Les éditions du Rouergue nous informent de cette anecdote édifiante, rapportée par une lectrice :
« Ce matin (le 07/0707), je me propose d’aller rendre visite à une famille incarcérée au centre de rétention de Satolas qui ont une petite Sephora de 3 ans. J’emporte quelques vêtements et jouets plus le livre de Henri Meunier et Nathalie Choux « Au panier » en me disant je le laisserai aux policiers de la PAF en entrant. C’est ce que je fais en leur disant en blaguant « ça vous fera de la lecture ».
Quand je termine ma visite, les policiers me disent : « Vous ne partez pas, on vous garde » et me mettent dans une petite salle (cellule de visite). Puis on m’explique que ce livre est trop subversif, qu’ils vont le garder. Ils recopient mon passeport et ça dure une petite heure, pour faire remonter ça aux supérieurs (ce qui me permet de faire connaissance avec les Paf présents). Finalement ils me rendent mon livre et me reconduisent à la sortie et m’interdisent dorénavant de venir en visite . C’était ma sortie du matin ! »
Quel est donc ce livre subversif qui a valu une telle mésaventure à notre lectrice ?
Sur le site de Comptines et Cie, librairie spécialisée dans la littérature jeunesse, voici sa présentation :
Dans un parc, une femme noire, un chat vert et un drôle d’oiseau sans papiers d’identité se font arrêter par la police... Un jeune garçon semblant être "bien de chez nous" avoue, sans qu’on le lui ait demandé, ne pas avoir de papiers non plus, et monte dans le fourgon. Malin, il dénonce le soleil qui vient de l’est ; ni une ni deux, le policier l’enferme avec les autres... Tous ensemble, ils retrouvent le sourire, tandis que le policier se retrouve dans le noir... Tel est pris qui croyait prendre !
Une manière simple de dénoncer les abus d’un État obscurantiste et policier.
Les éditions Rouergue encouragent à la diffusion la plus large possible de cette petite histoire vraie, afin « que nous puissions écrire, illustrer, lire et partager des livres et des idées en toute liberté ! »
Apparemment, ça semble de plus en plus compromis en effet.