Vidéo-surveillance : faut-il se résigner ?
Cet article fait suite au précédent : Y a-t-il quelqu’un pour s’opposer à la vidéosurveillance ? et tente de faire un premier bilan.
La raison qui avait motivé ce nouvel article (à part le fait que je suis par principe opposé à la vidéosurveillance), était l’absence de débat sur le sujet à 2 mois des municipales sur un sujet aussi préjudiciable aux libertés individuelles.
Manifestement cet article était le bienvenu, puisque la participation au forum a été importante (presque une centaine de posts). Les échanges ont été vifs (certains messages ont dû, à juste titre, être supprimés par les modérateurs), et les participants nombreux (même I. Félix nous a fait l’honneur d’intervenir). C’est le côté positif.
Le côté négatif, c’est qu’il faut bien admettre que personne ne s’oppose par principe à la vidéosurveillance, et que tout le monde semble accepter de perdre en liberté ce qu’il espère gagner en sécurité [1]. Big Brother [2] ne fait plus peur.
– Il y a ceux qui sont pour.
– Il y a ceux qui s’en foutent.
– Il y a ceux qui seraient bien contre, mais…
Ceux qui sont pour
Bien évidemment, c’est l’argument sécuritaire qui est mis en avant : « les délinquants réfléchiront à deux fois avant de passer à l’action », ou bien « s’il y avait eu des caméras, je n’aurais pas été agressé » Si on leur oppose que filmer en permanence toute la population pour essayer d’éviter les agissements de quelques-uns n’est peut-être pas la meilleure solution, ils vous renvoient l’argument imparable : « et si c’était votre fille qui s’était fait violer ? » Bref, entre ceux qui sont sincèrement persuadés que la vidéo surveillance est une réponse à la délinquance, et les tenants démagogues du tout sécuritaire, les « pour » sont nombreux.
Il y a ceux qui s’en foutent.
Principal thème : « je m’en fous parce que je n’ai rien à me reprocher ». Curieux argument, car si on l’inverse, ils ne s’en foutraient pas s’ils avaient quelque chose à se reprocher. Il pensent donc que les caméras ne gênent que ceux qui ont des choses à se reprocher. Et qui donc a des choses à se reprocher ? Les délinquants qui fomentent un mauvais coup ! On peut donc classer « ceux qui s’en foutent » dans « ceux qui sont pour ». Ils sont juste un peu faux-culs, en plus.
Il y a ceux qui seraient bien contre, mais…
Il sont majoritaires dans les commentaires du forum. Ils ne sont pas opposés par principe, mais ils trouvent ne nombreux arguments en défaveur de la vidéosurveillance : le coût exorbitant, le non-respect de la vie privée, l’inefficacité avérée de ces systèmes. Ils sont inquiets aussi : qui va surveiller ces caméras, que va-ton faire des enregistrements, qui y aura accès ? Ils sont surtout résignés : le processus est engagé, on ne peut plus qu’essayer d’être vigilant pour limiter les dérives.
C’est d’ailleurs la position de la liste d’opposition à S. Lepeltier pour les prochaines municipales. I. Félix développe en plus un curieux argument. En résumé : nous sommes déjà tous surveillés par nos téléphones portables, nos cartes bancaires, etc… et ça n’est pas quelques caméras en plus qui vont changer grand chose. Pragmatisme électoral ou résignation dangereuse ?
Déjà citée par bombix, cette phrase de Jacques Ellul donne peut-être un éclairage : « Ce qui peut être (techniquement) fait sera fait ». Indépendamment de toute règle éthique : la technique n’a pas de morale. Des logiciels de reconnaissance faciale peuvent comparer un individu dans la foule à une base de données, d’autres lisent sur les lèvres pour détecter les mots « drogue », « bombe », etc…, d’autres analysent le mouvement pour détecter comportements agressifs ou suspects, l’imagination n’a pas de limites. A ce rythme, « 1984 » en deviendra un paradis.
Conscient des oppositions que pourrait soulever ce projet, S. Lepeltier a mis en place un « comité d’éthique » Mais les caméras seront déjà en service quand le comité se réunira. Alors, « comité d’éthique » ou « comité d’avalisation » du projet ? La Ligue des Droits de l’Homme du Cher émet d’ailleurs de sérieuses réserves [3].
Serge Lepeltier justifie l’implantation des caméras par des raisons d’insécurité à Bourges. Il n’en amène cependant pas le moindre preuve. Il justifie l’implantation des caméras en expliquant que dans d’autres villes, cela a fait baisser la délinquance de 20 à 25 %. Il n’en amène pas la moindre preuve. De plus, il dit ne pas être en mesure de chiffrer les coûts de fonctionnement [4], ce qui est un comble pour celui qui est en charge des finances de la ville.
Enfin, ce projet qui aura une incidence majeure sur la liberté des citoyens, a été décidé sans même qu’ils aient été consultés [5]. Cela devrait-être une raison suffisante pour s’y opposer par principe, et refuser d’être mis devant le fait accompli.
Force est de constater qu’au cœur de la campagne électorale actuelle, le sujet ne fait hélas pas débat. Dans de nombreuses villes, des collectifs se sont créés pour s’opposer aux projets de vidéosurveillance sur la voie publique. La nécessité d’en créer un à Bourges semble s’imposer. [6]
[1] Ce dilemme n’est pas nouveau. Déjà au 18eme siècle Benjamin Franklin disait : Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir une peu de sûreté provisoire ne méritent ni la liberté ni la sûreté.
[2] Dans le roman « 1984 » de Georges Orwell, tout le monde est constamment surveillé par le Parti et chaque geste, mot ou regard est analysé au travers de caméras qui balayent les moindres lieux. Big Brother est l’emblème du Parti dont il est le créateur, auquel les citoyens vouent un culte de la personnalité. C’est un modèle pour tous, il est omniprésent sur les télés des domiciles privés. Toute ressemblance avec un personnage existant serait fortuite ;-)
[3] Voir l’article Vidéo-surveillance : la LDH réservée ici. Un texte de Michel Roux (Vice-président de la section LDH de Le Pecq - Saint Germain en Laye) est une bonne base de réflexion. Merci à Mercure Galant pour avoir trouvé ce texte : Vidéosurveillance et libertés.
[5] Si ce n’est par un sondage téléphonique dont les résultats sont sans valeur, les personnes ayant répondu ne constituant pas un échantillon représentatif de la population Berruyère.
[6] Si quelques lecteurs de l’Agitateur se sentent motivés pour la création d’un tel collectif à Bourges, ils peuvent entrer en contact avec moi.
Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés !
la vidéo-protection, c’est identifier les fauteurs de troubles, c’est décourager les délinquants ; c’est, surtout, veiller sur les honnêtes gens.
Il y a, aujourd’hui, à peine 20 000 caméras de vidéosurveillance sur la voie publique en France. D’ici 2011, je veux, avec les collectivités locales, tripler ce chiffre : l’objectif est de 60 000 caméras.
Dans la NR du 25/03/09 dans Faits divers p4 : " la préfecture invite la population au dialogue en participant à l’un des 13 forums locaux (Libertés et Sécurité : forces de l’ordre à l’écoute). [....] La multiplication des caméras de vidéosurveillance dans les villes vous effraie ou vous ravit, vous êtes partisan ou hostile à la répression routière sur les routes (merci de la précision : la repression routière est sur les routes et pas dans l’air), la politique de l’immigration vous interpelle....(mmm ? ça vous interpelle la chasse à l’homme ? )Vous souhaitez simplement parler de vos libertés ou avez des doléances ou suggestions à formuler aux policiers ou gendarmes ? ( !!!!!!) [...]Les maires et élus, principaux acteurs de la sécurité locale, seront évidemment conviés au forum. Ils se tiendront à 18h, afin que le monde de l’entreprise puisse y participer. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur (c’est à dire la ministre de la matraque qui entre en contact avec un estomac), par le biais de ces rencontres nationales, a en effet souhaité qu’un dialogue constructif s’instaure entre les citoyens et les forces de l’ordre" ( !!!!!!)
On se sent beaucoup mieux.
Selon que l’on lit la NR ou le BR, le coût de fonctionnement de la videosurveillance à Bourges varie du simple au triple : 55.000 euro/an selon le BR contre 160.000 euro/an selon la NR. Et selon la police ?
Le taux d’élucidation des crimes et délits commis sur la voie publique multiplié par deux dans les villes vidéoprotégées.
Voir en ligne : La vidéosurveillance fait chuter la délinquance de rue
Pour ou contre en réalité la vidéosurveillance ne change rien et n’empéchera pas les viols ! Je suis plus que bien placée pour en débattre : moi-meme victime le + ironique est que j’ai fat l’objet de 2 CONTROLS DE POLICE CE SOIR LA , ALORS QUE J’’ETAIS EN COMPAGNIE DE MON AGRESSEUR COMPLETEMENT SHOOTEE AU ROHYPNOL,ALDOL ET RYVOTRYL PAR LUI A L’ARRIERE DE MON SCOOTEUR ,LES 2 FURENT SOLDES PAR UNE AMENDE,JUSTIFICATIFS BIEN SUR CONSERVES,ET ILS NOUS ONT LAISSES REPARTIR AVEC MON AGRESSEUR QUI S’EST AMUSE ENSUITE TOUTE LA NUIT AVEC MOI !!!!! Alors en conclusion vidéosurveillance ou autre ,la seule cause que servira les vidéosurveillances sera l’égo de ces policiers qui sont tres forts pour mettrent des amendes et jouer de leur autorité sur les petits roumains de 8/12ans dans le métro mais en ce qui concerne les grands délits toujours aussi inéfficaces et absents ... Seuls les défavorisés, comme d’habitude , seront encore les victimes de cette police et répression . Car Si ils en avaient les moyens ils prendraient leur voiture plutot que toujour les memes trains /métro pour se déplacer .... Les seules silhouettes repérées ne seront pas cellles des chefs du grand banditisme mais celles de leur victimes tributaires des transports en communs et transfontaliers .
J’ai remarqué que les panneaux indiquant notre "entrée dans une zone de vidéo-protection" étaient installés assez haut…à moins de mesurer 2m30 ou d’être au volant d’un bus ces panneaux sont peu visibles (place du Berry notamment).
De plus, c’est chouette de se sentir euh protégé en centre-ville…c’est sans doute ce que se disait ce docteur, agressé en sortant de son travail, il y a quelques jours, dans un endroit bien connu pour être "peu sûr", sans lumière, à l’abri de tout regard et objectif…
C’est vrai ca, y’en a que pour les bourges du centre ville. Nous aussi les pauvres de la banlieue, on en veut des cameras, et partout ! Plutot que de construire un palais des sports à la con, il vaudrait mieux mettre plus de cameras pour qu’on puisse sortir de chez soi tranquille.
J’imagine que ce message est ironique.
Nous aussi les pauvres de la banlieue, on en veut des cameras, et partout !
Bon, c’est quoi la banlieue de Bourges ? Certainement pas le Prado ;-)
Sinon, un truc est certain, c’est que les caméras sont censées être pour tout le monde. Mais si on faisait un sondage, je ne suis pas sûr que c’est ce que "les pauvres" comme vous dites qui les demanderaient...
J’ai remarqué que les panneaux indiquant notre "entrée dans une zone de vidéo-protection" étaient installés assez haut…à moins de mesurer 2m30 ou d’être au volant d’un bus ces panneaux sont peu visibles (place du Berry notamment).
Oui, c’est une technique bien française : planquer les caméras discrètement tout en essayant de respecter la législation. Nos amis britanniques, qui sont les rois de la vidéo-surveillance, mettent bien en évidence cette vidéo-surveillance en affichant partout des petits autocollants jaunes que l’on peut difficilement manquer. Et c’est très logique, puisque pour les partisans de la vidéo-surveillance, elles sont censées être dissuasives. Or, elle ne dissuaderont pas grand monde si on ne sait pas qu’on est filmé...
De plus, c’est chouette de se sentir euh protégé en centre-ville…c’est sans doute ce que se disait ce docteur, agressé en sortant de son travail, il y a quelques jours, dans un endroit bien connu pour être "peu sûr", sans lumière, à l’abri de tout regard et objectif…
Oui, enfin, ça prouve juste que la sécurité à 100% n’existe pas et que ce n’est pas quelques caméras qui changent les choses. Maintenant, dire que le Prado est peu sûr, faut pas exagérer. Bourges est très loin d’être une ville dangereuse comme la mise en place des caméras pourrait le laisser penser. Cette paranoïa berruyère de l’insécurité est risible. Mais bon, il y en a qui s’en mettent dans les poches (les vendeurs de caméras) et d’autres à qui cela rapporte des voix aux élections. Et certainement bien d’autres à qui cette "peur dans la ville" profite. Il ne faut pas être naïf...
« Oui, c’est une technique bien française : planquer les caméras discrètement tout en essayant de respecter la législation. »
Mister K, vous êtes ridicule. Si on veut que ca soit efficace, mieux vaut ne pas trop signaler qu’il y a des caméras, sinon les délinquants iront faire leur méfaits ailleurs.
C’est comme les radars, ils seraient beaucoup plus efficaces s’ils n’étaient pas signalés.
Quant au quartier du Prado, vous ne devez pas y habiter pour dire que « Maintenant, dire que le Prado est peu sûr, faut pas exagérer. »
Mister K, vous êtes ridicule. Si on veut que ca soit efficace, mieux vaut ne pas trop signaler qu’il y a des caméras, sinon les délinquants iront faire leur méfaits ailleurs.
C’est comme les radars, ils seraient beaucoup plus efficaces s’ils n’étaient pas signalés.
J’en conclus que vous pensez que les caméras et les radars n’ont pas de vocation préventives...Je suis peut-être ridicule, mais j’essaie d’être logique. Il est difficile de défendre ce dossier des caméras pour leurs promoteurs tellement leurs arguments se contrarient sans cesse...
Quant au quartier du Prado, vous ne devez pas y habiter pour dire que « Maintenant, dire que le Prado est peu sûr, faut pas exagérer. »
Non, effectivement, je n’y habite pas. Mais j’habite et j’ai habité dans des coins nettement plus dangereux ***potentiellement***. En gros, je ne connais pas que le Prado...Bref, il faut relativiser. Bourges, c’est pas Chicago, ni Paris, ni même Orléans. Le Prado, ça craint peut-être...mais à Marseille ;-)
(PS : pour les hypothétiques lecteurs marseillais, je ne connais pas le Prado à Marseille et c’est peut-être très tranquille...)
le but d’un radar n’est pas de verbaliser, mais d’obliger le conducteur à respecter la limitation de vitesse, sinon avertit et en infraction le conducteur se voit verbalisé ... ça s’appelle donc de la prévention ... si le radar se cache derrière un buisson pour faire respecter une limitation de vitesse dans une ligne droite, ça devient du racket plus de la prévention ... l’histoire des caméras est déplorable, on ne peut obtenir de "sécurité totale" partout, d’ailleurs que cela veut-il dire ? ce n’est sûrement pas en mettant des caméras qu’on empêchera un passage à l’acte (peut être de manière plus élaborée pour ne pas "être vu"), à moins d’en mettre partout, avec le personnel derrière l’écran et prêt à intervenir tout de même !! ... l’délire !! et les gens se déguiseront pour ne pas être vus, rendant encore plus improbable l’identification ... n’importe quoi, on est en plein 1984 ... mais de loin les meilleurs délateurs et surveillants sont les enfants, ils ne laissent rien passer s’ils sont bien dressés ! ... bon sinon pour revenir au sujet, est-il nécessaire d’augmenter la sécurité à Bourges, et cela nécessite-t-il la mise en place de caméras de vidéosurveillance ?!!! Ne serait-il pas plus judicieux de mettre cet argent pour développer la qualité de vie à Bourges, développer des services peut être manquants ... bref renforcer la cohésion plutôt que la méfiance et/ou le rejet ...
Tout a fait d’accord. Les cameras c’est fait pour attraper les delniquants, pas pour les envoyer faire leurs conneries plus loin. Comme d’habitude,Lepeltier fait tout pour rassurer les bourges du centre ville qui sont ses electeurs. les autres on qu’a se demerder.
Pour avoir travaillé il y a quelques années dans le batiment de ce médecin, je peux vous dire qu’il ne fait pas bon être une jeune fille seule à la tombée de la nuit, vers les escaliers derrière les réserves de Leclerc. Cependant, il ne faut en effet pas dramatiser. peut-être qu’un éclairage plus important suffirait amplement à dissuader. Personnellement un bon éclairage public me semble être déjà bien
A l’heure du toujours plus sécuritaire, il reste heureusement quelques esprits éclairés pour se poser quelques questions. C’est le cas de deux sénateurs, Jean-Patrick Courtois (UMP) et Charles Gautier (PS), qui proposent onze recommandations concernant l’information du public, l’exercice des libertés individuelles et la clarification du régime juridique complexe qui encadre les dispositifs de vidéosurveillance.
Si on est très loin d’une remise en cause de ces dispositifs, leur prolifération et la faiblesse du cadre juridique actuel semble évident. Les sénateurs s’inquiètent des évolutions technologiques avec l’apparition de « systèmes de vidéosurveillance biométriques ou intelligents ». Pour eux, « ces nouveaux systèmes déplacent nombre d’interrogations sur les libertés, en diminuant certains des risques traditionnels (allègement de la charge de la surveillance tant sur le plan spatial que temporel) et en créant dans le même temps de nouveaux risques (risque de stigmatisation discriminante de certaines catégories de population, émergence de nouvelles finalités, disproportion des moyens employés ».
