1, c’est pas parce que l’intérêt d’une question vous saisit pas d’entrée de jeu qu’elle est réservée aux débiles prétentieux, aux onanistes cérébraux et aux juristes enfileurs de mouche. Quand on veut que son vote soit suivi d’effet, on revendique sa souveraineté, je vois pas, dans l’importance de ce question là ce qui peut vous échapper ; si la question vous passe au-dessus, déchirez donc votre carte d’électeur, cessez de commenter et organisez donc des sièges d’usine ;
2. c’est pas parce que le peuple s’est toujours fait violer jusqu’au plus profond de ton* immense mémoire qu’il faut ériger l’habitude douloureuse en loisir résigné, ni ghettoiser le sujet dans le clos des rosicruciens sur le retour, des cyclopes à la retraite ou de leur progéniture, voire des présidents sortant ;
2bis. la souveraineté c’est pas seulement un sujet international ou communautaire tel que l’aborde ledit rosicrucien jacobino-chomskyste de mes deux, c’est la substance même d’un projet de vie social ou le corps social est maître de son destin ; tout le reste n’est qu’une négociation courtoise avec une oligarchie devenue geôlière (les pitres géniaux du groland réalisaient-ils à quel point ils tombaient juste en présentant la France comme un pays tout entier en cellule de dégrisement !?) ;
3. c’est pas parce qu’une question comme celle de l’accès au travail est digne d’intérêt qu’il faut en déduire l’indignité de toutes les autres car si je te prends au mot, je vais finir par croire qu’il n’y a pas assez de place pour les eux dans le champ des débats et qu’il faut à tout prix choisir ;
4.Évacuer la question de la souveraineté du peuple, c’est même s’assurer que cette question effectivement fondamentale du travail et de la propriété du capital ne quittera justement pas la sphère du débat, ne franchira plus jamais les marches qui mènent à l’Assemblée au motif que l’oligarchie ploutocrate ne le permet pas.
Et nous voilà bien avancés n’est-ce pas ?
5. Comme il y a, chez moi, assez de place pour les deux, tu peux même aller voir ici, ou j’en suis de mes réflexions sur le sujet que tu proposes
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*oui à ce stade là on peut bien se tutoyer, simuler de la distance quand le fond est aussi direct et familier, voilà ce que j’appellerai de la vulgarité et de l’hypocrisie, ceci dit si le style est un peu (à) vif, c’est sans rancune ni méchanceté