Interview de M. Serge Lepeltier - Troisième (et dernière) partie

Controverses d’hier, Bourges de demain

mercredi 23 janvier 2008 à 00:02, par bombix, Charles-Henry Sadien

Dernière partie de cette longue interview : nous abordons des sujets qui fâchent, en restant toutefois courtois et souriants, et même en riant parfois. Serge Lepeltier reste droit dans ses bottes. Il acquiesce aux reproches quand il ne peut pas faire autrement, mais, dans la plupart des cas, il défend ses positions avec pugnacité. Nous sommes loin d’être convaincus par toutes ses explications, mais nous sommes persuadés qu’avec cet homme-là, on peut parler. Nous terminons l’entretien en abordant un thème qui devrait retenir l’attention de tous et mobiliser toutes les bonnes volontés : quid de la jeunesse à Bourges ? Quelles solutions pour la retenir, et préparer son avenir ?

Polémiques

Le Festival du Film écologique

Pendant le festival du film écologique...

Serge Lepeltier : Ah, oui, j’ai vu ça... Controverses d'hier, Bourges de demain

... il y a eu un jury lycéen qui s’est fait manipuler [1] .

Serge Lepeltier : Pour tout dire, je considère que c’est profondément maladroit et ce n’était pas du tout souhaité de ma part. Est-ce que cela a été une manipulation voulue aussi clairement que cela, je n’en suis pas sûr. Mais en tout cas, cela ne se reproduira pas. Cela n’a pas de sens. Les directives sont claires. La réponse qui m’a été donnée là-dessus, c’est qu’il y avait un film qui dépassait tout et qui pouvait avoir trois ou quatre prix. Du coup, il a été dit aux jeunes de choisir un autre film. Mais il semblerait que le film qui devait l’emporter n’a pas gagné les prix. C’est un peu ce que vous avez écrit. En tout cas j’ai très clairement indiqué que si un film méritait quatre prix, il devait les avoir. Je considère que c’était maladroit. Et cela ne se reproduira pas.

Les caméras de surveillance

Vous réfléchissez actuellement à une charte d’éthique. Aline de la Perrelle, Présidente de la section du Cher de la Ligue des Droits de l’Homme, se posait la question sur notre site de la marge de manoeuvre et des pouvoirs qu’aurait ce comité d’éthique. Qu’en est-il ?

Serge Lepeltier : Il aura un pouvoir moral. Et ce n’est pas rien dans ce domaine. J’ai fait la première réunion de mise en place. On va proposer une charte d’éthique que le comité adoptera. Ce pouvoir moral, c’est mon engagement de tenir compte de ce qui est dit, en relation avec eux. Un comité d’éthique, cela ne décide pas. Dans une ville, même les conseils de quartier n’ont pas de pouvoir de décision. C’est le pouvoir du conseil Municipal.

Vous avez considéré que c’était une nécessité, ces caméras de surveillance ?

Serge Lepeltier : Oui, vraiment. Il ne faut pas croire que cela me fait plaisir.

C’est assez désagréable...

Serge Lepeltier : Il y a deux ou trois mois, j’étais dans le métro, je marchais, et en levant la tête, j’ai vu qu’il y avait une caméra au-dessus de moi. Je n’avais jamais réalisé que dans le métro, on était filmé en permanence. J’ai regardé autour de moi et j’ai réalisé qu’il y avait des caméras partout. Et c’est vrai que ce n’est pas agréable quand vous en prenez conscience. On est dans une société qui oblige à cela et ce n’est pas franchement rassurant.

Non, ce n’est pas rassurant.

Serge Lepeltier : Alors j’ai considéré que c’était une nécessité parce que, réellement, on a des problèmes de sécurité. On compte sur une baisse d’environ vingt pour cent dans les violences faites aux personnes. C’est énorme.

Mais il n’y a pas trop de problèmes de sécurité à Bourges. C’est quand même une ville assez sûre.

Serge Lepeltier : Je vous amènerai un jour faire un tour avec la BAC, la nuit.

Est-ce que cela n’aurait pas été mieux de développer les effectifs de la police municipale ?

Serge Lepeltier : Mais on le fait. Mais pour baisser de vingt pour cent la délinquance, je ne sais même pas si un doublement des effectifs serait suffisant. Dans les bus, cela a eu un résultat extrêmement positif. C’est un moyen technique qui n’est pas agréable. Mais cela va être géré de façon très sûre, pour qu’il n’y ait surtout pas d’effets pervers. J’ai presque tendance à dire, au regard des problèmes de sécurité, que c’est un devoir.

Il y aura un coût de fonctionnement ? Il sera de quel ordre ?

Serge Lepeltier : Oui, il y aura un coût de fonctionnement mais je ne pourrais pas vous dire le chiffre. Nous avons recruté six personnes. Il faut ajouter aussi un fonctionnement technique.

On en revient à la démocratie : est-ce que ce n’était pas une décision qui demandait une consultation de la population sur un mode démocratique, et non par l’intermédiaire d’une opération du type « Allô ici votre maire » ?

Serge Lepeltier : Le problème des référendums municipaux, c’est qu’il faut que la question amène une réponse qui soit « oui » ou « non ». Vous ne pouvez pas laisser la possibilité de choisir entre tel ou tel projet. J’avais prévu de faire des consultations de cette manière : « Entre un Palais des sports et une Piscine ludique, qu’est-ce que vous choisissez ? » Mais ce n’est pas possible sur le plan légal. Si vous demandez aux gens s’ils sont pour une piscine ludique, évidemment ils vont répondre oui. Concernant les caméras de surveillance, cela pouvait être un sujet, c’est vrai. Mais j’ai été très frappé par les résultats de cette consultation téléphonique. C’est la question à laquelle il a été répondu le plus clairement possible. Alors vous me direz : même dans les quartiers où il n’y a pas de problème de sécurité.

Il y avait deux questions : celle de savoir si les habitants estimaient que Bourges était une ville sûre (ils ont répondu oui), et une sur le sentiment d’insécurité...