Les sénateurs proposent de « Réunir sous une seule autorité, la CNIL, les compétences d’autorisation et de contrôle en matière de vidéosurveillance ». Si la faiblesse des moyens de la CNIL est souligné, fort peu de solutions sont proposées pour les augmenter, si ce n’est par la création d’antennes régionales.
Le rapport est particulièrement sévère pour le système dans le domaine de la prévention de la délinquance : « les études disponibles semblent indiquer que la vidéosurveillance n’a qu’un faible impact sur la délinquance dans les espaces complexes et étendus. » Il souligne « les effets de report de la délinquance vers les zones non placées sous vidéosurveillance. » Il préconise des systèmes « avec enregistrement mais sans visionnage en temps réel (...) Les images ne seront consultées qu’en cas de commission d’une infraction dans le cadre d’une procédure judiciaire. Ce système coûtera moins cher et posera moins de problème au regard des libertés publiques. »
Les sénateurs proposent d’améliorer l’information du public « par une signalisation effective sur la voie publique, par la mise en ligne de cartes indiquant les zones de la voie publique placées sous vidéosurveillance, par la présentation chaque année d’un rapport d’activité de l’ensemble des systèmes de vidéosurveillance au conseil municipal ou au conseil communautaire, et par la mention de la durée de conservation des images sur les panneaux signalant un système de vidéosurveillance. »
Loin de remettre en cause la vidéosurveillance, ce rapport pointe néanmoins les faiblesses du système et les risques qu’il fait peser sur les libertés individuelles
Pour en savoir plus :
Rapport d’information n° 131 (2008-2009) de MM. Jean-Patrick COURTOIS et Charles GAUTIER, fait au nom de la commission des lois, déposé le 10 décembre 2008
Textes soulignés par nous. Un article plus complet sera publié ultérieurement.
Si la faiblesse des moyens de la CNIL est souligné, fort peu de solutions sont proposées pour les augmenter, si ce n’est par la création d’antennes régionales.
Attention ! L’implantation de ces nouvelles sortes d’antennes risque encore d’entraîner des réactions.. ;-)
Drame évité de justesse.
Un homme armé d’un pistolet a dernièrement été interpelé, après que des policiers municipaux l’eurent remarqué sur leurs écrans de contrôle.
Immédiatement alertée, une patrouille de la police nationale est rapidement arrivée sur les lieux, et a immédiatement interpelé l’individu.
Une fois maîtrisé, celui-ci s’est vu confisquer son pistolet ainsi que ses munitions : des billes de la même matière que l’arme, du plastique.
L’efficacité des caméras de surveillance a encore une fois été démontrée. D’ailleurs plus personne n’a l’idée de les remettre en cause.
Voir en ligne : NR du 04/12/08
Voici que Roland Narboux sur son site propose cette panacée que sont les caméras de "vidéo-protection" pour surveiller également les marais.
Un extrait de la brève :
"[...] ce sont à nouveau des cabanes en feu, en particulier vers le chemin des Prébendes. La police semble impuissante face à l’action, selon les maraîchers, de certains personnes marginalisées. Il y a très peu d’entrées dans les Marais, il faudra peut être un jour se rabattre sur des caméras ?"
... et après les marais ? ;-)
En cet été 2008, les caméras de vidéosurveillance ont montré la force de leur effet de dissuasion. En effet, sans elles, nous aurions subi de graves agressions. Le 18 Juillet, un joggeur a échappé à un tabassage en règle dans le quartier du Val d’Auron. Le 24 Août, deux jeunes qui sortaient de boite de nuit ont évité une rixe au couteau en plein centre historique.
La démonstration est maintenant faite : grâce aux caméras, les voyous réflechissent à deux fois avant de commettre leurs méfaits et ne passent plus à l’acte. Il fallait que ce soit dit : il n’y a plus de sentiment d’insécurité à Bourges.
Quatre mois après l’installation des caméras, le "Comité d’éthique" vient d’être mis en place.
Président : Serge Lepeltier
Membres titulaires :
– Nathalie Bonnefoy
– Françoise Prevost
– Thierry Poisle
– Eric Maginiau
– Anne-Marie Guillonneau
Membres désignés :
– Yann Massina
– Josée Dewidehem
– Joël Alain
– Pierre Ferrand
– Philippe Girard
– Bertrand Couderc
– Gilles Oustalet
– Thierry Boyer
– Jean Baraud
– Christian Sibuet
– Noël Drif
– Isabelle Carlier
– Pierre-Charles Harry
– Monique Gueguen
– Aline De La Perrelle
Voir en ligne : Liste des membres du Comité d’éthique
Ah ben bravo le comité d’éthique ! Avec des noms comme ceux-là, on est en droit de se poser la question de son indépendance !
Avec un président qui n’est autre que le maire de Bourges, des gens de la FOL etc... on se dit que les magouilles seront bien gardées et étouffées s’il y en a !
Ridicule !
Tous ceux qui participent à cette merde ne sont que des tocards et des guignols.
Cher Jean-Michel Pinon,
En tant que conseillère municipale d’opposition, j’ai réclamé qu’un nouveau comité d’éthique existe, alors que sa mise en place avait été "oubliée" dans l’ordre du jour des premiers conseils municipaux du nouveau mandat de Serge Lepeltier. L’opposition avait souligné auparavant, dans le précésent mandat, l’importance de cette mise en place et de la présence de la Ligue des Droits de l’homme.
C’est la seule possibilité de relayer les informations, et les observations des citoyens. Ce qui a été publié comme informations l’a été sur ma demande.
Maintenant, il s’agit, et ce n’est pas si facile, de faire comprendre que, vu le coût de l’opération, il est bien normal qu’il y ait, comme le dit abondamment T. Poisle, quelques résultats, mais qu’il faudrait comparer avec les résultats qu’auraient obtenus des ASVP (VP, cela veut dire voie publique) s’ils avaient été sur le terrain réellement. Pour ma part, je crois plus à la présence humaine qu’aux caméras. Il Faudra aussi comparer les chiffres de la délinquance avec ou sans les caméras.
Parler de "prévention" me parait un abus de langage, tout au plus s’agit-il de dissuasion.
Alors, dans le comité d’éthique, tous tocards, tous des guignols ? Tant pis, je continuerai à penser qu’il faut y siéger.
Anne-Marie Guillonneau
Alors, dans le comité d’éthique, tous tocards, tous des guignols ? Tant pis, je continuerai à penser qu’il faut y siéger.
Les qualificatifs de "merde", "tocards" et "guignols" sont en effet ridicules, stupides, et surtout décrédibilisent le combat contre les caméras de surveillance. Mais il s’agit là de la marque de fabrique de JMP, comme on en trouve souvent (trop à mon gout, mais ca n’est qu’un avis personnel) dans l’Agitateur.
Le problème avec ce "comité d’éthique", c’est que vous risquez d’être victime du "syndrome Jack Lang" : après avoir participé à la commission chargée de proposer des modifications à la constitution, il ne pouvait que voter "oui" au Congrès, sauf à se dédire. Sa faute n’a pas été de voter "oui", mais de participer à la commission.
En participant au "comité d’éthique", vous acceptez de fait la présence des caméras, et vous ne vous préoccupez plus que de leur "contrôle". Et lorsque l’heure du "bilan" sera venue, Serge Lepeltier aura beau jeu de dire que l’opposition ne s’oppose plus aux caméras, puisqu’elle participe aux travaux du "comité d’éthique" sans rien y trouver à redire. Parceque comme vous le dites "vu le coût de l’opération, il est bien normal qu’il y ait, comme le dit abondamment T. Poisle, quelques résultats", et vous ne pourrez pas les contester ! Vous le confirmez d’ailleurs en disant "qu’il faudrait comparer avec les résultats qu’auraient obtenus des ASVP (VP, cela veut dire voie publique) s’ils avaient été sur le terrain réellement". Il "faudrait", mais vous ne pourrez pas ! Avec des "si", on mettrait Bourges en bouteille... et l’opposition aurait pu gagner les élections !
Les qualificatifs de "merde", "tocards" et "guignols" sont en effet ridicules, stupides, et surtout décrédibilisent le combat contre les caméras de surveillance. Mais il s’agit là de la marque de fabrique de JMP, comme on en trouve souvent (trop à mon gout, mais ca n’est qu’un avis personnel) dans l’Agitateur.
M, Javerliat, vous êtes très lisse et politiquement correct, tant mieux pour vous. Ces gens là sont des institutionnels, je ne leur fait pas confiance une seule seconde. Pas un seul monsieur tout le monde là dedans. Pas un ouvrier, pas un employé de bureau, pas une mère au foyer.
Par contre, des gens de la CCI, de la FOL, du secours polupaire... etc... bref, le microcosme de Bourges qui fait la pluie et le beau temps dans cette ville de vendus.
Marque de fabrique de JMP ? Et vous c’est quoi votre marque de fabrique ? Le retournement de veste ?
M, Javerliat, vous êtes très lisse et politiquement correct, tant mieux pour vous.
M, Pinon, je ne pense pas être ni "lisse" ni "politiquement correct". Mais "correct", j’essaie de l’être, histoire de ne pas trop décrédibilser mes propos (si crédibles soient-ils)
Ces gens là sont des institutionnels, je ne leur fait pas confiance une seule seconde. Pas un seul monsieur tout le monde là dedans. Pas un ouvrier, pas un employé de bureau, pas une mère au foyer.
Par contre, des gens de la CCI, de la FOL, du secours polupaire... etc... bref, le microcosme de Bourges qui fait la pluie et le beau temps dans cette ville...
Reconnaissez que ça fait un peu plus avancer le débat que « Tous ceux qui participent à cette merde ne sont que des tocards et des guignols », non ?
...dans cette ville de vendus.
Aïe ! ca recommence ;-)
Et vous c’est quoi votre marque de fabrique ? Le retournement de veste ?
Pourriez-vous développer ?
Je n’ai plus la patience d’être correct avec ces gens-là. Et cela ne va pas s’arranger avec le temps, croyez-moi ! cela va être de pire en pire. Que les Bensac, Lepeltier, Bergère, Narboux Chebili, Colling, Pobeau, Meilland et compagnie soient prévenus ! J’ai la bave aux lèvres, les yeux tirés de leurs orbites, le ventre creux et l’envie de buter tout le monde !
Reconnaissez que ça fait un peu plus avancer le débat que « Tous ceux qui participent à cette merde ne sont que des tocards et des guignols », non ?
Et oui, ça,
Ces gens là sont des institutionnels, je ne leur fait pas confiance une seule seconde. Pas un seul monsieur tout le monde là dedans. Pas un ouvrier, pas un employé de bureau, pas une mère au foyer. Par contre, des gens de la CCI, de la FOL, du secours polupaire... etc... bref, le microcosme de Bourges qui fait la pluie et le beau temps dans cette ville...
c’est la traduction de ça :
« Tous ceux qui participent à cette merde ne sont que des tocards et des guignols »
...dans cette ville de vendus.
Bref, je dis de deux façons différentes la même chose. Cela ne fait donc pas plus avancer les choses commes vous dites ; Cela les précise.
Aïe ! ca recommence ;-)
Cela fait un certain nombre d’année que je cotoie un certain nombre de personnes et c’est pourtant ce que j’ai constaté, que cela vous plaise ou non, c’est la réalité du quotidien berruyer.
Et vous c’est quoi votre marque de fabrique ? Le retournement de veste ?
Pourriez-vous développer ?
non, je ne peux pas, c’est hors sujet, mais on aura peut être l’occasion d’en parler dans un cadre plus privé.
J’ai la bave aux lèvres, les yeux tirés de leurs orbites, le ventre creux et l’envie de buter tout le monde !
Prévenez-moi quand vous passez à l’acte, que j’évite de sortir ;-)
Plus sérieusement, et puisque "cela ne va pas s’arranger avec le temps, croyez-moi ! cela va être de pire en pire", il est important, à mes yeux, d’éviter tout dérapage qui décrédibiliserait les propos tenus dans l’Agitateur. D’un autre côté, c’est votre webzine, vous faites bien ce que vous voulez. Personne n’est obligé d’y participer non plus !
non, je ne peux pas, c’est hors sujet
Pourquoi l’avez-vous abordé, si c’est hors sujet, alors ? Un peu bas de lancer une accusation en l’air, non ? On dirait du Bensac à bout d’arguments et qui tente d’allumer un contre-feu ;-)
Pourquoi l’avez-vous abordé, si c’est hors sujet, alors ? Un peu bas de lancer une accusation en l’air, non ? On dirait du Bensac à bout d’arguments et qui tente d’allumer un contre-feu ;-)
Parce que vous avez écrit que ma marque de fabrique (près de 400 articles sans les brèves ni la version papier des premières années) c’était d’insulter les connards (oui oui aï ça recommence, c’est le syndrome de tourette). Je vous répond que la votre c’est peut-être de retourner votre veste, et puisque vous insistez, deux exemples : votre relation de votre boite avec la mairie de bourges, et votre abandon du modem et de F. Bayrou (au lieu de faire virer tanton qui prend en otage la section de bourges).
Parce que vous avez écrit que ma marque de fabrique (près de 400 articles sans les brèves ni la version papier des premières années) c’était d’insulter les connards
Je vous faisais surtout remarquer qu’insulter des "connards" (ou pas, d’ailleurs) était contre-productif. Le fait que vous soyez un des fondateurs de l’Agitateur et l’auteur de « près de 400 articles sans les brèves ni la version papier des premières années » ne vous mets pas à l’abri des critiques, ou alors, il faut prévenir. Par contre, cela devrait vous prémunir des attaques ad hominem.
votre relation de votre boite avec la mairie de bourges,
Voilà, on y arrive !
Concernant mes relations professionnelles avec la mairie de Bourges :
J’ai été retenu lors d’un appel d’offres en 1997 (11 ans déjà) pour créer le site de la ville, alors que je n’avais jamais rencontré S. Lepeltier, qui était au début de son premier mandat. Donc, si vous voulez insinuer que j’aurais utilisé mes relations pour obtenir ce contrat, vous avez tout faux.
Après la mise en ligne du site, en 1998, j’ai hébergé celui-ci jusqu’en 2005. En effet, à cette date, et bien qu’il s’agisse d’un client, je n’ai pas hésité à participer à la critique du choix municipal du logiciel propriétaire face au logiciel libre. En faisant celà, je m’exposais, en toute connaissance de cause, à une sanction, ce qui n’a pas tardé : Bourges.net a été viré des fournisseurs la mairie. Vous conviendrez que j’ai ainsi montré que je ne faisais pas partie des "vendus", comme vous dites, et que je mettais les deniers du contribuable avant les miens. Si je n’avais rien dit, la mairie aurait sûrement été cliente quelques années supplémentaires (du moins jusqu’aux caméras de surveillance ;-).
Voila pour la mairie.
et votre abandon du modem et de F. Bayrou
J’ai en effet adhéré au Modem, car le projet présidentiel de F. Bayrou, face à un UMP liberticide et un PS en déliquescence me séduisait. C’est mon droit, et je n’en n’ai pas fait mystère. Seulement, F. Bayrou a fait partie de ceux qui ont voté un amendement à la constitution permettant d’adopter le Traité de Lisbonne sans être obligé de passer par la voie référendaire. Il y a des choses avec lesquelles je ne transige pas, et le respect du vote souverain du peuple en fait partie. J’ai donc démissionné du Modem dès le lendemain, F. Bayrou ayant fait la preuve qu’il ne respectait pas plus les citoyens qu’un N. Sarkozy ou une S. Royal dont le parti a massivement voté cet amendement.
Voila pour le modem.
(au lieu de faire virer tanton qui prend en otage la section de bourges)
Vous me prêtez là un pouvoir qu’un simple militant ne pouvait avoir, non ? Et encore une fois "tanton qui prend en otage la section de bourges" me semble un excès de langage (à moins de considérer qu’être président d’une section de parti politique soit une prise d’otages ;-).
Je vous faisais surtout remarquer qu’insulter des "connards" (ou pas, d’ailleurs) était contre-productif. Le fait que vous soyez un des fondateurs de l’Agitateur et l’auteur de « près de 400 articles sans les brèves ni la version papier des premières années » ne vous mets pas à l’abri des critiques, ou alors, il faut prévenir. Par contre, cela devrait vous prémunir des attaques ad hominem.
Je n’ai pas trop envie d’être très "productif" ou "constructif" en ce moment quand je vois la politique totalement destructive de sarko au niveau national et des amis de Serge Lepeltier au niveau local, mais aussi de la pitoyable opposition de gauche à Bourges. Si vous avez encore la force ou l’envie de discuter avec ces gens, ce n’est plus mon cas.
Pour le reste, rien à ajouter.
Par contre, cela devrait vous prémunir des attaques ad hominem.
euh, non, je fais ce que je veux.
euh, non, je fais ce que je veux
Respectez au moins votre charte : « s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement »
« Tous comme les articles, les messages comportant des attaques personnelles, des propos obscènes, publicitaires, racistes ou antisémites seront supprimés par les administrateurs. »
Respectez au moins votre charte : « s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement »
« Tous comme les articles, les messages comportant des attaques personnelles, des propos obscènes, publicitaires, racistes ou antisémites seront supprimés par les administrateurs. »
Ben, non, j’ai pas envie.
