Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie

Les rénovateurs du PS : des anges gardiens enflammés !
mercredi 19 septembre 2007 à 20:47, par Julien Bernichon

Ce texte n’est pas une contribution idéologique. C’est un billet d’humeur sur l’attitude révoltante de ce que l’on nomme "les rénovateurs" au sein du parti socialiste.

Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie

Dans son blog, Yann Galut trouve lamentable les querelles de personnes qui, selon lui, sont réactivées par le livre de Lionel Jospin qui "n’a qu’un seul but démolir Ségolène Royal" dixit Yann Galut. Ce genre de propos démagogique, qui sort sans cesse de la bouche des pseudo rénovateurs, n’a qu’une seule ambition : faire taire toutes critiques possibles en rapport à l’échec socialiste aux élections présidentielles (en toute logique puisque les rénovateurs d’aujourd’hui étaient les fervents partisans et principaux soutiens d’hier de Madame Royal, l’ex-candidate socialiste de 2007). La rénovation doit passer aussi par là : pourquoi et comment avons-nous perdu ? Alors, j’entends, ici ou là, dans le parti socialiste, la volonté de mettre un terme aux querelles de personnes. Mais je pense qu’il s’agit moins d’une querelle d’ambitions que d’une querelle idéologique. Il s’agit de savoir si le PS confirme son positionnement social-démocrate et libéral ou s’il reste et renoue avec l’idée qu’il est un outil de changement et de transformation de la société libérale et de l’économie capitaliste. Dans ce combat, la violence est inouïe. Comment pourrait-il en être autrement, tant l’enjeu pour l’avenir de la gauche est essentiel. C’est pourquoi je m’insurge contre cette stratégie de faire taire toutes critiques à l’égard de Ségolène Royal ou de faire taire toutes critiques à l’encontre du Parti Socialiste, en disqualifiant quiconque ose faire des réflexions, en l’accusant d’exacerber les querelles de personnes. Cette stratégie est honteuse et malhonnête. En jouant celui qui refuse, soi-disant, les querelles de personnes, il revêt aussi le bon rôle et en même temps joue d’habileté pour faire oublier le contenu des critiques. Car il est tellement plus facile de disqualifier un discours en le caricaturant ou bien en l’affichant comme diviseur. Cette technique est mille fois éprouvée : rendre l’ennemi inaudible. On va bientôt qualifier de débile mental celui qui ose critiquer la nouvelle apôtre de Jésus. Peut-être proposeront-ils même qu’on enferme celui ou celle qui ose critiquer. Mais là c’est moi qui m’emporte avec excès !

La rénovation d’une idée, d’un idéal ne consiste pas simplement à envoyer les vieux socialistes à la retraite comme des chiens. La rénovation d’une idée, d’un idéal consiste encore moins à s’aligner sur l’idéologie victorieuse de la droite. Pour cela, je vous renvoie aux propos hallucinants d’Emmanuel Valls sur la sécurité ou sur les retraites ( Valls que l’on a entendu partout dans les médias qui, toujours, décident tantôt du choix de notre candidat tantôt du contenu de ce que doit être la rénovation du PS). La gauche ne doit pas répondre à Sarkozy avec la même méthode que celui-ci, c’est-à-dire prendre position là où l’on n’attend pas la gauche. On n’attend pas de la gauche qu’elle prenne position en faveur de telle ou telle proposition de régressions sociales proposées par le gouvernement de droite. Rénover ne signifie pas renier. Rénover, au contraire, signifie remettre à neuf ce qui a été oublié, délaissé, abandonné.

J’ai lu une très belle réflexion de Marguerite Duras sur le socialisme tirée d’un entretien avec Yann Andrea, publié dans libération en 1983 :
"être déçu par le socialisme et ne rejoindre rien suppose une fidélité nouvelle au socialisme. La déception serait d’après moi presque nécessaire pour vérifier cette fidélité essentielle". Cette vérité m’a sauté aux yeux. Tant qu’il y aura des déçus à gauche il y aura toujours l’espoir d’une gauche qui se relèvera. Tant qu’il y aura des gens qui élèveront la voix pour lutter contre la défaite de la pensée et contre la dérive droitière assumée de Royal et ses acolytes, il restera l’espoir. Mais s’il ne reste que des hommes et des femmes résignés à l’ordre des choses, à l’ordre du monde et aux systèmes injustes, alors la gauche disparaîtra. Et ce qui est enjeu avec Royal, Valls et tous les autres, c’est qu’ils assument cette résignation en la faisant passer pour une rénovation et pour une idée moderne. On ne crie plus au Parti Socialiste. On ne crie plus de colère, on ne crie plus sur l’injustice du monde et de la vie. On ne crie que pour demander de faire taire ceux qui crient encore de colère.