Serge Lepeltier : Nous avons des comparaisons par rapport à d’autre villes. Nous sommes dans une ville où les problèmes de sécurité sont ressentis de façon beaucoup plus importante que dans d’autres villes. Et nous sommes dans une ville où la sécurité n’est pas le premier problème majeur. Mais, malgré cela... je connais les problèmes d’insécurité qu’il y a.

Ce serait plutôt l’expression locale d’un sentiment national d’insécurité...

Serge Lepeltier : Non, non, je vous assure que l’on a des problèmes d’insécurité. Vraiment importants.

Mais pas plus que d’autres villes ?

Serge Lepeltier : Ah non, pas plus que d’autres villes. Mais on a des problèmes d’insécurité. Vous savez, il suffit d’une fois. Je dis à mes amies femmes : « ne sors pas ta poubelle le soir, même si tu habites en centre-ville après que tes amis soient venus dîner chez toi et soient repartis à 23h-minuit ». Il suffit d’une fois.

Nous n’aurons jamais une sécurité absolue, de toute façon.

Serge Lepeltier : Non. Mais vous le savez bien, on a des problèmes de drogue, de trafics importants...

L’argument des adversaires, c’est de dire qu’ils iront faire leur commerce ailleurs. C’est ce que l’on appelle l’effet plumeau.

Serge Lepeltier : J’ai regardé et j’ai constaté que dans les villes où des caméras avaient été installées, il y avait une baisse de vingt pour cent. Après, est-ce que cela se déplace dans les villes alentour, je ne sais pas. Mais en tout cas en terme de délinquance pure, on est entre moins 20 et moins 25%. Ce sont des lieux de transit qui seront suivis. Souvent, là où il se passe des choses ils (NDLR :les délinquants) arrivent à se cacher des caméras. Mais c’est la préparation des faits qui est importante.

Le Printemps de Bourges

Un festival comme le Printemps de Bourges qui affiche un taux de remplissage dans ses salles de 100% : est-ce qu’il est nécessaire d’attribuer autant de subventions municipales ?

Serge Lepeltier : (Rires). Je le crois, sur le plan de l’équilibre.

Si un festival a besoin de subventions alors que ses spectacles affichent tous complets, c’est qu’il y a un problème de gestion quand même, non ? D’ailleurs, les subventions accordées ne sont pas proportionnelles au nombre de spectateurs : aujourd’hui, le PdB affiche autour de cinquante, soixante mille spectateurs mais bénéficie de beaucoup plus de subventions que lorsqu ’il en attirait jusqu’à 110.000.

Serge Lepeltier : A 110.000 entrées, il y avait beaucoup plus de déficit ! Il aurait fallu justement davantage de subventions.

Mais pourquoi, un spectacle qui fait salle comble est-il déficitaire sans les aides publiques ?

Serge Lepeltier : En 1986-1987, le Printemps de Bourges durait onze jours pour 110.000 à 120.000 spectateurs. Cela a été le trou. Les subventions n’étaient pas suffisantes. Cela a été un déficit considérable qui a mis en danger le Printemps de Bourges. Aujourd’hui, il n’y a pas un événement culturel d’importance qui ne soit pas subventionné.

Justement, il y a peut-être, là, un problème de gestion ?

Serge Lepeltier : Je crois vraiment que le Printemps de Bourges est bien géré. Soit les spectacles sont trop chers, mais c’est la loi de l’offre et de la demande. Soit c’est la question du prix du ticket. Mais l’entrée est déjà très élevée. Quand je dis cela à Daniel Colling, il me dit non, car pour une entrée, vous avez trois ou quatre spectacles. Il a raison : proportionnellement, ce n’est pas très cher. Mais l’entrée de la soirée représente quand même une marche importante à franchir pour un certain nombre de personnes. Comment est-ce que l’on ferait s’il n’y avait pas de subventions ? Il faudrait que le ticket soit plus élevé. Parce que la gestion elle-même n’est pas en cause. Le Printemps en lui même n’a pas de frais de fonctionnement très élevés. Encore une fois, il n’y a pas d’événement culturel digne de ce nom qui ne soit pas subventionné. Quand vous voyez que même pour un concert de Johnny Hallyday, les villes en arrivent à donner, des subventions ! Alors ça, je ne l’aurais jamais fait ! Cela n’a pas de sens quand on sait la rémunération de Johnny Hallyday pour un spectacle !

Dans le Printemps de Bourges, il y a une part de culturel avec des spectacles plus pointus, il y a aussi des artistes confirmés qui n’ont aucun mal à remplir les salles, et il y a des artistes « commerciaux » qui n’ont pas grand chose à voir avec l’expression culturelle. Et tout cela dépend du même budget de la culture... Est-ce que ces aides ne sont pas trop importantes ? (NDLR : Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges se vante d’être à la tête du festival musical le plus subventionné de France).

Serge Lepeltier : Je crois que le Printemps de Bourges, aujourd’hui, n’est pas un événement créatif en lui même. D’ailleurs, est-ce qu’il l’a un jour été ? C’est d’abord un événement commercial sur le plan culturel – et ce n’est pas péjoratif. Pour moi, l’intérêt du Printemps de Bourges, c’est d’être l’événement de l’année qui correspond à la jeunesse du moment. C’est le bonheur des jeunes de l’année x. C’est pour cela que le Printemps de Bourges réussit. Il n’est pas resté sur un schéma figé. A chaque fois, c’est l’événement culturel qui offre ce que la jeunesse souhaite cette année là. Le Printemps de Bourges ne cannibalise pas le budget de la ville. Il est peu cher par rapport à ce qu’il rapporte à la ville en terme d’animation, d’image, et en terme global de bonheur que cela apporte. Le Bourges Basket ne cannibalise pas non plus le budget des sports.

Mais dans le domaine sportif, vous aviez établi des règles d’attribution de subventions en fonction de critères précis...

Serge Lepeltier : Oui, nous avions établi des règles... Le Printemps ne cannibalise pas le budget culture, et le Bourges Basket ne cannibalise pas le budget des sports. Les proportions sont raisonnables. Si je prenais un festival très élitiste, de la musique classique par exemple : le coût serait alors proportionnellement plus élevé par rapport au public qu’il pourrait toucher et par rapport à ce qu’il pourrait apporter à la ville et aux habitants. Avec le Printemps, on touche une population qui habituellement ne vient pas aux spectacles, et, soyons clair, le public qui vient au Printemps de Bourges n’est pas le public qui se déplace à la Maison de la Culture qui concerne une population qui n’est pas particulièrement socialement défavorisée. Le Conservatoire de Musique, c’est de l’anti-distribution sociale : proportionnellement, on subventionne des familles qui ne sont pas les moins aisées de la population. Il est quand même normal que sur le plan culturel, on puisse aussi dépenser de l’argent qui va concerner l’ensemble de la population.

