185 millions d’euros : c’est le prix du nouvel avion présidentiel, un Airbus A330, avec tout ce qu’il faut qui va bien pour le confort de not’hyper-Président : un poste de transmissions dernier cri, des installations médicales, une salle de réunion, un bureau, une chambre à coucher avec salle de bains, un système de leurres antimissiles, etc.
Les députés UMP qui ont voté ces crédits justifient : « En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations. Ce choix très raisonnable est à l’honneur de la France qui a la fierté de soutenir sa filière aéronautique. » Ben tiens ...
Le prix de l’heure de vol doublera presque : 20.000 euros, contre 12.000 sur l’ancien A319.
Sarkozy va être content avec son nouveau joujou. En 2007, il avait été presque humilié en constatant que Bush en avait une bien plus grosse que lui : « L’Airbus A319 de l’ETEC [1], sur la piste de l’aéroport de Rostock, en Allemagne orientale, à l’occasion d’un sommet du G8, faisait pâle figure à côté du mastodonte Air Force One du président Bush. »
C’est donc fait. Il y aura désormais l’« Air Sarko One ». Eh ... c’est pas la crise pour tout le monde ! Du côté de l’Elysée, les frais de fonctionnement continuent d’exploser même si (astuce !) Sarkozy a pris soin de faire supporter ces frais par le ministère de la défense.
Au grand dam des troufions, qui, pendant ce temps-là, se serrent la ceinture.
Voir en ligne : « Air Sarko One »