INTERVIEW DE MME IRENE FELIX - DEUXIEME PARTIE

La gauche n’est pas la droite - 2

Culture et éducation
mercredi 20 février 2008 à 07:32, par bombix, Charles-Henry Sadien

Deuxième volet de notre rencontre avec Irène Félix. Nous abordons les problèmes liés à la culture et à l’éducation, et les propositions avancées par La Gauche Unie concernant ces thèmes. Bien qu’Irène Félix insiste sur les aspects « missions de services publics » propres à ces dossiers, elle articule fortement cette problématique à celle du développement économique par le biais de l’attractivité qui peut en résulter pour la ville. Une façon pour la gauche de lier solidarité et modernité, qui fera l’objet du prochain et dernier volet de cette longue interview de la prétendante P.S. à la mairie de Bourges.

La gauche n'est pas la droite - 2

Il y avait récemment un article très intéressant de Bernard Stéphan dans le Berry Républicain qui estimait que, si dans la plupart des villes les oppositions municipales votaient largement dans le sens de la majorité, c’est parce que 90% des décisions à prendre étaient en quelques sorte des décisions « incompressibles » et que la différence entre droite et gauche se faisait sentir sur les 10% restants. C’est une analyse que vous partagez ou est-ce que vous avez l’espoir, si vous êtes élue, de changer un peu plus que 10% des choses à Bourges ?

Irène Félix : Un Conseil Municipal, délibère sur tout, y compris sur un appel d’offres pour des fournitures de bureau. Il faut bien voter cela. Cela fait partie de ces 90% que l’on vote. Cela n’a pas de sens politique extrêmement fort. Au moment où l’on vote le marché d’achat des livres de la Médiathèque, on vote ce marché, mais on ne discute pas de l’enveloppe à ce moment là. L’enveloppe, on n’a qu’une occasion d’en discuter, c’est au moment du budget. On va donc être amené à voter le marché d’achats de livres à la Médiathèque même si l’on considère qu’il n’y a pas assez de livres à la Médiathèque. Il y a dans les délibérations des choses assez techniques mais si on les reprend une par une, on peut voir qu’il y a beaucoup plus que des nuances entre les positions des uns et des autres. Le deuxième point qui est très important et qui pose le problème des choix et du courage politique, c’est que dans ce que fait une majorité en place, il y a souvent peu de choix qui soient totalement sans intérêt. En revanche, il y a des choix qui sont faits, qu’une autre équipe n’aurait pas fait parce qu’elle aurait préféré d’autres solutions. Pour résumer, le problème, ce n’est pas ce que font les gens, c’est ce qu’ils ne font pas. Or, par définition, au Conseil Municipal, les choix qui ne sont pas faits ne passent pas en délibération. Donc, vous n’exprimez pas le manque sur, par exemple la création de telle ou telle structure de l’enfance puisque cela n’est pas proposé au Conseil. Vous ne voyez au Conseil que la part qui est véritablement délibérée. Ce qui nous distingue, ce sont beaucoup des choix qui en interdisent d’autres - parce que dans un budget quand on a fait un choix on n’en fait pas un autre – qui ne sont pas en eux-même insupportables mais, parce qu’ils interdisent un choix alternatif, deviennent critiquables.

On a parlé de la médiathèque : nous n’avons pas vu de choses originales et novatrices sur le plan culturel à Bourges sur trois dossiers, l’université populaire, la Maison de la Culture et la problématique de l’industrie du spectacle à Bourges déléguée à une société en situation de quasi monopole. Est-ce qu’il y a des propositions à gauche qui sont un petit peu originales ?

