Merci pour cet aimable et honnête commentaire ;-)
Mais pas la peine de monter sur vos grands chevaux, puisque vous dites exactement la même chose que moi. Je suis moi aussi un lecteur régulier de Démocratie & Socialisme. Les écrits et les actions de J.-J. Chavigné et Gérard Filoche montrent clairement qu’ils ne font pas partie du courant "DSK" au PS ! Leurs positions sont souvent en contradiction avec les orientations prises par le parti. L’article de J.-J. Chavigné en est une preuve la plus récente. Je pose alors la question : mais que font-ils encore au PS, puisque leurs désaccords sont si nombreux avec la direction ? D’autres, devant le même constat, en ont tiré les conséquences et sont partis. C’est en ce sens que je trouve qu’en restant au PS, ils donnent une caution "sociale" ou "de gauche" à ce parti*. Parti qui depuis plus de 20 ans a viré à droite. Ca n’est pas une impression, juste des faits. Mais vous devez les connaître aussi bien que moi.
Sans doute espèrent-ils, en s’y maintenant, faire bouger le PS de l’intérieur. Ca n’a pour le moment pas eu beaucoup d’effets. J’ai peur que pour être entendu au PS, il vaille mieux être membre du Siècle ;-)
C’est pourquoi j’ai trouvé le dernier article de Gérard Filoche vraiment désagréable. C’est une charge contre toutes les voix dissonnantes à gauche, et contre Mélenchon en particulier. C’est d’ailleurs en réaction que j’ai commis cet "article aussi malhonnête". Cette attaque serait venue d’un Walls ou d’un Huchon, j’aurais trouvé ça normal. Mais là, c’est tirer contre son camp. Sans doute a-t-il lui aussi peur que son parti échoue une quatrième fois quand il dit « alors que 80 % de la gauche aspire à une ligne vraiment à gauche, les 20 % de sociaux libéraux risquent de l’emporter au sein du seul PS ». Une ligne vraiment à gauche ne peut se faire entendre qu’à l’extérieur du PS. A l’intérieur, c’est la voix des sociaux libéraux qu’on entend.
Enfin, quand vous dites « Imaginez-vous le coup de massue que serait pour les salariés la reconduction de ce type à la tête du pays ? », je vous répondrai « Imaginez-vous le coup de massue que sera pour les salariés, quand il auront enfin compris que le PS ne veut pas revenir sur l’allongement de la durée de cotisation décidé par Sarkozy ? »
Alors oui, il faut battre Sarkozy. Mais ça n’est pas suffisant comme projet. Ou tout au moins un peu court politiquement. Sortir Sarkozy pour une politique vraiment à gauche, d’accord. Mais pour y mettre le patron du FMI ou un autre membre du Siècle, non merci.
* Caution de gauche souvent utilisée, d’ailleurs. Quand vous demandez à Y. Galut par exemple, ce qu’il pense du contre-projet socialiste sur la réforme des retraites, (qui prévoit l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 années voire plus si nécessaire), il botte en touche et déclare : "Je suis sur la position de Gérard Filoche". Sauf que c’est pas la position de Gérard Filoche qui a été choisie...