Aux prochaines élections régionales, les communistes de la région Centre, au diapason avec la tendance nationale, ont choisi de présenter une liste Front de gauche, et ne feront donc pas alliance avec le PS au 1er tour. Les partisans de cette option sont largement majoritaires (65,8 %) — mais le Cher s’est distingué en défendant très largement l’alternative d’union (81,5 % des suffrages exprimés). Misant sans doute sur les résultats au européennes (7,12 %), les communistes ont donc décidé de jouer cavaliers seuls.
Est-ce bien raisonnable ? Comme le souligne Patrick Martinat, « le PCF dans la région n’a obtenu que 4,6 % aux législatives et 2 % à la dernière présidentielle, deux résultats qui ne l’autoriserait pas à la fusion au 2e tour, le franchissement de la barre des 5 % au 1er tour étant impératif. »
Des considérations politiques en termes de programme et non en termes de stratégie électorale semblent avoir primé dans le choix des communistes de la Région Centre. « Il faut une gauche de courage porteuse de projets politiques clairs dans une région qui doit être partenaire des salariés », estime Marc Brynhole, secrétaire fédéral du Loiret, qui s’est prononcé très largement pour une liste du Front de gauche (96 %).
Première réaction dans le Cher : Irène Félix (PS), sur son blog, regrette la décision prise par les communistes et plaide pour une union de la gauche, qu’elle a elle-même réalisée sur la liste qu’elle menait aux dernières élections municipales à Bourges en 2008.
Voir en ligne : Le pari (très) hasardeux du PCF en région Centre