Irène Félix : On a essayé d’insister dans notre projet en matière de culture sur plusieurs choses. La première concerne le service public de la culture. Il est très important ; ce sont les musées, le Conservatoire National de Musique et de Danse, la Médiathèque, le service du patrimoine, les salles de spectacle municipales... Ce service public manque de moyens pour avoir un projet d’envergure qui soit en permanence tourné vers la population et permettant de trouver un nouveau public, et de susciter de nouvelles interpellations. C’est vrai pour la Médiathèque, c’est vrai aussi pour l’École Nationale de Musique dont il faut probablement un projet fort avec le tissu de la ville. C’est vrai pour les musées qui n’ont pas les moyens de programmations régulières. C’est vrai des salles : on a de beaux équipements à Bourges, on ne peut pas dire le contraire. Le Hublot est un très bel équipement. Le Théâtre Jacques Coeur est magnifique, l’Auditorium également. Tous ces équipements ne vivent pas car on ne leur donne pas les moyens de vivre. Notre première ambition est que ce service qui s’adresse à tous, qui a vraiment vocation à irriguer la ville, vive mieux. Notre deuxième objectif est que l’on valorise le travail de tout un réseau associatif qui prend une multitude d’initiatives mais en prendrait plus si il avait davantage de facilités à les prendre. L’épisode d’El Qantara n’arrivant pas à obtenir le Hublot l’an dernier est la caricature la plus aboutie de la gestion de droite : une association des quartiers Nord de Bourges qui fait un travail de qualité et qui ne peut pas utiliser un équipement qui par ailleurs est vide ! Si vraiment il y avait concurrence, on pourrait discuter. Mais il n’y a pas concurrence ! Il y a insuffisance de moyens et choix de ne pas attribuer de moyens. Il faut aussi valoriser tout ce qui met en lien les uns et les autres, non pas parce que l’on veut imposer un mode d’expression artistique par rapport à un autre, mais parce que lorsque l’on s’autorise des croisements et des découvertes, cela est toujours bénéfique. Donc, voilà ce qui caractérise notre projet : les équipement culturels municipaux et la réponse à une attente des associations qui ont un peu le sentiment aujourd’hui d’être (passez-moi l’expression) des « emmerdeurs », alors qu’ils voudraient proposer, créer etc.

Et pour l’Université Populaire ?

Irène Félix : Alors l’université populaire existe à Bourges...

... Oui, elle existe, mais elle est un peu... plan-plan, elle ronronne.

Irène Félix : Je pense qu’elle est comme beaucoup d’associations : elle repose d’abord souvent sur un nombre limité de porteurs de projets (alors qu’il y a beaucoup de bénéficiaires du projet). C’est une fragilité du monde associatif. L’Université Populaire a beaucoup cherché et cherche toujours à se renouveler. Je crois que le rôle d’une ville, ce n’est pas de dire quel doit être le projet d’une association, c’est de le respecter et de l’accompagner, parfois, certes, en exprimant un certain nombre d’attentions ou en disant « nous serons particulièrement attentifs à des projets qui iront dans telle ou telle direction ». L’Université Populaire a sa vie propre avec toute la diversité de sa programmation. Il y a un autre outil d’éducation populaire, c’est l’IMEP (Institut Municipal d’Education Permanente) qui mériterait vraiment d’être repensé, et, je dirais presque, « revendiqué ». C’était un outil créé par la gauche. Je ne suis pas sûr que l’équipe de droite actuelle ait bien compris ce que l’IMEP pouvait représenter d’enjeux, comme une école de la deuxième chance pour tous, de lieu de formation, de mise à niveau, d’ouverture, d’apprentissage de savoirs très divers. L’IMEP travaille bien sûr avec la Région Centre sur les visas internet...

... ça, c’est vraiment de la formation très basique...

Irène Félix : Oui, c’est le démarrage... il faut commencer par le commencement...

... Nous ne critiquons absolument pas cela, mais nous pensons que Bourges gagnerait à avoir des ressources culturelles d’un certain niveau. En terme de formation continue au cours de la vie (ce n’est pas la problématique des 5000 étudiants), on est quand même coupés des « savoirs savants » [1] Si l’on veut un diplôme particulier, il faut aller à Paris, à Tours... Ce qui dynamise une ville, c’est d’avoir ces ressources sur place.

