Pas d’hélice jaune pour Gainsbourg

mercredi 25 novembre 2009 à 20:23

On se souvient de « l’affaire Tati » : les responsables de la société Metrobus, qui gèrent l’affichage dans les couloirs du métro et à la RATP, avaient masqué la pipe de Monsieur Hulot sur l’affiche qui annonçait l’exposition Jacques Tati à la cinématèque. Sur la pipe à Hulot, ils avaient collé une ridicule hélice jaune qui avait fait bien rire ... d’eux.

Nos tartuffes récidivent ces jours-ci, la crétinerie n’étant jamais à court d’idées loufoques pour défendre un politiquement correct de rigueur. L’objet du litige cette fois : l’affiche du film de Joann Sfar, Gainsbourg, un portrait en noir et blanc représentant le profil du chanteur et quelques volutes de fumée. Le plus fort c’est que les concepteurs de l’affiche ont pris soin de ne pas chatouiller les narines délicates des petits flics de la pensée en ne représentant pas le beau Serge une gitane au bec, comme on pouvait s’y attendre. Pas suffisant ! Les volutes, les volutes ! Cachez ces volutes que l’on ne saurait voir ! L’affiche est donc interdite dans les couloirs du métro. Comme on regrette que Gainsbourg ne soit plus là pour leur chanter : « Quoi tu me regardes, Tu n’apprécies pas, Mais qu’est-ce qu’y a là dedans, Qui t’plaît pas, Pour moi c’est idem, Que ça t’plaise ou non, J’la rallume quand même — Pauvre con »

Voir en ligne : Gainsbourg interdit de gitane dans le métro


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commentaires
Pas d’hélice jaune pour Gainsbourg - 26 novembre 2009 à 08:37

Reste à savoir si c’est Metrobus qu’il faut blâmer ou la loi Evin : « Aujourd’hui une association de défense des droits des non-fumeurs peut toujours nous attaquer, car l’avis émis par l’ARPP* n’a pas de valeur juridique », d’après Metrobus

" Je l’ai allumée spécialement pour toi
A ta mémoire de scélérat
Sur ta figure blême
Aux murs du métro
J’inscrirai moi-même : Pauvre con
"

*Autorité de régulation professionnelle de publicité. Dans le cas d’une personne disparue, les produits liés aux tabacs devraient être autorisés à condition qu’ils soient « inséparables de l’image et de la personnalité de la personne disparue »


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