Ciclic soutient les éditions des Béatitudes

lundi 21 novembre 2016 à 12:00

Ciclic, l’établissement public de coopération culturelle de la Région Centre-Val de Loire, soutient, à travers ses activités de promotion du livre, les éditions des Béatitudes. Cette communauté religieuse de consacrés et de laïcs est connue pour des affaires d’abus sexuels sur mineurs et majeurs, suicides, abus de faiblesse et escroquerie, associations et SARL écrans, travail dissimulé. Et son immense fortune. Parmi ses diverses implantations en France et ailleurs, dans le Loir-et-Cher, elle possède le domaine de Burtin à Nouan-le-Fuzelier.

  • Les Béatitudes, une secte aux portes du Vatican. Un documentaire édifiant de Sophie Bonnet (2011), qui a manifestement échappé à l’expertise éducative de Ciclic et la Région, suivi d’un débat dans l’émission Droit de Suites sur LCP le 6 mai 2016.
  • Et ici un site qui recense des articles de Charlie Hebdo, le Canard, le Nouvel observateur entre 2007 et 2008.

La communauté, suite à ces diverses affaires sordides et financières classées sans suite pour certaines et difficiles à situer dans le temps, affirme s’être refondée. En octobre 2015, réunie en Assemblée générale à Nouan le Fuzelier, la nouvelle Présidente Soeur Anna Katarina Pollmeyer, déclare au journal La Croix : « Nous allons désormais pouvoir redonner la priorité à la mission et retrouver un dynamisme vocationnel », assure-t-elle encore, heureuse que les Béatitudes aient « tourné la page » d’une période difficile."

Des propos qui n’engagent que ceux qui y croient. Toujours est-il que la Région Centre-Val de Loire lui permet de "tourner la page" en cautionnant ses éditions. Est-ce bien sa vocation ?


Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Qui êtes-vous ?

commentaires
Ciclic soutient les éditions des Béatitudes - epujsv - 4 mars 2017 à 10:24

Un article du 2 mars 2017 sur Mediapart (seulement accessible aux abonnés) : extraits

"À 50 ans, Thierry a pris conscience que la communauté des Béatitudes, dans laquelle il avait vécu pendant des années, n’avait pas cotisé pour sa retraite. Lui qui s’est depuis éloigné du culte catholique a saisi la justice, car il a pour toute perspective une retraite lointaine et indigente. Son cas pourrait inspirer des milliers d’anciens religieux et religieuses et ainsi coûter des millions à la Sécurité sociale."

"Il y a 35 ans, Thierry était bien loin de penser à ces enjeux de retraite. En 1982, il n’est en effet même pas majeur quand il décide de rejoindre la communauté du Lion de Juda, devenue quelques années plus tard la communauté des Béatitudes"

"Car si Thierry est logé, nourri, blanchi, il ne touche pas d’argent pour ses diverses activités : artisanat, ménage, rénovation de bâtiments, jardinage, liturgie… En dépit des envois en mission dans des communautés filiales à l’étranger, il finit par étouffer. « C’est un mode de vie qui vous prend tout. Vous n’existez plus en tant qu’individu et je ne supportais plus ce sacrifice de soi qui était exigé, ce côté total, absolu. On nous enseignait la “mort à soi-même”. »

"Depuis sa fondation en 1973 jusqu’au 1er décembre 2000, la communauté des Béatitudes, qui a le statut d’association (loi 1901), n’a pas déclaré ses membres à un régime de Sécurité sociale (1 500 membres dénombrés en 2000). Et n’a donc pas versé de cotisation vieillesse."

"Sollicitée par Thierry au cours des derniers mois, elle a refusé de régulariser les arriérés de cotisation."

Un article de La Croix d’octobre 2016, sur le même sujet : http://www.la-croix.com/Religion/France/Les-anciens-membres-communautes-nouvelles-battent-pour-leur-retraite-2016-10-11-1200795477


Ciclic soutient les éditions des Béatitudes - Alice - 5 décembre 2016 à 14:21

Bonjour

Les éditions des Béatitudes est une entreprise d’une dizaine de salariés et un des plus gros éditeurs de la région Centre qui contribuent financièrement à la Région comme les autres entreprises et à ce titre peuvent demander de l’aide.
Cette maison d’édition publie des livres de spiritualité chrétienne, n’est ce pas cela qui vous dérange et prouve votre étroitesse ?

Concernant les liens avec la communauté spirituelle à l’origine de la création de ces éditions, elle a effectivement eu des membres reconnus coupables et écroués, comme on peut le voir dans l’Education nationale ou ailleurs, elle est composées de gens imparfaits... et aussi elle a aussi gagné de nombreux procès en diffamation... d’ailleurs ils seront sûrement intéressés par votre article qui cite de vieilles sources qui ont évolués et que vous vous gardez bien de citer.

De là à clouer au pilori dans votre article cette entreprise qui a pignon sur rue et emploie des personnes de la région et qui crée des emplois, je trouve cela très exagéré.
C’est une agitation dans un verre d’eau et même je dirais de la désinformation...

Alice, une lectrice supportrice
qui pense que la culture ne s’arrête pas à la portion étriquée des laïcards fanatisés et bouffeurs de curé.