Le PS n’a rien à dire. Je veux dire par là que, collectivement, nous n’avons rien à dire. Et pourtant, il nous faut assumer ce silence-là, celui du retour aux origines de ce qui nous a fondés, à la première heure, au premier jour où l’on a compris que l’on était de gauche. Le jour de la première colère. Le jour de la première injustice où l’on a ressenti le besoin, la nécessité de s’unir, de s’organiser pour être à la hauteur de cette colère qui ne s’éteindra jamais tant qu’un homme sera soumis à la misère d’un système injuste. Le PS a besoin de temps, de beaucoup de temps pour se retrouver, pour analyser, pour retrouver aussi ses repères. Peut-être échouera-t-il dans cette tentative. Mais cela n’a pas grande importance, le socialisme renaîtra ailleurs. Le PS n’est pas propriétaire de l’idéal qui se cache derrière l’adjectif socialiste. Cependant, pour donner une chance à cette espérance, nous devons être exigeant. Nous devons dénoncer partout où se lèvent la démagogie et les impostures de renouvellements et de rénovation qui sont parfois autant de masques qui cachent la dérive de l’idéal du Parti Socialiste. Trop de politiques élèvent la voix pour ne dire rien d’autre que ce qui a déjà été dit, au moment même où, selon moi, le silence est de mise pour se ressaisir. En effet, ces rénovateurs ressemblent tellement aux éléphants qu’il veulent abattre, même s’il ne faut pas tout réduire. Nous avons beaucoup à apprendre des vieux socialistes et il est certain que l’on a beaucoup à entendre des nouvelles générations, mais sans faux semblants, sans démagogie et en ne faisant pas semblant d’être désintéressé pour servir ses intérêts propres. Je préfère la critique excessive à la fausse prudence habile qui sert une stratégie politique. Autrement dit, je demande aux socialistes de ne plus faire de politique mais de se mettre au travail de réflexion pour pourvoir se redonner les moyens de dire des choses au monde et refaire, dès lors, de la politique c’est-à-dire proposer un projet de société.

Quant à Madame Royal, je me permets une dernière critique puisque son fantasme est d’être brûlée comme la Jeanne et comme j’ai quelques pulsions pyromanes, je m’en donne à coeur joie (pour ne pas dire à feux de joie), en vous disant, puisqu’elle cite Jésus dans sa dernière homélie québecoise "je leur pardonne ils ne savent pas ce qu’ils font", que si vous lui mettez une claque sur la joue gauche elle vous tendra certainement la droite, alors profitons-en, ne gâchons pas le plaisir qu’elle nous offre ! Je vais sans doute me faire traiter de sexiste puisque c’est la dernière insulte à la mode dans les cours de collège...

Illustration : Cepolina Photos

commentaires
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - Fabio - 28 septembre 2007 à 10:57

Si la critique devient détestable, c’est la liberté de parole que l’on tue.
Bien sûr que Jospin était en droit de dire tout haut ce qu’il se refusait de dire pendant la campagne.
C’est ainsi. Le courage politique est une denrée rare et il faut la louer même si le propos ne nous agrée pas.

Le fait d’avoir commis une erreur devrait faire taire à jamais celui qui l’a commise ? Ce serait alors la disparition de tout esprit critique, l’erreur, par essence, étant humaine.

Discutons donc du point de vue, de l’idée et non pas de la personne, c’est cela le respect de l’échange.

Pour ma part, je trouve très pertinente l’analyse de Lionel Jospin et je le remercie vivement d’avoir eu le courage politique de le faire. Par ailleurs, je n’ai pas trouvé d’argument, dans les réactions des personnes visées, qui s’oppose à son propos. Se victimiser est un procédé peu honnête et peu glorieux qui ne fait aucunement avancer le débat et la liberté.

