La démocratie est-elle un « incident » ?

samedi 14 juin 2008 à 13:29

Réagissant au « Non » Irlandais pour la ratification du Traîté de Lisbonne, le Président Sarkozy a déclaré qu’il s’agissait d’un « incident ». Ainsi la décision souveraine d’un peuple est-elle « un incident » ! On comprend mieux pourquoi le Président people n’a pas daigné consulter le peuple Français sur cette question. Sur le forum du quotidien « Le Figaro », un internaute, probablement inspiré du « casse-toi pauvre con » du Chef de l’Etat Français, déclare : « que l’on organise un charter pour envoyer les français partisans du non, en Irlande... ça débarrassera le plancher ! » Effectivement, dans une France avec une perte de plus de 50% de sa population passant de 64.473.140 à 32.236.570 habitants, on serait tellement plus tranquille. Merci à l’Irlande de nous rendre, par son vote, un peu de la liberté que l’on n’a pas ici.


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La démocratie est-elle un « incident » ? - B. Javerliat - 14 juin 2008 à 18:08

Merci à l’Irlande de nous rendre, par son vote, un peu de la liberté que l’on n’a pas ici.

la liberté que l’on n’a plus ici. Chirac et Mitterrand ont, en leur temps, organisé un referendum, car la constitution les y obligeait. Sarkozy, lui, n’a pas hésité à changer la constitution pour ne pas y être contraint, avec la complicité du PS. Cette nouvelle sortie de Sarkozy, à laquelle il faut ajouter le silence gêné des socialistes*, ne fait que confirmer le gouffre qui s’est creusé entre les « élites » et le peuple, et pas seulement en France : L’Allemagne et la France ont ainsi fait savoir dès hier, dans une « déclaration commune » que, s’ils prenaient « acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due », il n’était pas question de suspendre la ratification du traité de Lisbonne. Ca n’est quand meme pas « 862.415 Irlandais qui vont mettre en péril le projet institutionnel de 500 millions d’Européens », a-t-on déjà pu entendre dans la bouche de hauts responsables européens. Après que Sarkozy ait piétiné le vote des Français de 2005, il semble que l’Europe soit bien décidée à piétiner le vote des Irlandais.

* A part Jean-Luc Mélenchon qui s’inquiète que « les eurocrates deviennent peu à peu fanatiques », et qui a peur que « les dirigeants européens tentent de passer en force. Ça ne serait pas la première fois et ils en ont les moyens techniques ».


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