Vous me prêtez là un pouvoir qu’un simple militant ne pouvait avoir, non ? Et encore une fois "tanton qui prend en otage la section de bourges" me semble un excès de langage (à moins de considérer qu’être président d’une section de parti politique soit une prise d’otages ;-).
oui, enfin ce que je vois c’est que le MODEM de Bourges est totalement formaté pour Serge Lepeltier il n’a pas l’esprit critique du MODEM national à l’égard de l’UMP. son foctionnement s’apparente plutôt à celui du "Nouveau centre" construit par Sarko.
son foctionnement s’apparente plutôt à celui du "Nouveau centre"
Vous me prêtez là un pouvoir qu’un simple militant ne pouvait avoir, non ?
C’est toute la différence avec la conception que j’ai. Un simple citoyen ne doit pas se contenter de la place qu’on lui accorde. Il doit bousculer l’ordre établi. C’est encore plus vrai pour un simple militant.
Cher Monsieur Javerliat,
Vous dites :
"Le problème avec ce "comité d’éthique", c’est que vous risquez d’être victime du "syndrome Jack Lang" : après avoir participé à la commission chargée de proposer des modifications à la constitution, il ne pouvait que voter "oui" au Congrès, sauf à se dédire. Sa faute n’a pas été de voter "oui", mais de participer à la commission."
Je vous l’ai déja dit, le pire n’est jamais sûr. Pour ma part, je me réveille encore chaque matin en sachant que je suis de gauche. Il ne me vient pas à l’idée de laisser tous les pouvoirs à la droite au sein de ce comité d’éthique, pas plus qu’il ne me vient à l’idée d’abandonner ma place d’élue d’opposition au sein du conseil municipal. Dans le dernier compte-rendu du comité d’étique, mes positions sont du reste clairement exprimées, et y siéger ne me rend complice de rien, il s’agit simplement d’exercer un mandat donné par les électeurs.
Anne-Marie Guillonneau
Réponse des petits socialistes proches de Ségolène dans Le Monde du 29 juillet, à propos de l’opportunité de voter oui ou non à la constitution de Sarko :
Nous serons courts. La gauche ne doit pas s’abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s’opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.
(...)
Nous voyons en effet peu à peu s’esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.
(...)
La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu’ils consentent aux règles du jeu qu’elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure.
(...)
En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation.
(...)
endant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l’éducation, cadres pressurés par l’augmentation du forfait jours, accords d’entreprises d’autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d’être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d’une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l’avenir quand tout semble joué et que les réseaux d’influence et de cooptation l’emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n’est que le début. C’est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu’une autre politique est possible.
La politique d’un tel pouvoir ne se divise ni ne s’épluche comme les quartiers ou la peau d’une orange. Elle est un bloc. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle se présente et qu’elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste.
(...)
je me reconnais tout à fait dans ces passages. Cette politique de la droite au niveau national se retrouve également très largement au niveau local. Voilà pourquoi je dis à la gentille opposition de gauche à Bourges qu’il faut qu’elle sorte ENFIN les gourdins et qu’elle commence ENFIN à ratonner un max, au lieu d’essayer de négocier quoique ce soit ! une OPPOSITION, une VRAIE, Y’en a MARRE !
Je vous l’ai déja dit, le pire n’est jamais sûr.
Les caméras, c’est déjà le pire, et c’est arrivé.
Pour ma part, je me réveille encore chaque matin en sachant que je suis de gauche.
Grand bien vous fasse. Si vous sous-entendez par là qu’il suffirait d’être de gauche pour être opposé à la vidéosurveillance, que ne l’avez-vous pas dit haut et fort durant la campagne des municipales ! Désolé, mais il y a beaucoup de "villes de gauche" sous vidéosurveillance.
Il ne me vient pas à l’idée de laisser tous les pouvoirs à la droite au sein de ce comité d’éthique.
Ah, et quels sont vos "pouvoirs" dans ce comité (4 élus de la majorité, une élue d’opposition) ?
Dans le dernier compte-rendu du comité d’étique, mes positions sont du reste clairement exprimées
Et on les trouve où, ces positions ?
Pour "régler" ces problèmes de délinquance, Salbris cède aussi aux sirènes de la vidéo-surveillance. Dans son bulletin de Juin, le maire, Pierre Albertini annonce, sur "suggestion" du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), la mise en place d’un système de videosurveillance.
Voir en ligne : Salbris Informations.
A Salbris, il faut relativiser, les 2 ou 3 caméras sont tournées sur des armoires d’éclairage public que des gamins vandalisent tout les soirs pour mettre leurs aires de jeux dans le noir. Ils arrivent à ouvrir des armoires théoriquement blindées...
Je suis totalement opposé à la vidéo surveillance, mais, voir des gamins de 14 ans qui passent la nuit dehors et tripatouillent des armoires électriques m’inquiètent encore plus. Il parait qu’ils s’attaquent aussi aux feux de signalisation routière. Ce doit être drôle de mettre tous les feux au vert en même temps...
Devant certain type de délinquance, il faut trouver des outils pour protéger les délinquants de leur propre bêtise !
A Salbris, il faut relativiser, les 2 ou 3 caméras...
Les caméras, c’est comme les cigarettes : faut pas commencer, sinon, on peut plus s’arrêter !
Je suis totalement opposé à la vidéo surveillance
Faut croire que non, sinon vous n’en mettriez pas !
voir des gamins de 14 ans qui passent la nuit dehors
Et en quoi les caméras vont-ils les en empecher ? Ne serait-ce pas plutot le travail de la police ou des services sociaux, si les parents sont défaillants ?
Il parait qu’ils s’attaquent aussi aux feux de signalisation routière.
Il parait, ou c’est sûr ?
il faut trouver des outils pour protéger les délinquants de leur propre bêtise !
A bêtise, bêtise et demi ! Autrement dit, réponse stupide à problème réel...
J’adore ta réponse de petit bourgeois gauchiste plein de principes qui ne doit pas souvent mettre les pieds sur le terrain.
Tu ne lis par la presse du 41, alors pour ton info, il y a eu, (ou il y aura) recrutement d’un coordinateur social pour expliquer à ces jeunes que c’est pas bien de court-circuiter les armoires électriques et d’entrer dans les transfos. Pour aussi je pense faire un vrai travail de fond. Il s’agit de jeunes totalement déstructurés dont les parents ne se sont jamais occupés.
Multiplier les flics comme tu le proposes n’est pas une solution, les réponses pénales ne sont pas adaptées, le séjour au trou transforme une petite frappe en délinquant, tes recrutements de flics non merci ! On vient de le voir trop souvent à Salbris ! Si tu connais pas trop les flics, je t’explique, leur but c’est de choper les gamins et de les mettre en cabane.
On parle d’une ville de 6000 habitants qui veut faire de la prévention pour limiter le vandalisme et éviter que des gamins ne s’électrocutent.
La vidéo pour rassurer les bourgeois et les faire voter UMP non merci, votre combat est juste et nécessaire, mais inutile de jouer les ayatollahs, la vidéo est un outil qui dans certaines circonstances peut s’avérer utile. Le coordinateur social que la ville a (ou va) recruter ne va pas tout résoudre en 1 jour. Si un gamin s’électrocute demain par ce qu’au nom des libertés publiques la vidéo a été écartée, tu seras satisfait ? Ici, tous les anciens de la CNT et de la LCR disent que c’est peut-être adapté. Je t’assure que ça en devenait fou, trois ou quatre armoires ouvertes pour jouer aux jeux de lumières certaines nuits. Tout le monde était inquiet. Alors tes conseils de libertaire venu de Bourges...
la vidéo est un outil qui dans certaines circonstances peut s’avérer utile.
Moi, je veux bien, mais vous avez Superman à Salbris ? Non, parce que le temps que l’on voit les gamins ouvrir les armoires électriques, si ils doivent s’électrocuter, ce sera fait avant l’arrivée de la police. Moi, je dis ça, je dis rien.
Si un gamin s’électrocute demain par ce qu’au nom des libertés publiques la vidéo a été écartée, tu seras satisfait ?
Bon, ça ne s’adresse pas à moi, mais je répond. J’ai bien peur que l’on ne pourra que constater. Sauf si Superman habite Salbris, là, ça change évidemment tout.
Ici, tous les anciens de la CNT et de la LCR disent que c’est peut-être adapté.
Alors, si ils le disent, ça doit être vrai ;-) Quoi qu’il y a un "peut-être" ;-))
Alors tes conseils de libertaire venu de Bourges...
C’est vrai ça. Qu’est-ce que tu racontes étranger ? A Salbris, c’est pas comme ailleurs. Les caméras, on s’en sert à bon escient contre les électrocutions de gamins "totalement déstructurés dont les parents ne se sont jamais occupés". En plus la CNT et la LCR pensent que c’est peut-être adapté. Donc, toi, Libertaire, tais-toi. Tu dis n’importe quoi !
(bon, je crois qu’à Salbris ils ont aussi des pampers géantes)
Dans l’édition du jour du Berry Républicain, Thierry Poisle[1] tire un bilan satisfaisant des caméras de videosurveillance après 4 mois d’utilisation.
– Les caméras auraient « servi à plusieurs reprises à interpeller des individus en flagrant délit ».
– Des enregistrements auraient été communiqués à la police.
– Les caméras auraient repéré le couteau qu’un homme cachait sous son manteau.
– La mairie n’envisagerait pas d’augmenter le nombre des caméras.
– Aucune caméra n’aurait fait l’objet de dégradations.
La police souligne que si la délinquance durant le dernier Printemps de Bourges a baissé, cela « est lié à la météo, au renfort policier mais peut-être aussi aux caméras »
A noter que les zones surveillées ne sont toujours pas signalées au public, et que le comité d’éthique n’est toujours pas installé.
[1] adjoint au maire chargé de la prévention et de la sécurité
Voir en ligne : Les caméras nous protègent-elles ?
A noter que les zones surveillées ne sont toujours pas signalées au public...
Dans l’article du BR de ce jour (p7) Thierry Poisle signale que l’installation de 55 panonceaux devrait être effectuée dans quelques jours.
...et que le comité d’éthique n’est toujours pas installé.
Le même Thierry Poisle affirme le contraire : "Depuis l’installation des caméras un comité d’éthique de la vidéo-protection a été mis en place. Il regroupe des élus de la majorité, un élu de l’opposition, le bâtonnier...Ce comité était une recommandation du cabinet conseil qui a accompagné la mairie de Bourges dans l’installation du système vidéo. Il a pour mission de vérifier le bon fonctionnement du système, de penser aux possibles évolutions. Les membres ont aussi la possibilité d’aller visionner les images au centre de supervision pour voir si tout se fait dans les règles. Nous voulons par exemple bien connaître toutes les dispositions pour être sûrs que la mise à disposition des images aux autorités judiciaires se fait bien dans les normes."
Alors info ou intox ? wait and see... répondraient les caméras ;-)
Disons que pour l’instant, avant l’installation de ces panonceaux, la Mairie dit par la voix du Berry " D’ici quelques jours, cinquante-cinq panneaux seront donc installés à proximité des trente-sept caméras dont l’emplacement est rendu public sur le site internet de la mairie"
Ok, donc si on récapitule : 37 caméras, 12 sites, 55 panneaux....La question que je me pose, c’est : mais pourquoi ne pas avoir fait 37 panneaux sous chaque caméras et indiquer sur le site de la Mairie, les 37 caméras... On y verrait plus clair.
De plus, la Mairie, par la voix de ce même n° du Berry dit " Les gens qui se trouvent dans la zone filmée doivent être prévenus. C’est pourquoi il existe les panneaux à l’entrée de la ville, mais nous avons décidé d’aller plus loin en installant des panneaux près de chaque caméra" . Donc, la Mairie prétend qu’elle fait plus que la législation, ceci dans l’intérêt de la transparence, du droit à chacun de savoir qu’il est filmé. A voir, comment ces 55 panneaux informatifs indiqueront le lieu de la caméra.
Autre question qui me vient à l’esprit : les caméras de "vidéoprotection" du site de la Cathédrale ont-elles filmé les coups de matraque de la police qu’ont reçu les lycéens qui fêtaient le bac ? La police affirme le contraire : Le Berry de dimanche 6/07/08 : Ils fêtent le bac et reçoivent des coups de matraque
Ducoup les caméras pourraient ducoup servir à établir la vérité ?
Je précise, Mercure, que je me joins à votre post, mais c’est juste pour la logique de la discussion, je ne vous pose pas la question. ;-)
Je précise, Mercure, que je me joins à votre post, mais c’est juste pour la logique de la discussion, je ne vous pose pas la question.
Je ne répondrai certainement pas à la question à la place des intéressés et puis vous avez raison d’apportez ce questionnement supplémentaire sur l’utilisation des caméras lorsque des forces de police sont concernées. J’ajoute qu’en général, j’aime bien votre logique... ;-)
C’est quoi, ça, cet article dans le Berry Républicain du lundi 7 juillet 2008 ? Une page complète pour ne rien dire : pourquoi ne pas avoir mis un bandeau "publi-rédactionnel" ? Certes, la journaliste pose des questions à l’adjoint chargé de "la prévention et de la sécurité", mais... mais...
Oui, bien sûr, y’a une question sur la linguistique : "vidéo-protection" et "vidéo-surveillance"... Y’a aussi une question sur les lieux d’implantation des caméras "avec le recul" (qui date du printemps – tu parles d’un recul)
Thierry Poisle dit que le système des caméras c’est pour permettre « à la police municipale d’avoir un train d’avance sur les personnes qui pourraient avoir de mauvaise intentions. »
La sécurité, dans la ville de Bourges, ce n’est pas la police nationale ?... c’est la police municipale ? A lire le Berry Républicain au fil des jours, ça ne semble pas évident... D’autant plus que dans la même page du BR de lundi, on lit que les policiers municipaux sont tellement compétents qu’ils n’auraient pas repéré un couteau caché sous un manteau, alors qu’une caméra bionique l’avait soi-disant détecté...
Et encore une fois on reste dans le flou. Thierry Poisle suit l’exemple de Serge Lepeltier (cette machine-intelligence-impeccable, selon monsieur Bensac). Les sites ont été choisi parce que sur ces sites, il y avait « des problèmes »... Lesquels ? mais putain de bordel de merde, lesquels ? on ne le sait toujours pas !..
Excuses, j’me reprends... Zut, je voulais dire.
« Pour Thierry Poisle, les caméras ont servi à plusieurs reprises à interpeller des individus en flagrant délit. »
Wahouh ! à plusieurs reprises ?... on pourrait savoir ce que sont ces interpellations ? Ça doit être des interpellations qui relèvent du secret-défense pour qu’on n’ait pas daigné informer ces ploucs de journaleux berrichons.
Ou alors, ce n’est rien ?... puisque de toute façon c’est très exceptionnellement que les images ont été transférées au commissariat de police. Tiens, au fait ? dans quels cas ? on pourrait savoir ?
Thierry Poisle semble respirer une certaine honnêteté – mais faut croire que côtoyer Fromion et Lepeltier, ça aide fortement à apprendre à manier la langue de bois. Et on peut regretter que la journaliste signant l’article se soit contentée de réponses sans faits concrets.
Et l’opposition municipale, là dedans ? Personne ne peut me répondre ? Comment ça, vous voyez pas ce que je veux dire ? Vous vous foutez de ma gueule ? Oh, excuses, autant pour moi, je me suis mal exprimé. Et l’opposinaction municipale là dedans ? Ah, je vois que là, on se comprend...
Cher Cyrano, encore une fois, et désolé de me répeter, vous n’avez rien compris ;-)
– La mairie dit que les caméras c’est bien
– Le Berry dit que la mairie dit que les caméras c’est bien
– L’opposinaction ne dit rien parcequ’elle pense que ses électeurs lisent le Berry qui dit que la mairie dit que les caméras c’est bien.
Conclusion : il faut être content d’avoir des caméras de vidéo-surveillance, tout le monde vous le dit ! Vous êtes bouché, ou quoi ?
Par contre, si vous voulez, y’a un truc qui rassemble du monde contre lui, c’est les antennes maléfiques de l’église St Henri. Là, vous pouvez y aller, ca proteste, ça manifeste ! Et malheur à ceux qui n’y voient que de l’obscurantisme technologique, qu’ils soient damnés jusqu’à la vingtième génération ! Les anti-antennes maléfiques devraient pourtant se renseigner : les 37 caméras de vidéosurveillance disposent chacune d’une antenne de même puissance que celles des téléphones. 37 emetteurs de plus, ça devrait leur causer, non ? D’un autre côté, y’en n’a pas dans leur quartier. De là à dire que ça ne les concerne pas...
PS : ma proposition tient toujours ;-)
Alors là, par contre, excuses ! et vous devriez avoir honte d’en rire, Mr Javerliat ! Les antennes sont vraiment maléfiques, et ça j’y crois, car... elles donnent des maux de tête même lorsque elles ne sont pas installées (plus des fausses-couches, des troubles de l’érection, etc.). Ah ! et toc, et oui ! Y’en a qui ont eu des migraines préventives (par "principe de précaution", en somme ?!), alors si ce n’est pas un truc maléfique, c’est koi ?
