Non content d’avoir englouti des milliards d’argent public tout en mettant des milliers d’employés au chômage, Renault a décidé de faire fabriquer sa future Clio hors de France. Immédiatement nos guignols du gouvernement ont affirmé que "la Clio IV sera produite en France pour être vendue en France". Guignols parcequ’il s’agit là d’une position parfaitement antilibérale et incompatible avec les règles européennes.
Ca n’a pas loupé, la Commission européenne a rappelé que la France s’était engagée à ce que « les prêts aux constructeurs automobiles nationaux n’affectent pas la liberté des constructeurs de développer leur activité économique et n’imposent aucune condition sur la localisation de leurs usines ». Et de demander des « explications sur la contradiction apparente entre les déclarations du ministre de l’Industrie Christian Estrosi et les engagements pris dans un courrier par Luc Chatel en février 2009 »
La Commission Européenne vient de ré-expliquer la règle de la concurrence libre et non faussée : c’est « la liberté d’investir où on veut, le temps qu’on veut, pour produire ce qu’on veut, en s’approvisionnant et en vendant où on veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales* ». En 2005, 55% des Français avaient déjà compris.
*Déclaration de Percy Barnevik, Président de ABB, en 1995 (déjà !)