Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, passe plus de temps avec ses avocats qu’à essayer de régler les problèmes de la France et des Français. Après les plaintes pour le piratage de son compte en banque, ou encore celle formulée contre un citoyen qui avait réalisé une pancarte « Casse toi pauvre con ! » lors d’une visite présidentielle dans sa ville, Nicolas s’attaque donc à sa « poupée vaudou ». L’audience en référé se déroulait ce vendredi 24 Octobre 2008 à 15h. « Le juge des référés a annoncé à l’issue de l’audience qu’il mettait sa décision en délibéré jusqu’au mercredi 29 Octobre 2008. » [1]
Nicolas Sarkozy réclamait le retrait de la vente de ces caricatures mettant en exergue ses relations ambiguës avec l’Eglise de Scientologie, et quelques unes de ses plus grosses bourdes.
On est loin du Nicolas Sarkozy chantre de la liberté d’expression et du droit à la caricature, lors de l’affaire des dessins humoristiques du Prophète Mahomet, publiés dans Charlie Hebdo. « Je préfère l’excès de caricatures à l’absence de caricature » avait écrit Nicolas Sarkozy dans une lettre adressée au Directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, lue à l’audience au cours du procès, par l’avocat du journal. M. Sarkozy avait même justifié sa position d’un beau trait de plume, invoquant la « liberté de sourire de tout » ! De tout, sauf de lui-même, visiblement...