Le 18 février, 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Le Tribunal a relaxé le Éric Zemmour des faits de diffamation, et il l’a aussi condamné pour incitation à la haine raciale..
En effet, déclare le Tribunal, « malgré le caractère abrupt et sans nuance du propos, qui a pu choquer de nombreuses personnes », le passage sur les trafiquants « n’est pas diffamatoire » : Eric Zemmour « n’affirme ni ne sous-entend l’existence d’un lien de causalité avéré ou possible entre l’origine ou la couleur de peau et une surreprésentativité prétendue parmi les trafiquants ».
En revanche, le Tribunal a considéré que Zemmour avait bien incité à la discrimination raciale car, « par cette phrase catégorique et péremptoire, il justifie directement et clairement les contrôles, aussi arbitraires que systématiques, envers certaines catégories de population ». Concernant ses propos sur la discrimination à l’embauche, les magistrats ont jugé que le prévenu ne pouvait « légitimer une pratique illégale, en la présentant comme licite. » En d’autres termes, écrivent-ils, Eric Zemmour a « dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d’expression » et ce d’autant plus que c’est « un professionnel des médias et de l’expression (...) qui revendique la maîtrise des mots et de leur portée ».
Il fallait le dire.