 ???...

Serge Lepeltier : Vous voyez ce que je veux dire : il faut faire attention à tout ça. Et les bons conservateurs de gauche, ils défendent quoi ? Des institutions conservatrices qui ne sont pas des institutions de redistribution sociale. Si vous regardez bien. Réfléchissez à ce que je viens de vous dire sur le plan social. Vous regarderez une salle...

Une salle de la Maison de la Culture...

Serge Lepeltier : Eh bien oui...

Quand elle joue Brecht ?

Serge Lepeltier : Quand elle joue Brecht en particulier (rires). Je veux dire : il suffit de regarder la composition de la salle : ce n’est quand même pas les quartiers nord qui sont là. C’est très important ce que l’on vient de dire. C’est une réflexion sociologique très difficile. On a aujourd’hui une population qui se considère psychologiquement comme une population plutôt progressiste, mais qui est on ne peut plus conservatrice et qui est figée sur des choses qui datent d’il y a quarante ans !

Les collectivités locales ont quand même un rôle de soutien de la création ?...

Serge Lepeltier : Bien entendu. Je suis en train de défendre une forme de culture qui est le Printemps de Bourges qui va beaucoup plus loin dans l’irrigation de la population. Ce n’est pas cher par rapport à d’autres équipements.

Je crois que personne ne conteste cela. Le débat porte surtout sur le fait qu’une fois encore, il y a des prospérités privées qui se greffent sur des subventions publiques.

Serge Lepeltier : Attendez, allez mettre en cause le cachet de tel ou tel artiste qui est démesuré pour une soirée, je le comprends, bien sûr. Mais il est normal que de grands professionnels de l’organisation du spectacle gagnent bien leur vie. Moi, cela ne me choque pas. Et ce n’est pas démesuré par rapport à ce que l’on peut connaître chez certains artistes, ou des joueurs de foot.

Justement, je pense aux petites structures qui négocient au plus juste les cachets d’artistes et qui parviennent à équilibrer leur budget sans avoir énormément de subventions.

Serge Lepeltier : Je veux bien admettre votre raisonnement. Mais donnez-moi un événement culturel important qui ne fonctionne pas de cette façon-là.

Si même une salle pleine ne parvient pas à équilibrer le budget d’un spectacle à cause notamment de cachets d’artistes mal négociés et trop élevés, est-ce que ce n’est pas le rôle des collectivités d’encourager un nouveau modèle de gestion ? Est-ce le rôle des collectivités de céder à la loi de l’offre et de la demande ? Au contraire, ne doivent-elles pas amener tout le monde à revenir à des prétentions plus raisonnables ?

Serge Lepeltier : Le problème, c’est que l’on est dans un système de show business qui fait que si l’on ne s’aligne pas sur les tarifs, les artistes ne viennent pas. Et vous n’aurez pas trente spectacles de qualité dans la même année.

Ce n’est pas parce qu’un artiste est populaire et qu’un spectacle est cher, qu’il est de qualité.

Serge Lepeltier : Bien sûr. Mais le choix de la ville de Bourges a été de se placer à un niveau d’événement qui soit un événement de notoriété. C’est Daniel Colling et moi qui avons remis la jauge à 50.000 entrées. Auparavant nous étions davantage à 80.000 et nous perdions l’âme du Printemps. On était beaucoup plus dans les grandes tournées des grands artistes. J’ai dit à Daniel Colling que j’étais beaucoup plus favorable à des choses qui soient de qualité, quitte à ce que l’on soit à 50.000 plutôt que 80.000 entrées. Nougaro dans une grande salle, ça, tout le monde savait le faire. Par contre, avoir le groupe détecté, qui soit dans sa période d’ascension, c’est autre chose. Il faut savoir le faire.

Le T.G.V.

À propos du TGV, n’avez vous pas manqué de prudence en présentant ce projet aux berruyers comme quelque chose d’acquis alors que nous n’en sommes qu’au stade de l’étude ?

Serge Lepeltier : Vous ne m’aviez pas posé la question sur le TGV, j’étais quand même étonné !

On pose quand même beaucoup de questions !

Serge Lepeltier : Oui, oui, c’est vrai (rires)

On ne fait pas un livre !

(Rires).

Votre adversaire a déclaré à propos du TGV lors de la présentation de sa liste « Au lieu de claironner, il faut travailler ».

Serge Lepeltier : Je voudrais que vous regardiez une chose : est-ce que j’ai beaucoup parlé du TGV jusqu’à maintenant ?

Vous avez au départ été assez mesuré, mais aujourd’hui, vous envahissez les boites aux lettres de tracts.

