2009, année de tous les records dans l’automobile

mardi 12 janvier 2010 à 00:00

En 2009, l’industrie automobile française a englouti plus de 10 milliards d’argent public [1] , avec une augmentation des ventes de plus de 10%. Ce qui fait que 2009 a battu le dernier record de ventes établi en… 1990 !

En 2009 les actions des constructeurs automobiles français ont augmenté de [2] :
 80% pour Renault
 70% pour Peugeot

Sur la même période, cette industrie a supprimé 34000 emplois [3] qui s’ajoutent aux 13000 supprimés en 2008.

A ce tarif là, autant revenir à la Régie Nationale des Usines Renault, qui n’a jamais couté aussi cher aux contribuables et aux chômeurs.

[1575000 € de prime a la casse - 600000 € de bonus écologique - 6 milliards d’€ de prêts aux constructeurs - 2 milliards d’€ de à leur filiales financières - 600 millions d’€ aux sous-traitants

[2Source Boursorama

[3Source : Les Echos


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commentaires
2009, année de tous les records dans l’automobile - 14 janvier 2010 à 18:10

Non content d’avoir englouti des milliards d’argent public tout en mettant des milliers d’employés au chômage, Renault a décidé de faire fabriquer sa future Clio hors de France. Immédiatement nos guignols du gouvernement ont affirmé que "la Clio IV sera produite en France pour être vendue en France". Guignols parcequ’il s’agit là d’une position parfaitement antilibérale et incompatible avec les règles européennes.

Ca n’a pas loupé, la Commission européenne a rappelé que la France s’était engagée à ce que « les prêts aux constructeurs automobiles nationaux n’affectent pas la liberté des constructeurs de développer leur activité économique et n’imposent aucune condition sur la localisation de leurs usines ». Et de demander des « explications sur la contradiction apparente entre les déclarations du ministre de l’Industrie Christian Estrosi et les engagements pris dans un courrier par Luc Chatel en février 2009 »

La Commission Européenne vient de ré-expliquer la règle de la concurrence libre et non faussée : c’est « la liberté d’investir où on veut, le temps qu’on veut, pour produire ce qu’on veut, en s’approvisionnant et en vendant où on veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales* ». En 2005, 55% des Français avaient déjà compris.

*Déclaration de Percy Barnevik, Président de ABB, en 1995 (déjà !)


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