« L’opposinaction ne dit rien parce qu’elle pense que ses électeurs lisent le Berry qui dit que la mairie dit que les caméras c’est bien. »
Je commence à comprendre... Pour l’opposinaction, cette affaire de 1.200.000 euros semble pliée. Oh, on va encore entendre un p’tit gémissement furtif au sujet du comité d’éthique, puis dans quelques mois, peut être, un dernier râle au sujet des horaires de travail des matons mateurs de caméras. Et dans un an, on aura une intervention musclée de cette opposinaction s’insurgeant contre le manque de soin apporté à l’entretien des caméras...
Dans son édition du 23/07/08, la Nouvelle République, afin de ne pas se faire distancer par le Berry Républicain, y va de son publireprtage en faveur des caméras de vidéo-surveillance. Comme pour son concurrent, l’article rapporte, sur 1/4 de page, la satisfaction de Thierry Poisle, le porte-parole officiel sur le sujet, qui dresse « un premier bilan positif » de l’action des caméras.
« C’est un système efficace », « on a moins de soucis », « Il y a un très bon partenariat avec la police nationale », « Nous avons d’ailleurs la possibilité technique de lui transférer les images en cas de besoin. » Bref, les caméras c’est génial, et il faut nous croire puisqu’on vous le dit. Mais la NR prend courageusement position et rajoute (sûrement pour reprendre la tête du concours du meilleur publi-reportage municipal) :
On peut effectivement s’étonner que certains lieux de rassemblement, comme l’esplanade Mendès-France, au Val d’Auron, où un jogger a été agressé samedi dernier, et où des jeunes évoluent (sans casque) sur des scooters, le week-end, au milieu des enfants, « échappent » aujourd’hui à la vidéo protection.
Bref, pour la NR, les caméras, c’est bien, mais la maire peut mieux faire ! Qu’elle se rassure (bien que la mairie se défende de vouloir augmenter le nombre de caméras), il y en aura bientôt une toute nouvelle installée sur la future passerelle de la gare.
Librement inspiré de "1984" de George Orwell, ARTE diffuse ce soir à 21H00 "BRAZIL" de Terry Gilliam, sorti en 1985. Bientôt 25 ans mais de plus en plus d’actualité.
Pour ceux que ça interesse :
Modification de la Loi n°95-73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité.
Article 10 Loi n°2006-64 du 23 janvier 2006
.
I. - Les enregistrements visuels de vidéosurveillance répondant aux conditions fixées au II sont soumis aux dispositions ci-après, à l’exclusion de ceux qui sont utilisés dans des traitements automatisés ou contenus dans des fichiers structurés selon des critères permettant d’identifier, directement ou indirectement, des personnes physiques, qui sont soumis à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
II. - La transmission et l’enregistrement d’images prises sur la voie publique, par le moyen de la vidéosurveillance, peuvent être mis en oeuvre par les autorités publiques compétentes aux fins d’assurer la protection des bâtiments et installations publics et de leurs abords, la sauvegarde des installations utiles à la défense nationale, la régulation du trafic routier, la constatation des infractions aux règles de la circulation ou la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol.
La même faculté est ouverte aux autorités publiques aux fins de prévention d’actes de terrorisme ainsi que, pour la protection des abords immédiats de leurs bâtiments et installations, aux autres personnes morales, dans les lieux susceptibles d’être exposés à des actes de terrorisme.
Il peut être également procédé à ces opérations dans des lieux et établissements ouverts au public aux fins d’y assurer la sécurité des personnes et des biens lorsque ces lieux et établissements sont particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol ou sont susceptibles d’être exposés à des actes de terrorisme.
Les opérations de vidéosurveillance de la voie publique sont réalisées de telle sorte qu’elles ne visualisent pas les images de l’intérieur des immeubles d’habitation ni, de façon spécifique, celles de leurs entrées.
Le public est informé de manière claire et permanente de l’existence du système de vidéosurveillance et de l’autorité ou de la personne responsable.
III. - L’installation d’un système de vidéosurveillance dans le cadre du présent article est subordonnée à une autorisation du représentant de l’Etat dans le département et, à Paris, du préfet de police, donnée, sauf en matière de défense nationale, après avis d’une commission départementale présidée par un magistrat du siège ou un magistrat honoraire.
L’autorisation préfectorale prescrit toutes les précautions utiles, en particulier quant à la qualité des personnes chargées de l’exploitation du système de vidéosurveillance ou visionnant les images et aux mesures à prendre pour assurer le respect des dispositions de la loi.
L’autorisation peut prescrire que les agents individuellement désignés et dûment habilités des services de police et de gendarmerie nationales sont destinataires des images et enregistrements. Elle précise alors les modalités de transmission des images et d’accès aux enregistrements ainsi que la durée de conservation des images, dans la limite d’un mois à compter de cette transmission ou de cet accès, sans préjudice des nécessités de leur conservation pour les besoins d’une procédure pénale. La décision de permettre aux agents individuellement désignés et dûment habilités des services de police et de gendarmerie nationales d’être destinataires des images et enregistrements peut également être prise à tout moment, après avis de la commission départementale, par arrêté préfectoral. Ce dernier précise alors les modalités de transmission des images et d’accès aux enregistrements. Lorsque l’urgence et l’exposition particulière à un risque d’actes de terrorisme le requièrent, cette décision peut être prise sans avis préalable de la commission départementale. Le président de la commission est immédiatement informé de cette décision qui fait l’objet d’un examen lors de la plus prochaine réunion de la commission.
Les systèmes de vidéosurveillance installés doivent être conformes à des normes techniques définies par arrêté ministériel, à compter de l’expiration d’un délai de deux ans après la publication de l’acte définissant ces normes.
Les systèmes de vidéosurveillance sont autorisés pour une dur ée de cinq ans renouvelable.
La commission départementale instituée au premier alinéa peut à tout moment exercer, sauf en matière de défense nationale, un contrôle sur les conditions de fonctionnement des dispositifs autorisés en application des mêmes dispositions. Elle émet, le cas échéant, des recommandations et propose la suspension des dispositifs lorsqu’elle constate qu’il en est fait un usage anormal ou non conforme à leur autorisation.
Les autorisations mentionnées au présent III et délivrées antérieurement à la date de publication de la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers sont réputées délivrées pour une durée de cinq ans à compter de cette date.
III bis. - Lorsque l’urgence et l’exposition particulière à un risque d’actes de terrorisme le requièrent, le représentant de l’Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent délivrer aux personnes mentionnées au II, sans avis préalable de la commission départementale, une autorisation provisoire d’installation d’un système de vidéosurveillance, exploité dans les conditions prévues par le présent article, pour une durée maximale de quatre mois. Le président de la commission est immédiatement informé de cette décision. Il peut alors la réunir sans délai afin qu’elle donne un avis sur la mise en oeuvre de la procédure d’autorisation provisoire.
Le représentant de l’Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police recueillent l’avis de la commission départementale sur la mise en oeuvre du système de vidéosurveillance conformément à la procédure prévue au III et se prononcent sur son maintien. La commission doit rendre son avis avant l’expiration du délai de validité de l’autorisation provisoire.
IV. - Hormis le cas d’une enquête de flagrant délit, d’une enquête préliminaire ou d’une information judiciaire, les enregistrements sont détruits dans un délai maximum fixé par l’autorisation. Ce délai ne peut excéder un mois.
V. - Toute personne intéressée peut s’adresser au responsable d’un système de vidéosurveillance afin d’obtenir un accès aux enregistrements qui la concernent ou d’en vérifier la destruction dans le délai prévu. Cet accès est de droit. Un refus d’accès peut toutefois être opposé pour un motif tenant à la sûreté de l’Etat, à la défense, à la sécurité publique, au déroulement de procédures engagées devant les juridictions ou d’opérations préliminaires à de telles procédures, ou au droit des tiers.
Toute personne intéressée peut saisir la commission départementale mentionnée au III de toute difficulté tenant au fonctionnement d’un système de vidéosurveillance.
Les dispositions du précédent alinéa ne font pas obstacle au droit de la personne intéressée de saisir la juridiction compétente, au besoin en la forme du référé.
VI. - Le fait d’installer un système de vidéosurveillance ou de le maintenir sans autorisation, de procéder à des enregistrements de vidéosurveillance sans autorisation, de ne pas les détruire dans le délai prévu, de les falsifier, d’entraver l’action de la commission départementale, de faire accéder des personnes non habilitées aux images ou d’utiliser ces images à d’autres fins que celles pour lesquelles elles sont autorisées est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende, sans préjudice des dispositions des articles 226-1 du code pénal et L. 120-2, L. 121-8 et L. 432-2-1 du code du travail.
VI bis. - Le Gouvernement transmet chaque année à la Commission nationale de l’informatique et des libertés un rapport faisant état de l’activité des commissions départementales visées au III et des conditions d’application du présent article.
VII. - Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article et notamment les conditions dans lesquelles le public est informé de l’existence d’un dispositif de vidéosurveillance ainsi que de l’identité de l’autorité ou de la personne responsable. Ce décret fixe également les conditions dans lesquelles les agents visés au III sont habilités à accéder aux enregistrements et les conditions dans lesquelles la commission départementale exerce son contrôle.
Voir en ligne : Legifrance
Dans le Berry Républicain de ce matin, on peut lire un article sur les 37 caméras vidéos. Dans l’article, un passage m’interloque un peu. Le journaliste parle de la "salle mystère" et des écrans de contrôle : « Nous avons été autorisés à pénétrer dans cette pièce après extinction des écrans de contrôle mais ça marche. »
« après extinction des écrans de contrôle »... Ainsi, la presse n’aurait même pas droit de voir ce qu’on voit sur ces putains d’écran ? Comment le journaliste peut-il alors faire son boulot et nous informer ?
L’opposition municipale a-t-elle demandé à voir la "salle mystère" et les écrans ? La municipalité a-t-elle publié quelque part les images de ce qui se voit depuis les caméras, pour donner une idée ? Quelle est la formation des matons mateurs ? qui sont ceux qui nous regardent vivre dans la ville ? Les caméras ont-elles enregistrés le rassemblement de samedi après midi, îlot Victor-Hugo ? y voit-on l’intervention des forces de police ? Qui empêche le maire de repérer tranquillement qui qu’était là ? La police peut-elle avoir accès aux images pour lister tranquillement les manifestants ? etc. etc.
Il y a un « comité d’éthique » constitué pour porter toutes ces interrogations, et transmettre les réponses. À l’évidence, la transparence ne semble pas la première des exigences dans cette affaire. Par ailleurs, il parait qu’il y a une opposition dans le conseil municipal. On va bien voir quelles actions elle va mener sur ce terrain, où sont en jeu rien moins que la défense des principes qui fondent la démocratie.
il parait qu’il y a une opposition dans le conseil municipal
Mort de rire ! A part JL Julien, personne ne s’oppose aux caméras au conseil municipal.
A part qui, vous dites ? c’est à dire ? Concrètement, il a fait quoi ? Il a pris quelle initiative ? Vous semblez mieux informé que moi sur ce sujet (et le suivre depuis le début).
c’est à dire ?
C’est à dire que c’est le seul qui était opposé aux cameras dans sa profession de foi durant les municipales, au contraire de la gauche désunie.
... et le suivre depuis le début
J’ignorais jusqu’à son existence avant les élections et depuis, je ne l’ai jamais rencontré. Rassuré ?
Houps ! sorry, mr javerliat : "le" suivre depuis le début : je parlais du sujet des caméras de vidéosurveillance, pas de Jean-Luc Julien !... C’est un sujet (la vidéosurveillance à Bourges) qu’effectivement vous suivez si j’en juge par ce que vous avez écris sur le site de l’Agitateur.
Quand vous écrivez « A part JL Julien, personne ne s’oppose aux caméras au conseil municipal. », là, je suis dubitatif... Il a fait quoi ? ah, ok, « c’est le seul qui était opposé aux cameras dans sa profession de foi durant les municipales ». C’est à dire qu’il n’a rien fait, à part l’écrire – ça, j’peux l’faire, pas trop dur, ça ne mange pas de pain. Mais maintenant qu’il est au conseil municipal, qu’a-t-il demandé concrètement ? Bombix écrit que l’argument de Jean-Luc Julien contre la vidéosurveillance, c’est une baisse de la délinquance (supposée ou réelle, je ne sais pas). Ce n’est plus déjà vraiment demander le démontage ? Aurait-on déjà perdu le "seul" opposant ?
En fait, on s’en moque, n’est ce pas ? Et là, sur ce site, on peut continuer à en parler un peu de ces satanées caméras ? mes excuses si j’arrive un peu tard dans la discussion.
C’est vrai que vous arrivez un peu en retard, mais mieux vaut tard que jamais ;-)
C’est à dire qu’il n’a rien fait (JL Julien) , à part l’écrire (qu’il est contre)
J’aurais bien aimé voir un peu plus de gens de la gauche désunie l’écrire aussi durant la campagne. Peut-etre meme que ça aurait ramené des voix ;-)
Maintenant, je vous adresse le meme message qu’à bombix : si vous êtes prêt à participer à un collectif de citoyens, j’en suis. Il suffit de me contacter ici.
Ce message s’adresse d’ailleurs à tous les lecteurs de l’Agitateur.
Si j’arrive dans la discussion, c’est que j’ai lu la présentation dans le Berry Républicain de la "pièce mystère" et qu’il me semblait opportun de reparler de la vidéosurveillance à cette occasion – et, hasard, ça parle aussi de ce sujet dans les médias (hier soir, au JT de 20 heures, sur France 2 : un sujet de 4 minutes : "Dossier : tous surveillés").
Pour dire vrai : je n’ai pas d’avis sur la question, pas vraiment. J’ai lu ce que les uns, les unes, les autres disaient là, sur le site de l’Agitateur. J’ai trouvé que la discussion tournait un peu en rond. On s’oppose sur l’aspect moral de l’affaire ("c’est bien" – "c’est pas bien"), sur les grands principes, ça tourne au dialogue de sourds.
Ce qui motive la mise en place de caméras, selon monsieur le Maire, ce sont des faits de délinquance, le sentiment d’insécurité qui en découle. Mais justement, où est donc l’étude sur la délinquance berruyère qui justifierait le projet du maire ? C’est l’élément premier du dossier, je crois. J’ai beau chercher, demander autour de moi, personne ne semble capable de me renseigner.
On ne peut pas se contenter de formules genre "si, si, y’a de la délinquance, je vous assure" comme le dit monsieur Lepeltier dans l’interview qu’il a donné à l’Agitateur. De même, on ne peut pas se satisfaire de la formule inverse "Dans notre ville ? y’a rien, pas de méchants". Alors, nom de dieu de nom de dieu, où est donc l’argumentaire du maire, où dénicher ces faits de délinquance justifiant pour chaque lieu choisi la mise en place de caméras ?
On s’oppose sur l’aspect moral de l’affaire ("c’est bien" – "c’est pas bien"), sur les grands principes, ça tourne au dialogue de sourds.
C’est pourtant la base du probleme. Les caméras, il faut d’abord etre contre "par principe" [1], parcequ’elles remettent en cause un des fondements de notre démocratie : le droit de circuler librement partout sur le domaine public [2]. Une fois ce principe acquis, et pour éviter de tourner en rond et être efficace, il faut trouver des moyens pour contrecarrer ce projet. Les politiques ne servent à rien dans cette affaire, d’une part parce qu’ils sont tous plus ou moins favorables aux cameras, et d’autre part, on entrerait dans un conflit droite-gauche contre-productif. La seule solution pourrait venir d’un collectif de citoyens suffisemment motivés pour trouver des arguments juridiques qui pourraient faire annuler le projet. Les regles de déploiement de caméras de surveillance sont strictes, et il y a toutes les chances que certaines n’aient pas été respectées à Bourges, comme cela a été le cas à Ploermel (lire ici)
Pour créer un collectif, contactez-moi ici.
[1] D’aucuns pensent "que dans notre société, la discussion sur la vidéosurveillance a dépassé le stade des libertés individuelles, pour se porter sur son efficacité. Je n’accepte évidemment pas cette
situation. Pour une question de principe bien sûr, mais si on ne se réfère plus à des valeurs intangibles, universelles, toutes les dérives sont alors possibles, sans aucune limite."
Michel Roux, Président de la Fédération des Yvelines de la Ligue des Droits de l’Homme.
Lire toute l’intervention de Michel Roux ici
[2] Exemple : Je souhaite prendre un café en terrasse du bar Cujas, ce qui est mon droit. Seulement, cette terrasse est filmée en permanence. Or je refuse d’être filmé, ce qui est aussi mon droit. Dans ce cas, je dois donc abandonner un de mes droits : soit je renonce à mon droit d’aller sur cette terrasse parceque j’y suis filmé, soit j’y vais et je renonce à mon droit de ne pas vouloir etre filmé

A lire aussi : Entretien sur la vidéosurveillance avec Laurent Ozon
où sont en jeu rien moins que la défense des principes qui fondent la démocratie
C’est bien de s’en apercevoir apres las elections, mieux vaut tard que jamais !
