Lundi 3 mai 2004, fut la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, passée quasiment inaperçue en France. Qu’il est désolant de constater à quel point notre presse nationale et régionale ne fasse pas usage de cette liberté de la presse alors que, selon l’organisation Reporters sans Frontières près du tiers de la population mondiale en est privé. Lors de la venue du ministre de la culture à Bourges, les journalistes étaient triés sur le volet. A la limite, si les questions « autorisées » avaient été distribuées à l’entrée de la salle de conférence (monsieur non de dieu de Jacques Varbres voulait que l’on parle du « fléau du piratage », histoire d’éluder la question des intermittents !) cela n’aurait pas choqué, à quelques exceptions, les gentils journalistes déjà flattés d’avoir été sélectionnés parmi tant d’autres pour avoir l’immense privilège de prêter allégeance à un individu qui a été condamné, rappelons-le, dans une sombre histoire de blanchiment d’argent. Et qui occupe malgré tout de très hautes fonctions au sein de notre belle république. A croire que, comme Alain Juppé, il est aussi un homme d’honneur indispensable dont la France a besoin.