Irène Félix : Oui, mais je pense que l’on aura ces ressources quand on aura les 5000 étudiants. Je vais prendre un exemple que je connais bien : celui des formations sociales et médico-sociales. Au Conseil Général du Cher, le secteur social, c’est - en gros - 1000 salariés, un budget de 100 millions d’euros, ce n’est pas une mince affaire. Pour des raisons de formation professionnelle continue, de réflexion sur un métier et ses évolutions, on aurait besoin d’avoir régulièrement une forme d’interpellation sur le métier. On aurait besoin de se créer des moments pour des colloques etc... Si l’on avait un pôle de formations sociales et médico-sociales sur place, nous aurions une facilité à organiser cela. On aurait donc une confrontation à ces savoirs, à l’actualisation de ces savoirs qui serait beaucoup plus faciles. Si je milite pour un pôle de formation social et médico-social sur Bourges, c’est pour de nombreuses raisons : parce qu’on a besoin de jeunes formés, parce que cela faciliterait les études d’un certain nombre de jeunes du Cher et de Bourges mais c’est aussi parce que je pense que cela nous donnerait la fréquentation d’un certain nombre de professionnels qui seraient en lien avec la recherche en sociologie, en sciences de l’éducation, en sciences cognitives... tout un champ dont on aurait besoin pour la pratique. Et donc on se frotterait à des savoirs différents. Je pense qu’il y a un lien entre les 5000 étudiants qui sont sur des formations initiales mais qui permettent de retentir sur la formation continue des uns et des autres. Mais encore une fois, par rapport à votre préoccupation, je crois que l’on peut refaire de l’IMEP quelque chose d’à la fois affiché et de plus ambitieux. C’est un très bel outil et, j’y insiste, d’inspiration de gauche. Il faut qu’on arrive à le remettre en route.

Du côté de la Maison de la Culture, qui s’adresse quand même à un public assez restreint qui est toujours un petit peu le même, de cadres supérieurs et d’enseignants... quels sont vos pistes de réflexion ?

Irène Félix : Pour ce qui concerne la Maison de la Culture... Bourges a la chance d’avoir une des dernières Maison de la Culture de France. Il ne faut pas négliger l’importance de cet équipement. Il faut le sauver des eaux au sens propre puisque cette maison est quand même en menace de ruine. Donc il y a un énorme travail. Voilà un budget conséquent qui sera nécessaire pour la Maison de la Culture. Cette maison vit en fonction des projets que portent les directeurs successifs, qui sont choisis collégialement avec la municipalité. Donc la municipalité a quelque chose à dire sur le choix du projet porté par le directeur. Il y a actuellement un directeur qui a un réel souci d’aller chercher un public qui n’a pas l’habitude de fréquenter la maison de la culture. Il y a quelques partenariats qui existent avec des associations qui me paraissent très intéressant. Je pense que si la ville manifestait vraiment son intérêt pour cela et accompagnait ces formes de partenariat, on pourrait avoir des choses tout à fait intéressantes. Je crois qu’il ne faut pas fermer la Maison de la Culture dans un écrin, il faut l’aider à être en permanence branché sur tout ce qu’il y a autour et l’aider à faire venir un nouveau public. Mais il ne faut pas la caricaturer non plus, il faut être plus mesuré...

Non, non, nous ne caricaturons pas...

Irène Félix : Oui, mais c’est un vrai travail, ce n’est pas spontané pour tout le monde d’aller à la Maison de la Culture. Donc forcément il y a du boulot à faire. Quant au Printemps de Bourges, puisque c’est de lui dont vous parlez, là aussi, il faut peut-être... enfin, le Printemps de Bourges ce n’est pas le seul qui programme sur Bourges. D’une part parce que la Maison de la Culture programme, d’autre part parce que Emmetrop programme beaucoup. La ville programme aussi. Ce qui peut d’ailleurs se discuter car est-ce son rôle de le faire par le biais de l’Agence Culturelle ? ...
Oui, le Printemps de Bourges c’est une structure, c’est une « industrie du spectacle » comme vous dites, indiscutablement ; mais qui apporte, quand même, un événement, une notoriété, une jeunesse qui fait gravement défaut par ailleurs. Il faut avoir la fierté de ce moment là, parce que c’est un moment qui est très identitaire pour Bourges, que les gens attendent et qu’ils apprécient. Sans pour autant que cela absorbe toute autre initiative, mais ce n’est pas le cas. Il y a d’autres initiatives qui existent dans la ville qu’il faut aussi soutenir et préserver. Alors c’est vrai que les budgets ne sont pas les mêmes, mais on ne programme pas le même type d’artistes. Et il y a dans le milieu du spectacle comme dans le milieu du sport des cachets qui sont parfois sont exorbitants.

