Quand il dit qu’il "était très en colère contre la campagne - quasiment d’extrême droite - de Novelli", il se fout de notre gueule.
(...)
Quand on a des convictions, on les applique jusqu’au bout, même si cela peut nuire à sa carrière.
Voilà, tout à fait, du coup on peut être tenté d’en déduire que la conviction n’a pas grand chose à voir la dedans et que l’entreprise vise d’abord à déstabiliser.
C’est je crois ce qui peut expliquer que les guerres et gueguerres sont les plus dures entre gens qui se ressemblent : lorsqu’on vise non pas à vivre selon ses principes mais à se faire voir et à obtenir un certain pouvoir sur les gens ralliés à la "cause", on a un besoin considérable de se distinguer de ceux qui nous ressemblent le plus.
Le besoin d’attaquer la crédibilité de l’autre suit naturellement. Comme Bensac ne peut attaquer sur les idées sans se tirer une balle dans le pied ou sans se lancer dans des pinaillages idéologiques pas très vendeurs (et dans lesquels il ne serait peut être pas à son avantage si je dois en juger par la qualité générale de son propos exposé ici), il attaque sur la crédibilité sans que cela celui lui tienne vraiment à cœur. Il soulève allusivement le passé néo-fasciste et le présent sécuritaire et un rien totalitaire à défaut d’autre chose, façon "moi j’dis ça j’dis rien".
Du coup, il ferait effectivement mieux de ne rien dire ....
Sic transit (intesitanlement) la vie politique française.