Serge Lepeltier III : tous derrière et lui devant ?
Travaillant depuis le début de l’année sur son programme au moyen de vastes réunions « secrètes », Serge Lepeltier a annoncé cette semaine qu’il serait candidat à sa propre succession aux élections municipales de mars 2008. S’affichant en 4x3 sur les murs de la ville, le maire de Bourges sortant transfuge du RPR, de l’UMP et du Parti Radical de droite, a pris une bonne longueur d’avance sur une opposition de gauche qui se demande encore quel sera son candidat et avec quel programme…
Entre la méthode participative de Ségolène Royal et la méthode d’ouverture de Nicolas Sarkozy vers la gauche et les citoyens actifs : c’est la stratégie que s’efforce d’élaborer Serge Lepeltier pour conquérir un troisième mandat. « On a besoin d’ouverture (…) mais ce n’est pas une ouverture via des accords d’appareils. Vous comprenez bien que si je suis sorti des grands appareils politiques aujourd’hui, ce n’est pas pour me laisser enfermer à nouveau », se justifie-t-il dans une interview accordée au quotidien Le Berry Républicain. Dégageant quelques priorités sur le contenu de son programme, Serge Lepeltier entend travailler sur le développement économique, la formation et la « démocratie sociale ». Affichant toujours sa fibre écologique, il ambitionne de développer à Bourges « un pôle d’excellence de l’éco-habitat ».
Dans le même temps, la gauche locale est déjà en retard sur le maire sortant. Si la socialiste Irène Félix s’est déclarée candidate et affirme avoir élaboré depuis plus d’un an, un programme clé en main, le Parti Communiste est sorti de son silence pour déclarer, par l’intermédiaire de Jean-Michel Guérineau : « l’autoproclamation et les coups de menton, ce n’est pas bon ». Une réponse à peine voilée à Irène Félix qui avait déclaré, notamment dans l’Agitateur, qu’elle était la seule candidate possible à gauche et que cela ne se discutait pas. Sans vouloir imposer une tête de liste communiste comme condition impérative à une liste d’union, Jean-Michel Guérineau souhaite l’organisation d’un sondage et affirme dans La Nouvelle République : « la gauche peut et doit gagner à Bourges à condition de jouer collectif, de construire en commun dans le respect de toutes les sensibilités à égalité des responsabilités, en associant au maximum les Berruyers et en pratiquant une large ouverture à la société civile ». Malgré les interrogations tant sur le fond que sur la forme, le PCF déclare que le programme et la tête de liste de la gauche seront dévoilés au plus tard début novembre alors que Serge Lepeltier devrait présenter une liste et un projet mi-janvier 2008.
Sources : La Nouvelle République, Le Berry Républicain