Très cher,
vous commencez à me courir ... un peu ;-)
Concernant les élections municipales, j’ai défendu une position qui m’apparaissait, vue la situation, la moins mauvaise - à savoir soutenir la liste de gauche qui pouvait l’emporter contre Lepeltier et Cie. Je ne regrette rien. Et si c’était à recommencer, je recommencerais. Ça ne me transforme pas en soutien béat aux élus de gauche ou de leurs officines. Sur l’affaire de la vidéosurveillance en particulier, je continue de penser que les choses seraient moins mal engagées pour la démocratie si Irène Félix était à la mairie. Elle ne l’est pas.
Je souhaite donc que l’opposition dont elle est le leader s’engage fermement sur ces questions. L’opposition de Lepeltier sera jugée sur ses actes, de même que l’actuel maire de Bourges qui en est à son troisième mandat.
Je ne vois donc pas ce qui vous autorise cette ironie.
Pour l’instant, au vu de ce qui c’est passé depuis le 16 mars, je me sentirais beaucoup moins bien dans mes baskets si je m’étais abstenu ou si j’avais voté pour la gauche guignolesque emmenée par un Pied Nickelé.
Je vous rappelle que l’argument de votre ami JLJ, concernant la vidéo-surveillance, n’est pas le système en lui-même, mais le fait que la délinquance est en baisse. Si ça vous convient, tant mieux pour vous. Mais après cela, ne venez pas nous faire une leçon de civisme ou de morale politique.
Toujours cordialement bien-sûr,
J’ai écrit trop vite. Donc je reprends : "L’argument qui justifie l’opposition de votre ami JLJ aux caméras de surveillance ..."
Désolé de vous courir, Tres Cher, mais je bois du petit lait, et on a les plaisirs qu’on peut !
En résumé, s’opposer à la video surveillance maintenant qu’on a perdu, ça me fait doucement rigoler, c’est tout ! D’autant que ça va pas être facile à justifier comme position, alors qu’on a rien dit pendant la campagne. S.L. devrait balayer les objections d’un simple revers de la main, et il aura raison.
Je souhaite donc que l’opposition dont elle est le leader s’engage fermement sur ces questions
Si on veut les arrêter, ces caméras, il ne faut pas compter sur la gauche désunie. La seule solution est un collectif de citoyens. Si vous en êtes, je vous accompagne ! Mais faudra mouiller sa chemise ;-)
PS : Je ne vous ai jamais reproché d’avoir voté pour I. Félix, j’aurais fait de meme si... on va pas refaire la campagne. Quant à JL Julien, je n’attends rien de particulier de lui dans l’opposition municipale, et je me fous complètement des positions qu’il va y prendre. Je n’ai voté pour lui que pour marquer mon désaccord avec la non-campagne de la gauche désunie.
Toujours cordialement bien-sûr !
j’habite Ploërmel dans le Morbihan et nous avons 60 caméras sur 2 kms carrés !
Le Tribunal administratif de Rennes vient d’annuler l’autorisation préfectorale de Vannes
qui avait permis leur installation .
Notre maire a fait le commentaire suivant sur la décision de justice :" il ne s’agit que d’une
péripétie administrative"....
Je vous laisse méditer sur ces comportements..
Lu dans le Berry Républicain d’aujourd’hui :
Un obscur collectif artistique baptisé "Groupement de recherche FLR" a entrepris depuis la mi-janvier, à Strsbourg, de "baguer" une trentaine de caméras de surveillance, apposant à hauteur d’homme des panonceaux métalliques proposant des définitions contestataires de ces appareils.
Il s’agit d’une dépêche AFP. Le dossier de l’opération : http://objectifcamera.free.fr/bagage_came/Prospectus%20appel%20%E0%20parrainage%20pr%20web.pdf
Le collectif contre la vidéosurveillance de Ploërmel a réussi à faire annuler l’autorisation de vidéosurveillance, sous prétexte qu’un maire ne peut installer un système de vidéosurveillance sans démontrer tout d’abord la nécessité de cette installation.
Le maire n’ayant apporté aucune précision sur les risques particuliers de dégradations auxquels seraient soumis les bâtiments concernés par le système de vidéosurveillance, ni aucune donnée relative au nombre et à la nature des actes délictueux commis dans ces lieux ou à proximité, le tribunal a considéré que "le dossier de demande d’autorisation était incomplet" et donc entaché "d’un vice de procédure".
Voir le site du Collectif « Ploërmel sans vidéo »
Le site de référence : Souriez vous êtes filmés
Bonjour
Le collectif "Ploërmel sans vidéos" n’a pas de site et n’en souhaite pas. Le site cité là n’a rien a voir avec les actions du collectif. C’est sur le site "souriez vous etes filmé" que sont diffusées essentiellement notre actualité.
Voici pour informations les suites "locales" de l’annulation de l’autorisation du système de vidéosurveillance :
Les réactions de l’administration ont été précisée mercredi dans la presse(l’hebdo Les Infos et O.F).
Il semble que mairie et préfecture vont s’entendre pour que les caméras (éteintes « soudainement » le jour du dépôt de la plainte au pénal) soient remises en route le plus rapidement possible. « D’un commun accord,
nous faisons appel et nous reprenons la procédure en argumentant le dossier » qui sera présenté à la CDSV. De plus la mairie dépose un référé suspensif afin de pas avoir a attendre d’ici ce nouvel arrêté !
Cette bougeotte de la municipalité se motive par la crainte que les délits ne reprennent sur les sites où les caméras ne fonctionneraient plus : « Si les caméras étaient arrêtées, je ne vous le dirais pas. Ce serait une
incitation pour faire reprendre le trafic de drogue, les agressions au cutter, les intrusions et dégradations dans les bâtiments publics ».
Mettre ici la vidéosurveillance semblait relever du pathos, on note en plus, après leur retrait, un comportement addictif inquiétant... On est dans un laboratoire qu’on nous dit par ailleurs.
-----------------------------
Compilation/ résumé des deux articles :
Quant à la Préfecture du Morbihan, elle a finalement exprimé sa position sur le dossier, mardi, par l’intermédiaire de son service de communication interministérielle :
« Le tribunal administratif estime en effet dans ses considérants que le dossier présenté par le pétitionnaire n’était pas suffisamment détaillé quant aux faits de délinquance justifiant la mise en oeuvre d’un tel
système et que les consignes données au personnel chargé de son exploitation en matière de visionnage des images n’étaient pas assez précises.
« A noter que la commission départementale de vidéosurveillance, présidée par un magistrat, avait considéré dans son avis du 31 janvier 2005, que les conditions d’exploitation du système étaient conformes aux textes en
vigueur.Toutefois, afin de prendre pleinement en considération les remarques du tribunal administratif, la municipalité de Ploërmel, en accord avec le préfet du Morbihan, a décidé de déposer un nouveau dossier
de mise en oeuvre d’un dispositif de videosurveillance. Dès sa constitution, celui-ci sera à nouveau soumis à la commission départementale de vidéosurveillance. Si les conditions sont réunies, un nouvel arrêté validera le dispositif. » « D’un commun accord, nous faisons appel et nous reprenons la procédure en argumentant le dossier », ajoute le maire de Ploërmel.
La semaine passée, la préfecture, comme le maire de Ploërmel, assuraient qu’ils ne débrancheraient pas les caméras. Paul Anselin tient à rester discret sur le sujet : « Si les caméras étaient arrêtées, je ne vous le
dirais pas. Ce serait une incitation pour faire reprendre le trafic de drogue, les agressions au cutter, les intrusions et dégradations dans les bâtiments publics ».
L’avocat de la ville travaille sur un référé suspensif. « Le but c’est que les caméras puissent rester branchées. Le référé pourrait être déposé dès demain (aujourd’hui NDLR). Il peut être traité dans les quinze jours ». Ce qui permettrait de remettre les caméras en fonctionnement jusqu’à l’examen du nouveau dossier.
Il y a ceux qui s’en foutent. Principal thème : « je m’en fous parce que je n’ai rien à me reprocher ».
Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n’ai rien dit
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Poème écrit à Dachau, attribué au pasteur Martin Niemöller
Les "gens" n’ont plus de mémoire, ’ils " ne doivent même plus savoir ce que représente Dachau ...alors des caméras ! Je m’appelle GIRARDIN Pierre, je suis né à Bourges il a 58 ans, j’ai 4 enfants et 2 petits enfants , tous de sexe masculin : donc " elle-s" ne seront pas bénéficiaires d’un "non-viol" tous les 6 et moi-même subirons le viol de notre liberté....non, nous ne viendrons plus dans cette ville, dans ma ville , c’est triste, c’est affligeant de médiocrité.
Saluts à ceux qui entendent encore les mots de LIBERTE et de DIGNITE.
Ne nous privons pas des gens qui en parlent bien !Un autre article du site Ironie sur la vidéosurveillance
Je précise, avant qu’on me prenne pour un troll soit de la municipalité soit de la Gauche unie ;-) que j’aurais pu signer ce post de 10h50 Eulalie, petit Cuit), selon les analyses du Monsieur Oson ou Ozon, spécialiste de la vidéosurveillance, interviewé dans l’article d’Ironie. Mais c’était pour faire avancer la science. Cet article est , je crois, très interessant, même si ça ne m’arrange pas. ;-) Quoique, ce monsieur propose des critères de non-résignation. (Mais ce n’est pas Bourdieu, ça, c’est sûr...)
C’est en effet beaucoup plus clair et marrant que du Bourdieu !
J’ai parcouru, ça a l’air excellent. Des que j’ai du temps, le lis tout
Le continuum de la Sécurité à lire absolument. Merci pour votre trouvaille, Eulalie !
De rien ! même s’il dit des trucs qui me choquent comme " pseudo-religion des Droits des l’Homme". Ca, j’aime pas dutout. Mais il ne dit pas que des conneries il me semble.
Il est vraiment bien ce Laurent Ozon [1] !
Mis à part qu’il me fait passer pour un con :
Combattre la vidéo-sécurité, c’est possible, tout est possible, tout est à la portée de tout le monde. Simplement, on ne peut pas le faire en utilisant des armes comme la dérision ou l’humour – avec lesquels on se fait plaisir. Si les crétins chevelus, bornés, bobos, et hilares, qui gémissent que la vidéosurveillance ce n’est pas bien, avaient eu de la jugeote, ils auraient sortis des dossiers et auraient cassé tout ça très vite. Mais ils ne raisonnent pas comme ça.
Enfin, je ne suis ni chevelu ni bobo, je n’ai que la moitié des tares ;-)
Par contre, il donne la solution :
Il suffirait que quelques centaines de personnes en France, munies de bombes de peintures, s’en prennent systématiquement aux caméras plutôt que de faire les cons à taguer n’importe quoi sur les murs. Si les caméras étaient, à grande échelle, systématiquement obstruées, le coût d’entretien des systèmes de vidéosurveillance arriverait à un tel niveau de prix que vous verriez si c’est encore un investissement intéressant... Vous pouvez ruiner une technologie comme ça.
Et là, encore :
Ca se fait sur ces bases économiques, et il n’y a pas d’idéologie de la vidéosécurité. Les gens sont pragmatiques : ils mettent de la vidéosécurité car ils savent que cela fera baisser leur prime d’assureur. Ce système fonctionne sur une économie. Si vous voulez vous attaquer à ce système, attaquez vous à son économie. Arrangez-vous pour qu’il coûte beaucoup plus cher qu’il ne coûte aujourd’hui. C’est tout.
Enfin, un bon conseil :
dans 20 ans on a des chances d’avoir un système réellement dangereux. D’ici là, le meilleur conseil à donner à ceux qui sont contre : comprendre la technologie si on veut la combattre. L’effet positif immédiat en sera une approche plus pragmatique et moins religieuse de cette technologie, et dans le cas des collectifs anti-surveillance, ce n’est pas du luxe
[1] Laurent Ozon est le fondateur et PDG de Storvision. Figurant parmi les leaders du secteur de la vidéosécurité, Storvision est, en parts de marché, le premier fabricant français de systèmes d’« enregistrement base technologie informatique ».
Voir en ligne “Le continuum de la Sécurité”
Un peu contradictoire quand même, l’un de vos arguments est que c’est du gaspillage d’argent public.
Réparer/entretenir des caméras vandalisés ce serait aussi du gaspillage d’argent public, sauf qu’il serait gaspillé à cause de ceux qui trouvait qu’a la base c’était du gaspillage, résultat, vous seriez rendu responsable du gaspillage d’argent public qu’on aurait pas gaspillé du tout si on avait pas installé le système de départ... Je suis perdu là, on fait quoi ? On casse tout ou pas ?
Je pense que ce que Laurent Ozon nous rappelle, c’est que pour combattre un adversaire, il faut connaitre cet adversaire. En l’occurence, la faiblesse de notre adversaire, c’est l’économie. Si un projet lui coûte plus cher qu’il ne lui fait faire d’économies, il arrêtera. Autrement dit, plutôt que de brandir de grandes et belles idées sur la démocratie, la liberté, qui de toutes façons sont inaudibles par ceux qu’il appelle les "les déclassés à petit QI extravertis", il vaut mieux acheter une petite bombe de peinture à 5 balles.
Monsieur Javerliat, je suis à mon avis plus chevelue que vous dans cette histoire :-) ....
Très bon article. Merci Eulalie !
ben non. Il faut bien penser à ce que nous explique ce gars. Il est brillant. Il doit y avoir des solutions !
Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir une peu de sûreté provisoire ne méritent ni la liberté ni la sûreté.
Il aurait meme ajouté : "et finiront par perdre les deux".
Dans l’interview accordée à l’Agitateur, Serge Lepeltier s’appuie sur la consultation téléphonique qu’il a réalisée en 2006 où 80 % des "questionnés" se disaient favorables à la videosurveillance. Se pose alors la question de la sincérité des résultats publiés.
1/ Les résultats publiés sont sincères
Il y a bien eu 7500 personnes qui ont répondu, et les réponses publiées sont les bonnes. Pour important que puisse être ce nombre, il n’en produit pas pour autant un résultat significatif.
D’une part, il ignore tous ceux qui n’ont pas voulu ou pu répondre à ce questionnaire. J’ai personnellement été appelé entre midi et 14 heures. Tout le monde n’est pas chez lui à cette heure là. Je n’ai pas répondu au questionnaire, mon avis sur les questions n’a donc pas été enregistré. Les réponses des opposants à ce questionnaire sont donc fortement sous-représentées.
D’autre part, les réponses sont celles de celui (ou celle) qui a répondu, et il est probable que les autres personnes du foyer auraient formulé d’autres réponses.
Enfin, l’échantillon n’est pas représentatif de la population au sens où l’entendent tous les instituts de sondage (voir ici) : les informations sur les catégories socio-professionnelles, le sexe, les tranches d’ages, etc... sont absentes des résultats.
Donc, même s’ils sont sincères, les résultats sont sans valeur.
2/ Les résultats publiés ne sont pas sincères
La seule chose qui "garantit" la sincérité des résultats, c’est la parole de S. Lepeltier. Personne d’autre n’a eu accès aux données recueillies, en particulier l’opposition municipale. Ce qui est un comble, ce questionnaire ayant été financé par les impôts des berruyers. (Mais a-t-elle au moins demandé à y avoir accès ?)
D’autre part, il s’agit de données informatiques*, et vous savez tres bien que rien n’est plus falsifiable que des données informatiques.
Dans cette histoire, S. Lepeltier est juge et partie : c’est lui qui fait le sondage, c’est lui qui publie les résultats. Sans vouloir faire un procès d’intention, le doute est permis :
– Comment expliquer que 75% des berruyers trouveraient leur quartier sûr et que 80% de ces mêmes berruyers voudraient des cameras de surveillance ?
– 75% des berruyers seraient favorables au projet Avaricum. N’est-ce pas un argument bien pratique pour tenter de justifier le virage à 180° de S. Lepeltier qui s’était engagé en 2001 à ne pas détruire les logements présents ?
– 70% des berruyers seraient satisfaits es actions réalisées par le maire. Curieux chiffre quand on sait que les résultats des élections oscillent entre 50 et 55% pour le vainqueur.
Que les résultats soient sincères ou non, s’appuyer sur eux pour justifier un système de videosurveillance sur la voie publique est intellectuellement malhonnête, car les résultats sont sans valeur. Il serait préférable que S. Lepeltier assume ses décisions sécuritaires, en expliquant qu’il veut une ville encore plus sûre à ses yeux (ce qui est son droit et les électeurs trancheraient), plutôt que de dire qu’après avoir été “très frappé par les résultats de cette consultation téléphonique”, il a été contraint de prendre une décision dont “il ne faut pas croire que cela me fait plaisir”.
C’est un manque de courage politique que de mettre sur le dos de 5459 berruyers la responsabilité de l’implantation des caméras, au même titre que l’opposition manque de courage politique en ne faisant pas des caméras de surveillance un thème de campagne, de peur de perdre les voix des partisans de ce projet
* La possibilité de falsifier des données informatiques est le principal défaut des ordinateurs de vote utilisés pour les élections à Bourges. Ces machines à voter feront l’objet d’un prochain article.
Résultats de la consultation téléphonique de S. Lepeltier. (archives du site Bourges-2008 Elections municipales, les résultats ayant disparu du site officiel de la ville)
La seule chose qui "garantit" la sincérité des résultats, c’est la parole de S. Lepeltier.
