Petit permis de construire entre amis…
Le maire de Bourges aurait vendu un terrain lui ayant appartenu personnellement et aurait délivré un permis de construire de complaisance à une société immobilière « amie ». Le Commissaire du Gouvernement a été dans le sens des riverains plaignants et le Tribunal Administratif d’Orléans pourrait prononcer dans quelques semaines l’annulation de ce petit arrangement juteux.
« C’est un dossier très particulier (…) La société Jaldi Immobilier construit sur un terrain qui a été vendu à titre personnel par le maire de Bourges. Cette société, c’est un peu le Martin Bouygues du maire ! », rapporte La Nouvelle République, en citant les propos de l’avocat des riverains. Ceux-ci reprochent à la société immobilière un défaut d’affichage légal pour la publicité du projet, mais surtout invoquent que l’ampleur du projet contreviendrait aux règles de sécurité. Il s’agirait de la construction d’une résidence de grand standing, composée de treize logements de quatre-vingt mètres carrés en moyenne. Située dans la très étroite impasse de la poissonnerie, le passage des pompiers pour hisser la grande échelle en cas d’incendie serait impossible. « Ce permis a été instruit avec la bienveillance extrême d’une opération rémunératrice ! », déclare l’avocat des plaignants. De son côté, l’agence immobilière n’a pas hésité à solliciter des témoignages de complaisance de plombiers et autres maçons attestant qu’un affichage légal avait bien été apposé, explique « La NR ». Quant à l’avocat de la Ville de Bourges, il déclare avec une certaine légèreté : « Nous avons une borne à incendie qui n’est pas située bien loin ». D’après le Commissaire du Gouvernement, « la commune avait fait preuve d’une erreur manifeste d’appréciation en délivrant ce permis de construire. » A suivre…
Sources : La Nouvelle République, Le Berry Républicain