Serge Lepeltier : J’ai fait une campagne municipale en 1995 et en 2001. Je n’ai jamais parlé de TGV. Pourquoi ? Parce que je pensais que cela n’était pas crédible. On ne peut pas tromper les populations. Pourquoi est-ce que j’en parle depuis trois mois ? Tout simplement parce que j’ai les analyses SNCF qui ont permis de lancer l’étude RFF. J’ai rencontré Anne-Marie Idrac (NDLR : présidente de la SNCF) qui m’a mis le dossier sous les yeux. Elle m’a dit : « Je te permets de dire à la sortie que non seulement c’est plausible, mais en plus c’est réaliste ». Il y a deux événements qui ont changé la donne. Le premier événement, c’est la saturation de Paris-Lyon. La SNCF ne pensait pas que cela arriverait si vite. Actuellement, vous avez douze trains à l’heure et l’on ne peut en mettre que seize. Dans les deux à trois ans qui viennent, la signalisation va être changée pour atteindre ce maximum. Après, c’est fini. Les lignes seront saturées dans cinq ans. Or, la SNCF veut développer le TGV Lyon-Turin et le Sud-Est. Et tout cela passe à Lyon pour aller vers Paris. Donc, le Paris-Lyon doit être déssaturé si l’on veut augmenter le trafic TGV. La deuxième chose, c’est que le TGV nouvelle génération, ce n’est pas 270 km/h comme actuellement. C’est 350 km/h ! Mais pour atteindre cette vitesse, il faut de nouvelles voies. La SNCF veut en profiter pour irriguer des territoires qui ne le sont pas aujourd’hui, afin que toutes les métropoles régionales soient reliées par TGV. Il en manque une, c’est Clermont-Ferrand. Ce n’est pas le ministre de l’intégration qui le dit. C’est la SNCF. Autre point, le financement. La SNCF considérait que la dernière ligne TGV serait le Paris-Strasbourg qui était prévu être déficitaire. Donc, impossible d’en faire plus. Or, aujourd’hui, le Paris-Strasbourg fait beaucoup mieux que prévu. Il est déjà saturé en voyageurs, en particulier cette ligne est largement empruntée par les Allemands et les Suisses-Allemands. De plus, il est ressorti du Grenelle de l’environnement 2000 kilomètres supplémentaires de lignes TGV. La Présidente de la SNCF dit : « la première ligne que je veux, c’est le doublement de Paris-Lyon ». Et le doublement de la ligne Paris-Lyon passe par chez nous. Donc j’en parle. Je suis maintenant convaincu que cela se fera.

Il y a tout de même beaucoup de projets concurrents...

Serge Lepeltier : Mais non. Tout le reste, ce ne sont que des gens qui parlent. Là, c’est la Présidente de la SNCF et moi, nous nous connaissons depuis très longtemps. Entre quatre-z-yeux, elle m’a dit « cela va se faire ». Si je n’étais pas convaincu de cela, je n’aurais pas mis ce débat là-dessus.

La jeunesse

Bourges souffre de ne pas avoir d’établissements universitaires de taille importante. Beaucoup de jeunes partent à Paris ou Orléans ou Tours après leurs années Lycée. Quels sont vos projets pour que la jeunesse ait envie et puisse rester à Bourges ?

Serge Lepeltier : On constate tout de même que la jeunesse revient. Nous avons pas mal d’exemples et d’analyses qui montrent qu’au bout d’un certain temps, une fois que les études et le premier emploi sont effectifs, il y a un retour dans la ville d’origine. Nous sommes montés en puissance ces dernières années au niveau universitaire avec la création de l’Ecole d’Ingénieurs qui n’a pas été pour rien dans une structuration progressive universitaire. L’objectif est clair, c’est Alain Tanton qui s’est chargé de l’annoncer : 5000 étudiants sur Bourges, assez rapidement. Nous en sommes à peu près à 3500-4000. Cela est prévu en relation avec l’Université d’Orléans et des équipements universitaires. Le problème, c’est la notion de résidence universitaire. Si l’on offre des conditions de logement de qualité aux étudiants, ils viendront. Lahitolle est là pour ça et nous sommes en train de travailler en liaison avec le CFBS sur le développement des résidences universitaires ainsi que sur la création d’un nouveau restaurant universitaire. Ce sont les conditions de vie, les conditions d’hébergement qui font la différence aujourd’hui.

Donc vous allez créer de nouveaux logements universitaires ?

Serge Lepeltier : Absolument. Nous avons eu des étudiants qui sont arrivés en septembre, qui sont restés quinze jours en sustentation sans savoir où ils allaient habiter. Et pourtant, nous avons refait les résidences universitaires à Bourges Nord, nous avons fait une résidence universitaire à l’Hôtel-Dieu mais ce n’est pas suffisant. On va faire des logements sur Lahitolle.

Il faudra aussi régler les problèmes de transports : les étudiants remontent, le dimanche soir à pied de la gare jusqu’à Lahitolle ou la résidence universitaire de Turly, avec leurs sacs lourds et encombrants...

Serge Lepeltier : Je le sais bien. Nous avons mis des navettes en place mais cela n’a pas marché. Très peu d’étudiants utilisaient ces navettes. Je suis d’accord avec vous, il faudra régler ce problème.

Mis à part le problème du logement, est-ce que votre projet est attractif ? Prenons l’exemple de la Fac de Sciences, par exemple, qui ne fait pas le plein, loin de là.

Serge Lepeltier : C’est un problème qui n’est pas local mais national. Les facs de sciences connaissent actuellement une désaffection des étudiants partout au niveau national. Si l’on développe le droit avec un Master, on sait que ce sera attractif. L’attractif, ce sont les formations : on le voit bien avec l’école d’ingénieurs qui fait le plein et dont les étudiants sont parmi les premiers sortants au niveau des concours. Mais on a un goulot d’étranglement qui est la question de l’hébergement. Nous y travaillons. Pour les formations derrière, on les trouvera.

[1voir notre article paru sur l’Agitateur.

commentaires
Controverses d’hier, Bourges de demain - 28 janvier 2008 à 23:32

On n’a pas parlé de l’eau à Bourges, je ne parle pas de l’eau potable nitratée diluée à l’eau de la Loire, mais de l’eau en tant qu’élément apaisant, ressourcant au sein d’une ville.

Certes il y a les Marais, dont le potentiel touristique, bien que très risqué d’un point de vue écologique est complètement délaissé : beaucoup de touristes les cherchent et rien n’est fait pour les aider). De plus, aucun espace commun de rencontre n’existe : Pas de tables, de bancs pour pique-niquer, se rencontrer : le seul endroit convenable, c’est au milieu des voitures, place des Frênes, alors que certaines parcelles jouxtant les chemins sont à l’abandon, et pourraient accueillir des jeux pour les enfants, des espaces larges de pelouse. Le Marais cesserait d’être un passage digestif du Dimanche. Si le risque de papiers jetés ou de rencontres "innoportunes" est grand, et ce serait déplorable mais plausible, c’est d’autant plus l’affaire des employés municipaux, dont les "ressources" sont encore bien grandes...

