Il ne faut pas se tromper de cible.
Il n’est pas question pour le moment de se positionner pour ou contre le traité "simplifié" : c’est le sujet le plus important mais ça n’est pas le plus urgent, ni l’objet de l’article ci-dessus.
Le plus urgent est d’obtenir la ratification par la France de ce traité par referendum et non pas au Congrès du Parlement, comme le souhaitent l’UMP, le PS et le MoDem. C’est un déni flagrant de souveraineté du peuple par ces partis, et c’est inacceptable quelque soit la position que l’on puisse avoir sur ce traité.
Il faut rappeler que pour obtenir la ratification de ce traité au Congrès du Parlement, la majorité des trois cinquièmes est nécessaires, seuil que l’UMP n’atteint pas seule. Il faudra donc aussi une part importante des voix du PS pour y parvenir.
A contrario, il suffit que le PS s’abstienne pour que le traité ne puisse pas être ratifié, et que N. Sarkozy soit contraint de proposer un referendum.
L’avenir du traité "simplifié" est donc dans les mains du PS et pas dans celles de Sarkozy. Si ce traité est ratifié au Congrès du Parlement, le PS en portera seul la responsabilité, simplement parcequ’il est le seul à pouvoir l’empêcher.
Si Sarkozy s’était clairement prononcé pour une ratification au Congrès du Parlement durant sa campagne présidentielle, Ségolène Royal, candidate du PS durant cette même campagne s’était clairement déclarée en faveur d’un referendum.
Voir en ligne :
L’Assemblée nationale, le Sénat et le Congrès