La Commission Européenne apprécie moyennement la dernière recette fiscale hongroise, qui consiste à surtaxer les entreprises étrangères présentes dans le pays, histoire de combler un peu le déficit. Voilà une saine gestion de l’impôt qui ne plait guère aux entreprises taxées, essentiellement des multinationales. Ce sont d’ailleurs ces mêmes entreprises qui le disent une lettre à la Commission européenne : "Nous voyons dans les récentes décisions du gouvernement hongrois une tendance à utiliser certains secteurs et en particulier les firmes étrangères pour assainir les finances publiques".
C’est pas en France que ça arriverait. Avec les différentes réformes de Sarko, les multinationales en France ne paient que 8% d’impôt sur les sociétés, alors qu’officiellement ce taux est de 33%. Certaines arrivent même à payer 0% tout en faisant des milliards de bénéfices ! L’impôt sur les sociétés en France est devenu un « impôt de chagrin », dit François Baroin.
Dans le même temps, la même Hongrie a promulgué une loi sur la presse qui prévoit des amendes allant jusqu’à 730.000 euros pour les chaînes de radio et télévision en cas « d’atteinte à l’intérêt public, l’ordre public et la morale » ou des « informations impartiales » et impose la « communication des sources pour les questions relevant de la sécurité nationale ». Le même François Baroin s’offusque.
En tous cas, c’est pas en France que ça arriverait. On y a jamais vu un président qui fait écouter les conversations téléphoniques des journalistes ou virer un directeur de journal quand une info ne lui plait pas
En fait, ça doit pas être terrible, le goulasch...