A Lyon, deux photographes ont vu leur travail saboté par des CRS voulant les empêcher de photographier une violente charge sur quelques jeunes lycéens. L’intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l’AFP a énergiquement protesté dénonçant une atteinte intolérable à liberté de la presse qui "n’est que le reflet d’une volonté, au plus haut niveau, d’étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias". A lire sur LibéLyon.
Vivons-nous encore dans une société libre et démocratique ? Jacky Dahomay professeur de philosophie à la Guadeloupe, apporte quelques éléments de réponse dans le quotidien Libération :
« La démocratie ne fait pas toute la légitimité d’une république. Un pouvoir tyrannique peut se mettre en place démocratiquement. L’histoire, comme on le sait, ne se répète pas et les formes de totalitarisme à venir sont forcément inédites. Nous sentons bien qu’une nouvelle sorte de régime politique, insidieusement, se met en place. Quand, à l’heure du laitier, un journaliste est brutalement interpellé chez lui, devant ses enfants ; quand des enfants innocents sont arrachés de l’école et renvoyés dans leur pays d’origine ; quand une association caritative est condamnée à de lourdes amendes pour être venue en aide aux sans-abri ; quand… Même si nous n’avons pas encore tous les éléments théoriques permettant de penser ce régime inédit, il se présente déjà avec des signes certains de la monstruosité. ».
Il semble bien oui, mais ce n’est pas une simple affaire de politique et un problème "franco-français". L’Etat suit le mouvement.
Si on veut bien réfléchir à des phénomènes comme : le retour du religieux, le développement de la psychologie, les nouveaux moyens de flicage de la population grâce aux technologies, le poids croissant des médias, la compétition - on devrait même inventer le mot de "compétionnisme" - et la sélection-discrimination-exclusion qui va avec, et si on se hasarde à imaginer que tout ceci va dans le sens d’une colonisation, d’un contrôle croissants de l’esprit humain, comment peut-on dire qu’on ne va pas vers le totalitarisme ?
A votre question je réponds oui, en 2009.
Aron comme Arendt ont analysé les éléments du gouvernement totalitaire que l’on retrouve, oui, dans le régime sarkozien en France : "gouvernement de façade" et vrai pouvoir des conseillers non élus, un Président chef de son parti et donc un "Etat partisan", immixtion dans la finance et la grande industrie à un niveau inouï, violations constantes de la Constitution, destructuration de la vie politique partisane, mise au pas des grands médias de masse, utilisation de la police à des fins non prévues par la DDHC, division du corps social et surveillance généralisée, division de la République, dépendance de la Justice et j’en passe tellement la liste est longue...
Ci-joint mon billet, vous remerciant pour ce débat et votre attention !
Cordialement !
Le fichier STIC vient d’être dénoncé par la CNIL
– Erreurs de saisie du motif pour lequel une personne figure dans le STIC (victime / mise en cause)
– Des situations identiques vont donner lieu à des traitements différents (radiation ou maintien)
– Aucune purge n’est opérée dans les bases de données. Dans les faits, les informations y restent de manière illimitée.
– Accès peu sécurisés (mots de passe inscrits sur des papiers à côté de l’ordinateur, transmission des mots de passe par écrit dans des plis non cachetés)
– Pas de traçabilité des accès et des connexions au STIC (pas moyen de vérifier qui a consulté le fichier et pour quelle raison)
– Absence quasi-systématique de transmission par les parquets des suites judiciaires nécessaires à la mise à jour du STIC (classements sans suite, acquittements, décisions de non-lieu, requalifications pénales).
– Demandes d’effacement non prises en compte par le ministère de l’intérieur.
Ma théorie à moi.
Élevé à l’école de l’enfumage « à tout prix » dont les avocats les plus illustres, tels que Carminal et Costa, n’avaient cessé de confirmer le bien-fondé grâce à leur talent confirmatoire et à leur volonté d’ouvrir l’espace Maginaire au plus tôt. J’ai épousé, au départ, le style de mes grands contemporains, encore que certains signes précurseurs, tels que mon refus de précipiter les hostilités, ma tendance et mon obstination à m’accrocher au moindre avantage de situation aient laissé prévoir une prochaine révolution dans ma pratique des fumigations. Celle- ci éclata un mardi en 2008.
