longueur de forum est àla recherche sur le site de l"agitateur d’un contributeur fantome qui ne respecterait pas les règles et qu’il faudrait épurer.Il faut de l’ennemi.
ah la balle dans la nuque ! quand même ,cela avait son charme.
Mais comme à chaque coup il tombe à coté et qu’il a tendance à imputer à n’importe qui tout ce qui le défrise (ah ah ha),et qu’à chaque coup _il y a réponse d’internaute lésé et confondu,disons le lui clairement
Relis spinoza .Tu y trouveras que tes procès d’intention ne témoigne que de deux choses
un (comme dirait Deleuze) d’une qualité de puissance en mauvaise passe et deux d’une sorte de tendance des affects à se mouvoir étrangement du coté de la tristesse.
Si tu étais joyeux,entends tu ,joyeux jamais tu ne trouverais même à argumenter à la chasse à la baleine(napoléon...léon...bidon...baleine...caleçon...)mais ceci n’est peut ètre pas assez sérieux pour toi.
mais enfint tes foucades ça fait passer un moment.Comme dirais encore deleuze la seule question d’un spinoziste pour ne pas ètre envahi par la tristesse,à te lire,c’est jusqu’ou ira t’il ?Point final.

#7799 | Répond au message #7661
Demain la droite ? - MORTE CHOUETTE - 10 juin 2007 à  00:29

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#7815 | Répond au message #7799
Demain la droite ? - Ah Aime - 10 juin 2007 à  19:24

C’était pour quel con sert ?

#7819 | Répond au message #7815