Le gouvernement a récemment annoncé la fermeture de la gendarmerie de Nérondes. Louis Cosyns, député UMP de la circonscription, a été le seul élu absent de la manifestation du 31 juillet dernier, organisée pour s’opposer à cette fermeture. Il est aussi le seul à estimer que cette fermeture est nécessaire, avec cet argument complètement fallacieux : il n’y aurait eu « que » 30 faits délictueux sur le canton de Nérondes en 2009. La logique de Cosyns : puisque la présence des gendarmes est efficace pour lutter contre la délinquance, il faut supprimer la gendarmerie ! Il fallait la trouver, celle-là !
D’autant qu’on apprend que, par une lettre rendue publique sur le site de Yann Galut, ce même Cosyns avait assuré aux élus locaux qu’il avait obtenu de Brice Hortefeux l’assurance du maintien de la gendarmerie ! De deux choses l’une : soit Hortefeux a pris Cosyns pour une bille, et lui a donné un os à ronger pour qu’il n’y ait pas de vagues avant la décision de fermeture, soit c’est lui qui prend les élus locaux pour des billes en leur racontant des craques. Au vu de sa prise de position après l’annonce de fermeture, on pencherait plutôt pour la seconde explication.