Que dire du Canal du Berry ! Une entrée glauque sur le côté du centre commercial du Prado, aucune mise en valeur de ce superbe lieu au coeur de la ville, qui mène entre autre à Mehun sur Yèvre, joli village abritant le pôle de la Porcelaine : A quand des plates motorisées électriquement pour emmener les touristes acheter "notre" porcelaine chez Pillvuit et Deshoullieres ? (Autre idée : un train (ou bus ?) ou autre pour Menetou et Sancerre : Bourges doit rayonner au sein du département !
Que dire de la suite de ce même canal au sein de la ville ? Un complexe Leclerc-HLM (?)-Hotels immonde digne d’un bloquos à dynamiter de toute urgence, un moulin de Chappe aucunement mis en valeur, et le canal (et les rivieres) qui "disparaît" sous le bitume jusqu’au Pont d’Auron. Enfin, et je risque d’en choquer plus d’un, l’aberration de la trouée verte, qui en créant un passage certes agréable car large, a fait disparaître L’EAU à notre vue en bouchant le canal ! Même l’eau devant la médiathèque pourrait mieux être mise en valeur )...

Allez voyons les points positifs, il y a de l’eau partout à Bourges, il reste à la montrer ! L’aménagement des berges dans les Marais est déjà un bon pas en avant, mais il reste beaucoup à faire ! Que cet article apporte de l’eau au moulin ! (et fasse tourner une génératrice...)


#10076
De la rumeur à la "réalité" - B. Javerliat - 24 janvier 2008 à 12:08

Pour justifier l’implantation des caméras, S. Lepeltier s’appuie sur ce qui, fautes de preuves, n’est qu’une rumeur.

Qu’est-ce qu’une rumeur ?
C’est une nouvelle d’apparence plausible, qui se répand dans le public. En ce qui nous concerne : il y aurait des problèmes d’insécurité à Bourges.

Le mode de propagation privilégié d’une rumeur est l’oralité, l’écrit permettant de contrôler la source des propos. Aucune publication, aucune statistique ne démontre une augmentation de la délinquance à Bourges.

Pour qu’une rumeur fonctionne, le climat doit-être propice a son développement. La télévision projette dans les foyers des images d’émeutes, de crimes, d’attentats aux 4 coins du monde. Même si rien de cela n’est arrivé à Bourges, le fameux « sentiment d’insécurité » est bien installé.

En l’absence de faits avérés, la rumeur ne reste qu’une rumeur. Mais il y a un autre moyen pour qu’elle devienne réalité au yeux de ceux qui la propagent : la caution d’une autorité morale.
Et c’est là que S. Lepeltier joue un jeu dangereux en affirmant malgré l’insistance de ses contradicteurs :
-  « je connais les problèmes d’insécurité qu’il y a. »
- « je vous assure que l’on a des problèmes d’insécurité. Vraiment importants. »
- « Mais vous le savez bien, on a des problèmes de drogue, de trafics importants. »

En disant cela, il valide la rumeur. Même s’il n’apporte aucune preuve, son autorité morale est suffisante aux yeux de ceux qui veulent croire la rumeur. Si le maire le dit, c’est que c’est vrai !

Dès lors, toute tentative pour contrecarrer la rumeur est vaine… même ce commentaire !


#9905
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 23 janvier 2008 à 10:43

Serge Lepeltier : Le problème des référendums municipaux, c’est qu’il faut que la question amène une réponse qui soit « oui » ou « non » ... Concernant les caméras de surveillance, cela pouvait être un sujet, c’est vrai. Mais...

... Mais il ne l’a pas fait. Pourquoi ?

...j’ai été très frappé par les résultats de cette consultation téléphonique. C’est la question à laquelle il a été répondu le plus clairement possible.

Il a été dit à de nombreuses reprises sur l’Agitateur, les blogs politiques et dans la presse locale que ce genre de "sondage" n’avait aucune signification parcequ’il ne respecte pas les règles de base des sondages : l’échantillon doit-être représentatif de la population.
Que S. Lepeltier ait été très frappé par les résultats de cette consultation téléphonique se comprend. Mais la responsabilité d’un politique eut été de valider cette question par referendum local précédé d’un débat public et non pas de se précipiter pour satisfaire les souhaits de 5000* personnes parmi les 70 000 que compte Bourges.

* D’autre part, rien ne prouve la sincérité des résultats publiés, personne n’ayant pu les contrôler.
Le site Bourges-2008 Elections municipales a consacré une rubrique sur le sujet


#9876
Controverses d’hier, Bourges de demain - Eulalie - 23 janvier 2008 à  12:43

S’il y avait eu referendum sur la question, avec une bonne propagande de droite extrême, réac, y’a des risques pour que le oui ait été majoritaire. (je dis ça rapport aux résultats des dernières présidentielles)

Je pose la question pour demain : la démocratie participative consiste t-elle, afin qu’elle soit réellement démocrate, à demander au citoyen lamda de décider des méthodes de flicage envers son voisin, envers l’Inconnu(e), envers l’Autre ?

Je n’ai jamais eu l’occasion de voter pour un referendum municipal, mais je vous assure, que ça m’aurait vraiment fait mal que pour la première fois qu’on me demande mon avis direct au niveau municipal, ça soit sur une question pour la police.

Un referendum peut-être très dangeureux. Je serais maire, President, enfin bref, une autorité, un responsable, j’aime autant vous dire que je ne soummettrais pas n’importe quel sujet à un referendum.

La municipalité a fait le choix des caméras de surveillance, je le regrette. Mais SVP laisser" moi "le Droit de le critiquer, de m’en moquer , d’être satirique, d’être en colère, d’être contre, de faire des grimaces devant, (certes ça ne changera pas la face du monde !) mais ne "me" demandez pas de voter pour une technique de sécurité, de prévention, de flicage, de surveillance, de lutte contre la délinquance, Ce n’est pas ma place de citoyen lambda. Il y a la police, les gendarmes, les préfets, ....et les conseils municipaux.... pour ça.

#9880 | Répond au message #9876
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 23 janvier 2008 à  13:41

J’admire votre respect pour la démocratie représentative ;-)
Mais quand un élu se base sur un sondage bidon pour mettre en service un système de liberticide, je trouve qu’on dépasse les limites de la représentation.

Je serais maire, President, enfin bref, une autorité, un responsable, j’aime autant vous dire que je ne soummettrais pas n’importe quel sujet à un referendum.

