A l’image de la manifestation monstre en Espagne sur la Porte du Soleil de Madrid, et qui dure depuis 10 jours sans que les medias en parlent vraiment, la liste des villes françaises qui rejoignent le mouvement s’allonge : Paris, Toulouse, Perpignan, Nantes, Grenoble, Lille, Bordeaux, Lyon Montpellier, Marseille, Bayonne, Clermont-Ferrand, Rennes, Amiens, Montluçon… Un site leur est consacré : http://reelledemocratie.com/
Traduction à la suite du texte en portugais
source : http://acampadalisboa.wordpress.com/2011/05/22/1%C2%BA-manifesto-do-rossio/
Este Manifesto encontra-se em processo de elaboração e aberto a propostas. Não é um documento definitivo.
1º Manifesto do Rossio
Os manifestantes, reunidos na Praça do Rossio, conscientes de que esta é uma acção em marcha e de resistência, acordaram declarar o seguinte :
Nós, cidadãos e cidadãs, mulheres e homens, trabalhadores, trabalhadoras, migrantes, estudantes, pessoas desempregadas, reformadas, unidas pela indignação perante a situação política e social sufocante que nos recusamos a aceitar como inevitável, ocupámos as nossas ruas. Juntamo-nos assim àqueles que pelo mundo fora lutam hoje pelos seus direitos frente à opressão constante do sistema económico-financeiro vigente.
De Reiquiavique ao Cairo, de Wisconsin a Madrid, uma onda popular varre o mundo. Sobre ela, o silêncio e a desinformação da comunicação social, que não questiona as injustiças permanentes em todos os países, mas apenas proclama serem inevitáveis a austeridade, o fim dos direitos, o funeral da democracia.
A democracia real não existirá enquanto o mundo for gerido por uma ditadura financeira. O resgate assinado nas nossas costas com o FMI e UE sequestrou a democracia e as nossas vidas. Nos países em que intervém por todo o mundo, o FMI leva a quedas brutais da esperança média de vida. O FMI mata ! Só podemos rejeitá-lo. Rejeitamos que nos cortem salários, pensões e apoios, enquanto os culpados desta crise são poupados e recapitalizados. Porque é que temos de escolher viver entre desemprego e precariedade ? Porque é que nos querem tirar os serviços públicos, roubando-nos, através de privatizações, aquilo que pagámos a vida toda ? Respondemos que não. Defendemos a retirada do plano da troika. A exemplo de outros países pelo mundo fora, como a Islândia, não aceitaremos hipotecar o presente e o futuro por uma dívida que não é nossa.
Recusamos aceitar o roubo de horizontes para o nosso futuro. Pretendemos assumir o controlo das nossas vidas e intervir efectivamente em todos os processos da vida política, social e económica. Estamos a fazê-lo, hoje, nas assembleias populares reunidas. Apelamos a todas as pessoas que se juntem, nas ruas, nas praças, em cada esquina, sob a sombra de cada estátua, para que, unidas e unidos, possamos mudar de vez as regras viciadas deste jogo.
Isto é só o início. As ruas são nossas.
1er Manifeste de la Place du Rossio
(Lisbonne, 22 mai 2011)
Les manifestants, réunis sur la Place du Rossio, conscients que ceci est une action en mouvement et de résistance, déclarent :
Nous, citoyens et citoyennes, femmes et hommes, travailleurs, travailleuses, immigrés, étudiants, personnes sans emploi, à la retraite, unis par l’indignation face à la situation politique et sociale suffocante que nous nous refusons à accepter comme inévitable, nous occupons nos rues. Nous rejoignons ainsi ceux qui, de par le monde, luttent aujourd’hui pour leurs droits face à l’oppression constante du système économique et financier en vigueur.
De Reykjavik au Caire, du Wisconsin à Madrid, une vague populaire balaie le monde. Sur elle, pèsent le silence et la désinformation de la communication sociale, communication sociale qui ne questionne pas les injustices permanentes dans tous les pays, mais proclame seulement le caractère inévitable de l’austérité, de la fin des droits, de l’enterrement de la démocratie.
La démocratie réelle n’existera pas tant que le monde sera géré par une dictature financière. Le sauvetage signé dans notre dos avec le FMI et l’UE a séquestré la démocratie ainsi que nos vies. Dans les pays où il intervient, le FMI entraîne de brutales chutes de l’espérance de vie. Le FMI tue ! On ne peut que le rejeter. Nous refusons que l’on nous coupe les salaires, les pensions et les aides, alors que les coupables de cette crise sont ménagés et recapitalisés. Pourquoi devons-nous choisir de vivre entre le chômage et la précarité ? Pourquoi veut-on nous enlever les services publics, nous volant ainsi, à travers les privatisations, ce que nous avons payé toute notre vie ? Nous disons non. =Nous refusons le plan de la troïka. Suivant l’exemple de l’Islande, nous n’accepterons pas d’hypothéquer le présent et le futur à cause d’une dette qui n’est pas la nôtre.
Nous refusons que l’on nous vole les horizons de notre futur. Nous prétendons assumer le contrôle de nos vies et intervenir effectivement dans tous les processus de la vie politique, sociale et économique. Nous le faisons aujourd’hui, dans les assemblées populaires réunies. Nous appelons à ce que les gens se réunissent, dans les rues, les places, à chaque coin de rue, à l’ombre de chaque statue, pour que, unies et unis, nous puissions changer une bonne fois pour toutes les règles viciées de ce jeu.
Ceci n’est que le début. Les rues sont à nous.
Bon, je vais faire mon vieux crouton, mais la première victime de la "French Revolution", c’est le français. Par ce que la Réelle démocratie, ce serait quand même mieux dans l’autre sens, bref, la démocratie réelle.
Enfin, bon, c’est un détail...
C’est le problème de la traduction littérale. « Real democracy » ne se traduit pas par « réelle démocratie », mais plutôt par « véritable démocratie » ou mieux « vraie démocratie ». Mais il y a longtemps qu’on ne fait plus d’exercices de version ou de thème au lycée...
Tant qu’à enculer les mouches : la "traduction vraie", littérale, ce serait pas plutôt "démocratie concrète" (alors que la "concrete democracy" se traduit par "démocratie en béton" et se pratique presque exclusivement dans certains ports des Bouches du Rhône) ?
Une démocratie concrète par opposition aux grandes théories de la démocratie qui voient l’expression de la souveraineté du peuple dans le travail d’un député qui, imaginons ...
– déposerait un amendement pour éviter de brusquer ceux de ces collègues qui mentiraient sur leur patrimoine,
– ou vote en faveur la reconduction des forces française en Afghanistan après une 63ème perte humaine et sans débat public et médiatique,
– ou encore explique devant caméra que ce qui se passe en Libye est (devenu) inadmissible en écartant d’office toute discussion autour des enjeux économiques et politicards de ce conflit ("d’abord c’est pas tant du pétrole que du gaz, ensuite on parle pas de production mais seulement de transport, alors hein ...") ?
Notez que je prends un député mais on pourrait se pencher sur un membre de l’exécutif qui ferait pression sur un juge pour éviter que dans le cas (improbable) où un autre député se serait cru en République bananière pour s’en foutre plein les fouilles, il puisse tout de même éviter la prison et une humiliation publique qu’on réserve aux vrais délinquants : ceux que leur carnet d’adresse tient à l’écart du CAC40 et des particules à répétition.
Mais je m’écarte du sujet et puis, surtout, ce serait vraiment la démocratie du mauvais esprit !