Nous assistons à l’écroulement d’un monde

jeudi 23 février 2012 à 11:56

« Nous assistons à l’écroulement d’un monde, des forces immenses sont sur le point d’être déchaînées. C’est une leçon de choses historiques. Ouvrons bien les yeux, on n’a pas souvent l’occasion d’en voir de pareilles. Nous assistons à l’écroulement d’un monde et ça va faire du gravât. (…) Dans le cas présent, ce n’est pas tant la décomposition individualiste corrélative de la marchandisation de la terre, du travail et de la monnaie qui pourrait susciter cette violence réactionnelle, mais l’insulte répétée faite au principe de souveraineté comme élément fondamental de la grammaire politique moderne. On ne peut pas laisser les peuples durablement sans solution de souveraineté, nationale ou autre, peu importe, faute de quoi ils la récupéreront à toute force et sous une forme qui éventuellement ne sera pas belle à voir. » (...)

Voir en ligne : La suite de l’entretien avec Frédéric Lordon dans La Revue des Livres


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commentaires
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - DD - 24 février 2012 à 10:43

car nous sommes tous des castrés !


#35383
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - B. Javerliat - 24 février 2012 à  11:18

car nous sommes tous des castrés !

 ????

#35385 | Répond au message #35383
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - Cyrano - 24 février 2012 à  11:33

Déjà, un peu castré des lobes cérébraux, pasque ce long texte dit koi donc de nouveau ? d’intéressant ?

#35386 | Répond au message #35385
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - DD - 24 février 2012 à  11:45

Eh bien oui, quand un gouvernement va au delà des stratagème du vote "pas vu pas pris" pour s’essuyer des pieds sur le résultat d’un référendum, quand la représentation nationale sert de paravent japonais à des logiques de milieux d’affaires, le peuple est privé de sa souveraineté, il est castré.

Ces frustrations et humiliations répétées ont des effets maintes fois commentés et analysés. La résignation est un désespoir.

#35387 | Répond au message #35385
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - Cyrano - 24 février 2012 à  14:00

le peuple est privé de sa souveraineté...

Aussi loin que je remonte dans ma mémoire, le peuple a été privé de sa souveraineté.

Ce que je vois surtout en ce moment, par exemple, ce sont des gens privés de travail, jetés selon le bon plaisir de dictateurs industriels et financiers. Je crois que c’est Karl Marx qui écrivait qu’un capitaliste ferme une entreprise comme s’il claquait sa tabtière. Vous ne trouvez pas que c’est plus dégueulasse, ce génocide social, et plus urgent que ces histoires de souveraineté qu’on peut laisser à Jean-Pierre Chevènement ?

Parce que on a voté "non" à un référendum bidon sur un traité bidon, on serait souverain ? Et parce que le parlement français voterait autrement, on serait non-souverain ? Et alors ? Ça change quoi à guerli-guerlo combien j’ai de sous dans mon chapeau ?

#35390 | Répond au message #35387
Nous assistons à l’écroulement d’un monde - DD - 24 février 2012 à  14:51

1, c’est pas parce que l’intérêt d’une question vous saisit pas d’entrée de jeu qu’elle est réservée aux débiles prétentieux, aux onanistes cérébraux et aux juristes enfileurs de mouche. Quand on veut que son vote soit suivi d’effet, on revendique sa souveraineté, je vois pas, dans l’importance de ce question là ce qui peut vous échapper ; si la question vous passe au-dessus, déchirez donc votre carte d’électeur, cessez de commenter et organisez donc des sièges d’usine ;

2. c’est pas parce que le peuple s’est toujours fait violer jusqu’au plus profond de ton* immense mémoire qu’il faut ériger l’habitude douloureuse en loisir résigné, ni ghettoiser le sujet dans le clos des rosicruciens sur le retour, des cyclopes à la retraite ou de leur progéniture, voire des présidents sortant ;
2bis. la souveraineté c’est pas seulement un sujet international ou communautaire tel que l’aborde ledit rosicrucien jacobino-chomskyste de mes deux, c’est la substance même d’un projet de vie social ou le corps social est maître de son destin ; tout le reste n’est qu’une négociation courtoise avec une oligarchie devenue geôlière (les pitres géniaux du groland réalisaient-ils à quel point ils tombaient juste en présentant la France comme un pays tout entier en cellule de dégrisement !?) ;

3. c’est pas parce qu’une question comme celle de l’accès au travail est digne d’intérêt qu’il faut en déduire l’indignité de toutes les autres car si je te prends au mot, je vais finir par croire qu’il n’y a pas assez de place pour les eux dans le champ des débats et qu’il faut à tout prix choisir ;

4.Évacuer la question de la souveraineté du peuple, c’est même s’assurer que cette question effectivement fondamentale du travail et de la propriété du capital ne quittera justement pas la sphère du débat, ne franchira plus jamais les marches qui mènent à l’Assemblée au motif que l’oligarchie ploutocrate ne le permet pas.
Et nous voilà bien avancés n’est-ce pas ?

5. Comme il y a, chez moi, assez de place pour les deux, tu peux même aller voir ici, ou j’en suis de mes réflexions sur le sujet que tu proposes

— -
*oui à ce stade là on peut bien se tutoyer, simuler de la distance quand le fond est aussi direct et familier, voilà ce que j’appellerai de la vulgarité et de l’hypocrisie, ceci dit si le style est un peu (à) vif, c’est sans rancune ni méchanceté

#35392 | Répond au message #35390