Les salariés de l’usine Mirafiori de Fiat à Turin ont “approuvé” à une légère majorité un accord imposé par la direction. Celle-ci menaçant de fermer l’usine, les 5000 employés ont dû “accepter” que l’usine tourne 24 heures sur 24 avec moins de pauses et le triplement du nombre maximum d’heures supplémentaires. Ils ont dû “accepter” aussi une plus grande flexibilité du travail et la limitation du droit de grève.
Tous les syndicats (sauf un, la Fiom, branche métallurgie de la CGIL, premier syndicat du pays, et qui ne sera donc plus représenté dans l’usine) ont accepté cet accord qui fait que, désormais, les salariés de l’usine auront un contrat spécifique et ne dépendront plus de la convention collective de la métallurgie.
Comme disent Les Echos, « le patron de Fiat crée à grand bruit un précédent qui pourrait inspirer très vite d’autres groupes industriels. »