« Air Sarko One »

dimanche 15 novembre 2009 à 11:05

185 millions d’euros : c’est le prix du nouvel avion présidentiel, un Airbus A330, avec tout ce qu’il faut qui va bien pour le confort de not’hyper-Président : un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc.
Les députés UMP qui ont voté ces crédits justifient : « En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l’honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique. » Ben tiens ...
Le prix de l’heure de vol doublera presque : 20.000 euros, contre 12.000 sur l’ancien A319.
Sarkozy va être content avec son nouveau joujou. En 2007, il avait été presque humilié en constatant que Bush en avait une bien plus grosse que lui : « L’Airbus A319 de l’ETEC [1], sur la piste de l’aéroport de Rostock, en Allemagne orientale, à l’occasion d’un sommet du G8, faisait pâle figure à côté du mastodonte Air Force One du président Bush. »

C’est donc fait. Il y aura désormais l’« Air Sarko One ». Eh ... c’est pas la crise pour tout le monde ! Du côté de l’Elysée, les frais de fonctionnement continuent d’exploser même si (astuce !) Sarkozy a pris soin de faire supporter ces frais par le ministère de la défense.
Au grand dam des troufions, qui, pendant ce temps-là, se serrent la ceinture.

Voir en ligne : « Air Sarko One »


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commentaires
« Air Sarko One » - seb - 11 décembre 2009 à 03:16

Qu’ils tombent à la mer lui , son avion et tous ses guignols qui le suivent !!!


#24901
« Air Sarko One » - Pilote - 15 novembre 2009 à 22:21

Pour avoir un discourt un peu plus en phase avec les réalités de ce monde, l’Aimée de l’Air fait l’acquisition d’un A330 pour des raisons de rayon d’action. Il est en effet indispensable de posséder un appareil dont la capacité en distance franchissable évite les embarras diplomatiques. En effet, le statut juridique d’un appareil transportant un chef d’Etat n’est pas le même qu’un avion de transport commerciale et n’est donc pas soumis aux mêmes contraintes ni aux même traités.

Il est délicat de faire des escales "techniques" pour avitailler un avion présidentiel (on dit "d’Etat) lorsque le pays d’escale a des difficultés diplomatiques avec la destination finale de l’avion d’Etat.

l’A319ACJ n’a pas un long rayon d’action. Suffisant pour aller aux USA, pas pour aller en Asie...

Comme quoi, les gros avions ne servent pas forcement à flatter l’ego de nos dirigeants.... Mitterrand était fan de Concorde, et cela servait l’image du pays.


#24486
« Air Sarko One » - Mercure Galant - 15 novembre 2009 à  23:15

l’Aimée de l’Air fait l’acquisition d’un A330 pour des raisons de rayon d’action.

Joli lapsus ! ;-)

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