C’est exactement ce que s’est dit Sarkozy, avec la complicité des Socialistes, à propos du nouveau traité européen.
Votre argumentaire ne tient pas.

#9883 | Répond au message #9880
Controverses d’hier, Bourges de demain - Eulalie - 23 janvier 2008 à  15:55

Vous avez entouré ce que vous avez bien voulu entourer...et amener sur le nouveau traité européen.
Et ce n’est pas exactement ce que s’est dit Sarkozy avec la complicité des socialistes : ce que s’est dit Sarkozy avec la complicité des socialistes, c’est " nous ne respectons pas le resultat du referendum " et du même coup "la Constitution de la Ve. "

Mais bon, je ne comprends pas tout à la politique et j’ai pas tout suivi pendant les présentielles. Je sais juste que des politiques de tout bord veulent passer à une autre République, une autre Constiituion. Ca m’échappe total, je n’y comprends rien, et je suppose c’est pour l’adapter à l’Europe. Tout comme la mise en avant pour les municipales, de la communauté d’agglomération.

Cela dit, et pour en revenir à nos moutons, je pense que si un jour un élu se décharge de ses prérogatives sur les citoyens ça sera grave . Genre : " Ah ben , les caméras de surveillance, c’est pas moi qu’ ai décidé, c’est les citoyens..." . Lepeltier s’appuie sur un sondage bidon, certes, mais au moins il assume que c’est lui, son équipe ( pour qui une majorité de berruyers ont voté) et la majorité de l’opposition qui ont pris la décision.

#9885 | Répond au message #9883
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 23 janvier 2008 à  17:19

je pense que si un jour un élu se décharge de ses prérogatives sur les citoyens ça sera grave.

C’est la négation du referendum, ce que vous dites.

mais au moins il assume que c’est lui, son équipe ( pour qui une majorité de berruyers ont voté) et la majorité de l’opposition qui ont pris la décision.

D’après le compte-rendu du conseil municîpal du 28/06/2007, toute l’opposition a voté contre.

Pour ne pas être HS, j’ai répondu ici sur la partie "Sarkozy avec la complicité des socialistes "

#9888 | Répond au message #9885
Controverses d’hier, Bourges de demain - Eulalie - 25 janvier 2008 à  11:25

Bonjour Monsieur Javerliat,

Oh, ne vous interessez pas à ce que je vous "raconte". Je ne comprends strictement plus rien à rien. Il me semblait avoir lu quelque part, que l’oppostion ne s’était pas opposée aux caméras de surveillance. Non, j’ai dû rêver. Ensuite, pour le referendum, tant pis si je suis HS, mais c’est pareil, ça je n’y comprends plus rien à rien. OK, j’ai lu hier, qu’en fait un nouveau referendum avait été demandé sur le "nouveau traité". Demandé par des PS, mais pas trop fort. Et surement par d’autres partis. Mais voyez, moi j’en étais à l’ancien referendum. C’est pourquoi on ne se comprend pas sur la question. On ne parle pas du même referendum. Il y en a un qui a eu lieu, et qui n’a pas dutout été respecté (celui du 29 mai) . Et il y en a un qui n’aura pas lieu.

Et ensuite, d’un point de vue sur le referendum en général, ne m’accusez pas de nier ou pas la notion de referendum. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai un certain âge, et que de ma vie de citoyenne, je n’ai voté que pour un referendum. Celui du 29 mai. (celui sur l’Europe en 199 ?, je me rappelle plus la date, je n’ai pas voté car je n’y comprenais rien). Ce que je peux vous dire aussi , c’est que j’étais très étonnée qu’on nous consulte. On a majoritairement dit NON. Bilan : tout le monde s’en fout. Perso, on ne m’y reprendra pas.
D’autant que toutes les questions n’étaient pas posées, claires. Nous ne savions pas que nous votions aussi oui ou non pour une Europe Fédérale.

Après , je vous ai déjà expliqué que je refuserais, si cela m’était demandé, de voter oui ou non pour un système de flicage, qui à mon sens ne concerne que les autorités et les professionnels de la sécurité. C’est à eux de refléchir si c’est bien ou pas de fliquer les gens. Et comment les fliquer. Je suis une citoyenne et non l’Ordre.

Je suis complètement d’accord avec vous sur ce que vous dites : que Monsieur Lepetier se base sur la rumeur et que ce n’est pas acceptable. J’admire votre ténacité. ;-)

Vive la Sociale !!! et vive le Québec Libre !!!!

#9919 | Répond au message #9888
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. javerliat - 25 janvier 2008 à  11:39

vive le Québec Libre !

Attention, vous êtes en train de virer gaulliste ;-)

Je ne sais pas si je suis tenace, mais je suis un peu désespéré d’être le seul sur ce site à lutter contre les caméras de surveillance. L’acceptation (ou la résignation ?) de ce projet par les Berruyers me désole ! En fonction des réactions, j’avais en projet de lancer une pétition, mais j’ai peur qu’elle ne recoive pas plus de soutien que mon projet de liste ;-)

J’ai parfois l’impression d’être le Numéro 6 ...

#9920 | Répond au message #9919
Controverses d’hier, Bourges de demain - Eulalie - 25 janvier 2008 à  12:54

J’ai lu l’article web du Berry sur les caméras du surveillance. C’est une horreur !!!!!!! J’en peux plus !!!!!! Pragmatiquement et émotionnellement, j’étouffe !!!!!!! Je sens que j’ai envie de commettre un caméracide !!!!!! Je vais devenir délinquante !!!!!

#9921 | Répond au message #9920
Controverses d’hier, Bourges de demain - 6 février 2008 à  13:07

Tendre Eulalie fait une petie nuit avec la BAC

#10334 | Répond au message #9921
Controverses d’hier, Bourges de demain - 23 janvier 2008 à  16:49

Qu’on soit contre la surveillance, je veux bien. Mais aller jusqu’a parler de liberticide, j’aimerais que vous m’expliquiez en quoi c’est liberticide ( Qui tend à détruire la liberté donc ).
Que je sache, les caméras n’empécherons pas les citoyens de gambader joyeusement dans les rues ?

