Vous nous rappelez : « il était résistant » On ne parle pas du passé résistant de monsieur Hessel, on parle de ses propos d’aujourd’hui - et de ce qu’il essaie de nous faire croire sur ce qui s’est passé avant, alors qu’il sait. Il écrit que « à partir de 1945, c’est une ambitieuse résurrection à laquelle se livrent les forces présentes au sein du Conseil de la Résistance. » Et vous allez dans ce sens en écrivant dans votre message : « des valeurs qui on fait la grandeur de le france ! »
C’est vrai que c’est grand, beau, généreux cette France de la Libération : le 1er décembre 1944, on massacre au camp de Thiaroye 35 tirailleurs sénégalais qui avaient l’outrecuidance de réclamer leur pécule pour la participation à notre guerre. En mai 1945, à Sétif, en Algérie, 15.000 algériens sont assassinés pour ôter l’envie aux autres de quitter notre belle Union Française. Et ça ne suffit pas : De Gaulle fera utiliser tous les corps de l’armée, y compris l’aviation, pour continuer les massacres à Guelma et Kherrata. Et les belles valeurs continuent d’être à l’œuvre à Madagascar, en 1947, avec plusieurs dizaines de milliers de morts.
Ça n’empêche pas monsieur Stéphane Hessel de bomber le torse avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de nous raconter une sornette : que cette déclaration aurait joué un rôle, depuis 1948, pour l’émancipation des peuples colonisés. La guerre d’Indochine avait commencé pratiquement depuis 1946... et les massacres dans nos colonies, avant 1948, ne devaient être que des interprétations fautives de la grandeur de la France...