J’ai détesté Jacques Chirac quand il faisait des voix de la gauche du deuxième tour, même si la mienne n’y était pas, un vote d’adhésion massif. J’ai détesté tout autant quand Ségolène Royal a fait des voix de la gauche du deuxième tour, surtout parce que la mienne y était, un vote d’adhésion massif pour les "rénovateurs".

Sincérement.


#8222
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - 24 septembre 2007 à 08:37

S’il y en a UN qui devrait fermer sa gueule sur l’échec du PS aux présidentielles de 2007, c’est bien Jospin. Faut-il rappeler qu’il s’est lui aussi fait jeter des presidentielles en 2002, et au premier tour en plus ! Vous allez voir qu’il va demander a S. Royal d’en tirer les conclusions et de se retirer de la vie politique...


#8182
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - julien bernichon - 24 septembre 2007 à  16:00

Pour le coup Jospin s’est retiré, on ne peut pas lui reprocher puisqu’il n’a plus aucun mandat. je pense aussi qu’il a le droit de s’exprimer. Exprimer ses idées, c’est encore possible.

#8183 | Répond au message #8182
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - 22 septembre 2007 à 04:08

De nos jours, ceux qui sont à la tète des socialistes, non plus d’idéo, il sont soudé malgrer les apparences et ne sont que des opportunistes qui s’accroche à leurs places.


#8179
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - mike brant - 24 septembre 2007 à  19:21

et mort à l’orthographe

#8184 | Répond au message #8179
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - Havana - 20 septembre 2007 à 10:46

Quelle confonsion entre les critiques personnelles dont Ségolène fait les frais depuis son (notre) échec et les critiques de fond, qui elles, sont légitimes à l’égard de chacun des leaders (jeunes ou vieux) de ce parti. Les attaques personnelles dont elle fait l’objet sont perçues comme sexistes (ce qui est comble pour un parti qui se dit progressiste) et nous détournent en permanence du vrai débat sur les valeurs et l’avenir de la gauche.
Le PS traverse une phase dangereusement infantile, c’est la regression totale sans pudeur.
Oui, nous devons nous affronter sur le terrain des idées et des valeurs. Oui, nous devrons faire des choix clairs, ce qui serait une preuve de maturité.
Tant que nous n’aurons pas fait de choix entre une sociale démocratie d’inspiration Européenne compatible avec le centrisme, et la recherche d’une véritable alternative cohérente et possible à la puissance extraordinaire du capitalisme financier, nous bafouillerons face à la droite qui elle ne bafouille pas. Nous ne sommes plus en campagne, alors réflechissons...


#8165
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - Diogène - 20 septembre 2007 à 00:12

Cette petite guéguerre au Ps est absolument insignifiante. Le prétendu affrontement entre une aile socio dem raliée au liberalisme et les vieux socialistes baillonés par Ste Ségo n’est qu’un écran de fumée ; Le raliement à la toute puissance du marché et par la suite à la mondialisation libérale date de 1983, les jeux sont faits depuis des lustres.


#8163
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - 25 septembre 2007 à  18:02

"raliée" s’écrit RALLIER. De plus, -rallier à- n’existe pas. C’est un verbe transitif.
Enfin, je trouve extraordinaire les gens qui, comme vous, ont un jugement définitif sur les choses. Vous, vous savez que "les jeux sont faits depuis des lustres". vous devez être désespéré sur l’état du monde car vous agissez comme les journalistes : réduire et simplifier.