En me livrant à une étude attentive de mes propres divagations et à celles de mes proches amis, j’ai découvert les lacunes de l’attaque « à outrance ». Et j’en suis arrivé à la conclusion que les triomphes de Carminal et Costa étaient moins le fruit de leurs étonnantes capacités cognitives que celui bien plus certain de la médiocrité de nos adversaires.
Une certaine idée de l’outrance.
Fort de cette découverte, Je n’ai pas manqué de me poser la question : « Quand peut on enfumer ? » Et j’en suis arrivé à répondre : « Quand la situation le justifie », c’est-à-dire lorsque certaines conditions favorable se trouvent réunies, qui en assurent le succès. Bref j’ai déclaré la guerre à l’axiome de l’attaque « à outrance » pour lui substituer l’attaque « motivée ». Restait à convaincre mes amis d’une philosophie aussi anticonformiste. Seul le test de la Bombonne était susceptible de confirmer la justesse de mes idées : montrer à mes détracteurs combien leurs remarques sont déplacées et, par voie de conséquence, incorrectes !
Un tel défi eût été impensable sans une vision « optimiste et améliorée du principe de manigance » art quasi incompris par les gars de Pont Vert. Et en édictant de nouveaux principes en faveur de ma défense.
Seul contre tous - Les gars du coin considérant mes théories en contradiction avec le bon sens - j’éprouvai la plus grande peine à promouvoir mes idées. Ce n’est qu’après les affrontements terribles de l’été dernier qu’elles furent enfin admises.
Quelles sont les idées maîtresses ?
Le principe de base s’énonce comme suit : On élabore un plan conforme aux exigences de la situation.
L’élaboration d’un plan équivaut à fixer une ligne de conduite. Et celle-ci répond à une économie intellectuelle. Car si le cerveau humain était capable de tout calculer, ainsi que l’observe Aristote, il pourrait se passer d’un plan ! Conscient des limites on évalue les situations qui échappent au calcul pur.
Le plan pour dominer les choses.
La recommandation d’établir un plan n’est pas une idée neuve en soi. Comme le soulignait Carminal dans : « Pour apprendre à nager », le plan a fait son entrée dans l’histoire des Manigances pour résoudre le délicat problème des malentendus artistiques. Fort de cette découverte mes amis et moi nous nous sommes endormis bien trop longtemps sur nos lauriers. Aux origines de tout ça, il y a l’Antiquité : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » Et puis aussi ce drôle de gars qui se baladait avec une lanterne en cherchant l’homme. C’était le point de départ, le commencement.
Après, oui ensuite, ça c’est gâté. J’ai bien essayé d’imaginer de brillante combinaisons mais les maîtres du monde ont découvert l’échange systématique et la foutue marchandise, laquelle a atténuée la vigueur de nos assauts quand elle ne les brisait pas. Nous en étions là quand tout c’est écroulé. Maintenant la panique la stupeur et tout le tremblement, voilà, nous y sommes, tout n’était donc que fumées. Le monde est par terre, et il faudrait le ramasser. J’en vois déjà beaucoup qui veulent le faire, des flics, des curés, des bienveillants, sans oublier les fouteurs de guerres et les bien intentionnés. Ils se bousculent, ils sont pressés, ils vont tout faire pour que ça s’arrange, on ne doit pas s’inquiéter. Tu veux la voir ma grosse relance ? Ouvre bien les yeux et puis respire. C‘est fou comme tu vas t‘amuser. On va t’en raconter des histoires, des jolies, des qui font peur, des pas vraies. On va te réapprendre à croire, et tout va recommencer. Fais gaffe quand même si tu rechignes, il ne faudra pas t’étonner si on t’accuse de sabotage, et de mauvaise volonté. Ils ont déjà ton ADN, et ils peuvent le dire à la télé.
Boris Alemko
Je vous vous met en lien le site de raison d’agir où vous pourrez télécharger un document intitulé : "L’indépendance en question : Spécial statistiques ministériels". http://raisonsdagir.org/
Les chercheurs de l’Insee et d’autres organismes statistiques (DARES...) expliquent comment leurs publications sont bloqués ou retardés quand elles ne vont pas dans le sens du gouvernement alors que des statistiques les moins sérieuses sont publiées à la va vite pour soutenir les réformes de nos "chers ministres". Il est notamment question dans ce document de la manipulation des chiffres du chômage, de ceux de la "délinquance des mineurs" et des rapport sur la pollution des sols par l’agriculture.