Vous n’avez pas honte de mettre en doute la parole de notre maire ? S’il nous dit qu’il y a de la délinquance, c’est que c’est vrai. Notre maire dit toujours la vérité. La preuve, il avait dit en 2001 qu’il ne détruirait pas les logements à Avaricum, et bien, il l’a fait .
Le questionnaire (abusivement appelé sondage) publié par Serge Lepeltier a été réalisé informatiquement, c’est à dire qu’un programme informatique a appelé tous les numéros de téléphone des particuliers habitant Bourges.
Ce programme a ensuite posé les questions aux Berruyers qui ont répondu, et a enregistré les réponses dans une base de données.
Autrement dit, dans cette base de données, à chaque numéro appelé et qui a répondu, sont associées des réponses et... le nom de la personne appelée !
Il y a eu parait-il 7500 berruyers qui ont répondu : Serge Lepeltier connait donc nominativement les réponses de 7500 berruyers !
On espère que vous avez bien répondu ;-)
PS : Que ceux qui ont raccroché sans répondre ne se réjouissent pas trop vite, Serge Lepeltier le sait aussi...
PS 2 : Comme pour toute base de données nominative, vous pouvez demander de vous faire communiquer les données vous concernant. Ecrivez à serge.lepeltier@ville-bourges.fr
Plus d’infos sur le site de la CNIL
Sauf erreur de ma part, je me souviens que dans le questionnaire téléphonique du maire de juin 2006, une question portait sur la vidéo.
Je regarde les résultats, une très lourde majorité des habitants de Bourges ont demandé à ce que ce moyen soit implanté pour simplement les rassurer.
Comme le dit votre article, "et si c’était ma fille qui se faisait violer ?"
Je trouve que ce serait dommage de se priver d’un moyen supplémentaire, qui avouons le n’a rien à voir avec big brother !
Même Madame Felix est pour, c’est formidable.
Je regarde les résultats, une très lourde majorité des habitants de Bourges ont demandé à ce que ce moyen soit implanté pour simplement les rassurer.
"pour les rassurer". Oui, pour "répondre à un SENTIMENT" d’insécurité. ça fait cher le sentiment.
Je trouve que lecoût de réalisation est très loin d’être négligeable. De plus, le coût de fonctionnement sera lui aussi très important. Il y a à mon sens d’autres priorités. C’est très clairement un choix politique que je ne partage pas.
Comme le dit votre article, "et si c’était ma fille qui se faisait violer ?"
On a déjà répondu à ce genre d’argument basé sur la peur
Je trouve que ce serait dommage de se priver d’un moyen supplémentaire, qui avouons le n’a rien à voir avec big brother !
On entrouvre la porte et c’est tout le mur qui s’écroule. En banalisant et en cautionnant ces caméras, on donne à nos enfants un monde de cauchemar encore pire que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Même Madame Felix est pour, c’est formidable.
Pas tout à fait. Irène Félix s’en est expliqué dans les forums de l’agitateur. Je dirais qu’il s’agit d’une opposition "pour la forme". Je trouve bien dommage que l’on ne trouve plus à gauche des esprits éclairés pour tirer la sonnette d’alarme quand il le faut.
Tiens, un troll de Lepeltier !
une très lourde majorité des habitants de Bourges ont demandé à ce que ce moyen soit implanté pour simplement les rassurer.
Ce questionnaire n’a aucune valeur scientifique, car les "questionnés" ne constituent pas un échantillon représentatif de la population berruyère. De plus, rien ne garantit la sincérité des résultats, personne n’ayant accès aux données brutes, à part S. Lepeltier qui a eu tout loisir de publier les "résultats" qu’il a voulu (comme par exemple 70% de personnes satisfaites de leur maire ;-)
Ce questionnaire est completement bidon, et n’a été fabriqué que pour cautionner des décisions arbitraires (comme le projet avaricum “approuvé” par 75% des berruyers !).
Si vous voulez voir un autre questionnaire bidon qui donne aux memes questions des résultats contraires, cliquez ici.
Même Madame Felix est pour, c’est formidable.
Là, vous avez raison.
tiens, une info qui date, qui à priori n’aurait rien à voir et pourtant ... puisqu’il s’agit de violer ma fille, je suis consterné, pardon, concerné et répond :
à la base le Fichier national automatisé des empreintes génétiques a été créé par des socialistes (1998 on en revient aussi à une autre discussion sur l’attente d’un traitement différent par les socialistes ...) pour des personnes impliquées dans les infractions à caractères sexuels. Aujourd’hui après moultes révisions :
L’article 706-55 du code de procédure pénale précise la liste des infractions permettant le prélèvement et la conservation des traces et empreintes génétiques.
* Les atteintes sexuelles sur mineur et les exhibitions sexuelles
* Les crimes contre l’humanité et les crimes et délits d’atteintes volontaires à la vie de la personne, de torture et actes de barbarie, de violences volontaires, de menaces d’atteintes aux personnes, de trafic de stupéfiants, d’atteintes aux libertés de la personne, de traite des êtres humains, de proxénétisme, d’exploitation de la mendicité et de mise en péril des mineurs
* Les crimes et délits de vols, d’extorsions, d’escroqueries, de destructions, de dégradations, de détériorations et de menaces d’atteintes aux biens
* Les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, les actes de terrorisme, la fausse monnaie et l’association de malfaiteurs
* La fabrication d’engins explosifs et l’importation illicite de matériel de guerre
* Les infractions de recel ou de blanchiment du produit de l’une de ces infractions
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_national_automatis%C3%A9_des_empreintes_g%C3%A9n%C3%A9tiques
Ce qui prouve bien que quand on ne réagit pas immédiatement à la moindre dérive sécuritaire on est débordé. D’un autre côté, si ca passe une fois, ils auraient tort de ne pas continuer. S. Lepeltier a déjà mis deux caméras en service sans que personne ne bouge près de la cathédrale, il essaye maintenant d’en rajouter 37. Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas encore, qu’il a prévu d’équiper la police municipale de flash-balls très prochainement.
Donnez-nous une information utile : où qu’elles sont ces caméras, et quand sont-elles installées ???
C’est tout. Maintenant si politiquement le projet peut encore être stopé, allons-y il reste une élection (!) sinon ben vivement qu’ils les installent (!).
Que voulez-vous faire de plus ? A part faire un débat qui n’a pas lieu d’être en 2008 (et donner une tribune de plus pour des sujets qui se jouent la plupart du temps à la télé à coups de populisme !). Je me répète, je trouve consternant d’être obligé de se justifier d’être contre la vidéosurveillance. Et sincèrement je ne m’abaisserai pas à argumenter dans les détails ... Il y a des choses non négociables, celle-ci en fait partie, chacun prendra ses responsabilités, et je connais déjà pas mal de monde qui attendent impatiemment d’en découdre.
En plus on a de la chance, on va avoir des aides nationales pour ça non ?
_Lolo
Notre sondage, pas plus représentatif que celui de la mairie, donne un net avantage aux anti cameras.
Voir en ligne : Sondage cameras de surveillance
Bonne initiative mais il y a des bugs sur deux ou trois questions.
il y a des bugs sur deux ou trois questions
La solution au bug est décrite en bas de la page du sondage.
D’une façon générale les français sont favorables à la vidéosurveillance :
http://www.vigineo.fr/videosurveillance_sondage_cnil.html
Voir en ligne : sondage cnil mars 2008 sur la videosurveillanceBienvenue sur l’Agitateur, M. le marchand de peur (visitez son site ici)
L’adresse d’origine du sondage est ici.
Entre-ouvrir la porte de la surveillance des citoyens, laisse un champ infini et incotrôlable à de multiples dérives, le tout sur fond de banalisation. Au départ, n’était-il pas dit que le fichage ADN ne devaient être employés que pour les délinquants sexuels ?
Nous sommes entré dans le monde d’Orwel et des gens qui se croient de gauche trouvent cela normal !
Il y a post , sous votre article sur la vidéosurveillance "y a t-il quelqu’un pour s’opposer à la vidéosurveillance ?", qui dit en substance " je trouve insensé qu’en 2008 on doive justifier pourquoi on est contre la vidéosurveillance ?" Je rejoins totalement ce post. Mais peut-être sommes nous minoritaires à penser cela ? Je l’ignore. Et je ne fais partie d’aucune chapelle, église, temple, parti, asso etc.... Je fais juste partie d’une génération qui a toujours vécu sans surveillance liberticide, et qui a lu Georges Orwell ou bien d’autres auteurs d’anticipation.
Vos articles sur la vidéosurveillance font du bien, malgré tout, Monsieur Javerliat. Lire des voix qui s’élèvent contre les caméras, ça empêche de faire croire que "ça passe comme une lettre à la poste".
Mais, je lis Mister K dans les posts ci-dessous qui se débat pour expliquer pourquoi des caméras c’est liberticide, et j’en suis presque "malade" pour lui. Loin de moi l’idée de vouloir critiquer Mister K qui persévère. Il me sert juste d’exemple, ça pourrait être n’importe qui intervient, qui contribue. Je veux juste dire que nous en sommes rendus, à l’heure où on nous grignote petit à petit nos libertés fondamentales sur des arguments fallacieux, à se défendre avec des truismes, des évidences dont tout le monde est conscient.
Pour ma part, je ressens et pense ça comme ça : devoir se justifier quand on est contre les caméras de vidéosurveillance, c’est un peu pareil que si on me demandait de me justifier pourquoi je suis contre la guerre (même si la caméra de surveillance ne fait pas de morts, certes)
Mais, peut-être d’une nature angoissée, je l’ignore, je me demande par contre dans quelle mesure ça ne va pas créer des violences policières . Je m’explique : imaginons 2 secondes des gens qui sont en train de se chahuter, ou pourquoi pas de se battre,- ça arrive, et ça ne necessite pas forcément l’intervention de la police....- devant des caméras de surveillance. Quelle interprètation de l’image vont en faire les visionneurs de ce fait en train de se dérouler ? vont-ils appeler la BAC en disant : "y’a de la délinquance en train de se faire à x endroit !!!! vite intervention necessaire.... et hop, voiture de flics lancée à fond à l’américaine avec sa sirène, terrorisant le citoyen, lui faisant croire qu’un fait très grave est en train de se dérouler sans sa ville, alors que 2 "pauvr’gars" sont en train de se règler un compte de cocufiage, pourquoi pas. Et les voilà face à une voiture de policiers qui dans le meilleur des cas sont intelligents, mais dans le pire....... ).
Par principe, bien sûr Monsieur Javerliat que j’y suis opposée, que mes copains/ copines ;-) y sont oppposés. Mais je ne suis "personne". Je n’ai aucun pouvoir. Je subis ce monde que ceux qui ont le pouvoir détraquent. Vous parlez de morale en citant Jacques Ellul, moi je l’aime bien aussi ce type là, On peut aussi parler de philosophie : J’ai personne à citer et je ne suis pas très érudite. Mais nos gouvernants manquent cruellement de philosophie.... de philosophes peut-être aussi.... ;-)
Bonjour Eulalie,
Je réponds sous votre post mais j’aurai pu le faire sous d’autres car tout le monde répète inexorablement la même chose, "la liberté de la vie privée", hors mesdames et messieurs, à partir du moment où vous mettez un pied en dehors de votre appartement vous n’êtes plus dans une vie privée mais dans une vie publique. La rue, le cinéma, les cafés, les magasins sont des lieux publics, votre image lorsque vous êtes dans ces lieux est donc par principe elle aussi publique.
Un petit passage pour Mister K, avec ou sans caméra, le fait d’être marié et d’avoir une maitresse est un délit, qui se traite devant un juge aux affaires familiales. C’est apparenté à de la bigamie.
La rue, le cinéma, les cafés, les magasins sont des lieux publics, votre image lorsque vous êtes dans ces lieux est donc par principe elle aussi publique.
Vous expliquerez cela aux photographes qui doivent se battre pour pouvoir publier certaines photos prisent justement dans la rue... Il y a en France un droit à l’image. Cela ne pose bien sûr aucun problème si l’image n’est pas diffusée (comme c’est le cas ***normalement*** pour les caméras de surveillance).
Un petit passage pour Mister K, avec ou sans caméra, le fait d’être marié et d’avoir une maitresse est un délit, qui se traite devant un juge aux affaires familiales. C’est apparenté à de la bigamie.
Désolé, je ne suis pas juriste. Mais je sais que des vieilleries dans le droit, il y en a un paquet. Si ce que vous dites est vrai, on est dans ce cas là... en tout cas, un truc est sûr, si pour prouver ce délit (ce qui reste à vérifier) ont utilisait la vidéo-surveillance, ce serait très grave... (mais, je dis simplement que cela peut-être un effet co-latéral, ce n’est bien entendu pas l’usage normal de la vidéo-surveillance. Mais parfois, les histoires de divorces sont particulièrement féroces et tous les moyens peuvent être bons).
Effectivement, j’ai oublié un détail et non le moindre. Afin d’être totalement légales les caméras devront être mentionnées (un joli "souriez vous êtes filmez" par exemple). Les paparazzi ne préviennent pas qu’ils vont prendre une photo, donc ils sont attaquables. Les caméras si elles sont signalées, préviennent qu’elles filment. Pour un "profane" c’est un détail mais sur le plan juridique c’est un "morceau" très important.
Signaler les caméras n’est pas obligatoire. La preuve, il y a deja deux cameras en service à Bourges place Etienne-Dolet. Trouvez moi le panneau qui les signale. Mais bon, S. Lepeltier a dit qu’il le ferait, on verra.
Supposons qu’elles soient signalées. Sous quelle forme, quelle sera la lisibilité de ces panneaux, serons-nous prévenus avant d’arriver dans le champ des caméras ?
Supposons que la signalisation soit tres bien faite, et que je sois prévenu. Je veux me rendre à la pharmacie place Planchat (qui sera surveillée). Moi, et c’est mon droit, je ne veux pas être filmé. Je n’emprunte donc pas la place vidéosurveillée parce que je
n’approuve pas le choix politique de la vidéosurveillance.
La place devrait cependant m’être ouverte, quelque soit mes opinions.
J’ai donc à choisir entre deux de mes droits fondamentaux : liberté d’opinion ou liberté de
circuler. Or je n’admet pas que tous mes droits ne soient pas respectés.
Même les "profanes" du droit savent ça : que ce n’est pas dutout un détail d’avoir le signalement que notre présence sur un lieu est filmée. Et ce n’est pas un joli "souriez vous êtes filmés", car c’est loin d’être une blague de bande dessinée. C’est une affaire très sérieuse. Pour l’instant, n’ayant mis les pieds que dans des etablissements privés ou publics où notre présence est filmée, il y a écrit : "cet établissement est sous vidéo surveillance" en général sur les portes d’entrées. Mais il est vrai que je me demande comment dans les rues, sur les places, cela va être signalé. Ca fait froid dans le dos d’avance.
il y a écrit : "cet établissement est sous vidéo surveillance" en général sur les portes d’entrées
... oui c’est écrit, généralement c’est même en blanc sur une surface vitée donc ce n’est pas si facile à voir. L’essence même de la caméra de surveillance c’est de ne pas être détectée (eh oui elle aussi !) donc si on affiche des panneaux avec des clignotants partout elle perd tout son intérêt... on aura dépenser nos sous pour rien.
Cela dit ne fait pas de moi quelqu’un pour les caméras de surveillance. Mais les faits sont là_ il y en aura. La question est : comment les gérer ?
L’essence même de la caméra de surveillance c’est de ne pas être détectée (eh oui elle aussi !) donc si on affiche des panneaux avec des clignotants partout elle perd tout son intérêt... on aura dépenser nos sous pour rien.
Faux. Les britanniques et surtout anglais qui sont les rois depuis bien longtemps de la surveillance vidéo mettent en évidence que vous êtes filmés dans les lieux publics ou privés. Ecriture noire sur panneaux jaunes, vous ne pouvez pas les rater. Un exemple en photo ici. On espère qu’à Bourges, on aura au moins ce genre de délicatesse...
Faux. Les britanniques et surtout anglais qui sont les rois depuis bien longtemps de la surveillance vidéo mettent en évidence que vous êtes filmés dans les lieux publics ou privés. Ecriture noire sur panneaux jaunes, vous ne pouvez pas les rater. Un exemple en photo ici. On espère qu’à Bourges, on aura au moins ce genre de délicatesse...
D’après les informations que j’ai, une signalisation est prévue en effet. Panneaux de 45cmx20cm pour être précis.
Par ailleurs, contrairement à ce qui a pu être dit dans un autre post, les quartiers nord de Bourges devraient bien être surveillés.
"on espère qu’à Bourges on aura au moins ce genre de délicatesse" . Il se dit dans Bourges que des caméras il y en a déjà, planquées. Rumeur ? Ca se peut.
En tous cas, nos voisins Orléanais n’ont pas eu droit à ce genre de délicatesse. Pour savoir où sont les caméras, il faut aller à la Mairie, pour s’en informer. Elles ne sont pas signalées en ville, elles sont "mélangées" à des lampadaires, donc cachées. Et très en hauteur. Pour les bomber, il faut une grande échelle. C’est pas discret. Et en plus de la bombe à 5 balles il faut dépenser le prix de l’échelle qu’on doit laisser sur place, une fois l’acte de vandalisme de bien public commis. (Je n’aurais pas forcément relever les mêmes paroles du MonsieurOzon que Monsieur Javerliat. Libre lecture du texte intégral , oblige.)