#9886 | Répond au message #9883
Controverses d’hier, Bourges de demain - clarinette - 23 janvier 2008 à 10:40

On compte sur une baisse d’environ vingt pour cent dans les violences faites aux personnes.

Hum... Il me semble avoir lu que les évaluations faites après l’installation de vidéosurveillance montrent en général que la diminution des délits concerne surtout les atteintes aux biens, et très peu les violences faites aux personnes.

Exemple : un article intitulé "La vidéosurveillance, une réponse efficace à la criminalité ?", Eric Heilman, Maître de conférences à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à lire ici, indique que "Si le nombre de crimes et délits (toutes catégories confondues) a diminué de 21 % dans les espaces couverts par les caméras, (...) ce chiffre varie sensiblement selon le type d’infractions", par exemple : cambriolages, vols : - 48%, vandalisme : -19%, mais homicides, crimes sexuels, agressions : stabilité, enfin "le nombre de délits relatifs à l’usage de drogues a augmenté de 106 %", "le taux des infractions relatives à l’usage de véhicules (conduite en état d’ivresse, excès de vitesse, etc.) a augmenté de 126 %", etc.
Il est vrai que cet article est basé sur les études faites en Grande-Bretagne, en 2003.


#9875
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 6 février 2008 à  15:16

Surtout, pour qu’on puisse déterminer s’il y a baisse, il faut connaitre le "niveau" de la délinquance avant la pose des caméras. Et ça, ça reste un mystère. Et ça permettra de dire n’importe quoi dans un an quand on fera le bilan promis par S. Lepeltier... si bilan il y a !

#10335 | Répond au message #9875
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 23 janvier 2008 à 10:02

Je dis à mes amies femmes : « ne sors pas ta poubelle le soir, même si tu habites en centre-ville après que tes amis soient venus dîner chez toi et soient repartis à 23h-minuit ».

Rappel : en centre-ville, les poubelles sont ramassées le soir. Il est donc inutile de sortir les poubelles "à 23h-minuit", les camions sont déjà passés. S. Lepeltier ne peut pas l’ignorer. Alors pourquoi une telle phrase ? Pour alimenter la psychose et justifier un peu plus les caméras.


#9871
Controverses d’hier, Bourges de demain - colette - 23 janvier 2008 à  11:41

Vous avez bien de la chance d’avoir compris à quellle heure les poubelles sont ramassées à moins d’habiter dans l’hyper centre.(celui ou justement il y a ramassage tous les soirs.Mais dans l’hyper centre ne vivent que les gros bourges et les fonctionnaires de l’éducation nationale.Moi Je n’y comprends rien depuis des années et je sors toujours ma poubelle le soir.Vous pouvez m’expliquer ?

#9878 | Répond au message #9871
Controverses d’hier, Bourges de demain - Aude - 23 janvier 2008 à  13:15

Mais dans l’hyper centre ne vivent que les gros bourges et les fonctionnaires de l’éducation nationale.

Et bien, ça c’est du GROS cliché ou je m’y connais plus !!

#9881 | Répond au message #9878
Stéphan s’engage - 23 janvier 2008 à 09:41

Si M. Lepeltier bétonne clair et net sur le "Printemps de Bourges" et le "Bourges Basket", le directeur de la rédaction du "Berry républicain", lui, ose se poser des questions dans l’édition de dimanche dernier. Et c’est courageux...face à une telle détermination du Maire sortant. Donc, après la « Nouvelle République », c’est au tour du « Berry républicain » (avec son directeur de rédaction, M. Bernard Stéphan) qui se fend d’un écrit courageux en posant la question des manifestations culturelles et sportives dites « de prestige ». Dans un premier temps, le poisson est noyé dans des considérations généralistes du type « Dans toutes les grandes villes, il y a des manifestation de prestige qui coûtent cher… »…Mais ensuite, il atterrit une première fois sur le « Bourges Basket » pour mieux conclure sur le « Printemps de Bourges ». Son argument est simple et revient à poser cette question : Le PDB coûte cher, il semble rapporter gros à l’économie locale MAIS, comme on n’a jamais fait d’évaluation, est-ce un mal nécessaire ? Et M. Stéphan, de poser la question qui tue : « Le jeu en vaut-il la chandelle ? Cette interrogation fait débat et ne peut-être tranchée qu’avec les chiffres des retombées à l’appui ». Disons le nettement : c’est justement ce que réclame depuis des années l’Agitateur. Et donc, rêvons un peu avec M. Stéphan… A l’occasion des Municipales à Bourges, ville ô combien démocratique et adulte (on peut débattre de tous les sujets !), chaque liste se pose la question initiée par M. Stéphan et tente de mesurer l’impact économique des grosses structures qui écrassent l’une la Culture, l’autre les partiques Sportives. Selon les principes de gestion comptable, il faudrait au moins faire la balance des recettes et des dépenses : combien coûte le PDB (et son lobby : PDB, réseau Printemps, Coulisses, Marché de Noël, Foires commerciales, Bourges en scène, Rives d’Auron, etc, etc, etc…) aux Collectivités locales alimentées par nos impôts à la Ville, au Département, à la Région et à l’Etat ? En outre, peut-on limiter le coût de ce festival aux seules aides publiques ? NON !!! Si l’on veut réellement faire un bilan, il faudrait intégrer les moyens techniques et humains mis au service du PDB, les forces de police, les barrières, les dégradations, les agressions….Or, peut-on chiffrer les viols et les bastons de l’an passé ? Bref, une fois qu’on aurait fait les comptes (conditionnel de l’irréel puisque, de toutes les façons, ce bilan ne se fera jamais), il faudrait mesurer les retombées complètes : publicité pour la ville, retombées commerciales, des industries, des hôtels, des restaurants… A priori, ce que l’on peut constater, c’est que depuis quelques années, le PDB n’a eu de cesse de supprimer ces retombées qui lui échappaient. Quelques exemples significatifs : durant des années, le PDB louait les salles d’Auron. Qu’a-t-il fait ? Il a racheté la concession et possède désormais toutes les salles des Rives d’Auron. Le PDB louait le matériel de spectacle. Aujourd’hui, les boîtes de prestation de son ont disparu de Bourges car le PDB a créé sa propre structure : « Coulisse » qui, cerise sur le gâteau, organise tout à Bourges, des « Folies Textiles » jusqu’au « Noël de la Cathédrale » ! Les commerces de Bourges ? Le PDB étend d’année en année son « village de petits commerçants non sédentaires » avec restos rapide, fringues… qui raflent la mise, les commerçants de Bourges devant se contenter des miettes ! Les bars organisaient librement le « Printemps dans la ville ». Aujourd’hui, le PDB contrôle la manifestation et, comble d’ironie, demande une contribution financière aux bars qui souhaitent participer. Et comment ne pas évoquer le coût humain du PDB lorsqu’il refuse d’associer les structures berruyères, si ce n’est les associations de prévention qui se retrouvent à faire les guignols de la promotion sur le Printemps tandis qu’ils sont réduits à l’état de simples spectateurs des exactions commises chaque nuit du festival ? Oui, le PDB invite l’Etat et les associations de prévention tandis que, dans le même temps, il refuse de réfléchir à une déconcentration du festival, déconcentration qui avait fait ses preuves avec l’opération « Bourges s’éclate au Printemps » et qui pourrait limiter la casse et les agressions …Bernard Stéphan est courageux : avec son long papier du « Berry Dimanche », il tente visiblement de lancer un débat qui, malheureusement, n’aura pas lieu dans le cadre de la campagne des Municipales et ce, ni à Gauche et ni à Doite !!! Comme on dit : « Il ne faut surtout pas réveiller le monstre qui dort ! »