Justement, est-ce que ce n’est pas le rôle de la municipalité d’appeler à la retenue sur les cachets, dans la mesure où c’est elle qui attribue les subventions ? Est-ce qu’avec des taux de remplissage voisins de 100% qui ne réussissent pas à équilibrer le budget sans l’aide de subventions conséquentes, il n’y a pas des problèmes, quand même ? Quand on l’a fait remarquer à Serge Lepeltier, il a répondu que ce n’était pas grave car il s’agit d’événementiel et que cela rapporte plus que cela ne coûte. Y a-t-il des études sur l’impact du Printemps de Bourges ? Il y a beaucoup de festivals un peu partout en France, et désormais le Printemps de Bourges, même s’il a été pionnier, est devenu un festival parmi tant d’autres. Il y a énormément de festivals musicaux partout, même dans des petites villes. Est-ce que l’on connaît vraiment l’impact, les retombées du Printemps de Bourges relativement aux dépenses effectuées ?

Irène Félix : Je n’ai pas forcément toutes les données en main. Le Printemps de Bourges, c’est beaucoup de gens qui viennent à Bourges. Les professionnels du tourisme vous diraient qu’une nuit sur place c’est tant d’euros. Le public du Printemps n’est pas forcément sur ces montants là, encore que, il y a aussi un public qui dépense de l’argent au Printemps, et cela se chiffre : les hôtels sont pleins à Bourges, les commerces fonctionnent mieux que le reste de l’année (sauf quelques commerces qui ne font pas de clients parmi ceux du Printemps, mais ce n’est quand même pas la majorité). Bourges fonctionne particulièrement fort à ces moments là, d’autant qu’il y a eu des initiatives du Printemps dans la ville pour essayer de sortir un peu de la rampe Marceau pour aller un peu plus loin. Donc, oui, il y a un impact d’économie touristique. C’est difficile de chiffrer ensuite au-delà ce qu’est le poids de la notoriété, de même façon qu’il est difficile de savoir si le fait d’avoir une cathédrale classée à l’UNESCO rapporte quelque chose. Cela rapporte sûrement quelque chose, d’avoir une équipe professionnelle de basket ; des professionnels doivent chiffrer cela. J’avoue ne pas connaître précisément la jauge... comment on jauge cela. Mais on sait que l’on a besoin de faire connaître la ville, de la faire reconnaître, de la faire apprécier. Pourquoi en a t-on besoin ? Parce que l’on a besoin d’attirer de la population parce qu’elle fait tourner l’économie locale et parce que l’on en aura besoin pour faire tourner les entreprises locales à moyen terme. C’est un des défi de l’avenir de s’appuyer sur l’économie résidentielle c’est à dire l’économie qui est liée à la présence de gens : des touristes, des retraités, des spectateurs de concert... On a besoin d’eux parce qu’ils font tourner la machine économique. Il vont faire leur courses, ils vont au restaurant... enfin, peu importe... et puis on a besoin que parmi ces personnes là, certaines s’installent à Bourges ou en tout cas ne répugnent pas de s’y installer et donc soient la population active de demain. La population active de Bourges est extrêmement vieille... enfin, relativement vieille et vieillissante. Et le problème du renouvellement de la population active c’est vraiment un enjeu. Si l’on n’est pas capable de donner de notre ville une image forte, dynamique, qui va s’appuyer sur le développement universitaire, mais également sur un certain nombre d’atouts que l’on va mettre en avant, on risque de manquer de bras et de têtes à moyen terme sur Bourges. Il me semble que dans l’analyse des enjeux en matière économique sur la ville de toutes ces dernières années était celle de faire venir des entreprises créatrices d’emplois. Cette question est toujours là. On a toujours envie de faire venir de nouvelles entreprises pour créer de nouveaux emplois. Mais il ne faut pas qu’elle occulte l’autre question qui sera de maintenir les entreprises parce que l’on aura su faire venir la population active nécessaire.