#8192 | Répond au message #8163
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - bombix - 25 septembre 2007 à  21:47

On va peut-être pas épingler cet intervenant pour une faute de français assez mineure, non ? Cette façon de procéder me semble un peu mesquine. Est-ce que cela ne veut pas dire "Ferme ta bouche parce que tu ne sais pas écrire, donc tu ne sais pas penser !" C’est quand même une drôle de violence. Sur le fond, la thèse défendue n’est pas forcément idiote, et contrairement à ce que vous dites, n’est pas si fréquente dans le discours des journalistes. En revanche, je vous signale ce livre maintenant un peu ancien, mais qui énonce certaines vérités dérangeantes : Denis Collin, Jacques Cotta : L’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche, JC Lattes, 2001. Quatrième de couverture :

Vingt ans après 1981, que reste-t-il du socialisme en France ? La gauche se distingue-t-elle encore de la droite ? Les idées progressistes se différencient-elles aujourd’hui de l’idéologie libérale ? Le PS s’oppose-t-il aux dérives mondialistes de ses alliées européens ? Et la majorité plurielle mène-t-elle depuis 1997, une politique de changement ? À toutes ces questions, Denis Collin et Jacques Cotta répondent par une analyse sans précédent de la mutation radicale qu’a connue le champ politique des deux dernières décennies. Là où certains commentateurs évoquent la " gauche imaginaire ", où les militants regrettent les " nécessités de la gestion ", et des extrémistes crient à la " trahison ", ils montrent au contraire un lent processus de décomposition. Décryptant les programmes et la sociologie mais aussi les jeux de pouvoir, les réseaux et les affaires, comparant les paroles et les actes sur la souveraineté nationale, le service public, l’emploi, les mœurs, l’immigration mais aussi la construction européenne ou les relations internationales, leur enquête met au jour pourquoi et comment, à travers l’alliance souterraine des ex-gauchistes et des technocrates, l’arc Rose-Rouge-Vert est devenu, à rebours de son héritage, l’avant-garde de la globalisation. Pourtant l’aspiration à gauche demeure… Un livre de débat, un livre de combat.

Philosophe, enseignant, Denis Collin est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la pensée politique dont La fin du travail et la mondialisation. Journaliste de télévision réalisateur de nombreux documentaires d’investigation et de société, Jacques Cotta est aussi le coauteur de Dans le secret des sectes.

L’épisode Ségolène Royal ne s’inscrit-il pas au fond dans la logique de ce processus, et les attaques de Jospin (justes au demeurant d’après ce que j’ai lu dans les extraits publiés par le Monde 2) ne seraient-elles pas dès lors bien dérisoires ...

#8195 | Répond au message #8192
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - julien BERNICHON - 25 septembre 2007 à  23:48

Exactement l’aspiration à gauche demeure.
Bombix avec vos propos toujours très référencés je vous soupçonne un peu de vouloir être écrasant et, dès lors, vous donnez l’illusion que vos opinions sont toujours les plus justes car toujours soutenues par un écrivain, philosophe ou sociologue ou je ne sais qui encore. Alors s’appuyer sur tel ou tel ouvrage est bien sur intéressant car enrichissant, mais chez vous, j’ai l’intuition que cela sert à justifier que vos idées sont les seules qui valent. c’est un défaut que je remarque souvent chez les personnes d’extrême gauche et chez les religieux... la certitude d’avoir raison. alors au bout d’un moment vous rendez inaudibles les idées que vous défendez et on ne comprend plus rien aux références que vous évoquez.

#8198 | Répond au message #8195
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - bombix - 26 septembre 2007 à  07:31

mais chez vous, j’ai l’intuition que cela sert à justifier que vos idées sont les seules qui valent.

C’est un procès d’intention cela. C’est plus votre problème que le mien.

la certitude d’avoir raison.

Si j’étais sûr d’avoir tort, j’éviterais de parler, et encore plus d’écrire. Plus sérieusement, je défends l’idée d’une réflexion informée. Cela passe par la lecture des « philosophes sociologues écrivains » comme vous dites. Ce qui n’empêche pas de se forger sa propre opinion. J’ai écrit ici-même : "Le « socialisme » ne correspond plus au projet d’une gauche française désormais social-démocrate. Celle-ci est largement dominée par l’idée qu’on ne sortira pas de l’économie de marché, et certaine que des concepts jugés autrefois centraux comme ceux de « lutte des classes », « plan », « nationalisations » sont désormais obsolètes. En soi, la chose n’est pas nouvelle. Une étape capitale dans cette évolution fut l’arrêt des réformes en 1983, et le tournant Fabius du premier septennat de Mitterrand. On a souligné que Jospin lorsqu’il était aux affaires avait plus dénationalisé que ses adversaires de droite. Le Parti Socialiste fournit d’ailleurs de nombreux technocrates - et parmi les plus efficaces ! - aux institutions capitalistes mondiales, tel Pascal Lamy, nommé en 2005 à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce." Aujourd’hui, on ne parle pas d’un certain DSK à la tête du FMI ? Donc j’étais en accord avec la remarque de l’internaute qui s’est fait remettre à sa place parce qu’il a fait une faute de français. On se demande bien qui essaie d’être "écrasant". Cordialement.