Au même titre que les enseignants et journalistes, les chercheurs dont je fais parti sont traités comme une population "à risque". Désormais l’utilisation de nos boîtes mails pro font l’objet d’une attention accrue du ministère.
Quand rien ne stoppe de telles ingérences ça s’appelle de la dictature.
Cordialement
Aurélien Boucher
L’article que vous citez parle essentiellement de l’intrusion de gendarmes et d’un chien dans une école du Gers. Il y est expliqué pourquoi cette dérive autoritaire est possible : « En vérité, depuis quelques années, les enseignants s’accommodent de bien de choses inacceptables ». Et l’auteur, enseignant lui-même explique que dans sa classe, « si une telle chose m’arrivait, je donnerais l’ordre aux élèves de désobéir. Telle est mon éthique de professeur ».
Et c’est bien ça la question : est-ce le pouvoir qui impose une politique autoritaire, ou les citoyens qui demandent une politique autoritaire ?
Quand on voit le manque général de réaction aux agressions du pouvoir sarkoziste, il parait probable que la population, par souci de confort immédiat, soit demandeuse.
Et c’est bien ça la question : est-ce le pouvoir qui impose une politique autoritaire, ou les citoyens qui demandent une politique autoritaire ? Quand on voit le manque général de réaction aux agressions du pouvoir sarkoziste, il parait probable que la population, par souci de confort immédiat, soit demandeuse.
Tout à fait : et ce mécanisme signifie que le totalitarisme s’installe en France tout à fait démocratiquement...
Il se met donc en place sous la gestion sarkozyste, un nouveau régime qui est une sorte de "démocratie totalitaire" ou plutôt de "totalitarisme démocratique", dont les contours sont assez effrayants car tout opposant est considéré comme un terroriste potentiel et ne reçoit que mépris et injures de la part de cette majorité de citoyens Français qui soutiennent ce nouveau régime.
Je ne sais pas si la population est si demandeuse que ça. J’ai des doutes. Bon, mais est-ce une impression à moi, ou ne voit-on plus dutout de sondages types " la cote de Sarko en ce moment" qu’on voyait dans les médias internet au moins ? Ils finissent par me manquer ces sondages.
"ca serait arrivé à moi, j’aurais été Résistant" On la connait celle là, mais on n’ y était pas, et faut pas oublier l’effet du choc sur les individus. Ca peut rendre muet de surprise, abasourdi, silencieux d’abord, irréactif total. Un uniforme représente l’ordre, la violence.
Où voyez ou ne voyez vous pas de manque de réactions au pouvoir sarkozyste ? où peut-on voir ou ne pas voir ? (si on exclut les politiciens visibles de ce champs de vision ) ? Comment pouvez savoir que ça ne réagit pas ? Pensez-vous que s’il y a des actes de "résistance" de ci de là, on nous les montrerait dans les médias ?
Je n’ai pas bien suivi ce qui s’est passé dans cette école du Gers, mais on peut supposer que ces enseignants, d’abord stupéfaits par l’intrusion soudaine des flics dans leurs classes, se sont ensuite organisés pour que ça ne se renouvelle pas. Je ne sais pas. Peut-être que oui, peut-être que non, je n’ai pas les faits.
Ne croyez-vous pas justement que ce pouvoir insidieusement totalitaire ? autoritaire ? spectaculaire ? une violence qui serait ponctuelle mais volontairement spectaculaire, et pas dutout quotidienne, (je ne sais pas comment dire moi-même, je suis très embarrassée, sauf pour ce qui est du Ministère de l’Identité Nationale, où, là, y’a pas photo, mais ça fait partie du métier .....) s’arrangerait pour que dans les médias circulent l’info des actes "coups de poing" du gouvernement et ses représentants, juste pour nous coller la trouille ou nous affirmer son autoritarisme. Je pense que si je vivais sous un régime totalitaire, j’aurais peur tous les jours, car je ne suis pas une héroïne, je suis un individu bien ordinaire à qui on peut bien coller la trouille. Or, même si Bourges n’est pas représentatif de la France, et ça m’arrive d’en partir, je suis désolée, mais je ne suis pas dans un pays où j’ai la trouille de vivre. (je serais sans papier, oui, j’aurais la trouille).
