Marx en 68

vendredi 16 mai 2008 à 07:52

Rencontre organisée par Actuel Marx (PUF, Paris-X) SOPHIAPOL sous la direction scientifique de Jacques Bidet et Jean-Marc Lachaud

Université de Paris X Bâtiment K Salle des Conférences

Lundi 19 mai 2008, 14-19 h

Marx en 68

Les irruptions historiques ne figurent pas d’avance sur les agendas. Mai 68,
pas plus qu’une autre. Et ce n’est qu’après-coup, voire longtemps après, que
l’on peut circonscrire les diverses conjonctures (politique, sociale,
culturelle…) qui forment l’arrière-fond de l’événement. Dans tous ces
registres, on retrouve le profil de Marx. Mais, quelle signification lui
donner ?

Le marxisme était alors quelque part entre la gloire et le désarroi. Dans
un pays comme la France, il avait fourni une culture commune à de larges
couches populaires et intellectuelles. Le désespoir qui venait de l’Est,
depuis longtemps d’ailleurs, n’entamait pas encore profondément l’optimisme
historique d’un mouvement dont la mémoire était scandée par 1789, 1848,
1871, 1917, 1936 et 1945, comme autant d’étapes sur une voie royale,
auxquelles le marxisme avait donné un nom et une identité. Ceux qui rêvaient
de le déborder s’y référaient encore avec emphase. Et tout autant les
dissidences en tout genre. Au-delà des Internationales défuntes,
l’universalisme révolutionnaire avait trouvé une nouvelle jeunesse dans le
Tiers-mondisme. Un vieux marxisme était mort. Un autre, divers et parfois
souterrain, mûrissait dans une nouvelle génération, d’étudiants surtout, de
par le monde. Il s’obstinait dans « la révolution », mais cherchait à la
penser hors de toute orthodoxie et de tout antécédent. Nouveaux langages,
nouvelles pratiques !

Quelque chose s’est brisé. Mais, nous savons aussi, en rétrospective, que
quelque chose est né en 68, qui relève de l’avenir.

Nous proposons durant cette demi-journée de discuter quelques-unes des
figures majeures qui ont marqué les consciences et les engagements dans
cette période privilégiée : de Louis Althusser à Guy Debord, de Henri
Lefebvre à Herbert Marcuse.

14 h. : Frédérique Matonti, Professeure de Sciences politiques, à Paris-1

Karl Marx : entre communisme et structuralisme

15 h. : Stéphane Legrand, Docteur en philosophie, Ciepfc, ENS ULM

Louis Althusser : Mai 68 et les fluctuations de l’idéologie

16 h. : Armand Ajzenberg, Animateur de la revue La somme et le reste

Henri Lefebvre et Mai 68 : avant, après

17 h. : Patrick Marcolini, Chargé de cours à l’Université de Nice

Le marxisme libertaire du mouvement situationniste

18 h. : Jean-Marc Lachaud, Professeur d’Esthétique à Strasbourg-2

Herbert Marcuse : le « grand refus

Le Mai ouvrier à Nanterre

soirée-débat animée par Jacques BIDET et Christophe VOILLIOT, politologue, Paris-X

autour d’acteurs et témoins de l’évènement : notamment Georges Jarry et Michel Laubier, syndicalistes à Citroën-Nanterre

Mardi 20 mai 2008 20 heures

AGORA 20, rue de Stalingrad (près de la gare de Nanterre-Ville)


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