En ligne, la rubrique "prévention" de la Ville d’Orléans. Attention, mon but n’est pas d’inquiéter, ni de détruire l’article de Monsieur Javerliat (et surtout pas de le faire passer pour un con !!) Je veux juste dire que la Mairie d’Orléans est très pragmatique aussi....Les chevelus, bobos, anti-caméras de surveillance, les belles idées , les amoureux de la liberté, sont-ils destinés à être envoyés par navette spatiale sur la planète Mars ? Ce ne serait pas très démocrate.
Et en plus de la bombe à 5 balles il faut dépenser le prix de l’échelle qu’on doit laisser sur place, une fois l’acte de vandalisme de bien public commis
Je trouve qu’il s’agit moins d’un acte de vandalisme que d’un acte de désobeissance civile, à chacun son point de vue.
Mais nous n’aurons peut-etre pas à en arriver là, voyez mon post #10243
Cela dit ne fait pas de moi quelqu’un pour les caméras de surveillance. Mais les faits sont là_ il y en aura. La question est : comment les gérer ?
Quand on peut dire ça, c’est qu’on est intellectuellement prêt à accepter les caméras. Attention, ça n’est pas une attaque personnelle, c’est juste une tentative maladroite de vous faire prendre conscience de la perversité du sujet.
“Monsieur Pécaud a signalé que dans notre société, la discussion sur
la vidéosurveillance a dépassé le stade des libertés individuelles,
pour se porter sur son efficacité. Je n’accepte évidemment pas cette
situation. Pour une question de principe bien sûr, mais si on ne se
réfère plus à des valeurs intangibles, universelles, toutes les
dérives sont alors possibles, sans aucune limite.” souligne Michel Roux en préambule de son intervention "Vidéosurveillance et libertés"
Un petit passage pour Mister K, avec ou sans caméra, le fait d’être marié et d’avoir une maitresse est un délit, qui se traite devant un juge aux affaires familiales. C’est apparenté à de la bigamie.
euh, bigamie c’est pas plutôt le fait d’avoir deux épouses ? Et là effectivement être marié à plusieurs personnes en France n’est pas légal. En revanche, le fait d’avoir une maitraisse (en étant marié ou non) est-ce que ce n’est pas ce que l’on nomme "l’adultère" ? et là ce n’est pas un délit mais une cause de séparation dans le cadre d’un divorce pour faute.
être marié et d’avoir une maitresse est un délit
Et où avez-vous vu ça ? En France, l’adultère n’est plus une faute pénale depuis 1975. Argumentez, mais ne dites pas n’importe quoi !
Mais c’est vous qui dites n’importe quoi en parlant de liberticide.
Vous avez une maitresse, vous en êtes libres, mais assumez le. Tout le monde peut vous voir dans la rue avec elle mais une caméra, HA NON !
Le jour où une caméra vous empèchera de marcher on en reparlera.
En résumant, vous voulez interdire aux caméras de voir, vous concernant, ce que tout un chacun peut voir en se trouvant dans la rue avec vous. C’est un concept idiot.
En passant, vous n’allez pas en supermarché, pas en boulangerie, pas en discothèque, pas dans certains bars ?
Ne demandez pas au "pour" d’argumenter, ils ont des arguments que vous ne voulez pas entendre. Vos seuls arguments sont "Et si j’ai une maitresse, blablabla liberticide", voyons, n’avez vous donc pas d’autre atouts que de brandir le sacro-saint BigBrother ?
Vous n’avez toujours pas prouver l’aspect liberticide sans utiliser de "Et si".
Le jour où une caméra vous empèchera de marcher on en reparlera.
En tout cas, elle peut m’empêcher de me gratter le cul, de me curer le nez et de mettre mes doigts dans la bouche après.
Plus sérieusement, nous sommes déjà dans une société hyper normalisée ou nous sommes formatés du lange au linceul : alors les caméras, non, trop c’est trop ! Encore un truc qu’on subit au non d’un soit disant intéret général.
Oui, les caméras, dans les supermarchés, dans les ascenseurs, dans les lieux publics concourent au fait d’une atteinte à mon sentiment de liberté. Je ne veux pas être un singe dans un zoo. Je ne veux pas être en liberté surveillée.
Et vous, avez-vous prouvé en quoi ces caméras de surveillance seront efficaces ?
Et vous, avez-vous prouvé en quoi ces caméras de surveillance seront efficaces ?
Nous n’avons malheureusement pas le pouvoir de regarder dans le futur, vous si peut être ?
Mais je souhaite vous retourner la question : avez vous prouvé en quoi les caméras de surveillance ne seront pas efficaces ? (pas d’hypothèse, des faits !)
Cela étant dit, juste en passant, vous avez une carte d’identité ? je vous rappelle juste qu’on a relevé vos empreintes digitales pour la faire, qu’on vous a demandé 2 photos d’identité et qu’il n’y en a qu’une sur cette même carte. Devinez où est passée la deuxième... allo les RG ?
Moi ce qui me prive de ma liberté de penser c’est le fait de passer (avec d’autres) pour une espèce de dégénérée sécuritaire. Je m’en vais de ce pas me plaindre au bureau de "ils sont vilains ceux qui sont pour"
Et vous, avez-vous prouvé en quoi ces caméras de surveillance seront efficaces ?
Nous n’avons malheureusement pas le pouvoir de regarder dans le futur, vous si peut être ?
Enorme ! Enorme, Enorme... Mais comme on dit, plus c’est gros et plus ça passe. Le monde à l’envers. Je suis désolé, mais, si vous voulez dépenser un paquet de pognon public pour les caméras, la logique, ce serait de dire que c’est utile quand même et de le prouver. Enfin, moi, je dis ça...
Je répète, je ne suis pas voyante et je ne prévois pas ce que ces caméras feront de bien (ou pas) à Bourges.
C’est juste de la logique et de l’honnêté, seul le temps pourra nous dire qui avait raison, vous qui êtes contre ou moi qui suis pour. Et soyez sur que j’admettrais mettre trompée si tel est le cas.
Cela étant dit, juste en passant, vous avez une carte d’identité ? je vous rappelle juste qu’on a relevé vos empreintes digitales pour la faire, qu’on vous a demandé 2 photos d’identité et qu’il n’y en a qu’une sur cette même carte. Devinez où est passée la deuxième... allo les RG ?
J’ai une carte d’identité depuis... fin décembre 2007 ! C’est très récent donc. La carte d’identité nationale d’identité n’est pas un titre obligatoire, même si, dans les fait, on est quasiment obligé d’en avoir une (société de merde). Ce que vous me dites ne contredit en rien ce que j’ai écris, bien au contraire, il le confirme : notre société est suffisamment cadrillée, surveillée et ses citoyens sont suffisamment classifiés pour qu’on en rajoute une couche. Cela en devient insupportable.
Mais je souhaite vous retourner la question : avez vous prouvé en quoi les caméras de surveillance ne seront pas efficaces ? (pas d’hypothèse, des faits !)
Si vous retournez sans cesse les questions que l’on vos pose, on ne va pas beaucoup avancer. Je vous ferais remarquer d’ailleurs que ce sont les arguments des "contre" qui ont été développés le plus largement ici. Le travail des "pour" ayant consisté jusqu’ici à dénigrer ces argument (en gros "non, c’est pas liberticide ! Et puis, y’a déjà plein de trucs dans la société qui bouffe nos libertés alors il n’y a pas de quoi en faire un plat de ces quelques caméras de surveillances !", bref, une vision à mon sens relevant d’un mélange de désinvolture et de fatalisme). En revanche, il n’a pas été dit grand chose sur l’efficacité supposée de ces caméras.
Il existe me semble-t-il des études (notamment en Grande-Bretagne) qui montrent que l’efficacité de ces caméra est assez limitée (effet plumeau), cela ne doit pas être trop difficile à trouver sur le web.
De toutes façons, j’ai un argument imparable qui suffit à me convraincre : ça me casse les couilles cette société de merde où l’on est obligé de vivre et de subir les options d’une majorité de connards (et de connasses, égalité des sexes oblige).
Vous n’avez emis que des hypothèses, et si... et si... hypothèse ! hypothèse !
Quand on vous parle des agressions, des vols, des viols, des trafics de drogue etc, vous nous riez au nez en nous disant que ça ne marchera pas. MAIS QU’EN SAVEZ VOUS ?
Et vous, qu’en savez-vous des agressions, des vols, des viols, des trafics de drogue etc ?
Comme vous, je lis la PQR tous les jours. Et tous les jours ce que je vois dans les faits divers, c’est des alcoolos au volant. Mais des agressions, des vols, des viols, des trafics de drogue, je n’en vois qu’exceptionnellement. Avez-vous les mêmes infos que S. Lepeltier pour affirmer que l’on a des "problèmes d’insécurité vraiment importants" ? Si oui, donnez-nous vos sources !
Il existe me semble-t-il des études (notamment en Grande-Bretagne) qui montrent que l’efficacité de ces caméra est assez limitée (effet plumeau), cela ne doit pas être trop difficile à trouver sur le web.
Je me permets à nouveau, de vous guider vers ce document déjà cité trois fois sur ce site et judicieusement ajouté par Bernard Javerliat en pièce-jointe à l’article ci-dessus. Prenez le temps de lire cette analyse qui date déjà de 2005 et surtout ses conclusions qui se sont faites devant un parterre de policiers...tout est dit sur l’efficacité des fameuses caméras.
De toutes façons, j’ai un argument imparable qui suffit à me convraincre : ça me casse les couilles cette société de merde où l’on est obligé de vivre et de subir les options d’une majorité de connards (et de connasses, égalité des sexes oblige).
J’ai peur que ça ne soit pas assez "imparable" pour convaincre les autres ;-) De toutes manières, on ne convaicra pas les “pour qui sont vraiment pour”, toute argumentation, la plus rationnelle soit-elle, ne les convaicra pas. Par contre, ceux qu’il faut convaincre, c’est ceux qui n’ont pas d’idée très précise sur la question, mais qui sentent bien qu’on prend une direction dangereuse pour nos libertés. C’est à eux qu’il faut donner des arguments pour prendre position. Et c’est aux “contre qui sont vraiment contre” de trouver les bons arguments.
Ne demandez pas au "pour" d’argumenter, ils ont des arguments que vous ne voulez pas entendre.
MDR !!!! C’est l’hopital qui se fout de la charité quand même !
C’est quoi votre argumentation ? Celle développée par le maire de Bourges dans l’interview accordée à l’agitateur ? Parce que si c’est le cas, effectivement, je ne suis pas convaincu. Effet plumeau oblige.
Sauf que les arguments, on les a avancé bien avant que vous ne publiez cette fameuse interview !
En résumant, vous voulez interdire aux caméras de voir, vous concernant, ce que tout un chacun peut voir en se trouvant dans la rue avec vous. C’est un concept idiot.
Absolument pas. Je trouve que des images numérisées, reproductibles à l’infini sans le moindre coût, dont la diffusion est potentiellement incontrôlable, ce n’est absolument pas la même chose que de croiser le tout un chacun. Désolé, mais la différence est ENORME.
Et qu’on le veuille ou non, personne, je dis bien personne, ne peut garantir la bonne utilisation de ces images. Comité d’éthique ou pas.
Mais, je lis Mister K dans les posts ci-dessous qui se débat pour expliquer pourquoi des caméras c’est liberticide, et j’en suis presque "malade" pour lui. Loin de moi l’idée de vouloir critiquer Mister K qui persévère.
Merci de votre soutient même si je vous faits pitié à me débattre avec mes petits bras pas musclés ;-) Je crois qu’effectivement, les anti-caméra sont extrêmement minoritaires, c’est un fait. La tâche d’explication n’en est que plus difficile. Mais j’ai l’habitude de passer pour un con, c’est pas grâve ;-)
Je cherche à expliquer que les caméras, ce n’est pas forcément innocent, même pour les gens honnêtes et respectueux des lois. Je tente de donner des exemples (qui valent ce qu’ils valent) qui peut-être pourront créer des déclics chez certains. Je suis informaticien, et j’ai vu plus d’une dérive... Et j’ai également lu Orwell mais je fais la part des choses ;-)
Je ne vous prends pas pour un con. Et si ça peut vous rassurer, moi aussi j’ai l’habitude de passer pour une conne. Je n’ai peur de rien ;-). (sauf de montrer mon cul aux visonneurs, j’y ai bien refléchi, non je n’ai pas envie de leur montrer, finalement. Et des caméras aussi j’en ai peur. )
Hop j’en remets une couche ici !
Donc d’après ce que je ressens dans cet article, les gens qui sont "pour" sont des sécuritaires, les gens qui s’en fiche sont des faux culs et les gens qui sont "contre" sont ceux qui ont tout compris (les gens biens).
Mais vous par exemple, vous ne seriez pas un peu pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour, une vague définition de l’éternel insatisfait. Lorsqu’on vous lit, on dirait juste qu’il n’y a pas d’agression, pas de viol, pas de cambriolage et pas de trafic de drogue dans Bourges. Ok ça ne se passe pas tous les jours, ça ne se passe pas non plus à tous les coins de rue mais ne me dites pas que ça n’existe pas (sinon je passe tous les jours vous raconter le rubrique faits divers de Bourges...)
"Mais vous par exemple, vous ne seriez pas un peu pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour, une vague définition de l’éternel insatisfait."
raaa la gauche du statu quo et la droite conservatrice se maquillant en progressiste, encore une de ces fameuses inversions
pour les faits divers : lire "sur la télévision" de bourdieu
2 ou 3 petites choses,
Vous aimez parler de projet liberticide, j’aimerais que cela soit démontré, en quoi c’est un projet liberticide, en quoi vous perdez en liberté avec des caméras ?
Pour ce qui est de l’informatique et du traitement automatisé des images, vous regardez trop les experts, ya que dans cette série qu’on arrive à zoomer à l’infini sur une image de vidéo surveillance et a trouver en 30secondes chrono une correspondance en base de données, qui plus est, je crois pas qu’il existe un logiciel de recherche "au faciès"...
La seule chose qui peut arriver c’est que les RG améliore leur fiche vous concernant lors de manifestations.
Votre dernière phrase justifie à elle seule le caractère inacceptable parce que dangereux, de la vidéo surveillance.
Alors celle là je m’y attendais pas...
Je ne savais pas non plus que c’était un tel drame d’être fiché au RG...
Vous aimez parler de projet liberticide, j’aimerais que cela soit démontré, en quoi c’est un projet liberticide, en quoi vous perdez en liberté avec des caméras ?
Liberticide : qui porte atteinte, qui tend à limiter les libertés
Exemple : imaginez, j’ai une maîtresse, je trompe ma femme (Ceci est une hypothèse ;-)). Jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas interdit pas la loi. Mais pas de chance pour moi, j’habite ou elle habite à un endroit où des caméras de surveillance publiques enregistrent mes aller-venu (c’est un effet co-latéral, les entrées privées débouchent sur des lieux publics). Qui me garantie que les images en question ne seront pas utilisées pour me nuire ? Le comité d’éthique ? Il faut que j’ai sacrément confiance... Résultat, ma liberté de rendre au domicile de ma maîtresse peut-être perturbée par la simple pression psychologique des caméras de surveillance. Cela fait partie pour moi des atteintes à la liberté.
Mais votre exemple des RG est significatif : imaginez (j’ai bien dit imaginez), les RG veulent monter un dossier sur moi. Il savent que j’ai une maîtresse, mais surtout, ils peuvent avec une facilité enfantine connaître toutes mes relations : amicales, associatives, syndicales, politiques, religieuses etc. Pas besoin de logiciels de science-fiction pour cela (mais les recherches faciales, ça existe...), Bourges est suffisamment petit pour reconnaître telle ou telle personne. Vous allez me dire, ces caméras ne sont pas censées filmer des lieux privés : mais par la force des choses, elles le feront. Deuxièmement, vous allez me dire que le comité d’éthique (qui ne pourra surveiller en permanence ceux qui surveillent les images) veillera à ce que les images ne tombent qu’entre des mains assermentées : police / justice. Mais rien n’interdira aux RG de demander "gentiment" à la police de récupérer des images... Bref, je peux être tenté de ne plus recevoir personne chez moi dans ces conditions, le comité d’éthique ne pouvant garantir totalement l’usage qui est fait des images.
Enfin, imaginons que le comité d’éthique veille à tout et qu’aucune image ne tombe dans de mauvaises mains, que tous les employés ont une éthique irréprochable au niveau de l’usage des images. Qui me dit que l’employé chargé de la surveillance publique n’ira pas colporter mes histoires de "coucheries" un peu partout dans la ville. Ils auront un point de vu privilégié sur la chose. Mieux que Voici/Gala.
Autre exemple, les caméras pilotées manuellement, munies de zoom : qu’est-ce qui me garantie qu’elles filmeront forcément des lieux publics et que les employés s’ennuyant ne seront pas tentés d’aller zoomer le soir au niveau des fenêtres des bâtiments, mâter ma maîtresse à poil qui se croit à l’abris des regards puisque sans vis-à-vis ? Sa liberté de se balader à poil chez elle sera alors limitée potentiellement par ces caméras (l’exemple est extrême, mais pas impossible...)