Une population réagit quand elle croule sous le poids de quelque chose de bien précis. Et le sujet de l’article ci dessus, c’est le journalisme qu’on empêche de faire son travail, de filmer le mouvement des lycéens, enfin une charge de CRS contre les lycéens...
Pourtant, le mouvement des lycéens, on est courant, on peut pas y échapper, c’est médiatisé. Ce mouvement social est médiatisé. Alors, est-ce qu’en fait la question ne serait pas : " Nous Libelyon, sous la direction de Libé,copine des patrons qui sont eux mêmes copains avec The Big boss, on nous a empêché de faire notre spectacle, notre journalisme de spectacle ?
Et est-ce qu’en fait, ce serait pas The big boss qui nous aurait demandé de faire parvenir cette info ? Qu’il n’a rien empêché dutout, mais qu’il l’a voulu ? Et après tout, puisque Libé ne fait plus son taf depuis des années, cela ne l’arrangerait-elle pas, de se présenter comme victime, alors qu’elle est à la botte de ce pouvoir de l’argent roi et du Patron ? "
oui, en fait, je m’aperçois que je ne suis pas très claire. Je synthétise : cette info sur les photographes qui ont été interdits de photographier ne serait-elle pas le fruit d’un accord entre Libé et Sarko ? Genre le premier peut se faire passer pour une victime et un super journal contre le pouvoir qui l’opprime (ah ah ah) et soutenant les mouvements sociaux (oh oh oh) et Sarko en retire une image d’un président à poigne qui envoie les CRS non seulement sur les lycéens et sur les journalistes ? Bref, chacun pouvant en retirer le spectacle qui lui sert ? Et qui finalement serait au service du même c’est à dire les gros patrons, qui, enfin ! , peuvent, grâce à Sarko, adapater l’enseignement à leur idéologie manageuriale et le privatiser parce que pour l’instant ça rapporte pas assez !! faut que l’enseignement devienne une manne de profit !
Suis-je claire ? Ce qui est insidieux dans cette France du moment c’est aussi ou même surtout, les infos qui circulent et les grands coups d’éclats médiatiques. Le journaliste menotté ne m’a guère ému, car ne m’a guère convaincu... Enfin, la mise en scène ne m’a guère convaincu, pas plus que l’info faisant l’objet de cet article. Libé c’est pas Tf1, ou la NR ou le BR, qui font passer les lycéens pour des demeurés, c’est plus malin : Libé a compris que ça prend pas dans son lectorat qu’on fasse passer les lycéens pour des andouilles et des casseurs, mais que ça prend quand on les charge et qu’en plus on veut prendre les photos des photographes. Bref, elle s’adresse à un lectorat de gauche qui est pour la liberté d’expression avant tout et les manifs. Donc, Sarko, les gros patrons etc, les conseillers en communications n’étant pas des imbéciles, savent bien ce qu’il faut écrire, raconter pour plaire à leur lectorat, mais en fait n’oublient surtout pas leur intérêt là dedans et les intérêts qu’ils servent. Bref, ils arrivent (?) à créer ce qui est sensé les desservir pour justement très habilement (?) que ça leur servent.
ouf ! j’y suis arrivée ;-)
C’est quoi ce délire ? Et les avions sur le Pentagone et NY, c’était Bush pour se faire de la pub ? Le tsunami, c’était les Sri-Lankais parce qu’on parlait pas assez d’eux ? L’arbre de Noel qui prend dans l’appart, c’était le Père Noël ? Les photographes de l’AFP (et pas Libé) empêchés de travailler, c’est ni la volonté de Libé ou de Sarko. C’est juste la conséquence d’un climat qui fait comprendre aux flics qu’ils sont couverts quoi qu’il arrive. Quand on a balancé les Algériens dans la Seine pendant la guerre d’Algérie, le préfet Papon n’a tué personne. Il a seulement réuni tout le monde à la préfecture de police, en leur disant ceci : allez-y, quoi qu’il arrive, vous serez couverts. C’est ce qu’on est en train de voir aujourd’hui.
Encore moi, et j’arrête : c’est sûr que quand on lit ça, ce n’est pas très rassurant pour l’enseignement. Les réactions timorées du syndicat, de l’inspecteur d’académie, et de la FCPE, du conseiller laissent effectivement dubitatif sur l’état actuel des cerveaux de gauche de l’education....