C’est le problème d’Aubigny aujourd’hui par exemple où l’entreprise est là mais la main d’oeuvre n’y est pas ; et donc l’entreprise s’en va car il n’y a pas la main d’oeuvre. Si l’on ne veut pas que l’on soit dans cette situation là à Bourges à moyen terme, il faut que l’on s’en préoccupe. Il faut que l’on fasse venir du monde à Bourges et que l’on donne envie à des jeunes professionnels de rester là. Peut-être parce qu’ils y auront fait leurs études - les 5000 étudiants - peut-être parce qu’ils seront venus au Printemps de Bourges et se seront dit « finalement c’est sympa cette ville ! ». Il faut que l’on vende cela aussi.

Aubigny, c’est l’exemple de Mécachrome, je ne sais pas si vous connaissez cet exemple, mais c’est une industrie qui a fait partir son encadrement d’Aubigny car ils n’arrivaient plus à avoir des cadres sur Aubigny. Donc ils sont partis sur Tours. Aubigny a perdu des emplois et une source d’emplois parce qu’il n’y avait pas la capacité à embaucher sur Aubigny. L’attractivité pour des cadres d’Aubigny n’était pas suffisante.

Oui, enfin, Aubigny, il faut aimer...

Irène Félix : Oui, il faut aimer. Mais méfiez-vous, il faut aimer, mais certains peuvent penser cela de Bourges. Et donc il fait surtout que l’on se batte pour que, vu de Paris, on ne confonde pas Bourges et Aubigny... avec tout le respect que j’ai pour Aubigny. On est toujours l’Aubigny de quelqu’un...

Non, mais bien sûr. Mais il y avait aussi une logique. Aubigny n’est pas attractive, voilà [2] , il n’y a guère que les instituteurs, les professeurs, ou les postiers pour accepter un poste à Aubigny... alors défendons le service public !

Irène Félix  : Je pense que la politique municipale locale doit anticiper ça. Donc travailler à l’attractivité de Bourges, mais travailler sur des choses solides et sérieuses. Ce n’est pas une affaire d’équipements de loisirs. La question est comment on rend cette ville moderne parce qu’elle aura des systèmes de transport modernes, parce qu’elle aura un site universitaire moderne, parce qu’on s’y logera dans des conditions aisées etc. Et puis c’est effectivement la qualité de sa vie associative, culturelle ...

[1NDLR : dans le jargon des sciences de l’éducation, les savoirs savants désignent les savoirs directement issus du monde de la recherche, par opposition aux savoirs médiatisés par la vulgarisation. C’est le rôle de l’Université de les produire et de les diffuser, en formation initiale mais aussi pourquoi pas en formation continue.

[2NDLR : il n’était bien entendu pas question, ni pour Irène Félix, ni pour nous qui l’interrogions de porter un jugement négatif sur cette charmante bourgade et ses habitants. Le problème qui est posé ici est celui de l’attractivité des zones rurales ou semi-rurales. Ces zones commencent par perdre des médecins, des pharmaciens, puis bientôt des postiers, des instituteurs etc. Le rôle de l’État républicain est de maintenir la présence des services publics. Le rôle des collectivités locales de mener des politiques qui permettent de retenir et d’attirer les ressources humaines qualifiées pour faire vivre à plein ces territoires.

commentaires
La gauche n’est pas la droite - 2 - socialisme et un peu de sérieux - 20 février 2008 à 12:05

Je sais pas qui est le photographe mais il est nul ! La pauvre Irène, on dirait lapin pris dans les phares !


#10766
La gauche n’est pas la droite - 2 - Mister K - 20 février 2008 à  13:27

Ben, la prochaine fois, n’hésite pas à nous proposer tes services de photographe éclairé... ;-)

#10767 | Répond au message #10766