"Autrement dit, l’intérêt d’un possédant n’est pas le même que celui qui travaille pour vivre."
En effet, on pourrait tout au moins espérer que le non possédant puisse travailler pour pouvoir vivre. C’est ce qu’ont permis les avancées sociales que vous évoquez (est-ce grâce uniquement à la lutte des classes, non. Le libéralisme a également apporté sa pierre aux avancées sociales) Mais, j’ignore à partir de quel moment précisément, il faut constater que le travail s’est à nouveau peu à peu retransformé en usine à maladies, à décès prématurés, en France. La "gauche" (c’est à dire les partis s’en réclamant et les syndicats s’en réclamant) accentue leur discours sur la nécessité de travail pour tous et la dénonciation du chômage (comme la droite). Bon, on voit mal les politiciens promettre moins de travail pour les non possédants et plus de chômage. Ca ferait tache. Mais il y a une grande absence dans leurs discours : ce sont les conditions de travail. L’intérêt acutel des possédants est tellement sans limite, complètement incompréhensible, démesuré, fou, que non seulement il créé le chômage, la régression des salaires, des droits sociaux, l’augmentation des impôts des non possédants et des petits possédants, l’impossibilité de se loger, de se soigner, etc.... de s’arrêter de travailler à temps, mais également des conditions de travail tristement morbides. Certes, nous n’explosons plus dans une mine, mais le bilan de la santé au travail en France, qui n’est pas d’aujourd’hui Sarkozy ne l’ayant pas "inventé", a fini d’être inquiétant : c’est catastrophique. Alors on ne travaille plus pour vivre, non, on ne sait plus tellement pourquoi on travaille, à vrai dire. Et ça les politiques l’oublient totalement dans leurs programmes. Ou alors, font semblant d’y apposer un pansement par des blablas électoraux. Or c’est un travail de fond que réalisent certains médecins, sociologues, si peu entendus et si peu pris en considération par la "gauche", voire ignorés, c’est dire par les partis dits de "gauche" et les syndicats dits de gauche.
Mais qu’est-ce qu’une alerte sur la santé au travail par rapport à une alerte à neige ? La très, très mauvaise santé au travail est due à la recherche infernale de bénéfices donc de productivités insensées, donc due au capitalisme, tandis que la neige nous vient du ciel. Alors, tous ensemble, cassons la gueule au ciel. La neige est méchante.