Et ça continue ! Après la réforme du Livret A, confié aux banques privées, c’est au tour du PEL (Plan d’Epargne Logement) d’être massacré. Le placement phare des classes moyennes (les pauvres ne peuvent pas épargner et les riches ont beaucoup mieux comme placement), qui permet d’avoir une épargne (faiblement) rémunérée en vue de l’achat d’un logement, va être réformé (en Sarkozie, "réformé" veut toujours dire "massacré"). Non seulement le taux de rémunération sera révisé chaque année en fonction des taux des marchés (jusqu’alors, le taux était garanti pour toute sa durée à l’ouverture du PEL), mais en plus, le prélèvement annuel des cotisations sociales sera applicable dès la première année (ce prélèvement n’était opéré jusque là qu’au bout de dix ans).
En résumé, le nouveau PEL ne sera plus à l’abri des fluctuations des marchés et ses intérêts seront taxés dès le premier jour. Christine Lagarde annonce sans rire que tout cela a pour objet de rendre le PEL plus attractif. Jusqu’à quand les moutons de la classe moyenne, sur qui déjà repose pratiquement toute l’assiette de l’impôt sur le revenu, vont-ils se laisser tondre ? Bah, tant qu’ils ne disent rien, c’est qu’ils sont contents, non ?