La Cour Régionale de Comptes de la région Rhone-Alpes a publié un rapport sur la sécurité publique sur la ville de Lyon depuis 2003. Un des sujets étudié est le coût de la vidéosurveillance et son efficacité. Et le moins que l’on puisse dire de cette étude, c’est que l’efficacité supposée de la vidéosurveillance y est largement remise en cause. Son impact est de l’ordre de 1% : sur 20 604 actes de délinquance constatés sur la voie publique à Lyon, seules environ 200 interpellations ont vu une utilisation de la vidéosurveillance. Concernant l’aide à l’élucidation policière, c’est à peine mieux avec un taux d’utilisation de 1.6%. Bien entendu, la CRC de Rhone-Alpes s’intéresse surtout aux coûts de cette vidéosurveillance : depuis 2003, la ville de Lyon a dépensé en moyenne 850 000 euros par an pour l’installation de caméras pour un coût de maintenance moyen de 200 000 euros. A cela s’ajoute les salaires de 29 agents du centre de supervision, des locaux etc. Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS estime ce coût à pas loin de 3 millions d’euros par an pour la ville de Lyon.
Voici quelques données qui pourraient en faire réfléchir plus d’un à l’heure où le gouvernement cherche pour toute sécurité, à remplacer l’humain par des machines. Autre question qui se pose au plan local : à quand des données fiables et vérifiées sur l’efficacité et le coût des caméras installées à Bourges ?