#9867
Stéphan s’engage - rien de trop - 23 janvier 2008 à  11:56

Si je comprends bien l’immortel anonyme Bernard stéphan est courageux(pourquoi pas) et pinonus bombyx ne l’est pas.Elle est vraiment très bonne.
Résumons ?Lorsque Lepeletier dit qu’il n’y a pas de structure commerciale pour gérer le noel de la cathédrale ,il a non seulement parfaitement raison mais la question est de savoir si la structure qui voudrait animer l’autre noel serait ou pourrait ètre une structure parfaitement bénévole ,c’est à dire une structure ou l’activité d’organisation est exercée sans que l’organisateur ne recoive ni aucun salaire ni aucun défraiement ,si ce n’est pour des apports qui ne sont pas des heures de travail mais des équipements..Je n’en sais rien J’aimerai beaucoup le savoir.Changeons de sujet.La remarque qui suit n’a aucun rapport avec la précédente.
Depuis un certain nombre d’années des pseudo-associations fleurissent sur Bourges qui sont toutes prètes à organiser manifestations ,évènement etc et à les voir on a bine l’impression qu’il s’agit seulement de se faire de la thune.Des bads boys qui voudraient un peu en croquer .Poyurquoi pas dira t’on ?
Mais la question du service public est celle du cahier des charges et du moindre cout pour une collectivité.
Faire de la morale en disant que petit à la croque au sel vaut mieux que grand croque monsieur me semble bien peu crédible
Dans les deux cas ,comme le dit serge Le peltier et il a raison ,c’est que ce n’est ni avec ces assos,ni avec le printemps que s’accomplit un travail de création.De ce point de vue là ,elles n’ont pas à se faire une leçon de morale les unes aux autres.Et là dessus,il raisonne absolument juste.

#9879 | Répond au message #9867
Controverses d’hier, Bourges de demain - 23 janvier 2008 à 09:03

Un ton bien policé...enfin heureux que l’Agitateur se soit réconcilié avec le Maire ! Rien sur les certificats d’hébergement que Lepeltier refusait de signer au début de son mandat ; Lepeltier est un homme bien à droite qui sait utiliser l’air du temps (l’immigration en 1995, l’insécurité aujourd’hui) pour gagner des voix.


#9864
Controverses d’hier, Bourges de demain - Jean-Michel Pinon - 23 janvier 2008 à  09:34

Les certificats d’hébergement, l’alliance et les approches avec le Front National, le "Bourges ville souveraine"... tout ceci a été largement abordé dans l’agitateur au cours du premier mandat. On aurait pu évidemment en parler dans l’interview mais deux heures n’auraient pas été suffisantes, on a privilégié les question sur des problèmes qui ne remontent pas trop loin. Et puis Serge Lepeltier s’est débarrassé de FTR (bon, il reste encore Philippe Gitton) et s’est racheté une conduite en s’éloignant des personnes peu fréquentables, cela ne serait pas très crédible aujourd’hui (contrairement à ce la situation du premier mandat), de le présenter comme une sorte de "Le Pen allégé". Ceci dit, vous l’avez très bien remarqué, je pense qu’il y a dans ses stratégies une grande part d’opportunisme. Autre question très importante que nous aurions pu poser (et je ne l’ai pas fait par manque de temps, mais c’était prévu) : pourquoi il n’y a pas de liste Front National face à Serge Lepeltier pour les municipales ?

#9866 | Répond au message #9864
Controverses d’hier, Bourges de demain - B. Javerliat - 23 janvier 2008 à 08:12

Serge Lepeltier : Non, non, je vous assure que l’on a des problèmes d’insécurité. Vraiment importants.

Je lis tous les jours la presse locale. Et ce que j’y lis dans la rubrique faits-divers, c’est essentiellement des conducteurs ivres. Mais les agressions, c’est exceptionnel.

De deux choses l’une, soit il y a vraiment beaucoup d’agressions, et il faut se demander pourquoi la presse n’en parle pas, soit il n’y a pas plus d’agression qu’avant, et c’est alors un mensonge à des fins électorales.


#9863
Controverses d’hier, Bourges de demain - 23 janvier 2008 à  09:26

Bah justement... Voici peu de temps, les journalistes de la Presse Quotidienne Régionale se plaignaient de la restriction des forces de police à rendre compte des agressions verbalisées. Et la presse en a parlé...Donc...

#9865 | Répond au message #9863
Controverses d’hier, Bourges de demain - Eulalie - 23 janvier 2008 à  10:13

Ce sont les poubelles qui agressent...Véolia agresse, vous ne le saviez-pas ? (c’est vrai qu’ils en parlent peu dans la presse)

#9873 | Répond au message #9863