#8200 | Répond au message #8198
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - julien BERNICHON - 26 septembre 2007 à  10:06

J’aime bien cette idée de réflexion informée. Je suis d’accord avec vous pour le tournant libéral orchestré par fabuis. Cependant, j’ai la conviction que tout peut repartir du PS. Après tout, ce tournant n’est pas si vieux et un autre tournant serait aussi envisageable. Je vous l’accorde, sans doute, pas tout de suite. Mais ce qui me semble insupportable c’est qu’il y ait des gens qui semblent savoir comme s’il y avait un déterminisme inéluctable aux choses. Quant à cette idée de procès d’intention que je vous ferais, bon... j’ai aussi l’impresion que c’est plus votre problème que le mien.

#8204 | Répond au message #8200
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - bombix - 26 septembre 2007 à  11:22

Cependant, j’ai la conviction que tout peut repartir du PS.

Hum ...

ce tournant n’est pas si vieux et un autre tournant serait aussi envisageable.

24 ans ... Sur quelle base est-il envisageable ? Sur quelle forces politiques au sein du PS ? Voyez le parcours de Montebourg. Que représente désormais la ligne Mélenchon, sinon une trace, un témoignage ?

Mais ce qui me semble insupportable c’est qu’il y ait des gens qui semblent savoir comme s’il y avait un déterminisme inéluctable aux choses.

Il y a une logique des choses, ce qui n’implique pas qu’il y a un déterminisme de l’histoire. Des choix ont été faits, ils ont été confirmés par la gauche plurielle de Jospin. Je vous rappelle que c’était cela le débat de départ. On peut en déduire qu’il n’y a pas de rupture entre l’ancienne manière (Jospin) et la nouvelle (Royal) Tout juste un infléchissement due à la personnalité de la candidate. De toutes façons, quand les querelles de personnes prennent une telle importance, c’est que le terrain des idées s’est bien vidé. Dans la communication politique, on appelle ça "ouverture" En réalité, c’est la pensée unique, qui place "le marché" comme seul référent ; même le petit roi de Bourges s’y met. Preuve qu’il y a un rapport entre ce débat et ce que l’on vit au niveau local (pour répondre à Serge qui intervient dans un autre post) Et donc qu’il n’est pas inutile, ce débat.

Quant à cette idée de procès d’intention que je vous ferais, bon... j’ai aussi l’impresion que c’est plus votre problème que le mien.

Tactique boomerang. Un peu facile. ;-)

Cordialement,

#8205 | Répond au message #8204
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - juulien BERNICHON - 26 septembre 2007 à  11:48

ce qui est un peu facile c’est que vous ne dites pas clairement les choses. je viens de comprendre à la relecture de vos messages. vous êtes mesquin car vous insinuez que c’est moi qui aurait corrigé ( et ce terme en effet veut bien dire ce que cela veut dire : faire taire) ce diogène. tout s’éclaire. la méthode est nulle. parce que je viens d’y réfléchir, si vous vous appuyez sur les adresses IP, je crois que cela se nomme comme ça, se doit être, en effet les mêmes puisque je suis à paris pour mes études et nous sommes quelques étudiants à utiliser le même ordinateur. je ne comprends maintenant mieux votre emploi du "procès d’intention".

#8207 | Répond au message #8205
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - bombix - 26 septembre 2007 à  13:00

Et moi je ne comprends rien à votre message décousu, mais ce n’est pas grave. On arrête là.

#8209 | Répond au message #8207
Je suis celle qui parle aux rois, quiconque me résiste et me brave est impie - julien BERNICHON - 25 septembre 2007 à  19:05

Tout à fait juste. Ce diogène a une vision réduite et simplifiée du monde, vous devriez changer de pseudo : genre ---Sansoxygène-------

#8193 | Répond au message #8163