Je vois pas pourquoi les gros patrons, les idéologues, se gêneraient alors pour déstabiliser et "révolutionner" l’école. Il ne peuvent en faire qu’une bouchée.
Jean-René Louvet, l’inspecteur d’académie : « Nous nous sommes entendus pour que si contrôle il devait y avoir dans un collège, il soit systématiquement précédé d’une préparation avec les équipes éducatives et d’une rencontre pédagogique avec les élèves », explique-t-il, insistant sur « la bonne qualité des relations entre éducation, police, gendarmerie et justice dans le département ».
C’est un peu comme Darcos avec sa réforme. D’abord, il nous la joue bourrin et ça réagit pas bien ; alors on reprend les choses et on va présenter le même plat « précédé d’une préparation avec les équipes éducatives et d’une rencontre pédagogique avec les élèves »
Je suis assez surpris de tout ce bruit autour de l’affaire de Gers. Le département du Cher a eu son lot d’opérations policières dans les lycées dans les années 2002-2003. À l’époque, à ma connaissance, une seule pétition avait circulé dans un seul établissement de la ville de Bourges, et n’émanait pas d’un syndicat. Contactés, les responsables syndicaux officiels et dûment labellisés dans un gros établissement de notre bonne ville, avaient répondu« qu’il ne fallait pas faire croire à l’opinion que les syndicats enseignants jouaient la carte anti-prévention de la toxicomanie ». Ça n’a bien sûr pratiquement aucune incidence sur la prévention, comme le reconnaissaient les flics spécialisés dans la prévention de la MILAD ; le but recherché est tout à fait ailleurs : par ces opérations, on ne fait pas de la prévention, mais on fait croire d’une part « qu’on fait quelque chose » (beaucoup de profs et même de parents disaient : « mais enfin, vous critiquez, mais on ne peut pas rester sans rien faire » — faire n’importe quoi, c’est beaucoup mieux que ne rien faire : logique Shadock) et d’autre part on habitue les gens à la présence policière dans tous les lieux et sur tous les territoires, même ceux dont elle était écartée — l’école et l’université — selon une très ancienne tradition qui remonte au moyen-âge.
Tout cela s’inscrit dans une stratégie très nette de renforcement des dispositifs coercitifs (coercition douce) dans « les sociétés de contrôle » que sont devenues les sociétés modernes ; on pourrait rappeler le rôle fondamental joué par le terrorisme pour justifier l’accentuation de la présence policière un peu partout. Pourquoi le plan vigipirate est-il encore en vigueur ? Sinon pour habituer les gens à l’omniprésence policière.
Concernant la résistance des « cerveaux de gôche », la gauche est devenue « la gôche » en perdant son cerveau. C’est ainsi. Et ce n’est pas arrivé tout seul non plus. Elle continue de voter socialiste, et elle continue de lire Libération (quand elle lit quelque chose) Mais le PS d’aujourd’hui fournit des ministres à Sarkozy, et Libération — journal fondé par J.P. Sartre faut-il le rappeler ? — sert de boite de com’ au ministère de l’intérieur. Bon, c’est pas vraiment nouveau, et déjà sous July ... Nicolas et Serge sont de vieux amis.
On pourrait rappeler aussi les partenariats entre l’armée et l’école. Aujourd’hui, une école ou un lycée peut être "jumelée" avec une unité militaire. Vous avez entendu une réaction des syndicats représentatifs vous ? Monsieur Galut qui s’émeut de l’affaire du Gers et qui n’a rien dit en 2002-2003 quand tout cela se passait dans sa ville, nous écrira-t-il un petit billet sur son blog ? (*)
Certains chefs d’établissement zélés sont en avance. Engagez-vous, rengagez-vous, vous ferez des parcours de réussite ! Des fois ça se termine mal comme en Afghanistan cet été. Qu’importe : un petit discours, une médaille posthume, et tout rentre dans l’ordre ... nouveau.
(*) Allez encore une petite pique au PS : à l’époque, l’Inspecteur d’Académie en poste, homme fort estimable par ailleurs, ne cachait pas ses amitiés socialistes ... Comme quoi on peut avoir le coeur socialiste et faire appliquer sans état d’âme particulier les consignes de Sarko. Un fonctionnaire ... fonctionne, c’est bien connu.