Voilà quelques risques potentiels de la vidéo-surveillance pour des gens qui n’ont, a priori, rien à se reprocher.
Les caméras ne vous empèchent donc pas d’avoir une maitresse, c’est vous qui accordez une importance trop forte aux images, l’impact du cinéma surement. Il y a moins de chance de voir les images diffusés que de rencontrer une connaissance. Et quand bien même, je vous rapelle que vous avez un droit d’accès et de destruction sur les images vous concernant, mais on préfère crier au loup plutot que d’utiliser ses droits en France.
En gros, vous parlez de parano sécuritaire, mais vous êtes tout aussi parano concernant l’utilisation qui sera faite des images. parano sécuritaire <-> parano libertaire vont donc de pair.
Pour les RG, vous seriez bien naif de croire qu’ils ont besoin de ces caméras, d’ailleurs, en tant qu’acteur public, je serai vous je me poserais des questions, un dossier vous concernant doit exister depuis environ... hmmm, allez... 10ans l’agitateur ?
c’est vous qui accordez une importance trop forte aux images, l’impact du cinéma surement.
Là, c’est vraiment vous qui êtes naïf. Les caméras de vidéo-surveillance sont une des sources des vidéos-gags en tout genre. Si cela tombe entre des mains indélicates, cela peut trainer à la télé, sur le web. Nous sommes dans un monde où tout va très vite. Une fois les images "lachées", impossible de revenir en arrière. Et il suffit d’une fois. Rien à voir avec l’impact d’une rencontre d’une connaissance...
Et quand bien même, je vous rapelle que vous avez un droit d’accès et de destruction sur les images vous concernant, mais on préfère crier au loup plutot que d’utiliser ses droits en France.
Oui, ça c’est la théorie. Mais vous allez aller chaque jour vérifier que des images pouvant nuire à votre vie privée ne sont pas stockées au sein des services de vidéosurveillance ? Comment faites-vous concrètement ?
En gros, vous parlez de parano sécuritaire, mais vous êtes tout aussi parano concernant l’utilisation qui sera faite des images. parano sécuritaire <-> parano libertaire vont donc de pair.
Non, mais vous êtes sérieux là ? Je ne parle pas de parano, mais de protection de la vie privée. Un organisme, avec trop peu de pouvoir, la CNIL existe à cet effet. Si cela existe, c’est qu’il y a un risque non négligeable, non ? D’ailleurs, je pense que si vous rendez visite à la CNIL, ils vous démontreront que l’éthique est très souvent oubliée en matière de traitement des données informatisées (les systèmes de vidéo-surveillance sont très informatisés...).
Pour les RG, vous seriez bien naif de croire qu’ils ont besoin de ces caméras, d’ailleurs, en tant qu’acteur public, je serai vous je me poserais des questions, un dossier vous concernant doit exister depuis environ... hmmm, allez... 10ans l’agitateur ?
Mon exemple était ironique me concernant. Mais ces caméras pourraient leur faciliter la vie. Vous seriez bien naïf de croire qu’ils ne pourraient pas s’en servir...
Mister K ,le monsieur qui se promène avec son épouse ,le couple qui se promène avec ses enfants , le retraité qui sort son chien ramassant la "crotte" de ce dernier dans un sac plastique ,les jeunes qui font normalement les vitrines ,toutes ces personnes ont-elles peur des caméras ? Bien sûr que non ! alors quoi ?
Qui peut avoir certaines craintes ? Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ,ceux qui agressent ,ceux qui volent,ceux qui cassent ? Cela vous choque ?
Qui doit-être en sécurité ,qui doit-être protégé ? Celui qui n’a rien à se reprocher ou bien le casseur ?
Avez-vous fait votre choix Mister K ?
Le manant de service.
M. Le manant, se promener avec sa maîtresse n’est pas interdit par la loi...
Mon choix, c’est celui du respect de la vie privée, du respect de la liberté avant tout. La sécurité fait également partie des libertés, mais elle ne doit pas primer sur toutes les autres.
vous avez un droit d’accès et de destruction sur les images vous concernant
Supposons le cas de figure suivant : Une scène prise dans la rue comporte plusieurs
personnes dont vous ; vous demandez le droit d’accès ; une des autres invoque son "droit
des tiers" et refuse que vous ayez accès à son image. Il vous sera impossible d’accéder à vos images, donc de les faire supprimer.
Merci pour la source, semblerait que vous ne l’ayez pas lu cependant :
La demande formulée par toute personne intéressée au titre du V de l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995 précitée en vue, de l’accès aux enregistrements qui la concernent ne peut être rejetée pour un motif tenant au droit des tiers que s’il existe un motif tiré de la protection du secret de la vie privée du ou des tiers en cause.
Mister T, le quote war c’est mal, vous comprenez très bien ma pensée, détruire un argumentaire phrase par phrase ne démonte pas l’idée principale, simplement sa démonstration et ne fait pas avancer le débat, ca prouve juste une certaine limite dans les arguments du "onenveutpasdécaméra".
Pour mémoire, Les enregistrements doivent être détruits au bout d’un mois, c’est la loi qui fixe cette durée maximale, donc non, on ne fouillera pas dans les archives pour vous planter.
Mister T, le quote war c’est mal, vous comprenez très bien ma pensée, détruire un argumentaire phrase par phrase ne démonte pas l’idée principale, simplement sa démonstration et ne fait pas avancer le débat, ca prouve juste une certaine limite dans les arguments du "onenveutpasdécaméra".
1- C’est une pratique normale sur le web depuis 1995.
2- J’ai quasiment cité la totalité de votre message donc votre critique ne tient pas. Je réponds point par point à votre message ce qui me parait être une pratique normale dans un débat.
Pour mémoire, Les enregistrements doivent être détruits au bout d’un mois, c’est la loi qui fixe cette durée maximale, donc non, on ne fouillera pas dans les archives pour vous planter.
Oui, c’est bien. Rien ne garantie que des copies ne sont pas effectuées...
attendez entre mister T et mister K ,je m’y perds
Merci pour la source, semblerait que vous ne l’ayez pas lu cependant
Je vous renvoie la pareille ! relisez bien :
l’accès aux enregistrements qui la concernent ne peut être rejetée pour un motif tenant au droit des tiers que s’il existe un motif tiré de la protection du secret de la vie privée du ou des tiers en cause.
Un tiers peut donc s’opposer à la visualisation par vous des images qui le concernent en invoquant le respect de sa vie privée. C’est d’ailleurs avec cet argument que les demandes de visualisation sont systématiquement rejetées : vous êtes rarement seul dans la rue ;-)
Pour mémoire, Les enregistrements doivent être détruits au bout d’un mois
Et qui vérifiera qu’ils ont bien été détruits, vous ?
C’est vrai que la probabilité qu’un tiers se pointe en meme temps que vous pour vous empécher d’exercer votre droit doit tendre vers 1... Arretez d’être démago à la fin...
Et qui vérifiera qu’ils ont bien été détruits, vous ?
Là n’est pas la question, c’est la loi, si elle n’est pas appliquée, la ville peut en répondre devant un tribunal administratif. Et notre bon maire a mis en place le comité d’éthique, ils ont p’te une action à faire de ce côté, non ?
La démagogie n’est pas du côté des anti-cameras, mais plutot du votre :
Supposons que vous vouliez consulter un enregistrement comme le droit vous l’autorise. Le préposé*, après recherche, vous dit que vous n’êtes pas le seul sur les images, et qu’il vous faut demander l’autorisation des autres personnages. Comment allez-vous faire puisque vous ne les connaissez pas ? Votre requête s’arretera donc là. Circulez, y’a rien à voir ;-)
Nulle part il n’est précisé si ces agents de controle seront soumis au droit de réserve et/ou au secret professionnel.
Là n’est pas la question
Ben si, justement. Trouvez-moi la composition de ce comité d’éthique ainsi que ses prérogatives, et on pourra en reparler.
Vous partez encore sur une supposition, je ne crois pas que la loi s’applique comme cela, La question pourrait être posé à un juriste, à savoir que la vie privée n’a pas de notion, c’est la jurisprudence qui la définie, ca complique d’autant plus l’appréciation.
Pour moi, un tiers peut empécher la consultation d’image si elles touchent au secret de la vie privée, la ballade en ville avec son chien fait parti de la vie communautaire (c’est mon avis, pas une vérité en soit).
Ce n’est pas au préposé de juger si vous devez avoir accès ou non, la loi vous y autorise sauf si les images où vous figurez relève du secret de la vie privé d’un tiers, qui lui peut s’opposer à la visualisation.
Ente nous, quelle est la probabilité que ce cas de figure arrive ?
Il y a eu un article sur le comité éthique, Bombix semble en contact, peut être pouvez vous soumettre l’idée, à ce comité, de veiller au respect de la loi, c’est vous qui doutez des usages, pas moi...
c’est vous qui doutez des usages, pas moi...
L’expérience prouve que quand le cadre est flou, on finit toujours par sortir du cadre...
euh oui mais non, avez vous entendu parlé des vidéos en circuits fermés pour coproprio qui permettent aux proches d’un lieu de voir les images diffusées par la vidéo surveillance ?
OK habituellement on envoie sur un moniteur temps réel sans enregistrement, mais un coup de photo numérique, et hop c’est dans la boîte. Et plus il y aura de vidéo moins la confidentialité sera bien assurée.
Imaginez ma proprio qui découvrent (et c’est ma liberté) que j’ai 4 amants (vi vi je suis insatiable, mais je suis plutôt à deux en ce moment) en regardant son moniteur. Que je doive renouveler mon bail (ça arrive), et qu’elle soit une bigotte (choisissez votre religion c’est toujours la même chose). Certes ça n’atteint pas mes libertés, mais cela handicape fortement ma capacité à vivre libre sans être emmerdée pour autre chose qu’un crime de moral.
D’autant plus que l’on sait maintenant que la vidéo-surveillance ne diminue pas la délinquance, elle la déplace, et donc :
– les forfaits ont lieu dans des endroits loin des lieux publiques et donc moins accessibles à la maréchaussée et donc moins flagrandélisables ;
– les plus pauvres deviennent les victimes désignées ;
– elle permet à des délirants de s’occuper de choses qui ne les regardent pas.
Déplacer un problème n’est pas le résoudre. Surtout quand il en apporte d’autres : atteinte à la vie privée, coût, ghettoïsation ...
Et quand l’état montre l’exemple pour les lieux publics on peut s’attendre à ce que les co-propriétaires d’immeubles fassent de même avec un contrôle très lâche de l’état
Dîtes ça vous manquera pas de faire l’amour dans des lieux publics déserts vous ?
D’autant plus que l’on sait maintenant que la vidéo-surveillance ne diminue pas la délinquance, elle la déplace, et donc :
– les forfaits ont lieu dans des endroits loin des lieux publiques et donc moins accessibles à la maréchaussée et donc moins flagrandélisables ;
– les plus pauvres deviennent les victimes désignées ;
– elle permet à des délirants de s’occuper de choses qui ne les regardent pas.Déplacer un problème n’est pas le résoudre. Surtout quand il en apporte d’autres : atteinte à la vie privée, coût, ghettoïsation ...
Argumentation claire et convaincante...
4 amants ?
Elle me plaît bien cette Miss J...
vous regardez trop les experts, ya que dans cette série qu’on arrive à zoomer à l’infini sur une image de vidéo surveillance
De deux choses l’une :
– soit les caméras ne peuvent pas "zoomer" assez pour que l’on reconnaisse un visage, et dans ce cas elles ne servent à rien.
– soit elles le peuvent, et à ce moment là il s’agit d’une atteinte à la liberté de circuler librement, (c’est mon droit de ne pas vouloir être filmé)
Attention je ne parle pas d’image zoomé mais de zoom sur image, petite nuance :
Une image zoomé est un zoom fait avant l’enregistrement donc de meilleure qualité et forcément fait au moment de l’enregistrement, un zoom volontaire donc.
Un zoom sur image est fait après enregistrement et donc dépend de la qualité d’enregistrement, et je confirme, ya que dans les experts qu’on arrive a faire une photo hyper net d’une caméra de surveillance en 640*480
Vous nous dites qu’on ne peut pas zoomer dans une image. Vous confirmez donc que les cameras sont inutiles.
Monsieur Javerliat vous finissez par dire tout et son contraire.
Vous avez peur des zooms (à l’infini) et maintenant vous dites que si on ne peut pas zoomer les caméras sont inutiles.
Donc on fait passer le message à la mairie ?? Si vos caméras zooment pas c’est pas la peine de les poser hein ! elles ne servent à rien. Mais si elles zooment c’est pas la peine de les poser non plus parce que les gens ils veulent pas qu’on zoome sur eux ! (c’est moi ou on dirait un dilemne shakespearien ?)
Ca a été long, mais vous venez de tout comprendre ;-) Pour supprimer le “dilemne shakespearien” comme vous dites, il suffit de ne pas installer de caméras ! Mais ça n’a rien de shakespearien, car si on n’a pas le choix d’être ou de ne pas être, on a tout à fait le choix de ne pas installer de caméras. C’est plutot un choix politique, je dirais.
Non mais il n’y a pas de "dilemne shakespearien", le projet a été adopté en conseil municipal, c’est fini.
Si vous vouliez vous y opposer c’est lors de la présentation du projet qu’il fallait vous manifester, je vous rappelle que les conseils municipaux sont ouverts au public. Il y a aussi eu des réunions de quartiers dans Bourges à ce sujet. Enfin bref, il y avait suffisament d’occasions de montrer son mécontentement avant l’adoption du projet, crier au loup maintenant c’est trop tard.
maintenant c’est trop tard
On verra bien ! Mais on a bien compris qu’il ne faut pas compter sur votre aide ;-)
crier au loup maintenant c’est trop tard.
ah, oui, ce doit être ça la goooche non révolutionnaire ! A partir du moment ou trente abrutis votent un truc, faut dire amen et se ranger du côté de la majorité triomphante ! Slurp slurp, j’ai des bouts de caca sur la bouche !
Parce que le public a son mot à dire dans un conseil municipal ? Je sais qu’il peut y assister, mais exprimer quelque chose , il me semble que non. Si je me trompe, dites le moi.
Comme d’habitude la gauche se réveille trop tard.... ce sont aux élus de gauche d’ouvrir leur gueule. C’est fini, les budgets sont votés pour ce projet, on ne peut plus faire marche arrière. Seulement limiter les dégâts.
ce sont aux élus de gauche d’ouvrir leur gueule
La liste d’union de la gauche est clairement pour les caméras de surveillance :
"Pour l’avenir, nous avons défini la position suivante :
Définir et contrôler le cadre éthique d’utilisation de la vidéo-surveillance ; évaluer son utilisation ; le cas échéant, ré-orienter le dispositif." est-il écrit sur leur site. Cliquez ici.
on ne peut plus faire marche arrière
Faux. On peut débrancher les caméras. Si on ne peut pas économiser l’investissement, on peut toujours supprimer les couts de fonctionnement. C’est juste une question de volonté politique.
"La liste d’union de la gauche est clairement pour les caméras de surveillance"
Merci de le rappeller_ avec tout ces gens contre j’ai cru le contraire...
Bonne idée que celle de débrancher les caméras. Mais on fait alors deux mécontents : M. le Maire et EDF !
Je sais pas. Mais un maire avait fait voté le rasement du quartier de ma ville de banlieue il y a 30 ans. Après suite à la mobilisation des habitants qui ont tracté, affiché, déposés des recours, fait du bruit ...le quartier est toujours là, et lui s’est éloigné ... Enfin, il est dévenu sénateur notre bien aimé Adolphe (ça ne s’invente pas c’était son prénom).
Pourquoi ce qui se faisait il y a 30 ans se ferait plus aujourd’hui ? Entre nous, le quartier a décidé d’avoir la peau du maire actuel (au sens électoral évidemment) qui pensait devenir le ministre de la justice de Nico.
On verra ce que cela donne, mais je pense qu’il est mal barré. ^_^ Je vois pas pourquoi à Bourges ce serait différents car il y a quelques berychons et de creusois tétus dans mon quartier à la manoeuvre.
Donc la réponse ma chérie est que tu te trompes. Il y a plus d’une manière d’agir à toi de trouver lesquelles.
Merci de votre réponse Miss J pour m’expliquer comment on se mobilise. Je ne savais pas. Ca ne répond pas vraiment à ma question à Aude, mais c’est pas grave. J’étais persuadée que Aude était bossait soit pour l’équipe en place soit pour la liste de la droite. Bref, je croyais que c’était quelqu’un qui connaissait bien les règles des conseils municipaux, et en particulier celui de Bourges.
Vous semblez ignorer que la politique est jeu de passion...
Oh combien d’affaires se jouent comme une pièce de théâtre ?
Oh sur combien de dossiers les chiffres dansent un ballet ?
L’acte des caméras est déjà "HS". Tirons le rideau, occupons-nous des municipales. Je vous rapelle qu’il ne reste que deux semaines avant les vacances scolaires. Entre nous, une conversation politique sur des skis c’est pas très fun...
Entre nous, une conversation politique sur des skis c’est pas très fun...
Pauvre chou ! On va vous plaindre, si on en trouve le temps...
