Le scandale de la prime à la casse a enfin cessé au 31 décembre dernier. Il faut savoir que cette prime à la casse, qui consiste pour l’État à donner une somme d’argent à tout acheteur qui se sépare de son ancienne voiture pour l’achat d’une neuve, a coûté plus de 510 millions d’euros en 2010 aux contribuables français, et à peu près autant en 2009. Plus d’un milliard d’euros de subventions publiques à des constructeurs privés.
« Oui, mais ces subventions permettent de maintenir des emplois en France » répondrait un Wladimir d’Ormesson.
Faux. Les constructeurs français (mais peut-on encore les appeler ainsi ?) ne produisent plus que 30% de leurs voitures dans l’hexagone… Et cette part diminue chaque année. 70% de cet argent public a donc financé des investissements hors de France pour bénéficier d’une main d’œuvre sous-payée. Un autre genre d’évasion fiscale…